12 avril, 2010

Traductions


Et hop, sortie simultanée d' Un long Destin de Sang en néerlandais et en espagnol !
La trad de la version néerlandaise indique manifestement que le titre est devenue "une longue nuit sanglante" - je serais curieux de savoir si c'est un effet de style de la part du traducteur ou s'il s'agit de la vraie traduction originale du poème d'Apollinaire duquel est tiré ce titre (même chose pour l'espagnol d'ailleurs...)

08 avril, 2010

Un (long ?) destin de BD


Sortie aujourd'hui de mon 28e album de bande dessinée : Un long Destin de Sang, Acte I. Lequel coïncide avec une sorte de petite célébration perso, puisque cela fait 20 ans que je suis dans la BD. C'est en effet en avril 1990 qu'était sorti mon tout premier album : Les 13 Transgressions, avec Godard et Coutelis, aux éditions du Vaisseau d'Argent. L'occasion pour moi de faire une sorte de petit bilan...

Revenons d'abord brièvement sur Un long Destin de Sang. C'est d'évidence mon album le plus important à ce jour. D'abord parce qu'il est clairement ambitieux dans son traitement, avec son côté choral qui représente évidemment un gros travail en amont. Je suis très fier d'avoir passé des heures et des heures à travailler ce scénario qui aboutit, je crois, à une histoire fluide et marquante, ce qui n'est jamais gagné en BD. Il y a parfois quatre actions en simultanées, mais ça passe et c'était bien sûr mon grand défi. En tout cas, ce fut jouissif à écrire et à mettre en scène. Je mentirais en disant que je ne suis pas sensible aux premières critiques qui ont fleuri et qui sont toutes très positives : ça fait plaisir et c'est la récompense d'un gros travail de densification de l'histoire, ce que je recherche toujours car j'ai parfois l'impression que c'est le danger qui nous guette, nous scénaristes de BD : de tirer à la ligne autour d'une seule bonne idée dans un album. Il faut toujours se remettre en cause et toujours chercher comment nourrir une histoire.
Au-delà d'un succès d'estime, j'espère que l'album trouvera son public. Il sort en tout cas simultanément en néerlandais et en espagnol. Je presse déjà 12 Bis de sortir l'an prochain une version noir et blanc des deux tomes réunis en un seul livre, pour apprécier encore plus l'extraordinaire dessin de Fabien Bedouel. Je remercie au passage Frédéric Bosser qui a été le premier à vraiment croire en ce projet et qui propose dans le dernier numéro de dBD une longue interview de vos serviteurs.
Enfin, rêvons un peu, je me dis qu'Un long Destin de Sang ferait vraiment un bon film...

Je m'amuse en tout cas à prendre cette sortie comme un symbole. Comme si les premiers 20 ans se terminaient juste avant cet album et qu'une deuxième phase commençait pour moi. Un long Destin de Sang, c'est l'album de la maturité pour moi, c'est aussi un projet qui représente ce vers quoi je voudrais me tourner dorénavant : des histoires plus ancrées dans le réel ou le contemporain, plus tournées vers les personnages, un peu plus littéraires et émouvantes (si possible !). Mes premiers 20 ans, il faut bien l'avouer, ont été tournés en majorité vers le fantastique et la science-fiction : ApocalypseMania, L'ultime Chimère, Speedway, Spartakus, Chinguetti... Je n'ai que très rarement montré que j'avais d'autres envies : AD Grand-Rivière, London Inferno, Hauteclaire... Il est temps de revenir à ce genre d'histoire et je suis d'ailleurs en ce moment occupé à essayer de placer un polar-thriller assez éprouvant baptisé $uburbia, où j'ai voulu faire mon Ellroy... J'ai toujours mon roman graphique Bandaiyan, consacré à la naissance de l'Australie, qui est en chantier, je vais bientôt avoir écrit les 2/3 des 550 pages prévues. J'ai aussi proposé un autre roman graphique à 12 Bis sur un thème d'actualité, j'espère qu'il se fera. Et n'oublions pas le XIII Mystery par dessus tout ça : il devrait sortir en juin ou septembre 2012 (dernières infos en provenance de JVH himself) et je peux vous garantir que l'histoire de Billy est assez choc et parfois très crue.

Bref, vingt nouvelles années s'ouvrent devant moi, et je crois qu'elles seront riches. Cela me vaudra-t-il un jour un authentique succès ? Sans doute avec le XIII Mystery, mais j'aimerais bien qu'une de mes créations originales ait un impact. Quel est l'auteur qui ne le souhaiterait pas ? Je reste malgré tout très humble car au bout de 20 ans, force est de constater que je ne pourrais toujours pas vivre de la BD uniquement. Une sacrée leçon d'humilité, non ? Il n'y a qu'un seul de mes 27 albums qui me rapportent un peu de droits d'auteur sur les ventes : Couleurs spectrales, le T1 d'ApocalypseMania, qui a dépassé les 20 000 exemplaires au bout d'une petite dizaine d'années d'exploitation.

Qu'on se rassure cependant : la passion est toujours intacte. J'ai toujours eu le sentiment, depuis que je suis enfant, que la BD, ce médium si particulier, était fait pour moi. Je n'ai pas changé d'avis. Je vis littéralement BD. Ma femme et mes enfants me voient faire des cases tous les soirs, ils ont depuis longtemps renoncé à se demander si j'étais vraiment fou... Je me sens mal, presque physiquement, lorsque je n'ai pas le temps ou la force de faire au moins une ou deux planches chaque jour. Un vrai manque lorsque mon autre travail ou le quotidien m'empêchent de créer... J'ai vraiment besoin de ça ! C'est grave docteur ?

On me demande parfois quel regard je porte sur mon "oeuvre". Précisons d'emblée que j'assume évidemment tout, qu'il n'y a aucun album que j'ai ou bâclé ou fait à la légère. A chaque fois, je donne le meilleur de moi-même et je suis "dans" mon histoire. Je crois avoir fait au fil des années de gros progrès sur les dialogues, mais mon défaut reste sans doute dans le rythme de mes histoires : parfois trop lent, ou trop statique, comme dans le T1 de L'ultime Chimère. Je pense pourtant bien savoir faire monter la pression, mais peut-être pas la conserver ou l'exploiter totalement. Mais une série comme L'Idole & le Fléau montre que ça s'améliore (j'espère) !
Bref, pour répondre à la question, j'aime bien les trois premiers tomes d'AD Grand-Rivière, le T2 d'Hauteclaire, le T3 d'ApocalypseMania, le T1 de Mongo le Magnifique, le T4 de L'ultime Chimère...

Mais mes cinq albums préférés sont : Un long Destin de Sang (la totalité), le T6 de L'ultime Chimère (à paraître en septembre prochain), le T6 d'ApocalypseMania - et London Inferno. Evidemment, Billy viendra rejoindre très vite cette liste et je sais que je considérerai sûrement toujours Bandaiyan comme mon chef-d'oeuvre, si j'ose employer ce mot.

Les regrets de ces 20 ans ? Sans doute les ventes modestes de la plupart de mes ouvrages, mais aussi le manque de participation à des festivals ou à des manifestations autour de la BD (j'adore parler de mon métier pourtant...), le relatif isolement par rapport à certains de mes confrères que je connais fort peu (mais cela change depuis quelques années où j'ai pu enfin nouer certaines amitiés sincères et qui m'honorent beaucoup), le fait enfin de ne pas être arrivés à rejoindre le catalogue de certaines maisons d'édition alors que je ne demande que ça (mais pas eux manifestement, en témoigne mon récent cuisant échec chez Delcourt, où je crois que je n'arriverai jamais à parvenir à mes fins...) ! Je rêverais bien sûr d'un projet avec Andréas, mais cela n'arrivera jamais, avec Blain, Leo, Bonhomme, Vallée, Larcenet, Schuiten, De Metter, Tomine, Tan et tant d'autres, j'aimerais bien aussi co-signer avec un des mes collègues scénaristes un projet à deux, histoire de voir ce qu'on pourrait vraiment faire - Nury, Alcante, Dorison, Vehlman, Convard et d'autres encore, je me sens proche d'eux... Et puis signer un album chez Aire Libre ou chez Futuropolis, chez Dupuis aussi, revenir chez Casterman... Tant d'envies !

28 albums en dix ans... Quand je pense que certains de mes confrères arrivent à ce score en une seule année seulement ! Mais je ne regrette rien et je me projette résolument vers l'avenir. Merci à vous tous qui me faites l'amitié de me lire et m'encourager...

06 avril, 2010

Alice au Pays des Merveilles **


de tim burton avec mia wasikowska, johnny depp, helena bonham carter, anne hathaway


londres, alice, sur le point de se marier, fuit et "tombe" dans le monde merveilleux, du Lapin, du Chat... contre la Reine Rouge.

 
On l'attendait... on en parlait depuis... longtemps, bien longtemps... Tim Burton + Alice in wonderland, cela semblait la rencontre rêvée pour rendre le mystère onirique du livre de Lewis Caroll, bien plus adulte, bien plus complexe que du "simple Disney". Bon, d'accord, Disney produit Burton... mais on espérait, on ne sait quoi d'ailleurs. Finalement, sans bien savoir ce qu'il pourrait faire mieux, on reste sur sa faim. "Alice..." est il un conte féréique qui ne fait pas appel à la noirceur d'un Burton mais qui lui permet des prouesses visuelles ? Ou alors, inconsciemment, a-t-il "disney-isé" son film ? Oui, bien sûr, il y a son imagination, les décors, des bouilles de personnages (les jumeaux), de réalisation, mais aussi cette désagréable impression de suivre, une fois de plus dans le cinéma US "de divertissement", un long jeu video, rythme saccadé, "épreuve après épreuve" que doit affronter Alice, et surtout des images de synthèse en permanence, vraiment saoûlant. Bonne initiative de ne plus faire d'Alice une petite fille mais une vraie femme. Quant à la 3D, en dehors de quelques moments épiques, payer 3 euro de plus et avoir l'air tarte avec des lunettes affreuses, faudra vraiment expliquer en quoi elle est "l'avenir du cinéma", même si on sait bien qu'on ne nous donnera pas le choix...

F1 : GP de Malaisie - Vettel à l'aise en Malaisie


Bon, une injustice a été réparée. Il était quand même normal que l'ami Sebastian Vettel (dont on a dit ici depuis un mois qu'il serait champion du monde cette année) ait au moins remporté un GP cette année après avoir tellement dominé les trois premières courses. Il n'avait pas pu concrétiser à Bahrein et à Melbourne, il a remis les pendules à l'heure à Sepang. Et son coéquipier Webber, pourtant en pole, a bien compris que le gamin était inarrêtable...
Derrière, course amusante avec les Hamilton-Button-Massa-Alonso qui s'étaient pris les pieds dans le tapis en qualifs et qui ont dû se jeter dans l'arène... Mention plus que très bien pour Hamilton qui a fait le spectacle à lui tout seul ! Entre lui, Vettel et Alonso, la lutte va être sévère jusqu'à la fin de l'année.
Quant à Michael Schumacher, on ne défie pas le destin aussi facilement... Il a eu son heure de gloire, bravo et tant mieux, mais il ne la retrouvera plus.

Les étoiles de Sepang :
*** : Vettel
** : Hamilton, Sutil, Alguersari
* : Rosberg, Kubica, Hulkenberg, Petrov

Le classement après 3 GP :
5 : Alonso, Hamilton, Vettel
4 : Kubica
3 : Button, Rosberg, Sutil
2 : Massa, Liuzzi, Alguersari
1 : Barrichello, Schumacher, Hulkenberg, Petrov

L'Arnacoeur **


de pascal chaumeuil avec romain duris, vanessa paradis, julie ferrier


alex, avec sa soeur et son beauf, bosse en séduisant des femmes pour provoquer avec leur compagnon. gros contrat avec juliette, riche héritière sur le point de se marier, à Monaco.

 
Film parfaitement calibré et qui réussit ce pour quoi il est fait : distraire, faire rire, intelligemment en ce sens que même si le scénario suit tous les clichés du genre, délibérément, il prend de la distance, en permanence, pour rire de ses personnages, sans être non plus dans la dérision permanente. Il y a de la bonne qualité d"humour d'"OSS..." et d'ailleurs Duris a un abattage comique proche de Dujardin, efficace, il en fait des tonnes mais avec style. Un peu marre que la promo revendique le lien "avec les comédies américaines des années 50", cela ne veut plus rien dire, disons un bonne comédie française des années 2000. On peut ne pas du tout être sensible au charme et talent de Paradis depuis... une bonne vingtaine d'années, et passer un vrai bon moment. Film qui sent le produit d'exportation en multipliant les références "so chic" de la France... tant mieux si cela marche. Des références marrantes comme la passion de Juliette pour George Michael et le regretté Patrick Swayze, celui de "Dirty Dancing".

02 avril, 2010

A:XIS Reality


Sortie aujourd'hui de mon 27e album de BD, en l'occurence le T2 de la série Speedway. Cette fois, l'action se passe totalement en 2658, pendant la manche d'ouverture du Championnat Universel de Formule A. Le pilote Froilan est au départ, mais quel sera son destin ? Et qu'est devenue la créature trouvée par les explorateurs 500 ans plus tôt ? Les réponses à ces angoissantes questions se trouvent dans l'album !
Pour la première (et dernière fois) j'aborde donc le thème de la course automobile en BD et je pense qu'action et diverstissement sont au rendez-vous !

31 mars, 2010

Un certain 31 mars...

A neuf jours maintenant de la sortie d'Un long Destin de Sang, petit clin d'oeil du calendrier... L'action dans l'album se passe principalement le 31 mars 1918, pendant le bombardement de Paris par un canon à longue portée allemand. Il est dit dès le début du T1 qu'un obus est tombé sur le Square du Temple, dans l'actuel IIIe arrondissement de la capitale, et qu'il y a un mort...
Eh bien aujourd'hui, exactement 92 ans plus tard, Fabien Bedouel et moi-même nous sommes retrouvés au Square du Temple ! Histoire de répondre présents par rapport à cette date importante pour nous finalement... Voici deux clichés qui immortalisent ce moment (pris par l'unique témoin de la scène, Manuel F. Picaud, membre éminent de l'ACBD et accessoirement ami) :

29 mars, 2010

F1 : GP d'Australie - Button gagne aussie


En F1, c'est simple : si vous vous réveillez seulement cinq minutes avant le départ (changement d'heure, fatigue, salon du livre etc...!) et que vous voyez que le circuit est détrempé, alors vous savez que vous allez avoir une belle course. Bingo ! Ce GP d'Australie a été passionnant et que celui qui avait pronosticé Button-Kubica-Massa sur le podium se lève, il aura droit à mes félicitations publiques !
Bien joué de la part de Button, qui a appliqué la meilleure stratégie possible sans le savoir. J'aurais pourtant aimé qu'une averse vienne encore un peu plus troubler le jeu à mi-course, cela aurait été vraiment fou ! En tout cas, Hamilton est furax d'avoir été battu (et Alonso n'est pas loin de penser la même chose par rapport à Massa) - voilà qui promet pour la suite de la saison. Schumacher a dû se bagarrer avec Alguersari pendant quelques tours, et le jeune Espagnol ne s'est pas laissé faire, sur ce coup-là on a bien rigolé... Parions quand même que Vettel va gagner au moins un des deux prochains GP.

Les étoiles de Melbourne :
*** : Button
** : Kubica, Hamilton, Alonso
* : Massa, Rosberg, Liuzzi

Le classement après 2 GP :
5 : Alonso
3 : Button, Hamilton, Kubica
2 : Vettel, Massa, Rosberg, Liuzzi
1 : Barrichello, Schumacher, Sutil

26 mars, 2010

Couv !

L'Idole & le Fléau - T2 : Operation Ruthless
Dessins d'Igor Kordey - 12 Bis - sortie le 22 avril 2010

Salon du Livre de Paris


Comme chaque année ou presque, je serai présent au Salon du Livre de Paris... En fait, je passerai une bonne partie de la journée du dimanche 28 mars : en matinée, on m'apercevra au stand Glénat (allée U) où Olivier Mangin dédicace le T5 de L'ultime Chimère, puis de midi à 15h je serai chez 12 Bis (allée U également) en compagnie de Fabien Bedouel pour une dédicace en avant-première d'Un long Destin de Sang (l'album paraît en effet le 8 avril...) et enfin je passerai une tête au stand Dargaud (allée H) pour soutenir Siro qui dédicace Speedway !

24 mars, 2010

Le Livre - les annotations


Sortie aujourd'hui de mon 26e album de BD : L'ultime Chimère T5 - Le Livre. Les dessins sont d'Olivier Mangin et Griffo. Couleurs de Bruno Pradelle et Rémy Langlois. Comme d'habitude pour cette série, je vous laisse découvrir en pièce jointe mes annotations personnelles à moi de l'album !

L'ultime Chimère T5 - Le Livre : les annnotations

22 mars, 2010

Senna


Cette photo, encadrée, que j'ai chez moi, est évidemment un de mes biens les plus précieux. La scène se passe en novembre (octobre ?) 1989, quand Senna a été convoqué à la FIA suite à l'accrochage entre lui et Prost au GP du Japon précédent... Agé de 22 ans, encore étudiant en journalisme, j'avais bravé tous les barrages pour espérer côtoyer celui qui était et qui reste mon idole absolue... Un photographe de l'AFP, par hasard et par bonheur, avait immortalisé la scène. Je lui ai acheté la photo 100 francs quelques jours plus tard...
Hier, dimanche 21 mars, Ayrton Senna aurait eu 50 ans. C'est un peu curieux d'imaginer cela, car je crois sincèrement qu'Ayrton n'était pas fait pour vivre aussi vieux. Il était vraiment l'incarnation quasi mythologique du pilote de course : celui qui brave les risques, les dangers et la vitesse même pour aller le plus vite possible. Celui qui, aussi, avait fait de la conduite d'un véhicule à quatre roues un authentique art. J'ai souvent l'habitude de dire que si Schumacher restera comme le plus fort et Prost comme le meilleur, Senna lui était tout simplement le plus grand. Et cela impliquait sans doute de ne pas vivre vieux et de partir en pleine gloire...

18 mars, 2010

L'ultime Chimère T5 : petit décalage d'une semaine...

C'est finalement le 24 mars que sortira officiellement le T5 de L'ultime Chimère : Le Livre. Il était prévu à l'origine pour le 17, mais un petit retard a été pris dans la fabrication... Olivier Mangin (et moi-même a priori) seront en dédicace le week-end du 27-28 mars à l'occasion du Salon du Livre de Paris. Je vous donnerai d'ailleurs très bientôt mon programme pour cette manifestation...

17 mars, 2010

The Ghost Writer ***


de roman polanski avec ewan mc gregor, pierce brosnan, kim catrall, olivia williams, tom wilkinson

un "nègre" anglais recruté pour ré écrire l'autobiographie d'adam lang, ancien premier ministre anglais, qui vit sur une ile au large de Boston, accusé de crimes de guerre lors de ses actions pro US pendant son mandat..

Il y a un beau point commun entre les films de grands réalisateurs de ce début 2010 (par ailleurs, bien pauvre en bons films, c'est notable et à noter), soit Scorcese ("Shutter Island") et ce Polanski. le fait de tourner sur une île, au large des USA, sous la pluie, hostile. Et une ambiance, dans les deux cas, grace à ce décor naturel notamment, "à la Hitchcock". Encore plus évident dans l'épilogue londonien de ce "ghost writer", magistral, dans la haute lignée d'Alfred, mémorable. Tout le film n'est pas du même niveau. autant la première partie se savoure, facon Polanski, un peu comme dans "Frantic", une sorte de thriller mais avec pas mal d'humour, d'ironie, il n'aime pas faire trop sérieux, ca peut surprendre, mais cela donne une personnalité à ses films. mais pas mal de lenteurs quand le McGregor, sur l'ile, mène l'enquète, la tension retombe, sans doute trop. Pour le reste, et sans chercher les résonances sur la vie de Polanski (mais bon, le gars traqué dans sa villa, et qui ne peut aller nulle par ailleurs qu'aux USA, c'est savoureux...), il y a ce qui fait un film dont on se souvient et qu'on reverra avec plaisir, bref un classique, l'ile, la pluie, la villa high tech, le "live news" de la télé permanent, "les femmes" du Prime Minister belles et tendues (superbe olivia williams, depuis le temps qu'on la croise). et une oeuvre qui résumera bien les années Blair/Bush et leurs mensonges/arrangements internationaux. On ne voit pas assez Brosnan excellent en politicien combatif mais manipulé.

PS : Vu également, mais je m'arrêterai à "deux étoiles". On apprécie quand même l'exercice et on se prend au jeu, mais si on veut se concentrer sur l'histoire "thriller" pure, il y a trop d'invraisemblances. Mais c'est vrai qu'il y a une vraie ambiance et la dernière image est géniale.

15 mars, 2010

F1 : GP de Bahrein - Alonso en son royaume



Dieu sait qu'on l'a attendue, cette nouvelle saison F1 ! Et entre le retour de Schumacher, les transferts d'Alonso et Button, les nouvelles écuries et la nouvelle réglementation, il y avait de quoi saliver. Sur le papier, rien à dire, c'est l'année la plus excitante depuis longtemps.
Sur le terrain, comme souvent, c'est un peu différent. C'est peu de dire que le GP de Bahrein 2010 ne restera pas dans les annales. On se souviendra qu'Alonso a triomphé pour son tout premier GP avec Ferrari et qu'il rentre à ce titre encore un peu plus dans la légende. On retiendra aussi que sans son problème moteur, Sebastien Vettel avait tout pour gagner. J'avoue que j'avais dit avant ce GP : "Hamilton sera en pole, Alonso va gagner et Vettel sera champion du monde". Je maintiens mon pronostic.
Le problème, c'est que les huit premiers à l'arrivée sont globalement les huit premiers au départ, à savoir les deux pilotes de chaque grande équipe : Ferrari, McLaren, Mercedes et Red Bull. On aurait aimé avoir eu un peu plus de batailles frontales ! La faute sans doute à ces pneus qui tiennent trop facilement la cadence et le rythme et dont on nous avait pourtant largement annoncé la dégradation rapide au fur et à mesure de la course...
Il faut aussi rappeler que le circuit de Bahrein n'a rien de folichon et que le spectacle n'y a jamais été formidable de toute façon. Ce devrait être beaucoup mieux dans 15 jours en Australie !

Les étoiles de Sakhir
*** : Alonso
** : Vettel
* : Massa, Hamilton, Rosberg, Schumacher, Liuzzi, Barrichello, Kubica, Sutil.

07 mars, 2010

Couv !


Un long Destin de Sang - Acte 1 : Bollée & Bedouel, 12 Bis.
Sortie : 8 avril 2010.

Shutter Island **


de martin scorcese avec leonardo di caprio, mark ruffalo, ben kingsley


1954, deux flics "US marshall" enquêtent sur une disparition dans un hôpital psy/prison sur une ile au large de Boston. Teedy, le plus remonté, s'interroge sur les expérience menées par les médecins de l'hopital alors que des souvenirs personnels traumatisant lui reviennent en mémoire...


Scénario tiré du livre/film fascinant car il permettra toutes sortes d'interprétation sur qui est "le vrai Teddy". Pas sûr que Scorcese donne la réponse. Comme "mullholland drive", le film pourra se revoir plusieurs fois pour bien comprendre. Un film de genre en tout cas, parfaitement assumé et réalisé par Scorcese, avec une mise en scène, des décors, une image, qui font penser à des vieux films, tels ceux d'Hitchcock bien sûr. Cela fait tellement de bien après tous les stéréotypes dits "modernes" ou de série télé des thriller actuels. Brillant, parfaitement interprété par Di Caprio, qui suinte la paranoïa (sa collaboration avec Scorcese commence enfin à payer, mitigé sur "gangs of NY" et "the aviator", bien plus à l'aise sur "les infiltrés" et celui-là), ainsi que l'indispensable Ruffalo. Pourquoi, dès lors, une certaine réserve ? Parce qu'on n'a pas peur, et d'une. Et parce que passé un superbe début, on ne prend pas trop de plaisir, au delà de celui de deviner l'énigme, à suivre ce film, rien qui accroche vraiment. Les scènes d"intérieur, notamment de cellules font "déjà vu", il y a beaucoup trop de bavardages... Plus convainquant dans la nature sauvage en bord de mer. Voilà, avis bien subjectif, on pourra bien plus aimer car la matière et le talent sont là.

28 février, 2010

Man at work (4)

Désolé d'être si immodeste, mais voici une nouvelle fois votre serviteur en action micro à la main, à la récente présentation du programme de Peugeot Sport pour 2010... Avec dans l'ordre des interviewés : Alexander Wurz, Nicolas Minassian et Stéphane Sarrazin.



25 février, 2010

A Single Man **



de tom ford avec colin firth, julianne moore, nicholas hoult

californie, 1962, une journée de la vie de george, prof, homo, resté dépressif et solitaire à la mort de son compagnon, ses rencontres, sa soirée avec sa vieille amie Charley

Les premiers films d'artistes confirmés dans un autre art... pas évident, cf Dugain avec "L'exécution...". Le couturier Tom Ford réussit le passage, en assumant totalement sa sensibilité, adaptation d'un livre sur les tourments très noirs d'un homo d'age mûr, mise en scène et en images esthétique pour ne pas dire esthétisante. Ce qui coince d'ailleurs dans une première partie du film, le chromo californien classe des 60's est tellement appuyé, que cela en devient agaçant, les plans stylisés presque à l'extrême bouffent l"émotion du sujet, trop belle œuvre. Comme du Wong Kar Wai ou parfois David Lynch. Tout le monde est parfaitement habillé, Tom Ford oblige... Et tous beaux, y compris seconds rôles comme l'amant défunt ou le jeune étudiant. Mais progressivement, alors qu'on décroche quelque peu, tout se met en place, avec une 2e partie vraiment excellente, un crescendo, quand George passe la soirée avec son amie ex-amante (Moore), quand il rencontre le jeune étudiant dans un bar. Le récit est plus simple, et au fur et à mesure qu'il accepte des moments de plaisirs simples, que le passé n'est pas qu'une épreuve, le film devient vraiment touchant, profond et même bouleversant sur la fin. Colin Firth est vraiment, mais alors vraiment époustouflant. Et Julianne Moore, toujours excellente. Musique superbe, mémorable, digne de celles de Wong Kar Wai, justement.

22 février, 2010

Le week-end prochain...

... ne ratez pas cette expo-vente de planches originales de BD qui concerne deux de "mes" auteurs : Philippe Aymond et Guillaume Nicolle !

19 février, 2010

Arena - coming soon

Les couleurs du dernier Tome d'ApocalypseMania sont terminées. Guillaume Nicolle a une nouvelle fois fait un boulot remarquable. Arena sort début mai et ce sera donc l'ultime volet de cette grande saga... Voici en avant-première quelques belles images qu'on y trouvera :




A propos des B.O.F.

Il fut une époque où je n'écoutais que des musiques de films. Genre vers 12-15 ans, quand je voulais vraiment devenir réalisateur. Et puis j'ai quand même découvert le monde de la pop et du rock et les bandes originales de films (BOF) me sont devenues moins essentielles. Tout cela pour dire que j'ai acheté cette semaine la musique de Sherlock Holmes et je crois que c'est seulement la 3e en une décennie ! (les deux autres étant respectivement Breaking and Entering et Sunshine, pour cause de présence du groupe Underworld !).

Il faut bien reconnaître que le film se laisse vraiment voir, avec un excellent esprit anglais mystérieux fin XIXe, malgré quelques petits défauts et surtout des longueurs. Je n'ai pas été bluffé par le jeu de Downey Jr, plus par celui de Jude Law : à mon avis, il aurait fallu tout simplement inverser les rôles ! En tout cas, la musique de Hans Zimmer y est omniprésente et il faut bien avouer qu'elle est assez géniale.

Ce qui me donne l'envie de dresser une petite playlist de mes 10 BOF préférées (sans ordre particulier) :

Blue Velvet (Angelo Badalamenti)
Il était une Fois dans l'Ouest (Ennio Morricone)
Il était une Fois en Amérique (Ennio Morricone)
La Lune dans le Caniveau (Gabriel Yared)
37°2 le Matin (Gabriel Yared)
La Dolce Vita (Nino Rota)
Le dernier Empereur (Ryuichi Sakamoto/David Byrne)
Les Uns et les Autres (Francis Lai/Michel Legrand)
Orange Mécanique (Various)
Virgin Suicides (Air)

17 février, 2010

Bright Star **


de Jane Campion avec Abbie Cornish, Ben Whishaw, Paul Schneider

Angleterre, 1818, Fanny Brawne fréquente le jeune poète désargenté John Keats. Ils se tournent autour et tombent amoureux l'un de l'autre.

Film assez déroutant de Jane Campion, portrait original d'une héroïne dans la lignée de celles de "The Piano", "Portrait de femme" ou "An Angel at my Table", son vrai chef-d'œuvre. Film "d'époque et en costumes", qui fait du bien dans un premier temps, loin des comportements un peu caricaturaux du genre et des héroïnes farouches et fiévreuses jouées par Keira Kneightley. Fanny est une jeune fille avec un fort caractère, de la répartie, brillante, qui se veut indépendante et résiste à l'attirance qu'elle a pour Keats. L'originalité de cette liaison est qu'elle n'a rien d'impossible et de tragique en apparence - la mère de Fanny, par exemple, étant de son côté. Mais c'est peut-être la limite aussi de cette histoire : ils s'aiment, se séparent, se retrouvent, chastement certes, mais on a du mal à voir le péril, le danger, à part la maladie... Il y a des scènes de déclaration, d'intimité qui devraient être bouleversantes, mais elles sont avant tout belles (la photographie du film est grandiose), sans l'émotion qu'on attend. Campion n'a pas voulu d'un mélo, tant mieux, mais on ne sent pas (assez) la passion de cette relation. Sauf sur la fin, superbement triste. Excellente actrice, d'une beauté aussi différente des classiques du genre. On retient plus le jeu du "mécène" de Keats, Paul Schneider, que celui de Ben Whishaw, un peu trop "Jim Morrison du 19ème" par moments. Très beau titre.
 
PS : j'ai vu aussi ce film en tout début d'année et je dois dire que j'irais bien jusqu'à mettre trois étoiles et non deux. Très beau et sensible, parlant beaucoup de poésie et faisant ressortir que le choix littéraire de certains mots, associés à d'autres, eh bien c'est justement la magie de la poésie qui peut en découler... Keats a tout du poète maudit, et cela fait du bien de (re)découvrir une plume romantique, tragique et superbe. Et je trouve que justement, Ben Whishaw est parfait pour le rôle...

10 février, 2010

Un long Destin de Sang, 4e de couverture

Stats

Bon, je ne vais pas vous parler du démarrage de Speedway, qui m'a l'air très modeste (aucun buzz, même pas un petit sujet de forum sur BD Gest, 115e meilleure vente à la FNAC -j'ai regardé ce matin-, bref pas de quoi pavoiser...), mais évoquons plutôt ce modeste blog qui en est à sa deuxième année d'existence.

Le 9 février 2009, on en était à 13 270 visites. Hier, j'ai arrêté le compteur à 28 650. Ce qui fait donc 15 380 visites depuis un ans, soit une augmentation de presque 14% dans la période. Eh bien, c'est toujours ça et je remercie bien évidemment les 42,13 visiteurs quotidiens en moyenne de leur intérêt quant à ma modeste personne et de leur fidélité. On garde le rythme !

05 février, 2010

A:XIS Priority

Sortie aujourd'hui de A:XIS Priority, T1 de ma nouvelle série Speedway (qui ne sera guère qu'un diptyque), mon 25e album de BD. Au passage, c'est mon 9e album chez Dargaud. Le T2 sortira en avril prochain, on n'aura donc pas à attendre trop longtemps pour savoir comment l'histoire se termine !

C'est la première et dernière fois que je parlerai de sport automobile en BD. J'ai toujours voulu, en effet, bien séparer mes deux métiers, mais il était sans doute inévitable et normal qu'un jour je fasse une concession. Je l'ai fait avec plaisir (quand même !) mais pour moi Speedway n'est pas une histoire de courses automobiles dans le futur - c'est une histoire de science-fiction qui a pour toile de fond une course automobile, nuance !

C'est en juin 2001 qu'à l'initiative de mon éditeur François Le Bescond j'ai rencontré Stephane Brangier (dit Siro) pour la première fois. Le courant est bien passé et je lui ai proposé la trame globale de Speedway dans la foulée. Nous avons signé le contrat en septembre 2001. Le premier tome sort donc en janvier 2010...

J'ai pu croire à un moment donné que le projet ne verrait jamais le jour. Mais je savais que Stephane y tenait, quand bien même il s'était engagé sur Aquablue. J'ai donc été patient ! Le découpage du T1 a été terminé dans le premier semestre 2002 mais j'avoue que j'ai attendu 2007 pour me mettre sur le T2. Je n'ai pas spécialement corrigé le T1, qui sort aujourd'hui dans sa version quasi originelle. On peut donc dire qu'il s'agit encore d'une oeuvre de jeunesse... C'est en tout cas une histoire assez simple, j'espère efficace et agréable à la lecture, très grand public. Les allusions au monde du sport auto actuel sont évidemment légions, sachez qu'il n'y a pas un seul nom qui ne fasse pas référence à des pilotes contemporains - les vrais initiés verront ça très vite !

Précision : le héros s'appelle Froilan. Il faut prononcer FROI-LANE. Je peux révéler qu'il s'agit d'une filiation directe avec le pilote José Froilan Gonzalez, Argentin, né en 1922, et qui est le pilote qui a fait gagner pour la première fois Ferrari en F1 (GP de Grande-Bretagne 1951).

Pour ce T1, il y a une préface signée par Sébastien Bourdais, le dernier pilote français en F1 à temps plein (2008-09). Je précise aussi que les couleurs sont dûes à Christophe Araldi, une mention qui a hélas été oubliée lors de l'impression...

Bonne lecture donc à tous, et en guise de cadeau, je vous offre la première page du T2 :


04 février, 2010

Man at work (3)



Votre serviteur en action avant-hier à l'Automobile Club de France, pour la présentation officielle du Championnat du Monde des Rallyes. Me voici à l'assaut de Sébastien Loeb et Kimi Raikkonen !

In The Air ***


de jason reitman avec george clooney, vega farmiga, anna kendrick

Ryan passe son temps en voyage, aéroports et avions, pour traverser les Etats Unis et annoncer des licenciements. sa vie perso consistant à ne pas s'engager, et à accumuler des "miles"...

Premier bon film de la saison 2010, Reitman confirme après "thank you for smoking" et "juno", dans un registre pas évident de film grand public bien écrit bien dans son temps, bon mélange de film de studio et film indé US. Ici, pas évident, il donne l'impression de filmer facile, léger, insouciant... sans céder à la facilité de scénario, noirceur et ironie viennent contrebalancer des situations prévisibles, notamment quand Ryan semble se découvrir plus sédentaire. Un film qui peut se voir comme une comédie à l'américaine, dans la bonne tradition du genre, à l'ancienne, haut de gamme, bref... un bon film d'avion !... mais qui traite de sujets graves sans en faire des alibis : la perte d'emploi dans un pays comme les US, "s'installer" ou pas dans une vie à deux, familiale. Dans le registre fun, Ryan et ses bagages, ses salons d'aéroport, ses hotels de luxe, ses "miles" (excellente scène finale à ce sujet). Clooney dans un rôle pas vraiment sympa mais qui le met en valeur, comme souvent... toujours cette coolitude qui en fait un acteur mémorable même si pas époustouflant, comme Cary Grant, une fois de plus.... plus de risques dans "Michael Clayton" ou "Syriana" quand même. De nouveau une grosse mention - surtout esthétique - à l'ukrano-américaine Vega Farmiga, aprés "never forever" notamment. La petite chanson d'elliott smith qui va bien quand ryan lui fait découvrir ses lieux de jeunesse à Omaha, Nebraska.

01 février, 2010

Angoulême 2010, un bref commentaire

La grand-messe de la BD s'est donc achevée hier avec le 37e Festival International d'Angoulême et en tant que professionnel de la profession qui publiera vendredi prochain son 25e album, je m'autorise les commentaires suivants : (roulements de tambour)
1. ça me fait toujours chier de ne pas y être alors que beaucoup des petits camarades du métier doivent y être...
2. un fauve d'or remis à Jean-Jacques Sempé : une sorte de prix d'honneur qui vient récompenser une carrière extraordinaire et évidemment un talent qui ne l'est pas moins. Bravo !
3. la présidence de Blutch : m'est apparue tout simplement excellente, avec un grand esprit de rassemblement et d'intégrité, d'honnêteté aussi, essayant pour une fois de dépasser certains clivages qui n'ont pas lieu d'être. De loin, je le félicite franchement.
4. le grand prix à Baru : personne ne va crier au scandale, c'est évidemment un auteur qui compte, que je lisais déjà dans Pilote étant adolescent. Andreas devra encore attendre une année supplémentaire et encore, j'ai bien peur que ce soit beaucoup plus...
5. le fauve d'or du meilleur album à Riad Sattouf pour le T3 de Pascal Brutal : je ne sais pas, j'ai pas lu (ni le T1 ni le T2), mais je veux bien croire que c'est fendard. J'ai un peu peur cependant qu'on ait là une nouvelle manifestation de ce que j'appelle le "cumul des mandats", à savoir que plus on est récompensé... plus on est récompensé ! Après Winschluss l'an dernier, Sattouf cette année : ils sont déjà au sommet, réalisateurs de films (des vrais hein ?, avec des dizaines de personnes qui travaillent sous leurs ordres et des producteurs qui les financent et qui sont vus par des centaines de milliers de spectateurs, voire qui sont nommés aux oscars !) (vous imaginez déjà leur place dans la profession ?), mais ça ne peut pas suffire, il faut en plus qu'ils soient fauve d'or à Angoulême ! Tant mieux pour eux évidemment, mais je ne peux pas m'empêcher de penser qu'il y avait bien d'autres albums dans la sélection officielle qui auraient fait un meilleur fauve d'or.
6. Le prix pour Messire Guillaume : de nos amis Gwen de Bonneval et Mathieu Bonhomme (photo) - bien content pour eux, et je rappelle avec une petite fierté que Bonhomme a gentiment participé à ApocalypseMania, fournissant un dessin exclusif pour le T7 Manik Shamanik l'an dernier...

27 janvier, 2010

Gainsbourg (Vie héroïque) **


de joann sfar avec eric elmosino, lucy gordon, laetitia casta, razvan vasilevscu

De Paris sous l'occupation aux années 80, des épisodes de la vie Gainsbourg, les moments clés, plus ou moins réalistes, sous forme de "conte"...

Film évènement, réussi dans un genre entre intimiste et grand public, bien au-dessus du Coluche de de Caunes, un peu dans la lignée d'Olivier Dahan pour "la môme", essayer de casser les codes de la biographie filmée. On est trés loin des clichés du genre, des reconstitutions trop fidèles et figées. Sfar a l'intelligence et le talent de casser tous ces codes et de filmer un Gainsbourg onirique, presque fantaisiste, forcant le trait, inventant, avec ce personnage de double "guignol" caricatural (pas évident mais on s'y fait) à ses côtés... Selon que les épisodes sont plus ou moins connus, on est conquis, l'enfance, la relation aux parents russo-juifs, la découverte de la musique, et puis les plus beaux passages, les 60's avec France Gall, drôle, Bardot, le meilleur, qui déboule comme une icône qu'elle est, et la rencontre avec Birkin. Excellentes Casta et Lucy Gordon, flippant de se dire que cette actrice a fini là-dessus (on se rappelera aussi des "Poupées russes"). La partie plus télévisée, fin des 70's (la Marseillaise, les paras), et 80's (Gainsbar, Bambou, Lulu) est nettement moins intéressante, trop réaliste sans doute. D'ailleurs Sfar abrège ces 80's sans intérêt, notamment sur un plan musical. Les passages musicaux, re-orchestrés et re-interpretés, rythment bien le film, forcément une suite de grands morceaux. Elmosino en effet saisissant en SG, digne de Demaison/Coluche ou Cassel/Mesrine. Film qui a le mérite d'oser, de surprendre.

21 janvier, 2010

Jacques Martin


L'an dernier, le Jacques Martin "audiovisuel" nous quittait et j'ai déjà dit sur ce blog à quel point j'avais le sentiment que c'était l'un des plus grands humoristes de son temps qui avait disparu.
Aujourd'hui, c'est le Jacques Martin "de la BD" qui s'en va et là encore, c'est un géant qui tire sa révérence. On ajoutera qu'à quelque jours de l'ouverture d'Angoulême, entre les disparitions de Tibet, le sympathique dessinateur de Ric Hochet (toute mon enfance dans le journal Tintin !), et celle donc de Jacques Martin, le temps est au lugubre dans la BD.

Jacques Martin... Je me souviens encore avoir acheté (je n'avais pas plus de dix ans) Le Dernier Spartiate (7e aventure d'Alix), en album, pour le modique prix de 14 francs à l'époque... A la lecture, ce fut un choc dont je ne me suis jamais remis. Il reste encore pour moi une des dix plus grandes BD de tous les temps. De l'aventure, une errance individuelle, un sens du tragique et de la grandeur rarement vu dans le 9e art, oui Le Dernier Spartiate est immortel.

En ce qui concerne Alix, série emblématique supérieure à Blake et Mortimer (exceptés Le Mystère de la Grande Pyramide et La Marque jaune), je distingue quatre périodes ; la première va d'Alix l'intrépide (n°1) à La Tiare d'Oribal (n°4). Des récits longs, détaillés, déjà envoûtants, mais où on sent bien que le héros est encore en construction... La deuxième va des Légions perdues (n°6) au Prince du Nil (n°11). C'est l'âge d'or, une succession de chefs-d'oeuvre, avec une mention spéciale pour la suite absolument ébourrifante Le Dernier Spartiate-Le Tombeau étrusque-Le Dieu sauvage.
Ensuite, je regrouperais les trois albums suivants : Le Spectre de Carthage-Le Fils de Spartacus-Les Proies du Volcan. La série est encore au top, mais l'émotion retombe un peu et on sent confusément que le meilleur est passé. La quatrième période commence avec L'Enfant grec (n°15) et c'est vrai que même si on continuait à lire Alix, on voyait bien que les récits devenaient plus lents et statiques, plus ampoulés et laborieux.
Mais qu'importe, Alix fait partie de ces très rares oeuvres qui démontrent le pouvoir absolu de la BD : imprimer à son cerveau, et donc à son coeur, des images et des récits qui ne vous quitteront plus jamais. Plus encore que le cinéma !

Quant à Lefranc, c'est une autre série immanquable qui nous a offert des heures de lecture enchantée. Les cinq premiers albums sont fabuleux et Le Repaire du Loup est un classique qui devrait figurer dans toutes les bibliothèques.

Alors oui, Jacques Martin a eu un parcours étonnant mais riche, long et parfois fastidieux, parfois controversé, mais combien de créateurs peuvent se targuer d'un tel CV, d'un tel niveau de publication sur cinquante ans de carrière ? Peu, très peu...

20 janvier, 2010

El Bacos : le verdict 2009

Notre collaborateur El Bacos, sans qui ce blog n'existerait sans doute pas, a fait ses comptes : il a été dans les salles obscures à 130 reprises en 2009, soit une moyenne tout à fait honorable de 2,5 fois par semaine. Après réflexion aiguisée et sans concession, voici son Top 10 Cinéma 2009 officiel et définitif :

1 - Les Noces rebelles, Sam Mendes
2 - Un Prophète, Jacques Audiard
3 - Le Ruban blanc, Michael Haneke
4 - Les Regrets, Cédric Kahn
5 - Mary and Max, Adam Elliot
6 - Fish Tank, Andrea Arnold
7 - A l’origine, Xavier Giannoli
8 - District 9, Neil Blomkamp
9 - Welcome, Philipe Lioret
10 - OSS 117, Rio ne répond plus, Michel Hazanavicius
& J’ai tué ma mère, Xavier Dolan
& Mademoiselle Chambon, Stéphane Brizé


On signalera par ailleurs ses autres n°1 dans les classements suivants :
Meilleur album - Yes (Pet Shop Boys)
Meilleure chanson - Birds (Emiliana Torrini)

Speedway, départ imminent...


A seize jours de la sortie officielle (vendredi 5 février donc) du T1 de Speedway, eh bien voici déjà une planche du T2 dont la colorisation a lieu en ce moment par l'excellent Christophe Araldi.

16 janvier, 2010

Avatar **


de James Cameron avec Sam Worthington, Zoe Saldana, Sigourney Weaver

2150, Jake Sully, Marine en fauteuil roulant, se retrouve sur Pandora
et est utilisé comme "avatar", son esprit guidant un clone de Na'vi,
les êtres autochtones sur place, que les terriens veulent chasser de
leur territoire.

Encore un résumé qui devrait faire rêver, une sorte de fantasme de film de science-fiction rendu possible et crédible par les effets spéciaux et les budgets blockbusters. "Avatar" est un film important, qui marquera l'histoire sans doute (et le box office), mais une fois de plus dans ce genre de cinéma, la prouesse technique ne suffit pas à masquer une histoire décevante, voire très décevante. Ca part bien, rapide, dans l'action et le thème du film mais dés que l'Avatar intègre la société Na'vi (et encore, il faudra nous expliquer comment il se fait que "l'intrus" soit à ce point-là accepté par les Na'vi... Sont-ils bons et innocents au point de faire rentrer les loups dans la bergerie ?) et se retrouve confronté aux méchants militaires américains, on retrouve un scénario très prévisible, de film de combats US, scènes d'actions codifiées, relations entre les personnages caricaturaux, une vraie autoroute de clichés, saoûlant, qui ne nous épargne pas les sentiments niaiseux et plutôt naïfs, les Na'vi new age nous pompant rapidement l'air avec leur proximité avec la nature. On va dire que ce n'est pas subtil. Dommage, vraiment
dommage, Cameron est certes bien au dessus des eaux de l'insupportable "2012" (et il faudrait être bien blasé pour ne pas se laisser aller à ces décors et les scènes "aériennes" notamment), mais on reste si loin de l'ambition (populaire) de "Titanic". A quoi bon faire un aussi beau film, novateur, risqué dans son approche initiale pour ne pas aller au bout de ses idées ? La vision 3D avec les grosses lunettes est vraiment bluffante, on s'y fait, c'est tout de même excitant, malgré l'histoire. Pas sûr toutefois qu'on ait envie que le cinéma devienne cela, grosse envie d'aller se faire un bon vieux Rohmer fauché et approximatif (pléonasme) en sortant de ce film évènement.

07 janvier, 2010

Voeux Glénat


Au passage, photo envoyée par Glénat pour ses voeux 2010 et prise lors de la fameuse inauguration du nouveau siège à Grenoble fin septembre... Pour ceux qui auraient la patience et l'envie d'y regarder de plus près, j'y figure aux côtés de mes amis Olivier Mangin et Pierre Boisserie, juste entre Didier Convard et Christophe Arleston ! La gloire !

05 janvier, 2010

La Tour Dubai



On parle beaucoup de l'inauguration de la Tour Dubai, la plus haute construction du monde - or il se trouve que mon père est passé par Dubai au mois de novembre et qu'il a ramené évidemment quelques photos intéressantes du lieu. Voici deux vues aériennes de la fameuse Tour, impressionnant !

03 janvier, 2010

Bilan 2009 / Perspectives 2010


Que voilà un titre sérieux, mais bon, il résume bien ce post du jour. Tout d'abord, fidèles lecteurs de ce blog et autres visiteurs qui me faites l'honneur de vous intéresser un peu à ma petite personne, je vous adresse bien évidemment mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année ! Voici la carte que ma femme et moi avons envoyée à tous nos amis pour cette période de voeux, une collection de ciels pris lors de nos voyages ces dernières années : il faut en effet viser haut !

A titre personnel, sachez que je continuerai en 2010 à venir nourrir ce blog qui reçoit en moyenne une quarantaine de visiteurs par jour. Je continuerai surtout ma double activité de journaliste et d'auteur de bande dessinée. Comme vous le savez, je suis le rédacteur en chef de Motors TV et animateur en alternance d'une émission sur RMC. Une activité qui "roule", sans mauvais jeu de mots, tandis que la casquette de scénariste BD ne cesse, elle, de s'étoffer. Je ne cache pas que c'est de plus en plus dur de concilier les deux, mais j'ai toujours l'impression de ne pas avoir le choix. Je sais bien que certains de mes éminents collègues ont fait, ces derniers temps, le "grand saut" et ont abandonné leur précédent métier pour se consacrer pleinement à la BD. Ce n'est pas encore possible pour moi, ne bénéficiant pas d'un succès de librairie qui me permettrait d'engranger un peu plus de revenus dans une année pleine. Je "vis" pour l'instant toujours sur les avances sur recettes, et je ne touche pas sur les royalties provenant des ventes proprement dites. C'est comme ça... Par ailleurs, jusqu'à il y a deux ans, ma femme n'avait pas repris d'activité rétribuée depuis la naissance de notre dernier enfant et il n'y avait guère qu'un seul salaire dans le ménage. Ma femme travaille de nouveau maintenant, mais son salaire est modeste et ne permettrait pas que je m'arrête de mon côté pour me consacrer uniquement à la BD. Bref, on verra plus tard comment la vie évolue...!

J'ai eu la chance de sortir cinq albums de BD en 2009, je ferai encore mieux en 2010 avec pas moins de sept sorties programmées. C'est bien sûr mon meilleur score, histoire peut-être de fêter mes vingt ans dans ce métier. Eh oui, c'est bien en avril 1990 qu'était sorti mon tout premier album : Les 13 Transgressions (avec Godard et Coutelis, Vaisseau d'Argent) ! Six de ces sept albums vont sortir durant le premier semestre, avec un mois d'avril qui promet beaucoup puisque pas moins de trois sorties sont prévues ce mois-là !

Février - Speedway T1 : A:XIS Priority (avec Siro, Dargaud).
La concrétisation d'un vieux projet imaginé il y a neuf ans et qui va enfin voir le jour ! Un scénario que je qualifierais d'assez linéaire et j'espère efficace, catégorie science-fiction, très mainstream et diverstissant.

Mars - L'ultime Chimère T5 : Le Livre (avec Mangin et Griffo, Glénat)
On entame la dernière ligne droite pour cette saga, avec un vrai dyptique dans la série qui commence avec ce T5. C'est le noeud central de l'histoire!

Avril - Un long Destin de Sang, Livre 1 (avec Bedouel, 12 Bis)
Ce sera assurément ma sortie la plus ambitieuse de l'année, sur laquelle je fonde de gros espoirs. Tout d'abord j'ai la chance d'être associé avec un dessinateur exceptionnel en la personne de Fabien Bedouel, "nominé" à Angoulême avec L'Or et le Sang (12 Bis toujours). Ses planches noir et blanc sont sublimes (mais l'album sera en couleurs, j'espère juste qu'une édition spéciale en N&B verra le jour, car honnêtement ce serait mérité) et il donne un ton saisissant à cette histoire qui se déroule sur une seule journée pendant la Première Guerre Mondiale, à travers une myriade de personnages.

Avril - Speedway T2 : A:XIS Reality (avec Siro, Dargaud)
Deux mois après la sortie du T1, la suite et la fin de cette histoire où, pour la première et la dernière fois, j'aborderai le thème de la course automobile en BD.

Avril - L'Idole & le Fléau T2 : Operation Ruthless (avec Kordey, 12 Bis)
L'accueil réservé par certains critiques au T1 de cette série restera comme ma grande déception 2009 (l'autre étant le refus du Centre National du Livre de m'alouer une bourse pour dégager du temps libre par rapport à mon activité rétribuée pour mon projet de roman graphique sur la naissance de l'Australie). Pourtant, je persiste à penser que c'est mon scénar le plus fort depuis ApocalypseMania ! (ce que certains m'ont quand même dit, ouf !). Bref, j'espère que ce deuxième volet réussira à convaincre les plus sceptiques...

Mai - ApocalypseMania T8 : Arena (avec Aymond, Dargaud)
Moment d'émotion à venir avec la conclusion de cette série entamée il y a dix ans tout juste et qui verra ses dernières pages se refermer...

Septembre - L'ultime Chimère T6 : Le Meurtre (avec Mangin, Glénat)
Je l'ai dit, je le répète, je le martèle : c'est mon album préféré de la série, le plus construit, le plus personnel, le plus fort humainement parlant pour moi... Olivier est dessus actuellement et ça se présente très très bien !

Voilà pour les sorties. Bien évidemment, le travail va continuer sur les autres projets, notamment Espace Vital qui va voir le jour chez Glénat avec Fabrice Meddour au dessin, Un long Destin de Sang T2, L'Idole & le Fléau T3, et surtout Bandaiyan (200 pages environ écrites à ce jour) que j'arriverai peut-être à terminer en 2010, au pire début 2011. Je travaille dessus pratiquement tous les jours, en majorité entre 22h30 et une heure du matin, pour ceux qui veulent savoir quand je travaille en fait sur la BD... !
J'ai aussi en projet un autre roman graphique dont j'espère vous parler d'ici peu et une série en trois tomes que je viens de présenter à un éditeur avec lequel j'aimerais vraiment bosser et qui va être bientôt présenté en comité de lecture... Suspense ! Ce sera un de mes voeux pour 2010, que ce projet soit accepté et enclenché et que le reste avance bien, avec aussi la possibilité de rentrer une fois dans un Top 15 hebdomadaire pour les meilleures ventes de BD en France... C'est sûr que ça ferait plaisir, au moins une fois !

En tout cas, bonne année et bonne santé à vous tous, et on garde le cap !

29 décembre, 2009

Top 50 pilotes 2009

Comme d'habitude depuis pas mal d'années, voici mon (subjectif et peut-être partial) classement des 50 meilleurs pilotes du monde.

(New) 50. Valtteri BOTTAS (FIN, F3)
(New) 49. Colin TURKINGTON (GB, BTCC)
(New) 48. Renger VAN DER ZANDE (P-B, F3)
(New) 47. Jean-Christophe BOULLION (FRA, Le Mans, LMS)
(New) 46. Oliver JARVIS (GB, DTM)
(New) 45. Bertrand BAGUETTE (BEL, WSbR)
(New) 44. Augusto FARFUS (BRA, WTCC)
(New) 43. Daniel RICCIARDO (AUS, F3)
(-22) 42. Franck MONTAGNY (FRA, Le Mans, ALMS, LMS)
(New) 41. Will DAVISON (AUS, V8)
(-19) 40. Paul DI RESTA (ECO, DTM)
(New) 39. Tony STEWART (USA, Nascar)
(-9) 38. Timo GLOCK (ALL, F1)
(New) 37. Kamui KOBAYASHI (JAP, GP2, F1)
(New) 36. Petter SOLBERG (NOR, WRC)
(New) 35. Gabriele TARQUINI (ITA, WTCC)
(-25) 34. Felipe MASSA (BRA, F1)
(New) 33. Rubens BARRICHELLO (BRA, F1)
(+16) 32. Jules BIANCHI (FRA, F3)
(-17) 31. Timo SCHEIDER (ALL, DTM)
(New) 30. Craig LOWNDES (AUS, V8)
(+13) 29. Jari-Matti LATVALA (FIN, WRC)
(New) 28. Adrian SUTIL (ALL, F1)
(New) 27. Sébastien BUEMI (SUI, F1)
(+11) 26. Jarno TRULLI (ITA, F1)
(-2) 25. Simon PAGENAUD (FRA, ALMS, Le Mans, LMS)
(+12) 24. Nick HEIDFELD (ALL, F1)
(-11) 23. Garth TANDER (AUS, V8)
(-7) 22. Yvan MULLER (FRA, WTCC)
(+14) 21. Ryan BRISCOE (AUS, IndyCar)
(New) 20. Gary Paffett (GB, DTM)
(New) 19. Mark MARTIN (USA, Nascar)
(+8) 18. Stephane SARRAZIN (FRA, Le Mans, ALMS, LMS, IRC)
(-9) 17. David BRABHAM (AUS, ALMS, Le Mans)
(-12) 16. Allan McNISH (ECO, Le Mans, ALMS)
(+19) 15. Nico HULKENBERG (ALL, GP2)
(+4) 13. Scott DIXON (NZ, IndyCar, ALMS)
(+1) 12. Kimi RAIKKONEN (FIN, F1, WRC)
(-5) 11. Robert KUBICA (POL, F1)
(New) 10. Mark WEBBER (AUS, F1)
(New) 9. Dario FRANCHITTI (ECO, IndyCar, ALMS)
(-1) 8. Jamie WHINCUP (AUS, V8)
(+4) 7. Jimmie JOHNSON (USA, Nascar)
(+16) 6. Mikko HIRVONEN (FIN, WRC)
(-2) 5. Fernando ALONSO (ESP, F1)
(-2) 4. Lewis HAMILTON (GB, F1)
(-2) 3. Sébastien LOEB (FRA, WRC)
(+3) 2. Sebastian VETTEL (ALL, F1)
(New) 1. Jenson BUTTON (GB, F1)

24 décembre, 2009

ApocalypseMania en réel !


Photo prise hier à Versailles, en milieu d'après-midi... S'agirait-il de la trace de deux avions qui se sont croisés dans le ciel ou est-ce bien la preuve de l'existence de la Croix Cosmique qui veille sur l'équilibre des mondes... ?

Schumi is back !


Alors là, il faut quand même bien avouer que la nouvelle est sensationnelle. Il y a encore quelques mois, l'idée d'un comeback de Michael Schumacher en F1 aurait provoqué de la part des spécialistes, dont je me targue de faire partie, un haussement d'épaules. Et puis il y a eu l'accident de Massa et à partir de là, tout s'est emballé. Si l'épisode Ferrari n'a pu se conclure l'été dernier, il devenait à peu près évident, à partir du moment où Mercedes a pris le contrôle de Brawn GP, que quelque chose se tramait et qu'il allait nous le faire. C'est donc aujourd'hui officiel : Schumacher est de retour en F1 !

Je crois que jamais dans l'histoire de ce sport, perspective n'aura paru aussi réjouissante. Disons-le tout de suite cependant, si on ne peut que reconnaître qu'il est sans doute le pilote le plus fort de l'histoire (j'ai bien dit le plus fort, je n'ai pas dit le meilleur), on n'a jamais été fan (c'est un euphémisme) de son attitude en piste, faite d'intimidations et de coups parfois (très) bas, le tout agrémenté de clauses éhontées de favoritisme chez Ferrari au moment de sa domination la plus totale, ce qui ne passe pas (plus) à l'heure du sport moderne. Bref, pas mal de casseroles dans sa carrière quand même.

Cela étant, on ne peut que louer le talent pur (j'allais dire brut) du bonhomme, son investissement personnel, sa motivation tout au long des années et aussi sa réussite hallucinante. Le genre de conjonction qui n'arrive que quelques fois par siècle. Le fait qu'il revienne est évidemment une nouvelle extraordinaire pour la F1 et il faut bien avouer qu'on ne peut qu'admirer cette volonté de se remettre en question à 41 ans, après 3 ans de retraite. Armstrong-Schumacher : même combat, mais je trouve ça grand.

Quelque chose me dit que son attitude sera un peu plus policée désormais dans les pelotons. Tout simplement parce qu'on l'attend de pied ferme et que les rivaux vont vouloir bouffer du Schumacher : je pense à six pilotes notamment.

Rosberg : parce que c'est son coéquipier chez Mercedes, jeune allemand prometteur qui voyait là enfin l'occasion de devenir un grand champion et qui va vouloir prouver qu'il le peut le battre à armes égales...
Barrichello : à un degré moindre puisqu'il sera chez Williams, mais qui doit se dire que c'est un cauchemar que de le voir revenir (cf Ferrari en 2002-2004) et qui va vraiment vouloir l'emmerder grave...
Alonso : qui doit se dire "putain, je l'ai déjà battu deux fois, qu'est-ce qu'il nous fait chier à revenir ?" et qui va vouloir montrer que le nouveau Schumacher chez Ferrari, c'est justement lui le taureau des Asturies !
Hamilton : qui reste mon favori pour le championnat 2010 et qui va devoir montrer à tout le monde que le nouveau boss de la F1, c'est lui.
Button : parce que, non content de se coltiner Hamilton chez McLaren, il va aussi devoir se farcir le vieux alors que c'est bien lui le champion du monde en titre...
Vettel : et c'est peut-être là que ce sera le plus intéressant, parce que je continue de croire que c'est vraiment lui le plus fort de tous, et qu'en tant qu'Allemand, il va falloir qu'il asseoie très clairement son autorité...

Oui, ça va être chaud en 2010 et avec les nouvelles (petites) équipes, on ne devrait pas s'ennuyer... Il y a encore bien des actus chaudes à venir en F1, croyez-moi !

20 décembre, 2009

Le Père de mes Enfants ***


de mia hansen love avec louis do delecquensaing, chiara caselli, sandrine dumas

Paris, Grégoire producteur de ciné indépendant et charmeur, père de
famille heureux, de trois filles, confronté à de graves problèmes
financiers de sa boite, s'accroche et s'use à continuer à financer
les films qu'il aime.

Miracle d'une certaine qualité du cinéma d'auteur français de
permettre à ce genre de film d'exister. Inspiré du producteur Humbert
Balsan, mort brutalement il y a 4 ans (oui, Grégoire se suicide dans
le film, pas trop de suspens), un bijou de simplicité
et de délicatesse. Faire sentir le bonheur de la famille, rendre
crédible le dépression fatale d'un homme qui semble si sûr de lui,
traiter du deuil brutal et de comment y faire face, notamment pour les
enfants, chacun faisant son chemin pour comprendre et vivre avec le
mari/ami/père perdu (superbe rôle de la fille ainée). Déjà
convainquante avec "Tout est pardonné", Mia Hansen Love prend ce qu'il
y a de mieux dans l'intimisme d'un Olivier Assayas (son gars), sans
prétention. Un des plus beaux films sur le cinéma et ce qu'on est prêt
à sacrifier pour qu'une oeuvre existe. L'acteur qui joue Grégoire est
d'une telle évidence dans ce rôle, d'une telle présence, d'un tel charisme,
charme, naturel, qu'on se demande vraiment pourquoi on ne l'a pas vu
plus tôt. Grande composition. Et le retours de nulle part ou presque
(au moins des 80's) de Chiara Caselli (pas vu depuis... "L'Année de
l'Eveil", au moins) et Sandrine Dumas.