30 juin, 2009

Bancs Publics


Visionnage ce week-end en "avant-première Versaillaise" du nouveau film de Bruno Podalydès : Bancs Publics (Versailles Rive Droite), en présence du réalisateur, de Florence Muller et de Jean-Noël Brouté, ce dernier étant de la partie de tous les Podalydès. Pour l'anecdote, on signalera que lors de la scène avec Chiara Mastroianni et Emmanuelle Devos (à vue de nez vers la 40e minute du film...), la petite fille qui fait de la balançoire au deuxième plan est ma fille Adriana. A part ça, il s'agit donc du 3e film "versaillais" de Podalydès, après Versailles Rive Gauche et Dieu seul me voit. Depuis, on sait qu'il était parti sur d'autres pistes avec Liberté-Oléron, Le Mystère de la Chambre Jaune et Le Parfum de la Dame en Noir, ce qui, selon notre modeste avis, était moins percutant.
Bancs Publics est un film de saynètes, même si trois grandes parties composent l'oeuvre : la première se déroule dans une PME, la deuxième dans un square public et la dernière dans un magasin de bricolage. A l'intérieur de ces parties, il y a parfois quelques passages un peu gratuits (Thierry Lhermite, Catherine Deneuve, voire Mastroianni-Devos, il faut bien le dire...), mais l'ambiance est là et on rit franchement dans tout le début avec la vie en entreprise qui est toujours source de rigolade (voir The Office ou même Caméra Café). Force est de constater qu'il y a peut-être une baisse de rythme au milieu avec les scènes en extérieur, même si ça fait du bien de "sortir" à l'air libre...
Mais c'est après que vient le meilleur avec toute la partie dans le magasin de bricolage, qui est un peu comme la scène du Royal Garden dans Playtime de Tati : une sorte de film dans le film, long, un quasi moyen métrage même, où l'on perd un peu la logique de l'ensemble mais où on se laisse embarquer dans un délire irrésistible. C'est le cas ici avec des passages franchements drôles et une unité de lieu qui fonctionne parfaitement. Au niveau acteurs, même si Denis Podalydès était et est toujours le personnage "principal" des films de son frère, cette fois il est au second plan et c'est Bruno Podalydès lui-même qui crève l'écran : on le savait à vrai dire depuis Liberté-Oléron, mais il est vraiment excellent dans la comédie et c'est lui qui porte le (son) film sur ses épaules... Le genre de mec qui fait marrer dès qu'il dit la moindre banalité ! Et puis, après les scènes dans la PME, ces séquences avec un bla-bla pseudo commercialo-marketing sont franchement bien vues !
Bref, un bon moment et une sorte de "retour aux sources" qui fait bien plaisir. A noter enfin l'excellent plan de fin du film et une très inspirée bande-son.

26 juin, 2009

Souvenirs de MJ dit Bambi


Comme tout le monde, un peu d'incrédulité après l'annonce de la mort de Michael Jackson, véritable personnage de dessin animé finalement, à la vie et au destin si étonnant et parfois bien ambigu... Je ne parlerai que de musique ici, avec le souvenir encore vivace de ce début des années 80 où le phénomène a commencé.
Il faut déjà se souvenir qu'avant même de passer en solo, MJ était déjà une star, depuis son enfance au sein des Jackson 5. Le passage en solo était quelque chose d'attendu, et avec Quincy Jones pas loin derrière, on savait qu'on allait avoir une déferlante planétaire. Je me souviens quand même que la surprise était venu de ce duo avec Paul McCartney (The Girl Is Mine), choisi comme premier single, et c'est ce qui avait éveillé mon attention, étant depuis longtemps fan absolu de Macca. S'ensuivit une période jusqu'en 1991 au moins (avec l'album Dangerous) voire jusqu'en 1996 (HIStory) où il fut impossible d'échapper à Bambi, que ce soit par ses simples chansons que par ses remixes, puisqu'évidemment la crème des remixers se battaient alors pour avoir l'honneur d'être choisi pour les remixes... et il faut bien avouer qu'il y en a eu des fabuleux, le sommet étant atteint pour moi par In The Closet, tous plus réussis les uns que les autres (alors que la chanson de base était plutôt insignifiante).
Il faut aussi se souvenir de l'impact du clip Thriller, vu pour la première fois en exclusivité chez Drucker sur la 2 un samedi soir : voir des zombies danser pendant dix minutes, c'était quand même top !
A une époque, il y avait aussi ce match grandiose entre Michael Jackson et Prince, et à partir de 1985 j'étais complétement passé côté "Kid de Minneapolis"... mais il faut bien reconnaître que si l'un est vraiment mort maintenant, cela fait aussi plusieurs (longues) années que l'autre est mort musicalement.

Michael Jackson - mon top 10 songs :
Off The Wall
Rock With You
The Girl Is Mine
I Just Can't Stop Loving You
Thriller
The Way You Make Me Feel
PYT
Heal The World
You Rock My World
Stranger In Moscow

Michael Jackson - mon top 10 remixes :
The Way You Make Me Feel (Extended Dance Mix)- imparable et un son syncopé assez en avance sur son temps...
Black Or White (The Clivillés & Cole House Mix) - quand on enlevait le riff insupportable de la guitare électrique, ça devenait déjà beaucoup mieux...
Remember The Time (E-Smoove Late Nite Mix) - l'intro est absolument exceptionnelle, toujours dans les meilleures remixes que je possède, tous artistes confondus...
Remember The Time (Silky Soul 7" Mix) - une richesse de production hallucinante...
In The Closet (Club Mix) - d'un titre bancal, on passe à une tuerie pour dancefloor...
In The Closet (Underground Mix) - même chose qu'à la ligne précédente...
In The Closet (The Mission) - un concept de Frankie Knuckles, absolument obsédant...
You Are Not Alone (Classic Club Mix) - encore Knuckles à la baguette, capable ici de transformer un slow en un hymne dance tout simplement beau...
Jam (Roger's Jeep Mix) - le titre original est très moyen, mais quel changement ici !
Is It Scary (Deep Dish Mix) - j'ai le maxi à la maison, une sorte de bootleg avec cette version instrumentale qui déchire...

22 juin, 2009

F1 : GP de Grande-Bretagne - Elémentaire mon cher Vettel


Huit GP déjà de disputés dans cette saison et nous n'avons toujours que deux vainqueurs depuis le début de l'année : Button et Vettel. Ce dernier a donc triomphé en Grande-Bretagne, sur les terres de son rival - est-ce à dire que l'Anglais gagnera dans trois semaines en Allemagne ? Pas de chance en tout cas pour Button, qui ne gagnera pas à domicile, une victoire qu'il aurait peut-être échangée contre une en Espagne ou en Turquie...
Pour en revenir à Vettel, en tout cas, rien à dire, le gamin est vraiment impressionnant et ses vingt premiers tours ont été sensationnels. Après, il avait course gagnée et il n'y a plus eu de suspense. Mais je me demande si le grand vainqueur du week-end n'aura pas été le circuit de Silverstone : lui qui a priori ne figurera plus au calendrier l'an prochain nous a rappelé que c'était une piste magique, hyper rapide (223 km/h de moyenne sur la course !), où l'on prend vraiment conscience que ces pilotes sont des types qui ne sont pas faits comme nous... Les plans en caméra embarquée étaient tout simplement hallucinants et on a apprécié plus globalement la réalisation télé qui n'hésitait pas aller chercher les batailles avec Alonso et Hamilton pour la 18e place (!) plutôt que rester devant... le tout avec des axes de cadrage assez spectaculaires.

Les étoiles de Silverstone :
*** : Vettel
** : Webber, Barrichello
* : Massa, Rosberg, Trulli, Nakajima, Fisichella

Le classement après 8 GP :
Button : 21
Vettel : 12
Barrichello, Webber : 9
Trulli : 8
Hamilton, Glock : 6
Buemi, Rosberg : 5
Alonso : 4
Heidfeld, Kubica, Massa : 3
Sutil, Bourdais, Raikkonen : 2
Kovalainen, Nakajima, Fisichella : 1

16 juin, 2009

L'ultime Chimère T4, première image de couverture


Voici comment sera le bandeau panoramique de 2e plan qui est utilisé dans tous les tomes depuis le début de cette série... Un dessin signé bien évidemment par Griffo, même si dans l'album c'est Fabrice Meddour qui réalise les planches concernées. Lequel Fabrice Meddour vient de signer un album qui cartonne : La Geste des Chevaliers Dragons T9 : Le Choeur des Ténèbres (scénario Ange, Soleil).

15 juin, 2009

Les beaux Gosses **


de riad sattouf avec vincent lacoste, anthony sonigo, noemie lvosky, alice trémolières

Hervé, 14 ans, collège de Bretagne, son pote Kamel. Pas trop de succés avec les filles, pourtant il ne pense qu'à ça.

Avec leurs approches trés (trés) différentes, "entre les murs", "LOL", "la journée de la jupe" et ces "beaux gosses" transmettront une image diverse des collèges français de l'époque... Le point commun est que chacun de ces films ne triche pas, c'est réaliste, en assumant son point de vue. Ici, c'est la franche déconne en se concentrant presqu'exclusivement sur l'obsession "cul" des ces ados. mais sans chercher à en rajouter, sans vouloir être vulgaire. C'est bien vu et drôle par son insistance mono thématique, pas vraiment le "teen movie crétin" à l'américaine. dans un sens, en tordant un peu le sujet, les films de larry clark , bien crus et trash sur les ados, ressemblent un peu à ces "beaux gosses". Sauf que dans ce cas, on rigole, vraiment. A comparer avec les bonnes comédies françaises de ce printemps, le film de Sattouf est une réussite. Parce que sans concession derrière les vannes, quitte à mettre clairement mal à l'aise, car chacun reconnait de son adolescence, plutot "ingrate" comme on dit. Provoquant mais sans chercher à choquer, faut le faire. Une certaine fixation sur la branlette, comme on s'en doute. avec cette remarque de Hervé à sa mère, dépressive et trés "maternisante" (excellente Noemie Lvosky), "putain, on peut même plus se branler tranquille dans cette maison !". Ca fait plaisir qu'un dialoguiste réussisse à caser ça dans un film... Excellents seconds roles d'adultes, Emmanuelle Devos, ou Irene Jacob, qui a maintenant l'age d'être mère d'enfants bien agés, en qui Hervé reconnait la mannequin qui posait dans le catalogue La Redoute 1986... bon, faut pas éxagérer quand même, 5 ans avant "la double vie de Véronique"....

09 juin, 2009

Did You Hear Me Remixing? (suite)

Les amis, hier soir j'ai eu un coup de déprime suite à un mauvais avis lu sur internet à propos d'ApocalypseMania T7... (sur le site planetebd.com, que je recommande pourtant, car il est excellent).
Je sais bien que je ne devrais pas, et ma femme est obligée à chaque fois de me remonter le moral, mais c'est comme ça...
Enfin bref, pour me changer les idées, je me suis mis à refaire d'autres remixes du chef-d'oeuvre pop de l'année : Did You See Me Coming? des Pet Shop Boys. Ceci grâce à Gomix, une application disponible sur MySpace, et par la bonne volonté de nos amis qui y ont mis les différentes pistes du morceau, transformables à souhait...
Voici donc deux versions dont je suis assez content :

Did You See Me Coming? (Alternative 7" Mix)
Did You See Me Coming? (Instrumental Groovy Mix)

Looking For Eric *


de ken loach avec steve evets, stephanie bishop, eric cantona

Eric, postier à Manchester, en pleine déprime, avec ses beaux fils à problèmes, la mère de sa grande fille qu'il ne voit plus... fan de Cantona, celui-ci lui apparait et le conseille.

On a cru vaguement entendre "la Palme du coeur" aprés le Festival 2009. On dira plus clairement qu'il s'agit du plus mauvais film de Ken Loach. Qui, avec sa longue filmo, en a fait des trés trés bons comme "land and freedom", "just a kiss", etc et d'autres moins bien, mais jamais aussi inintéressant que celui là. On mettra à part sa Palme tant désirée, "Le vent se lève", pas vraiment le haut du panier quand même. Il ne perd pas tout son talent, bien sûr, on retrouve ici sa facon de filmer les prolos anglais, de s'attacher à tous les personnages, de trouver des acteurs inconnus excellents, de nous mettre dans une ambiance à l'anglaise avec pas mal de vannes (cf dans le Pub). Sauf que le film repose sur une histoire de mec qui se secoue pour s'en sortir, plus qu'à la limite de la caricature (Loach sait "charger", son principal défaut, mais alors là...), on est vraiment dans le gnangnan prévisible quasi sirupeux sur la fin... Le fait est aussi que Canto, toute icône qu'il soit, est un sacré mauvais acteur (peut-être à force de donner l'impression de jouer son personnage en permanence, il est toujours faux face à la camera quand il faut vraiment jouer), et ça, même avec de l'humour, ca plombe totalement ces scènes. Au contraire, il aurait fallu ne pas le montrer, que ce soit un vrai mystère : mauvais choix de Loach ! D'ailleurs, ce qui frappe le plus, c'est la médiocrité de cette histoire (soufflée par Canto et son frère, on est moins surpris...), qui ne tient pas debout, on n'est pas habitué à tant de facilité de scénario dans le cinéma anglais. Il y a quelque semaines, on pensait à Loach face à "Welcome" (petit lien avec Manchester United d'ailleurs...), mais Lioret est trés trés nettement au-dessus de Loach sur ce film. Un des rares bons moments du film : Eric ne prenant pas au sérieux les aphorismes de Canto, et l'engueulant, "arrête ta philosophie, je ne me suis toujours pas remis des tes putains de mouettes !".

08 juin, 2009

F1 : GP de Turquie - Button, toujours pas off


Les GP se suivent et commencent à franchement se ressembler : Button est toujours au-dessus du lot, et à chaque fois il voit ses adversaires se prendre (un peu) les pieds dans le tapis et lui faciliter (un peu) la tâche... Vettel, en l'occurence, qui n'a pas su profiter de sa pole et qui est parti à la faute dès le premier virage. Est-ce que cela aurait changé la face de ce GP ? Je ne pense pas, mais la tendance s'affirme de plus en plus et on rappellera que le prochain GP se déroule en Grande-Bretagne, à domicile donc pour l'Anglais...

Les étoiles d'Istanbul :
*** : Button
** : Trulli
* : Webber, Vettel, Rosberg, Massa, Kubica, Glock

Le classement après 7 GP :
Button : 21
Vettel : 9
Barrichello, Trulli, Webber : 7
Hamilton, Glock : 6
Buemi : 5
Alonso, Rosberg : 4
Heidfeld, Kubica : 3
Sutil, Bourdais, Raikkonen, Massa : 2
Kovalainen : 1

Federer n'a pas fait d'erreurs...


... pour reprendre le jeu de mots entendu cette semaine dans la bouche de Nicolas Canteloup. En tout cas, vous ne pourrez pas dire que je ne vous avais pas prévenu, ayant annoncé dans le post précédent, avec 5 jours d'avance, que soit Federer soit Monfils allait gagner ! C'est donc ce qui s'est passé, et honnêtement c'était assez logique. Il était en revanche évident, une fois passé l'écueil Del Potro en demi-finale (son tour viendra), que Federer ne pouvait pas perdre une finale de Grand Chelem qui représentait tant pour lui (et qui était sa 19e) face à un joueur valeureux, et qui aura été la grande attraction du tournoi, mais qui allait devoir se coltiner toute la pression, le poids des responsabilités inhérent à ce genre d'événement... J'avais personnellement parié 6/4 6/4 6/2 pour Federer, cela a été 6/1 7/6 6/4, oui, là encore, il ne pouvait pas en aller autrement.

Comme tout le monde, on est bien content que le Suisse ait triomphé à Roland Garros, tant il aurait semblé incongru aux générations futures que le plus grand joueur de tous les temps n'ait jamais gagné sur un des quatre tournois du Grand Chelem. Evidemment, on pourra ergoter longtemps sur le fait que Nadal n'était pas là. On rappellera en effet que l'Espagnol mène toujours, si on ne se trompe pas, 13-7 sur l'ensemble de leur confrontation, et donc sur "le meilleur joueur de tous les temps", ce qui est assez paradoxal tout de même. Mais sur ce tournoi, sur sa carrière, personne, pas même Nadal, ne pourra contester à Federer ce succès, lui qui reste aussi sur quatre finales consécutives à Roland ! C'est dire que seul un phénomène comme Nadal a empêché Federer d'être absolument unique au monde.

On a hâte en tout cas de les retrouver à Wimbledon, en espérant que Nadal se sera ressourcé et remotivé pour ce tournoi qui pourrait bien être la "belle" entre les deux hommes. J'attends ça avec impatience, même si je viens de résilier mon abonnement à Canal+ après 15 ans d'abonnement... Et zut !

02 juin, 2009

Et pendant ce temps-là...

... au passage, je prends le risque d'annoncer aujourd'hui que le futur vainqueur de Roland-Garros cette année s'appellera soit Roger Federer (qui le mériterait bien au vu de sa carrière) soit Gaël Monfils qui joue comme un dieu et qui pourrait nous refaire le ocup de Noah d'il y a 26 ans. Le vainqueur de leur quart de finale déterminera le nom du lauréat global, je le sens...

Côté BD, j'ai fini le découpage d'Un long Destin de Sang T1 qui paraître en 2010 chez 12 Bis avec Fabien Bedouel au dessin, je vais bientôt commencer le découpage de L'Idole et le Fléau T2 et je vous offre une nouvelle planche de Bandaiyan, toujours aussi superbement dessinée par Philippe Nicloux !

28 mai, 2009

Millenium **


de niels arden oblev avec mikael niqvist, noomi rapace

Suède, mikael, journaliste, enquète sur la disparition de Harriet, il y a 40 ans, à la demande de son oncle. Le coupable est parmi les membres de cette riche famille. Une jeune femme trés rebelle et trés douée, lisbeth, va l'aider...

Remarque préliminaire classique : pas lu le(s) livre (s). Film étonnant, notamment dans son déséquilibre. Un bon deux-tiers convainquant, réussi. Qui installe une atmosphère, nordique, glauque, sans concessions (heureusement que le best seller est adapté par les suèdois et pas par les US). Le "interdit aux moins de 12 ans" est quasi gentil au vu des rencontres entre Lisbeth et son "tuteur", c'est du costaud, bien bien sordide. Et l'intrigue, celle de l'enquète de Mikael, repose sur des recettes efficaces : le crime 40 ans avant, l'exploitation des détails des photos facon "blow up" voire "Kennedy Dallas 1963 etc", les crimes sadiques, le passé nazi... Ca fonctionne, dans le froid nordique, avec une obsession sexuelle qui ne donne pas une image rigolote de la Suède. Et bizarrement, quand une partie de l'intrigue se dénoue, le film, certes long -2h30- s'accèlère et dérape, incompréhensible, du grand n'importe quoi, comme si le réalisateur devait caser tout le rest en 15 mn (le voyage en Australie, pathétique) reconstitution de scènes du passé, caricatural, raccourcis. Curieux. Et on reste sur cette impression de gros baclage final. Excellents acteurs cependant.

25 mai, 2009

F1 : GP de Monaco - Button the road again


Bon, eh bien là c'est clair... Je crois franchement qu'on n'arrêtera plus l'Anglais désormais, qui est de plus en plus le patron et qui remporte son 5e GP en 6 courses ! Et une nouvelle fois, il n'y a rien à y redire : pole, pratiquement un cavalier seul, et une impression de pilotage à la fois coulé, efficace, rapide et sûr - Button est effectivement au sommet de son art, et il apporte même un vrai brin de jouvence sur la F1, en témoigne son incroyable footing de fin de course, lorsqu'il a couru pour rejoindre le podium. Après 1h45 de course, chapeau bas pour la forme physique : ce n'est pas Mansell qui aurait fait ça ! (Vous vous souvenez en effet comment Mansell avait l'air "carbo" après chaque GP, notamment à Monaco : il s'asseyait par terre, il boitait bas et semblait en rajouter des tonnes dans la thématique "j'en peux plus, je suis mort !").

Les étoiles de Monaco :
*** : Button
** : Raikkonen
* : Barrichello, Webber, Rosberg, Alonso, Bourdais

Le classement après 6 GP :
Button : 18
Vettel : 8
Barrichello : 7
Hamilton, Webber : 6
Glock, Trulli, Buemi : 5
Alonso : 4
Heidfeld, Rosberg : 3
Kubica, Sutil, Bourdais, Raikkonen : 2
Kovalainen, Massa : 1

19 mai, 2009

Dernières lectures BD et Lost


On le sait, je suis un grand fan de la série Lost, dont le dernier (double) épisode de la saison 5 (The Incident) a été diffusé il y a quelques jours aux Etats-Unis. Occasion pour moi de revenir sur cette saison et que ceux qui ne veulent pas apprendre certaines choses en restent là... La première partie a été consacrée à pas mal d'aspects sur les caractéristiques de l'île et ses pouvoirs. La grande thématique a été les sauts dans le temps. Nos protagonistes principaux changeaient d'époque à chaque fois qu'une grand frémissement de lumière dans l'atmosphère se produisait. Vu comme ça, ça fait un peu cucul et pourtant ça fonctionne. On pourra toutefois trouver que les scénaristes ont un peu trop abusé de ces "sauts" sans que cela apparaisse toujours nécessaire - un peu gadget quoi.

La deuxième partie a été consacrée à suivre l'itinéraire de Jack/Sawyer/Kate/Juliet/Hurley/Sayid/Jin/Faraday/Miles revenus en 1977, tandis que Sun/Ben et surtout Locke sont eux en 2007. Le dernier épisode nous a permis de faire la connaissance de Jacob (photo), qui semble être une entité quasi divine au rôle mystérieux et à la motivation assez indéfinissable encore... Et puis il y a cette référence permanente à l'Egypte, il y a la statue géante, il y a "l'homme en noir", il y a la "condition" de Richard Alpert, il y a la fumée noire, il y a le "pouvoir" de Desmond... On est encore loin du compte, et c'est tant mieux !

Même s'il y a parfois des raccourcis un peu gros ou des facilités, on ne peut qu'être impressionné par la qualité d'ensemble de cette série qui donne l'impression d'être maîtrisée et conceptualisée depuis la toute première image de l'épisode 1 de la saison 1. Ce ne peut pas être totalement le cas, on le sait, mais le niveau général d'écriture, de logique interne, d'anticipation des détails et de leur importance, sans oublier une capacité hors du commun à générer des mystères fascinants - tout cela reste la marque de fabrique de Lost. En tant que scénariste, j'ai le sentiment que c'est une série qui remet pas mal de choses en place dans notre profession. Elle nous montre qu'il faut travailler en amont, qu'il faut sans cesse prévoir les choses et les enchaînements, qu'il faut fouiller les conséquences des actes des personnages, et qu'on peut même partir sur une piste et en changer complétement par la suite avec bonheur si on sait où on va.

On verra bien si c'est ou non de l'esbrouffe et si le vrai final est à la hauteur de l'attente. A vrai dire, on sent déjà (et on espère) qu'on n'aura pas de résolution complète quant à cette île et à ses personnages. Je dis on espère, car je crois que nos amis créateurs (Abrams-Cuse-Lindelof) n'ont pas le choix. Toute conclusion un peu trop "explicative" décevra forcément une partie du public. Il faut donc laisser des portes ouvertes, et globalement tirer à une fin surprenante, étonnante, voire poétique, qui ouvre de nouveaux champs d'interrogation. Mais il faut vraiment trouver une bonne dernière scène et j'espère donc de tout coeur qu'ils y parviendront... Alors, Lost deviendra peut-être définitivement la meilleure série de tous les temps.

Sinon, voici les dernières BD que j'ai lues :

Arq T12 - Mission (Andreas, Delcourt)
Fin du 2e cycle et toujours autant de questions qui se posent sur tous ces univers qui semblent s'entremêler... Globalement, ce 2e cycle de six albums a vraiment permis de poser les fondations d'une grande oeuvre au final, ce qui à mon avis n'était pas totalement évident à la seule lecture du 1er cycle. On a aussi eu droit au meilleur album de la série (jusqu'à présent) : Feu croisé (T9). Ici, j'avoue avoir été déçu par ce T12, n'ayant pas été touché par le récit "préhistorique" (obscur, certes, mais lent et un peu artificiellement raconté) ni par la bataille qui oppose un peu tout le monde à la fin. Mais la mort d'un personnage semble faire s'évanouir pas mal de choses, et cette dernière scène rattrappe le reste...


Rocher Rouge (Borg-Sanlaville, KSTR)
Gros succès critique et d'estime pour ce récit qui lorgne du côté d'un film d'horreur. Certains cadrages sont superbes, et l'ambiance graphique m'a bien plue. La première scène m'a semblé un peu inutile : si c'est pour accréditer la thèse du monstre qui existe, il aurait mieux valu la raconter, selon moi, en "légende" une fois que la troupe a débarqué sur l'île et non en introduction "flash-back". Mais cette réserve émise, on ne peut que saluer un très bon boulot d'ensemble avec une dernière partie qui sort vraiment de l'ordinaire et qui surprend quand même pas mal ! Chapeau aussi de mettre en couverture un type à qui on vient de trancher la tête et qui s'avance vers nous...


Asthénie T1 (Callède-Pignault, Dupuis)
Du bon boulot, on suit les tourments intérieurs d'un personnage principal qui n'arrive plus à dormir et on se doute qu'il est au centre d'un mystère bien plus épais que lui. Mais on ne peut s'empêcher de penser que nous raconter tout ceci sur 54 pages c'est un peu long... et que la moitié seulement de l'album y aurait suffi tout aussi efficacement et sans doute plus. C'est mon humble avis. J'ai malgré tout des petits moments de déprime quand je vois que de manière assez unanime cet album a été mieux accueilli que le T1 de L'Idole & le Fléau... mais c'est un autre sujet et je m'arrête là avant de devenir amer, ce qui ne me ressemble pas.


Jeronimus T1 (Pendanx-Dabitch, Futuropolis)
En pleine écriture de Bandaiyan, il était naturel que je lise ce grand récit sur fond d'odyssée marine au XVIIe siècle et on ne peut qu'être admiratif des cases toutes plus superbes les unes que les autres. Au niveau du récit, la voix off de narration (qui cite ses sources) a été une surprise mais fonctionne tel un documentaire... Intéressant et à retenir.

Good Morning England *


de richard curtis avec philip seymour hoffman, tom sturdirge, bill nighy, kenneth branagh

1966, la vie à bord du bateau "Radio Rock", en mer du Nord, radio pirate qui diffuse du pop/rock pour l'angleterre

Le lot d''applaudissements à la fin au Quai de Loire pour un film qui aurait donc "97% de satisfaction"... ça fait plaisir d'être dans les 3% alors ! Quitte à paraitre élitiste voire un peu snob, face à un film qui ne cherche "que" le divertissement, il y a de quoi s'énerver face à une oeuvre fondamentalement faux-cul. Quand on a un sujet comme l'histoire (vraie) de "radio caroline", qui accompagnait la "révolution pop" de le fin des 60's, on fait autre chose que ce brouillon. Soit on prend l'affaire au sérieux et on raconte vraiment ce qui s'est passé, ce qui n'est pas le cas ici où tout exagéré, délibérément "outré" (Brannagh en fait des tonnes - pléonasme...- en ministre censureur), soit on fait une vraie comédie mais décalée, quitte à tomber dans le nonsense (comme les films de wes anderson, loins d'être parfaits, "'la famille tennenbaum", "la vie aquatique'", mais au moins avec de l'ambition). Ici, au bout de 5 mn, voire même de 3 mn, quand le petit jeune arrive sur le bateau, on se demande, comment le film peut durer 2h15.... eh bien en faisant du remplissage, du début à la fin, il n'y rien d'autre à raconter qu'une bande de mecs qui animent des émissions, qui invitent des filles et qui doivent faire gaffe aux autorités. Alors bien sûr, c'est léger, sympa, frais, ca déconne, ca chambre, mais on ne fait pas un film avec si peu à raconter. Même en misant sur une suite de tubes pop de l'époque, excellents bien sûr (sans trop de risques...). On atteint un certain degré zéro du cinéma, d'une facilité assez révoltante quand on y pense, vu le succès.

YouTube

Au passage, les amis, je signale que je me suis créé un compte YouTube (faut bien vivre avec son temps) et que j'envisage de diffuser sur cette plateforme désormais quelques remixes que je m'amuse à faire quand j'ai le temps (c'est à dire pas aussi souvent que je voudrais...).
On commence par une petite version à la fois étendue et compressée (mais oui) de Did You See Me Coming?, le nouveau single des Pet Shop Boys à paraître le 1er juin prochain et qui est le chef-d'oeuvre pop de l'année...

Did You See Me Coming? (Did You Hear Me Remixing? by Hellef Bay)

15 mai, 2009

Question de nationalités


Sur cette magnifique photo, on peut distinguer six grands auteurs de BD de nationalité belge, qui ont reçu hier soir la prestigieuse distinction d'être faits Chevaliers des Arts et des Lettres de la République française. La cérémonie s'est déroulée à Bruxelles et c'est un petit peu "l'écurie Glénat" qui a été ainsi récompensée, ce qui paraît tout à fait logique en cette année où l'éditeur fête ses 40 ans... et je rappelle bien sûr que j'ai actuellement deux contrats en cours chez Glénat : L'ultime Chimère et Bandaiyan. Un 3e, Espace Vital, ne devrait plus trop tarder à devenir concret...

Bref, tout ça pour vous dire que le 2e en partant de la gauche n'est ni plus ni moins que Griffo, dessinateur principal de L'ultime Chimère ! Bravo à lui, je suis honoré de travailler avec un vrai chevalier !

Et puisqu'on parle nationalités, sachez que j'ai reçu l'autre jour, de la part de Glénat toujours, quatre numéros de la revue italienne Lanciostory, où a justement été publié dernièrement le T1 de L'ultime Chimère - rebaptisée pour l'occasion L'ultima Chimera !

Si je compte bien, l'italien est la 3e langue étrangère dans laquelle j'ai ou j'ai eu la chance d'être publié, puisqu'ApocalypseMania est également traduit en flamand et en polonais (sous le titre ApcoalypsoMania !).

12 mai, 2009

Dans la Brume électrique ***


de bertrand tavernier avec tommy lee jones, john goodman, mary steenburgen

Lousiane, le lieutenant Dave enquète sur des crimes de jeunes prostituées. Le meurtre d'un noir en 1965 dans le bayou et des apparitions de soldats de l'armée de Confédérés viennent compliquer les choses...

Tavernier, clairement l'un des meilleurs réalisateurs francais ces 30/40 dernières années, on a tendance à l'oublier, prend le risque de se jeter dans le film américain, par la face "gros casting/grosse prod", pas comme Zonca avec "Julia" l'an dernier dans le genre "road movie indé",c'est plutot courageux de sa part, avec tout son passé, et il s'en sort trés bien, restant totalement fidéle à un genre "polar US provincial" tout en gardant sa personnalité européenne. Le lien avec les polars de Eastwood est évident, même classicisme de la réalisation, sujet "louisiane/crimes glauques" sans oublier le casting bien sûr. Et vu les réserves qu'on a pu avoir sur les deux derniers de Clint, ce film de Tavernier ressemble à un Eastwood réussi, ce qui est sans doute le meilleur des compliments. Mais on dira que la principale réserve est que, contrairement à "Mystic river" du meme Eastwood, il manque vraiment une tension à ce fim, on devrait avoir peur de ce qui va se passer, être effrayé de ce que découvre Dave, mais non... film lent, délibérement, au rythme de la Louisiane, qui s'attache aux personnages, surtout Dave, tourmenté on va dire entre sa morale et comment parvenir à ses fins, sans compter une certaine tendance à castagner... On ne se sent pas tendu dans son fauteuil, dommage. Pour le reste, c'est une sorte de perfection du genre, l'image, la musique (excellent duo countrysant de fin sur le générique). Il y a eu beaucoup de films un peu suintants sur des polars en Louisiane ("the Big Easy" !), celui en fait partie des meilleurs. Avec une grosse place aux conséquences de Katrina. Les "visions" des Confédérés pourrairent donner un aspect fantastique casse-gueule au film mais elles passent bien. D'ailleurs l'image de fin, la photo des soldats, rappelle la fin de "shining", dans le même esprit... Tommy Lee Jones a une présence impressionnante à l'écran, "eastwoodienne", y a pas mieux pour décrire. Et john goodman en mafieux est à la hauteur.

11 mai, 2009

F1 : GP d'Espagne - L'étonnante histoire de Jenson Button


Le pilote anglais est comme son homonyme, le héros d'un film récent qui rajeunit donc au fur et à mesure que les années passent - le pilote anglais enchaîne un 4e succès en 5 courses (mais un 5e podium consécutif) et devient plus que jamais maintenant le favori du Championnat. On aurait même tendance à faire un peu la fine bouche, en espérant que ce qui y était il y a encore quelques temps la belle histoire du paddock ne devienne pas une nouvelle saison à la Ferrari 2002-04... parce que sinon, on va finir par s'ennuyer. Il faut absolument qu'à Monaco les Brawn redescendent un peu de leur piédestal !

Les étoiles de Barcelone :
*** : Button
** : Barrichello
* : Webber, Massa, Alonso, Heidfeld

Le classement après 5 GP :
Button : 15
Vettel : 8
Hamilton, Barrichello : 6
Glock, Trulli, Buemi, Webber : 5
Alonso, Heidfeld : 3
Kubica, Rosberg, Sutil : 2
Kovalainen, Bourdais, Massa : 1

09 mai, 2009

9 mai 2009


Si j'en crois la lecture d'ApocalypseMania, c'est donc aujourd'hui, à 15h21 UTC (soit 17h21 heure française) qu'ont dû apparaître quatre rayons lumineux et cosmiques, pointant respectivement vers le Sénégal, les Etats-Unis (dans la région de Chicago), la Turquie et le Groenland... A vrai dire, je ne suis pas sûr que la réalité ait rejoint la fiction !
Sentiment assez étonnant tout de même de se rendre compte que cette date est arrivée. Il y a dix ans, je l'avais choisie en prenant en compte deux critères :
- c'est la date de mon anniversaire (eh oui, une petite coquetterie...)
- c'était une date qui semblait assez lointaine pour que la série soit effectivement une anticipation, mais assez proche pour que ce ne soit pas de la science-fiction.

Maintenant qu'on y est, je n'ai vraiment qu'un regret : j'aurais tant voulu que le dernier tome de la série sorte le matin même de cette date ! Cela aurait été vraiment amusant de se dire en refermant l'album : "qui sait si dans quelques heures, quatre rayons venus de l'espace ne vont vraiment pas apparaître !"

A propos des aborigènes...


Je suis toujours en train de travailler assidûment sur mon roman graphique Bandaiyan, que l'on pourrait aussi appeler Chroniques de la Terra Australis 1783-1796. Il se trouve que j'ai à la maison une encyclopédie Larousse en huit volumes datant du tout début du XXe siècle, et que j'ai récupérée de feu mon grand-père maternel. Une collection dont je suis très fier, même si parfois on ne peut qu'être assez incroyablement surpris du contenu de certaines entrées.
Ainsi, au mot Australie, voici ce qu'on peut trouver sur les aborigènes (qui ne s'appellent pas "aborigènes" d'ailleurs, mais bien "australiens") :

"Les Australiens ont les cheveux noirs, légèrement frisés ou entièrement lisses. Ce fait est d'autant plus remarquable que, par tous leurs autres caractères, ils sont absolument nègres. (...) Ils offrent un prognathisme très accusé. Le corps est mal proportionné, les membres longs et grêles, le pied d'une longueur exagérée. (...) D'une malpropreté révoltante, ils ont la tête remplie de vermines. Lorsqu'ils donnent la chasse à ces parasites, c'est uniquement pour s'en régaler. Ces sauvages ne sont pas difficiles dans le choix de leurs aliments. (...) Lorsque la chasse a été fructueuse, l'Australien se gorge jusqu'à se rendre malade. C'est surtout lorsqu'il s'est procuré de la chair humaine qu'il peut satisfaire sa gloutonnerie."

On croit rêver, non ?