14 juin, 2011

Le Gamin au Vélo **

de Luc et Jean-Pierre Dardenne, Luc Dardenne. Avec Cécile de France, Thomas Doret, Jérémie Renier

Belgique, Cyril, jeune ado placé, cherche son père qui ne veut pas s'occuper de lui, il est accueilli par Samantha, jeune femme seule, le week end, mais il est plus attiré par un loubard chef de bande.

On est sans doute à l'exact opposé en terme de cinéma (d'auteur) du Terrence Mallick... on confessera une certaine déception. les Dardenne Bros. savent toujours aussi bien raconter une histoire, sans digressions de scénario ou effets de mise en scène inutiles, un savoir faire unique qui raconte une fois de plus l'Europe de notre époque. Mais en ayant en tête tous leurs précédents, il y a comme une redite, entre la vie de zone en Belgique, la détresse des gamins, les fractures familiales... Disons que l'excellent "silence de Lorna" abordait d'autres thèmes, d'autres personnages et que ce "Gamin..." nous fait trop penser à "l'enfant", "le fils"... cela reste de la bonne ouvrage, bien joué, rapide, une chronique sociale marquante. mais un peu trop simple sur la fin. dans le désordre de la pré adolescence, on préférera le récent "TomBoy".

07 juin, 2011

The Tree of Life *

de Terrence Malick avec Brad Pitt, Jessica Chastain, Sean Penn, Tye Sheridan

Jack se souvient de son enfance, dans une petite ville du Texas, les années 50, sa mère douce, ses deux jeunes frères, son père sévère, qu'il ne peut plus supporter.

Voilà un résumé de ce qui aurait pu être un grand film, un film sur la vie de cette famille en apparence aimante et la montée des tensions entre eux, entre frères, face aux personnalités de leurs parents. C'est la meilleure partie du film, de très loin, une bonne heure de cette chronique familiale, belle puis tendue, cruelle. Cela aurait fait une grande Palme d'or, un mélange de "Revolutionary Road / Noces rebelles" pour la violence des relations familiales dans une atmosphère US du passé voire même du (Palmé) "Ruban blanc" de Haneke pour les faux-semblants de l'enfance. Du grand Malick dans cette heure de film. Mais il y en a 2h20... et pour le reste, pour cet insupportable reste, on n'arrive pas à comprendre comment la Palme lui a été accordée, la plus scandaleuse de mémoire (qui commence à être assez longue) de cinéphile. Avec toute la bonne volonté du monde, avec toute la largeur d'esprit possible, ces longs passages mystiques, entre création du monde (au début) et paradis (à la fin) sont horripilant de niaiserie, de prétention sans fin et de grand n'importe quoi. Ces incantations à Dieu (chuchotées, brrrr que c'est énervant) lui auraient valu bien plus de commentaires ironiques s'il ne s'appelait pas Malick. Il faudra un jour que de De Niro explique pourquoi cette Palme a été accordée - sans doute "achetée" à l'avance pour le prestige d'un Malick sur la liste, Mallick empêtré dans un montage d'une année, on ne sait pas quel film il voulait faire, en dehors de la partie réaliste, mais il s'est pris les pieds dedans. Suite assez logique car malgré "Les moissons du ciel" (il y a 30 ans...), "The thin red Line" tendait vers le soporifique (c'est pas bien de le dire, mais quand même...) et "le nouveau Monde" était plein de bons sentiments bien niais également. Il filme pourtant toujours aussi bien la nature, même si les plans "camera flottante, je te fais un travelling avant, avec un contre jour face au soleil, avec de la musique de cathédrale" peuvent lasser. Et pour le cinéaste du naturel, que viennent faire ces dinosaures ridicules dans une rivière, échappés de "Jurassic Park" ?

06 juin, 2011

A propos de Rafael et Roger...

Il y a des sports qui ont de la chance, quand deux monstres déjà sacrés de leurs vivants s'affrontent régulièrement. Le meilleur exemple était jusqu'à présent le duel Prost-Senna des années 88-93. Le tennis connaît depuis plusieurs années maintenant ce bonheur avec les matches entre Nadal et Federer. Il faut bien comprendre la chance que l'on possède à voir actuellement les deux meilleurs joueurs de l'histoire de leur sport. Dans 20 ans, on sera fier de les avoir vus à l'oeuvre au début du XXIe siècle.
J'ai déjà eu l'occasion de le dire sur ce blog, le tennis et le golf sont les deux sports qui me passionnent autant que l'automobile. Je suis comme tout le monde : époustouflé par la classe et la perfection du style de Federer, dont le jeu m'enchante. Je n'ai évidemment rien non plus contre le bonhomme, qui est manifestement le "seigneur" personnifié même si parfois il m'apparaît comme un peu protégé par son "clan". En revanche, et cette fois pas comme tout le monde, je suis un admirateur absolu de Nadal dont je loue depuis plusieurs années la combativité, le mental, les déplacements, les petits coups de patte qui succèdent aux gros coups, et, plus que tout, la sportivité, le respect et le fair play absolument exceptionnels à ce niveau.
J'avoue que je me demande encore comment Federer a pu perdre ce premier set. Mener 3-0 puis 5-2, franchement, il n'y avait pas match à ce niveau-là - même Nadal n'aurait rien eu à redire si il avait été mené un set zéro. Je pense que ça a tué le match définitivement, car ensuite Federer a traversé une longue période de mollesse et de médiocrité, offrant encore un peu plus de la confiance à Nadal, qui ne jouait pourtant pas terrible. Il faudra qu'un jour les psychologues du sport se penchent sur le complexe de Federer face à Nadal en finale de grand chelem, car une fois de plus c'est lui qui a été le "petit garçon" et l'autre le "boss".
C'est vrai qu'on est obligé de se dire que Djokovic était sûrement le plus fort sur cette quinzaine et que Nadal aurait été battu en finale face au Serbe. Pas de chance : il est tombé sur un Federer qui, cette fois, a eu envie de montrer qui il était. Cela nous a offert le meilleur match de ces dernières années à Roland-Garros, mais cela a peut-être vidé Federer d'une partie de son énergie. Comme si l'effort principal consistait à battre l'actuel n°1 (virtuel mais sans doute réel) plutôt que gagner un nouveau titre du grand chelem...
Une finale moyenne au bout du compte, mais un dénouement historique avec une 6e victoire de Nadal en France. Record de Borg égalé - et à ce propos, je suis obligé de frimer un petit peu : lorsque le Suédois a perdu contre Panatta en 76, eh bien j'étais dans les tribunes...

La Conquête ***

de xavier durringer avec denis podalydes, florence pernel, bernard le coq, samuel labarthe

de 2004 à l'élection du 6 mai 2007, la conquête du pouvoir par sarkozy, sur fond de relations tendues avec Cécilia

Comme on pouvait s'y attendre, après le buzz d'origine, le film s'est bien fait rafraîchir à la sortie à Cannes. Durringer a voulu s'approcher de la réussite de "The Queen" de Stephen Frears, en terme de fiction en prise avec l'actualité, avec un regard d'auteur, et il a réussi. Certes le matériau est très riche, avec tous ces personnages et situations connues, mais pas de chute de rythme, une réalisation aussi directe et énergique que le personnage principal, entre burlesque et "polar politique". Bonne comédie, de bons dialogues, avec les vacheries des uns et des autres, Chirac en tête en patriarche qui dézingue. Oui, il y a un côté "Guignols", mais on se doute que les scènes sont bien proches de la réalité et il y a une vraie prise de distance avec cette "comédie du pouvoir". Les coulisses, les conseillers (Guaino), les Sarko Boys, tout y est. Sarko, interprété génialement par Podalydes est un personnage complexe, ni pire ni meilleur que les autres politiques, sûrement plus doué et déterminé. à la fois l'odieux et le caractériel et l'amoureux, dépendant de Cécilia, l'aspect le plus osé du film et le plus convainquant, cette histoire entre eux deux tout au long de cette conquête, qui confirme ce qu'on avait pu deviné à l'époque : il a été élu totalement déprimé, étonnant. Villepin, lui, en prend pour son grade, c'est sans doute le pire de tous en terme d'intrigues et de haine, cela confirme le documentaire sur Clearstream (affaire pas mal évoquée dans le film d'ailleurs). A noter l'absence totale de personnages de gauche dans ce combat sans pitié...

31 mai, 2011

F1 : GP de Monaco - Vettel contrôle

On reste admiratif de notre champion du monde en titre qui continue d'enchaîner les victoires, mais finalement à chaque fois de justesse - et l'on se dit qu'il n'y a que lui qui pourrait faire ça ! Une nouvelle fois, ses adversaires sont sur ses talons, mais il tient bon devant alors que Webber, son coéquipier qui possède la même voiture, est derrière... Les deux révélations de ce GP auront été pour moi Perez et Maldonado et pour une fois, il faut bien avouer qu'on n'a pas trop aimé Hamilton sur cette course. Gageons que l'Anglais se rattrappera à Montréal, sur une piste où il avait remporté son premier GP il y a quatre ans.

Les étoiles de Monaco :
*** : Vettel
** : Alonso, Button
* : Kobayashi, Sutil, Barrichello, Maldonado

Le classement après 6 GP :
15 étoiles : Vettel
8 : Hamilton
6 : Button, Alonso, Kobayashi
4 : Webber, Heidfeld
3 : Petrov, Rosberg, Perez
2 : Massa, Buemi
1 : Di Resta, Schumacher, Barrichello, Maldonado

24 mai, 2011

F1 : GP d'Espagne - Vettel en forme olympique à Barcelone

Décidément, les pilotes ont toujours soif de victoires, sauf qu'en ce moment, malgré les apparences, c'est plutôt toujours Vettel qui gagne ! Rien à dire sur les performances de l'Allemand qui est à la fois impeccable et implacable. Il faut tout de même rendre hommage à Hamilton : ne finir qu'à 6 dixièmes d'un tel phénomène, c'est exceptionnel et on a déjà hâte de retrouver leur lutte à Monaco...


Les étoiles de Barcelone :
*** : Vettel
** : Hamilton, Alonso
* : Button, Schumacher, Heidfeld, Perez, Kobayashi

Le classement après 5 GP :
Vettel : 12 étoiles
Hamilton : 8
Kobayashi : 5
Webber, Button, Alonso, Heidfeld : 4
Petrov, Rosberg, Perez : 3
Massa, Buemi : 2
Di Resta, Schumacher : 1

23 mai, 2011

Minuit à Paris **

de woody allen avec owen wilson, marion cotillard, rachel mc adams, kathy bates

Gil et sa fiancée, avec ses parents, en séjour à Paris, au Bristol. Gil veut écrire son roman, Paris l'inspire, surtout quand à minuit, il bascule dans le Paris des années 20, des Hemingway, Fitzgerald...

Avec Woody Allen, définitivement, il y aura toujours cette petite musique, ce rythme, ce jeu d'acteurs, cette fantaisie qui en feront un cinéaste unique, avec lequel on ne passe pas (jamais ?) un mauvais moment. Beau sujet que ce premier film parisien, attirant, fantaisiste. Mais le principe de rencontrer "pour de vrai" des célébrités des années 20 (ou Belle Epoque...) a ses limites, chacun de ceux-ci jouent le rôle qu'on imagine, type Hemingway avec sa bouteille de vin... Le seul personnage plus complexe étant celui, inconnu, de Cotillard (qui s'en sort bien, dans un rôle de "la française que les américains aiment", qu'elle cultive). L'impression que Allen en a trop fait dans les clichés parisiens, sans doute assumés, mais c'est un peu répétitif à la longue. Sans doute "in love with" Paris, Allen perd le talent narratif fin et mordant qu'il a eu à Londres ("Match Point", "Scoop") ou Barcelone ("Vicky Cristina..."). Carla B-S a effectivement ses trois scènes (la première est la meilleure, après elle n'apporte rien). Et Lea Seydoux de même, mais en dehors de sa photogénie naturelle, Allen semble l'avoir choisie à raison pour incarner une héroïne typique de ses films, et elle est parfaite pour cela.

17 mai, 2011

Animal Kingdom **

de David Michôd avec James Frecheville, Guy Pearce, Jacki Weaver, Ben Mendelsohn, Joel Edgerton, Luke Ford, Sullivan Stapleton

Melbourne, à la mort de sa mère par overdose, Joshua intègre la famille de sa grand mère, des frères criminelts en tous genres. Il les suit sans être aussi durs qu'eux, la police s'appuie sur lui pour les infiltrer.

Une certaine déception, il faut l'admettre. Bon thriller australien, le haut de gamme du jour mais pas le grand film annoncé et attendu, dans la lignée des Coppola, Scorcese etJames Gray plus récemment. Ou le mémorable "Lantana", australien également, il y a une dizaine d'années. Sans doute parce que le réalisateur, par son style, réalisation, narration, donne trop l'impression que son film sera une "grande oeuvre". Stylé, différent, magistral dans un sens, mais au bout du compte trop maniéré pour vraiment convaincre. Trop de lenteurs délibérés, de ralentis, de voix off. Dommage car l'histoire est forte, cette tribu criminelle avec la mère encore plus effrayant que les autres, et le dernier rejeton qui n'a pas la "force" carnassière des autres. Une certaine frustration car on ne reçoit pas la claque qu'on s'attendait à recevoir. Guy Pearce très impressionnant en enquêteur manipulateur. La fin est percutante, parfaite. Excellente bande originale.

F1 : GP de Turquie - Vettel fort comme un...

Bon, c'est clair, Vettel est au sommet. On sent la force tranquille, la saine assurance de celui qui se sait plus fort et qui ne fait pas une faute. On se doutait que l'Allemand acquérerait très vite cette stature après son titre de champion du monde, mais cela arrive peut-être encore plus vite que prévu. Mais il n'y a rien de scandaleux dans tout cela, comme avant pour les Fangio, Clark, Stewart, Lauda, Prost, Senna et Schumacher (au temps de sa gloire, parce que maintenant, ce n'est plus ça...), quand on est le plus fort, eh bien ça se voit.

Les étoiles d'Istanbul :
*** : Vettel
** : Alonso, Kobayashi
* : Webber, Hamilton, Rosberg, Heidfeld, Buemi

Le classement après 4 GP :
9 étoiles : Vettel
6 : Hamilton
4 : Kobayashi, Webber
3 : Petrov, Button, Rosberg, Heidfeld
2 : Perez, Massa, Alonso, Buemi
1 : Di Resta

09 mai, 2011

44

Le constat s'impose : me voici plus vieux d'une année, et j'ai donc aujourd'hui 44 ans. Une journée que je passe partiellement à la maison et pendu au téléphone, mon fils étant malade et mon beau-père encore un peu plus... Je vais en profiter pour travailler sur mon roman graphique Bandaiyan (plus que 80 pages à écrire...) et vous confier que mon plus beau cadeau pour ce 9 mai est la promesse quasi ferme que je viens de recevoir d'un grand dessinateur français pour un one-shot que j'ai écrit cet hiver...

05 mai, 2011

L'Eternaute... éternel !

Voici une photo que mon ami François Abbattista, par ailleurs excellent cadreur, monteur et mixeur à Motors TV (où l'on aime les compétences variées et nombreuses), a prise en début d'année à Buenos-Aires... Il ne savait pas quel était ce personnage représenté et je lui ai donc appris qu'il s'agissait de L'Eternaute, personnage célèbre de la BD culte en Argentine, créé par Hector Oesterheld et dessiné par Francisco Solano Lopez dans un premier temps, puis par Alberto Breccia dans un second (je n'ai pas lu cette version). On voit donc le poids que peut avoir cette oeuvre en Argentine... et un personnage de BD sur un imaginaire collectif.

26 avril, 2011

Source Code **

de Duncan Jones avec Jake Gyllenhaal et Vera Farmiga et Michelle Monaghan

Chicago, un train explose. Stevens est dedans mais se réveille enfermé en communication video avec l'armée US, via Collins. On se sert de lui, quasi mort en Afghanistan, pour être un "source code", revivre les 8 dernières minutes d'un homme de ce train, et connaitre le coupable

Le fils Jones -Bowie...- fait dans une science-fiction technologique assez complexe et plutôt maitrisée, avec comme référence évidente ces dernières années, Christopher Nolan, de "Memento" à "Inception". Pas vraiment le scénario vertigineux de ce dernier, mais de la belle ouvrage, moins bien qu'un film d'auteur vraiment ambitieux, mais dans le haut du panier du film d'action. On sent d'ailleurs le film entre les deux, assurer le spectacle et s'en sortir avec un scénario pas crédible au départ certes, mais si on accepte cette hypothèse du "source code", ça avance bien. Juste la fin, pas évidente par rapport au reste, trop alambiquée (mais c'est sans doute le le but, se prendre la tête pour comprendre) et qui donne trop l'impression d'une sorte de happy end malgré tout alors que l'histoire de cet homme légume -un plan du film nous ramène à la réalité- est avant tout triste et ne peut être que noire et sans espoir. Excellent Gyllenhaal et toujours aussi charmante Vera Farmiga, un peu sous employée ici.

22 avril, 2011

F1 : GP de Chine - Hamilton roi de Shanghai

C'était possible, il l'a fait : Vettel pouvait être battu, et qui d'autre qu'Hamilton pour le faire ? Ce fut un beau GP de Chine, assez haletant, avec une indécision assez rare : impossible de savoir qui allait gagner à dix tours de l'arrivée, et le dépassement final pour la victoire qui intervient à cinq boucles de la fin seulement... On en redemande ! Vettel assure malgré tout une belle 2e place utile, et Webber devra nous expliquer comment il a fait pour échouer à deux secondes de son coéquipier alors qu'il était toujours 17e à plus de 50 secondes au bout de 15 tours !

Les étoiles de Shanghai :
*** : Hamilton
** : Webber, Rosberg
* : Button, Massa, Petrov, Kobayashi

Le classement après 3 GP :
6 étoiles : Vettel
5 : Hamilton
3 : Webber, Petrov, Button
2 : Perez, Heidfeld, Rosberg, Kobayashi, Massa
1 : Buemi, Di Resta

21 avril, 2011

Dites 33...

Sortie aujourd'hui de mon 33e album BD : Un long Destin de Sang, Acte 2 (dessins de Fabien Bedouel, 12 Bis). J'ai déjà largement évoqué sur ce blog l'importance que revêtait cette oeuvre, je n'y reviens donc pas. 33e album donc, même si le vrai chiffre devrait être 35 : dans ma carrière, j'ai en effet réalisé deux albums qui ne sont jamais sortis. Il s'agit de Mongo le Magnifique T2 (d'après l'oeuve de George Chesbro, dessins de Roger Mason, chez Emmanuel Proust) et Chinguetti T2 (dessins de Guillaume Nicolle, Emmanuel Proust)... Deux albums écrits, dessinés et payés - qui n'ont jamais vu le jour ! C'est la vie...

15 avril, 2011

F1 : GP de Malaisie - bis repetita ?

On n'a pas tout vu de ce GP pour cause de petite semaine de vacances, mais on a l'impression que tout continue sur la lancée des épreuves précédentes. On en est mine de rien à 4 victoires consécutives de Vettel, lequel semble de plus en plus souverain. Exactement ce qu'on avait anticipé. Derrière, Button montre le bout de son nez (photo) et c'était attendu tant le champion du monde 2009 a un pilotage soft qui convient parfaitement à la nouvelle donne pneumatique. Heidfeld m'a fait mentir et a bien redressé la barre et on est content pour Kobayashi qui marque enfin ses vrais premiers points. Ce type mériterait d'être dans un top team, je sens qu'on va le répéter toute l'année !

Les étoiles de Sepang :
*** : Vettel
** : Button, Heidfeld,
* : Webber, Massa, Kobayashi, Di Resta


Le classement après 2 GP :
6 étoiles : Vettel
2 : Hamilton, Petrov, Perez, Button, Heidfeld
1 : Buemi, Webber, Massa, Kobayashi, Di Resta

08 avril, 2011

Un long Destin de Sang - un manifeste

Coup de fil aujourd'hui de mon éditeur 12Bis : "les albums sont arrivés ! Tu passes prendre les tiens ?" - oh que oui ! Et voici donc cet Acte 2 disponible (même s'il faut encore attendre treize jours au moment où j'écris pour la sortie officielle). Moment d'émotion, comme toujours, et petite nervosité avant de recueillir les premiers avis - tant l'accueil réservé à l'Acte 1 avait été formidable...
Quelques précisions : pour moi, Un long Destin de Sang est un récit complet de 108 pages - un quasi roman graphique donc. Ce n'est que par commodité et contrainte éditoriale qu'il se retrouve à 2x54 pages... Je rêve bien évidemment d'une édition intégrale (en noir et blanc !) qui remettrait le drame dans toute sa continuité. On verra bien. Je voudrais préciser aussi que ce projet a été l'occasion d'un "exercice" de pure mise en scène. Bien sûr, j'ai mis en place une histoire à plusieurs niveaux (que s'est-il passé dans la tranchée ? qui va mourir ?) mais l'important était vraiment dans la construction du récit, dans la mécanique du découpage. D'ailleurs,  on s'apercevra que la question "qui va mourir ?" a plutôt été envisagée sur le "comment ?" qui me semblait plus intéressante sur la progression de l'intrigue. Tout cela en essayant d'éviter l'écueil principal de ce genre de contrainte : que les personnages soient survolées et ne soient pas "profonds". J'espère que ce n'est pas le cas, et on verra bien que personne ne s'en sort vraiment indemne...
Cet Acte 2 est l'album que j'ai mis le moins de temps à écrire dans toute ma carrière. Tout était tellement en place avant même d'écrire la première ligne de l'Acte 1, l'emploi du temps des protagonistes et l'enchaînement des circonstances, qu'il n'y avait pratiquement plus qu'à laisser dérouler. Curieuse impression que de voir (presque) l'histoire s'écrire toute seule sous vos yeux... Je pourrais passer des heures à revenir sur chaque personnage et à décrire ce que je voulais faire avec eux mais je dirais juste ici que le fond de l'histoire est vraie (un seul mort à Paris le dimanche 1er avril 1918, dont l'identité n'est pas connue - le communiqué qui figure en 4e de couverture est authentique), que certains personnages sont réels (notamment l'institutrice Hélène Brion, effectivement jugée pour pacifisme lors de cette semaine de Pâques, mais aussi les hommes de presse Marcel Cachin ou Jean Verdier), et qu'évidemment c'est une grande fierté que d'avoir été associé à Fabien Bedouel dans ce projet. Il excelle (et cela crève les yeux dans cet Acte 2) dans le cadrage et le sens de l'image, illustrant parfaitement la notion d'ellipse par une simple disposition de personnage ou d'objet... J'espère que j'aurai l'occasion un jour prochain de retravailler avec lui, mais à mon avis il va être courtisé !
Quant à moi, j'espère que cet album saura persuader des éditeurs de me faire confiance pour d'autres projets sur lesquels je suis en train de travailler.

28 mars, 2011

F1 : GP d'Australie - Vettel dans la course, of course

Sur cette photo, Sebastian Vettel se recueille avant le départ du GP d'Australie en hommage aux victimes du Japon. Sent-on déjà la détermination du futur vainqueur ?... Un peu, non ? En tout cas, après quatre mois d'attente, nous voici donc repartis pour une nouvelle saison de F1. J'avais parié sur le pilote Red Bull pour ce premier GP et je continue de le voir champion du monde pour la 2e année consécutive au mois de novembre prochain. En attendant, force est de constater qu'il a étalé toute sa maîtrise à Melbourne, et qu'on avait compris dès le samedi qu'il gagnerait l'épreuve. Mine de rien, cela fait trois victoires de suite pour l'Allemand, et c'est assez étonnant de voir le nombre de points communs entre le GP d'Abu Dhabi en novembre dernier et ce premier GP 2011 : même vainqueur souverain, même deuxième (Hamilton) (avec globalement la même impression de ne rien lâcher), même superbe performance de Petrov, même trio dans le même ordre (Petrov-Alonso-Webber), même constat que Ferrari, Webber, Mercedes sont en dedans - bref, on reprend les mêmes et on recommence ! On notera cependant que le nouveau système DRS (lié à un aileron arrière mobile) n'a pas fonctionné (les pilotes attaqués pouvaient contrer la chose avec l'autre système dit KERS -récupération de l'énergie cinétique-) (qui a dit que la F1 était simple ?) (c'est en tout cas la preuve que la F1 a le chic pour se créer des problèmes là où il ne devrait pas y en avoir), que les pneus Pirelli dont on annonçait une forte dégradation au bout de quelques tours seulement ont finalement tenu (mais j'aurais presque tendance à le regretter) et que la nouvelle réalisation en HD ne m'a pas semblé bluffante...

Les étoiles de Melbourne :
*** : Vettel
** : Hamilton, Petrov, Perez
* : Buemi

25 mars, 2011

F1 : les trois coups

C'est ce week-end que reprend la F1, après pratiquement cinq mois d'interruption (ces intersaisons sont vraiment trop longues). Comme c'est le cas depuis mon plus jeune âge, je suis à la fois excité et impatient de voir où se situent les équipes et les pilotes. Un parfum d'incertitude flotte (encore ?) sur ce sport qui reste le plus bluffant de tous à voir en vrai (j'insiste bien sur le "en vrai").
J'avais donc parié sur Vettel l'an dernier, mais il faut avouer que ce fut juste et qu'à un moment donné je n'y croyais plus. J'en fais encore mon favori pour cette année, partant du principe que son équipe reste la même et que lui sera forcément encore plus fort maintenant qu'il a déjà conquis un premier titre. J'ai toujours dit de toute façon que je croyais franchement que Vettel était le plus fort de tous, même si Hamilton semble être le plus rapide et le plus spectaculaire. J'espère de tout coeur que ces deux génies du pilotage vont nous offrir des batailles de folie. Et si Alonso veut bien les arbitrer, lui qui est le plus solide de tous, alors ce sera parfait. Je serais un peu plus circonspect pour Massa, Webber et Button (même si la donne pneumatique peut jouer pour ce dernier) face à leurs encombrants coéquipiers.
Derrière, je serai un partisan acharné de Kamui Kobayashi ! Le Japonais m'a complétement bluffé depuis son arrivée en F1 et je souhaite de tout coeur qu'il puisse continuer à faire son festival. J'attends de voir Maldonado, Perez et Di Resta qui ne sont pas des manches, j'aimerais que Sutil passe encore un nouveau cap, et à la rigueur il ne me déplairait pas non plus que Petrov devance Heidfeld... Pas beaucoup d'illusions hélas sur le niveau des équipes Virgin et HRT. Enfin, en ce qui concerne Michael Schumacher, eh bien disons qu'on ne le voit plus jouer les tout premiers rôles mais qu'on veut bien le voir remonter un peu la pente par rapport à l'an dernier...
Voilà, on se tient prêt à suivre donc 19 GP cette année et à vous les commenter à ma façon chaque lundi suivant une course : soit sur le site motorstv.com via notre émission web Debriefing F1, soit sur ce même blog pour quelques réactions à chaud et les désormais fameuses étoiles de votre serviteur...

15 mars, 2011

Les Femmes du 6e Etage **

de philippe le guay avec fabrice luchini, sandrine kiberlain, natalia verbeke, carmen maura, lola duenes

Paris 1962, le couple bourgeois Joubert embauche Maria, une jeune bonne espagnole, Jean Louis, le mari, découvre la communauté de ces femmes, sous les toits de l'immeuble

La bonne comédie du moment, le film consensuel et grand public par excellence. "On passe un bon moment" comme dirait le spectateur à la sortie de la salle. Bien rythmé, drole, enlevé, des bons sentiments, un film à l'ancienne qui doit d'ailleurs conditionner la salle de l'UGC Halles, on se croirait chez Eddy Mitchell à la Dernière Séance, les spectateurs réagissent au quart de tour, dans le rire et l"étonnement, comme à la maison... on peut trouver cela un poil agacant... Disons que si il n'y avait pas une fois de plus une excellente interprétation de Luchini, personnage comique mais qui sait se maitriser, les nombreux passages plutôt niais plomberaient le film. On alterne de bonnes scènes de comédie, surtout avec Luchini et Kiberlain, avec une tendresse un peu forcée pour ces bonnes espagnoles, ca baigne parfois dans le guimauve et la caricature. Le Guay voulait sans doute rendre hommage à son passé, il n'est plus trop objectif, on l'excusera. La reconstitution du 16eme du début des années 60 est totalement conforme aux clichés qu'on s'en fait. Lola Duenes, la mémorable actrice de "Yo tambien", est quelque peu sous-employée.

08 mars, 2011

Still alive !

Oui, je sais, depuis quelques temps, ma production "blogesque" s'est ralentie et je ne vous donne pas trop de nouvelles. La raison en est fort simple après tout : ça bosse !
Je m'explique : depuis six mois maintenant, je me suis mis en mode "immersion scénars BD". Car je me suis rendu compte de la chose suivante : ApocalypseMania, c'est fini ; Speedway, c'est fini ; L'ultime Chimère, c'est fini ; L'Idole & le Fléau, c'est fini ; Un long Destin de Sang, ça se finit le 14 avril (ou ça commence, c'est selon, mais vous voyez ce que je veux dire). Bref, j'ai soudain pris conscience qu'il allait falloir rebondir et repartir de l'avant.
A la minute où je vous parle, je n'ai que trois projets concrétement signés : XIII Mystery (avec Cuzor, Dargaud) (sortie en... 2013 !), Bandaiyan (avec Nicloux, Glénat) (sortie a priori pour 2012) et Espace Vital (avec Meddour, Glénat) (sortie pas avant 2012 pour le T1, c'est désormais une certitude). Force est de constater que ce n'est pas beaucoup et que ma production va se raréfier dangereusement dans les mois à venir. Et comme on ne m'a pas passé de "commande éditoriale" (ce que j'aimerais pourtant, je l'ai déjà dit), eh bien j'ai soudain réalisé qu'il fallait se recracher dans les mains, histoire de préparer l'avenir.
C'est donc une période relativement ingrate, marquée par beaucoup de gamberges et de travail pour inventer, ciseler et peaufiner des histoires qui j'espère verront le jour... Je me suis fixé jusqu'à fin mars pour en finaliser certaines et je devrais disposer à ce moment-là d'environs 5-7 projets solides et professionnels. Il faudra alors repartir à l'assaut des éditeurs et, j'en ai bien peur, trouver des dessinateurs car j'ai l'impression que c'est un peu difficile en ce moment les mariages arrangés, qui pourtant m'allaient parfaitement. On s'accroche, on y croit, on doute, on s'enflamme, on est dans son coin, on se sent seul mais on continue, on ne renonce pas, on essaye toujours de vivre de ses passions ! A bientôt !