17 juillet, 2007

A propos de Heroes



Je viens de finir le visionnage des 23 épisodes de la saison 1 de Heroes, en version originale bien sûr. Une série qui a fait l'événement et qui fait beaucoup parler d'elle, plutôt en bien. J'avoue avoir commencé à la regarder avec un certain plaisir, même si, d'emblée, j'ai été rebuté par l'idée de base qui commence franchement à me paraître insupportable : celle d'un petit groupe de gens qui se découvrent des pouvoirs. On l'a déjà eu en BD avec Rising Stars, scénarisée par Joe Michael Straczinsky - et le T1, Born In Fire était franchement excellent (hélas, le 2e m'est apparu comme un ratage complet, et j'ai arrêté là). 0n l'a eu aussi avec la série télé Les 4400, dont le plus se situe dans le fait que les personnes ont été enlevées, et à différentes époques.
Bref, Heroes ne fait que marcher sur des plate-bandes déjà bien balisées et c'était déjà un premier regret. Les emprunts au monde des comics sont très nombreux (les plus évidents d'entre eux viennent de Watchmen, ce qui m'inquiète pour l'adaptation en film de ce chef-d'oeuvre, sachant qu'on aura déjà vu pas mal d'éléments avant et que tout le monde va croire que le pompage vient du film et non de la série télé...), la réalisation est efficace, les moyens à la hauteur du propos. C'est déjà ça.
Je n'ai pas le temps, finalement, de détailler tout ce qui m'a déçu dans Heroes, mais le fait est là. Je suis tombé de haut. De mémoire, on tient jusqu'au 10e épisode à peu près, ensuite ça traine en longueur, et on se réveille au dernier pour savoir comment ça se conclut provisoirement. Et on n'est pas convaincu, mais alors pas du tout. Il faudra déjà qu'on m'explique comment toutes les visions du futur font état d'une explosion nucléaire dans New York alors que celle-ci n'intervient pas. Il faudrait au moins qu'une vision du futur envisage cette possibilité quand même, sinon ça ne sert à rien ! Ensuite, forcément, il y a des personnages dont on se fout à peu près royalement (c'était mon cas) : DL, Jessica/Nikki, Micah, Linderman, Mendez, Simonne, voire Parkman, Sprague, et même Mohinder qui ne m'a pas convaincu. Sont en revanche réussis : Claire, son père, Peter et Nathan, et surtout nos deux japonais Hiro et Ando, sans oublier Sylar, dont les agissement sont particulièrement lassants à la longue mais qui campe quand même un réjouissant méchant. Malgré tout, on ne peut pas être convaincu de la façon dont il se voit transpercé à la fin par Hiro, qui arrive sur lui à la vitesse d'un escargot avec son sabre et qui trouve le moyen de lui trouer le bide sans que l'autre n'esquisse la moindre réaction alors qu'il est en fait super fort... Les incohérences m'ont semblé extrêmement nombreuses, ou alors plein de subtilités m'ont échappé dans le déroulement de l'action.
Bref, une grosse déception et je crois à peu près certain que la saison 2 se fera sans moi.
En revanche, je confirme que je suis toujours accroc à Lost, que je considère comme de mieux en mieux - j'ai trouvé géniale la saison 3, et j'espère sincérement que les scénaristes ne nous ont pas trop mené en bateau...

12 juillet, 2007

F1 : GP de Grande-Bretagne (9/17)

Pas vu la course pour cause de déplacement aux Etats-Unis et de non disponibilité de la chaîne Speed (qui retransmet la F1 outre-Atlantique) sur la télé de l'hôtel ! Enervant. Mais on a bien sûr lu tous les comptes-rendus...

Les étoiles de Silverstone :

*** : Raikkonen
** : Alonso
* : Kubica, Massa.

Le classement général après 9 GP :


Hamilton : 16
Alonso : 11
Massa : 10
Raikkonen : 9
Heidfeld : 7
Kubica, Kovolainen : 6
Sato : 5
Trulli : 4
Rosberg, Wurz, Fisichella : 3
Coulthard, Vettel : 2
Speed, Webber, Button : 1

11 juillet, 2007

Persepolis ***



film d'animation de marjane satrapi et vincent parronnaud

marjane, 8 ans lors de la révolution iranienne, en 1979, à téhéran, avec ses parents
et sa grand mère. elle est envoyée à vienne pendant les années 80 pour sortir du
régime et de la guerre

ce n'est pas toujours le cas, mais il s'agit bien du grand film annoncé. grand par
sa simplicité et son évidence, à la fois distrayant, rythmé et plein d'émotions
diverses, sans oublier de faire réfléchir. immersion dans l'iran post révolution,
dans la jeunesse, surtout, face à toutes les répressions et les souffrances. et
portrait d'une enfant, puis d'une jeune femme, avec ses amis, amours, sa découverte
de l'occident. rôle primordial de la famille de marjane, soudée, avec une grand mère
juste, provoquante, et touchante. le graphisme noir et blanc, apparemment très
simple permet de transmettre ce mélange entre Histoire et vie privée, scènes droles
et drames de l'Iran, du grand art en terme d'animation. et beaucoup de légéreté qui
donne son ton au film, malgré le reste. réjouissant de voir la petite marjane
acheter en cachette des K7 d'Iron Maiden et de mimer le hard rock avec sa raquette
de tennis. excellente idée d'avoir (re) formé ce faux-vrai lien familial entre
danielle darrieux / catherine deneuve / chiarra mastroianni

Roman de Gare **


de claude lelouch avec dominique pinon, fanny ardant, audrey dana, zinedine soualem

le "nègre" d'une écrivain best seller traverse la France, prend en stop une fille
qui vient de se faire larguer, accepte de jouer le role de son mari auprès de sa
famille, en tire une histoire qu'il veut écrire en son nom...

pour qui a vu à la fois "les parisiens" et "le courage d'aimer", les deux derniers
bides de lelouch, films assez honorables, en dehors du fait que le 2eme était le
remix du premier.... aller voir ce "roman de gare" qui s"annoncait comme "un bon
cru" est plutot nécessaire. étonnant comme lelouch reste vraiment un cinéaste à
part, un cinéaste qui ose, qui surprend, on ne peut pas lui enlever ça. et disons
clairement que la première partie de "roman de gare" est une réussite, celle du road
movie entre Pinon et la coiffeuse Dana, jusqu'à une très bonne scène dans la maison
de montagne des parents, vraiment drole, qui rappelle les meilleurs moments de "tout
ça pour ça". l'intrigue "polar" elle même n'est pas du même niveau, le personnage de
fanny ardant - ou est ce la voix.... oulala, sacrilége cinéphile, s'attaquer à sa
voix... elle n'est pas un peu crispante non ? - ne colle pas bien avec le reste,
trop présente, trop "star". bref, des coups de moins bien à certains moments sur la
fin. et ces tics typiquement lelouchiens de toujours en faire trop comme cette
arrestation en direct de l'écrivain dans une émission de Moati, ou ce final au quai
des orfèvres, qu'on voit venir de vraiment loin. et puis cette bande son faite de
chansons de Becaud.... insupportable chanteur excité dont on se demande comment il a
pu avoir un tel succès (il y a longtemps certes), qu'il nous rende nicole croisille
!! excellent choix de 1er role pour Pinon,on sait que c'est un grand acteur mais,
enfin pour le grand public, il est plus qu'une tronche des films de Jeunet. la
petite Dana est vraiment bien. et bonne idée aussi pour soualem, enfin autre role
que "le Beur maladroit de service". que lelouch ait voulu brouiller les pistes en
filmant sous un faux nom correspond bien au ridicule vain du personnage mais son
film est plutot réussi.

03 juillet, 2007

F1 : GP de France (8/17)

J'étais sur place avec mon fils Hugo, et ça fait du bien de voir de temps en temps un GP en vrai ! Le passage des McLaren dans Imola valait d'ailleurs le coup d'oeil, mais ce sont bien les Ferrari qui étaient les plus rapides sur un tour. Ca fait désormais deux victoires pour chacun des quatre bélligérants principaux, ça promet pour la suite ! Pour la première fois en tout cas, pas d'étoile pour Lewis Hamilton, qui a raté son envol et qui est ensuite resté à sa place... Il est toutefois clair qu'il est à mon avis maintenant le grand favori pour le titre.

Les étoiles de Magny-Cours :
*** : Raikkonen
** : Massa, Kubica
* : Alonso, Heidfeld, Button

Classement général après 8 GP :
Hamilton : 16
Alonso, Massa : 9
Heidfeld : 7
Raikkonen, Kovolainen : 6
Kubica, Sato : 5
Trulli : 4
Rosberg, Wurz, Fisichella : 3
Coulthard, Vettel : 2
Speed, Webber, Button : 1

29 juin, 2007

Une playlist un peu spéciale, comme ça en passant...

Avant tout, je signale que depuis plus d'une semaine, notre tableau de bord "blogger", avec lequel je réalise ce blog, n'offre plus toutes les fonctionnalités précédentes : impossible de justifier ce texte et d'en réduire la taille des caractères ! Désolé, la présentation est donc moins bonne et j'espère qu'ils vont résoudre ça...

Je faisais un peu de rangement l'autre jour dans mes vinyls et suis tombé sur mes albums pieusement conservés - j'ai alors eu l'idée d'une playlist concernant des morceaux d'albums qui n'ont eu aucun destin de single ou même de face B mais que je n'ai jamais oubliés et qui sont même pour moi tous de petits chefs-d'oeuvre évidemment méconnus... Voilà, c'est donc gratuir et sans prétention :

Prince - Strange Relationship
Paul McCartney - The Other Me
Supertramp - Casual Conversations
Eurythmics - Adrian
Simply Red - Wonderland
Pet Shop Boys - My October Symphony
Jeff Lynne - Nobody Home
Hall & Oates - Halfway There
Queen - Nevermore
Fairground Attraction - Whispers
Roger Waters - Me Or Him
Prefab Sprout - Enchanted
Ric Ocasek - Mystery

23 juin, 2007

13m2 ***


de barthélémy grossman avec barthélémy grossman, lucien jean baptiste, youssef hadji

banlieue parisienne, josé organise un braquage de fourgon avec deux potes. ca tourne
mal, un convoyeur est buté, ils se réfugient dans un local, avec le butin

puisque ce film ne peut fonctionner que par bouche à oreille, il faut mettre le
paquet. pour encourager à aller voir un polar français vraiment différent sans
jamais cherche à être original. avec à la base de tout, un scé-na-rio !! histoire
classique de braqueurs en fuite, décors connus, mais aucun des stéréotype de
policier francais, rien des séries télé, même pas celles dites réalistes "facon PJ".
c'est avant tout réaliste, mais avec un style, une ambiance qui en font un vrai film
de cinéma. très peu d'action, surtout pas le braquage- excellente et mémorable
ellipse - et plutot la cohabitation dans un huis clos qui ne tient pas de trois gars
pas francs l'un vis à vis de l'autre, qui se mettent en danger dés qu'ils sortent
mais qui sortent quand même. il y a une maitrise et une honnêteté dans la facon de
faire ce film, avec peu de moyens mais avec une belle image qui font plaisir à voir.
interprétation impeccable, des "mecs de banlieue", pas trop jeunes, qui se
comportent comme des mecs délinquants qui cherchent surtout le plan qui leur
permettra d'en sortir. les défauts de mise en scène se répèrent facilement, ce qui
prouve que la barre est placée plutot haut. même si c'est malheureusement classique,
curieux de se dire que ce film ne va pas marcher alors qu'il a tout pour plaire aux
amateurs de polars, efficace et prenant. la consolation viendra peut être d'un
remake US, ça y ressemble. et spécial dédicace aux Films du Bouchon, alias les films
du coin coin, alias la boite du 1er étage, qui a fait le montage.

21 juin, 2007

24H du Mans : les photos !

Une nouvelle édition (ma 13e consécutive) vécue une nouvelle fois comme un moment magique, où tout le poids historique et événementiel de cette course se ressent instantanément et à chaque instant... Nous avons fait 50h de direct pendant la semaine, du lundi au dimanche, dont 30 non-stop entre le samedi matin 9h et le dimanche 15h30 après le podium... Grosse fatigue à l'arrivée mais joie intense d'avoir réussi ce tour de force, et dans quelles concitions : le froid parfois, la pluie souvent, et osons-le dire, l'odeur des chiottes dans la cabine de commentateurs en permanence : il fallait tenir !

Côté course, bravo à Audi qui reste une équipe absolument remarquable à tous points de vue (accueil, organisation, disponibilité des pilotes) et superbe histoire écrite par Peugeot avec une 2e place exceptionnelle. Bien sûr, à titre très personnel, je rêvais d'une victoire de Sébastien Bourdais mais il faut être réaliste. Sa 2e place le met encore un peu plus au panthéon des pilotes modernes : vivement l'année prochaine qu'il soit en F1.

En attendant, plutôt que de longs discours, voici quelques photos pour mieux appréhender l'événement. Les photos sont signées Jacques Floquet (un de nos opérateurs prises de vue) et Sophie Besse (notre attachée de presse).


Sur le plateau de Motors TV, le mardi pendant les "vérifs", en compagnie de mon co-présentateur anglais Martin Heaven.


Les mêmes, avec l'incontournable Sébastien Bourdais comme invité.



Jean-Luc Roy, président de Motors TV, et Stéphane Monteux, directeur technique, en compagnie de Rinaldo Capello et Allan McNish, pilotes Audi.


Peu avant le départ de la course, Sophie Besse et son mari Christophe, ingénieur de la Peugeot n°8.




Et me voici avec ma belle (sic) combinaison (obligatoire) sur la grille de départ en compagnine de Fabien Gérard, qui réalisait pour nous un film sur les "coulisses" des 24 Heures...




Magnifique photo de Seb, concentré avant le départ, au volant de la Peugeot n°8 en pole position...



Dans la cabine de commentaires, avec Jean-Luc Roy et notre consultant Eric Hélary (vainqueur des 24H du Mans 93 avec la Peugeot 905 quand même !). On aura noté que je suis concentré sur mes notes...


La joie de Seb à l'arrivée : 2e des 24H du Mans !


Le podium des 24H : même sous la pluie, un moment toujours très fort.


18 juin, 2007

F1 : GP des Etats-Unis (7/17)

A peine rentré du Mans, on enchaîne par la vision du GP à Indianapolis - j'ai bien aimé le petit écart d'Alonso au niveau des stands pour manifester son mécontement de ne pas avoir eu l'autorisation de doubler Hamilton : on comprend sa frustration, mais il n'a vraiment pas de chance - il est tombé sur celui qui réussit déjà à le faire passer pour un ancien et Schumacher pour un pilote d'un autre âge !

Les étoiles d'Indianapolis :

* * * : Hamilton
* * : Kovolainen, Trulli, Vettel
* : Alonso, Webber, Fisichella

Le classement :

Hamilton : 16
Alonso : 8
Massa : 7
Heidfeld, Kovolainen : 6
Sato : 5
Trulli : 4
Raikkonen, Rosberg, Kubica, Wurz, Fisichella : 3
Coulthard, Vettel : 2
Speed, Webber : 1

15 juin, 2007

Et toi t'es sur qui ? * *


de lola doillon avec lucie declozeaux, christa theret

angoulème, des ados de 15 ans, elodie et son amie julie, qui veulent "coucher", maisne savent pas avec qui, des gars qui leur tournent autour

dis comme ça... et avec un titre pareil. le film "malentendu" par excellence. etpourtant porté par une bonne critique qui n'empechera pas un probable naufragepublic. à la fois trop typé film d'ados pour être crédible et à des années lumièredu rythme et du ton des films pour ados crétins (pléonasme). il passera inapercu etpourtant il peut faire penser à "l'esquive", multi Césarisé. ou à des films deklapish. oui c'est une histoire d'ados qui se draguent, de "coucher avec", dejalousies, de "mec mortel" en 2 mn, mais ça sonne plus que vrai, dans la facon deparler, dans l'aspect superficiel et ridicule de certaines choses, et dans la gèneface à des sentiments plus sérieux - belle dernière scène d'au revoir dans unegare-, ou le fait d'effectivement se retrouver au lit, plutot que de s'en vanter. ily a des longueurs, c'est un peu répétitif et pas très varié en terme de décor, maisil y a une vraie sensibilité. et pas mal d'humour. très bien écrit malgrél'apparence spontanée des échanges. on pouvait craindre le pire avec fille Doillonquand on voit la soeur Lou, mais cette Lola, l'ainée, a du talent, et réalise unfilm courageux, qui représentera sans doute bien les ados des années 2000. commeceux de cedric kahn, dans "trop de bonheur"', étaient ceux des années 90.

F1 : GP du Canada (6/17)

Hamilton n'en finit pas de nous étonner. C'est clair qu'il est de la race des plus grands, et j'ai toujours cru au cours de ce GP qu'il allait effectivement l'emporter. Il semble bien que la question n'est plus de savoir si ça va clasher entre Alonso et lui, mais quand... Enfin, terrible accident de Kubica, évidemment, mais je signale qu'on voit régulièrement "mieux" en IRL depuis plusieurs années...

Les étoiles de Montréal :

* * * : Hamilton
* * : Heidfeld, Wurz, Kovolainen, Sato

Classement 2007 :

Hamilton : 13
Massa, Alonso : 7
Heidfeld : 6
Sato : 5
Kovolainen : 4
Raikkonen, Rosberg, Kubica, Wurz : 3
Trulli, Coulthard, Fisichella : 2
Speed : 1

07 juin, 2007

Jacques Villeneuve dans mon émission !


Oyez, oyez, bonne nouvelle : dimanche prochain (soit donc le 10 juin), entre midi et 14h, sur RMC, je recevrai Jacques Villeneuve ! Un champion du monde de F1 face à face pendant deux heures, ça ne se refuse pas ! On parlera des 24H du Mans bien sûr (j'y serai toute la semaine prochaine, en direct sur Motors TV), de la F1, mais aussi de son album Private Paradise. Il est sorti en février dernier au Canada et il sera très prochainement disponible en France. J'ai reçu hier une copie et je l'ai écoutée : je dois dire qu'il y a effectivement de très bons titres - dans l'ordre d'apparition : Foolin'Around, Father, The Ones, Accepterais-tu, Private Paradise et Mother Earth ont retenu mon attention. Honnêtement, ça mérite le détour et notre champion chante juste et plutôt pas mal !

05 juin, 2007

Détours (4)

Fête de village, Bretagne, 2005.

01 juin, 2007

40 ans : mon Top 40 International Songs

Nous y voici, le dernier classement spécial de votre serviteur, concernant les "chansons internationales" cette fois : beaucoup de classiques et de compositions assez anciennes finalement, qui ont toutes pour moi les qualités d'une production imparable mais surtout d'une mélodie "qui tue" ! J'ai rajouté pas mal de petits "oscars" pour certaines d'entre elles, qui expliquent aussi pourquoi elles sont là.
Classement sans ordre particulier :
Year Of The Cat (Al Stewart)
The Fool On The Hill (The Beatles)
Across The Universe (The Beatles)
Let'em In (Wings)
More Than This (Roxy Music)
Being Boring (Pet Shop Boys)
Something Stupid (Franck & Nancy Sinatra)
Life Of Surprises (Prefab Sprout) *** best guitar midtro ***
Alone Again Naturally (Gilbert O'Sullivan)
Vai Passar (Chico Buarque) *** best brazilian song ***
Toda Menina Baiana (Gilberto Gil)
Heroes (David Bowie) *** best guitar sound ***
Us And Them (Pink Floyd)
The Show Must Go On (Queen)
Take Me With You (Prince & The Revolution)
Can't Take My Eyes Off You (Manic Street Preachers) *** best live piece ***
A Sort Of Homecoming (U2)
Leo Leo (Indo-Aminata)
Child Of Vision (Supertramp) *** best intro ***
Danke Schön (Wayne Newton)
Unicorn (Bel Canto) *** best intro ***
Time It's Time (Talk Talk) *** best intro ***
Shadowtime (Siouxsie & The Banshees)
Jumbo (Underworld) *** best electro song ***
Forbidden Colours (David Sylvian & Ryuichi Sakamoto)
What Else Is There (Royksopp)
My Weakness (Moby)
Last Christmas (Wham)
Shout To The Top (Style Council)
Chiquitita (Abba) *** best outro ***
Whispers (Fairground Attraction) *** best acoustic song ***
What A Fool Believes (Doobie Brothers)
What's Going On (Marvin Gaye)
Miss Sarajevo (The Passengers)
This World Today Is A Mess (Donna Hightower)
War Dance (XTC)
Hey Boy Hey Girl (Chemical Brothers) *** best techno song ***
Wishful Thinking (China Crisis)
I Saw The Light (Todd Rundgren)
We Have All The Time In The World (Louis Armstrong)
PS : n'ont pas franchi le cap de ce Top 40, mais pas loin : Vicious Games (Yello), Allentown (Billy Joel), Conquistador (Momus), Twilight (ELO), A Broken Heart Can Mend (Alexander O'Neal), Taken In (Mike & The Mechanics), Claire (Gilbert O'Sullivan), Everybody's Talkin (Nilsson), On My Own (Patti LaBelle & Michael McDonald), Love...Thy Will Be Done (Martika), So In Love (OMD), The Downtown Lights (The Blue Nile), Mama (Genesis), In The Glow Of The Night (Genesis), Wound up On You (The Cars)...

31 mai, 2007

L'ultime Chimère, la première planche !

Décidément, je reçois beaucoup de planches en ce moment, et en exclusivité pour ce blog, voici ce qui sera la première planche du T1 de l'Ultime Chimère ! Elle est signée Héloret, et j'en suis très content ! A noter que la couleur et les textes seront rajoutés dans un deuxième temps, vous l'aviez compris.

Une planche de Chinguetti

Je reçois de Guillaume Nicolle quelques planches du T2 de Chinguetti, à paraître chez EP Editions. J'en profite pour vous en montrer une et vous annoncer que j'ai décidé d'écrire une novelisation de cette BD, ce qui à vue de nez devrait me prendre un an de travail. Je vous tiendrai au courant !

29 mai, 2007

Le Scaphandre et le Papillon * * *

de julian schnabel avec mathieu amalric, emmanuelle seigner, anne consigny, marie
jozé croze

jean dominique bauby est totalement paralysé après une attaque cérébrale. seul son
battement de paupière lui permet de communiquer. il écrit un livre sur lui, avec
l'aide de quelques femmes qui l'entourent

on peut ne pas aimer et on comprendra qu'on ait du mal avec ce film. mais il est et
restera marquant, unique, en grande partie parce que cette histoire vraie a quelque
chose d'exceptionnel, en terme de destinée, de vécu "humain". et à partir de ce
sujet hors norme qu'est le livre de bauby, on peut tout faire comme film. alors
schnabel, malgré une finesse et un talent évident, n'évite pas vraiment la
sensiblerie. ça pourrait être bien pire mais parfois on se sent un peu poussé dans
le lacrymal. il y a de tout, de ces scènes un peu trop émouvantes et du reste, aussi
dans l"émotion, mais bien moins balisé et plus prenant. une réalisation virtuose,
qui accompagne bien le propos. en fait, mais était ce possible, on aimerait être
beaucoup moins dans le médical, dans bauby / amalric "en légume", ou en rééducation.
un peu comme on se dit qu'amalric est tout sauf "un acteur à Oscars", qui aurait
besoin d'un role d'handicapé pour prouver son talent, il est rayonnant dans le
reste, les souvenirs du passé, cette virée à Lourdes ou le rasage de son père, et
dans la voix en off, également. on aimerait plus de ces souvenirs, de ce contraste
entre le flambeur parisien d'avant et ce qui se passe après. dans ce avant, plus de
scènes avec marina hands. et dans le après, plus de anne consigny et marie jozé
croze. oui ces trois là, est ce un hasard, sont parmi les plus belles apparitions de
ces dernières années, esthétique et talent. et rien que la scène où la québecoise
marie jozé engueule amalric, avec ce plan quasi fixe de la caméra subjective du
regard de amalric - comme isabelle carré, dans "la femme défendue"... - est à
tomber par terre tellement ...euh, tellement ! il y a toutes ces scènes, ce qui rend
ce film si particulier, mais pas toujoursle bon dosage pour en faire un film
vraiment exceptionnel. on en ressort secoué, marqué, avec ce sentiment de l'éphèmère
de pas mal de choses. schnable sort sans surprise une BO rock crédible, Velvet, U2,
Tom Waits.
El Bacos
PS : Suis-je le seul à me souvenir de ce reportage, "réalisé" par Beineix pour Envoyé Spécial, sur le même sujet, à la différence près qu'il s'agissait du vrai Bauby ? Un sujet qui était déjà très fort, et il me semble, a priori, qu'une fiction, en l'occurence, ne puisse pas rivaliser avec un documentaire. Je me trompe peut-être...

28 mai, 2007

40 ans : mon Top 40 12" Singles

Avant-dernière playlist "spéciale 40 ans", avec certainement la catégorie la plus difficile : celle des maxis, ou plus exactement des "extended versions" ou autres "remixes" - tout ce que je n'ai cessé de me procurer depuis plus de 20 ans déjà. Choix toujours délicat entre parfois quelques secondes seulement de rajoutées à un morceau, sans changement de production, jusqu'à une refonte complète et un changement de genre ! Pour tout vous dire, je suis arrivé à une première sélection de 67 titres, et cela a été très difficile de redescendre à 40, mais bon...
Classement sans ordre particulier, avec noms de la version et du remixer :
Mountains (Extended Version) - Prince & The Revolution
Cloudbusting (The Organon Re-Mix) - Kate Bush
Alright (House Mix) - Janet Jackson/CJ Mackintosh
Celebrate The World (The People Unite Remix) - Womack & Womack/Blaze
Loving You More (Oakenfold & Osborne Mix) - BT/Paul Oakenfold & Steve Osborne
Wonderful Person (MAW Vocal Mix) - Black Masses/Masters At Work
Anything (Classic Club Mix) - Sydney Youngblood/Frankie Knuckles
I Want To Know What Love Is (Extended Version) - Foreigner
I'm In The Mood (Classic Club Mix) - Ce Ce Peniston/David Morales
The Future Of The Future (Stay Dark Remix) - EBTG/Deep Dish
Native New Yorker (Big Apple 97 Mix) - Blackbox
Tomorrow (Warehouse Mix) - Tongue & Cheek/Frankie Knuckles
Break Every Rule (Rock Mix) - Tina Turner
In Your Wildest Dreams (Paradise Mix Edit) - Tina Turner & Barry White/Deep Dish
Equinox (The Heavenly Mix) - Code 708/Danny Tenaglia
Who Do You Think You Are (Strobelights & Plaform Shoes Mix) - Saint Etienne/Roger Sanchez
Eye To Eye (The Horizontal Mix) - Go West
We Come One (Dave Clarke Remix) - Faithless/Dave Clarke
I'm So Grateful (Angel's Smooth Mix) - KOT/Angel Moraes
Where Do We Go (Armand's Last Hustle In Paris Mix) - Wamdue Project/Armand Van Helden
Common People (Motiv 8 Club Mix) - Pulp/Motiv 8
Ruined In A Day (Reunited In A Day Remix) - New Order/K-Klass
It's My Life (US Mix) - Talk Talk
Someday I'm Coming Back (Classic Club Mix & Instrumental) - Lisa Stansfield/Frankie Knuckles & David Morales
Everything Will Get Better (Sax On The Beach Mix) - Lisa Stansfield/Danny Tenaglia
Groovin' (Club Mix) - War
Itchycoo Park (Beautiful Instrumental) - M People/David Morales
One Man (Dub) - Chenelle/Uno Clio
Dove (Dub-A-Rub Remix) - Mony/Robbie Riviera
Young Offender (Trip O Matic Fairy Tale Mix) - Pet Shop Boys/Jam & Spoon
Never Can't Say Goodbye (Unnamed Club Extended Version) - Communards
He Is (Club Mix) - Sunburst Band/Joey Negro
Out Of The Storm (Planet E Mix) - Incognito/Carl Craig
Special (DM Mix) - Robbie Craig/David Morales
Movin'On (Bumpin Mix) - Bananarama
Remember The Time (Late Night Mix) - Michael Jackson/E-Smoove
Love Will Find A Way (Remix) - Victor Romeo/Deep Dish
Can't Stop Loving You (Sleaze Mix) - Richard Rogers/David Morales
Feel What You Know (Remix) - Big Muff/Kerri Chandler
Chenko (tenka-io) (No Reservations Mix) - Red Box

F1 : GP Monaco (5/17)

Pas grand chose à dire : GP plutôt soporifique malgré le cadre toujours sublime, les deux McLaren franchement impressionnantes, leurs deux pilotes aussi, et le reste atomisé. Situation exceptionnelle ou d'ores-et-déjà la preuve que le championnat est joué en leur faveur ?

Les étoiles :
* * * : Alonso
* * : Hamilton
* : Fisichella, Wurz, Speed

Le classement après 5 GP :
Hamilton : 10
Massa, Alonso : 7
Heidfeld : 6
Raikkonen, Rosberg, Sato, Kubica : 3

Trulli, Kovolainen, Coulthard, Fisichella : 2
Wurz, Speed : 1

Talking Loud And Clear


En parlant haut et fort, en effet, je peux vous assurer que j'ai passé une excellente soirée vendredi dernier - avec la venue d'Orchestral Manoeuvres In The Dark (OMD) à Paris, dans cette excellente salle qu'est l'Olympia (dans laquelles je n'étais pas revenu depuis, je crois, le passage de Mike & The Mechanics il y a bien 15 ans !).

OMD, c'est typiquement le groupe "années 80" qui n'a pas vieilli (au contraire selon moi du Depeche Mode de l'époque par exemple, sans parler de Duran Duran), avec un nombre impressionnant de hits qui, s'ils ont pu parfois avoir l'air un peu "gentillets", ressortent continuellement car imparables.

OMD fait partie de ces groupes que je ne mets pas spontanément au niveau des Pet Shop Boys ou de Prefab Sprout, pour citer les deux meilleurs dans le registre de la pop anglaise, mais dont j'ai acheté régulièrement les maxis, séduits et toujours admiratifs de leur sens mélodique.

Bref, la venue de MM. Andy McCluskey et Paul Humphreys n'était à manquer sous aucun pretexte ! Par hasard, je me suis retrouvé au premier rang de la mezzanine, à exactement un mètre de la loge des familles, où l'on pouvait reconnaître sans trop de souci la progéniture McCluskey - toujours marrant comme impression.

Si tout a été à ce point réussi dans cette soirée, c'est donc par ce placement impeccable, certes, mais aussi et surtout par la construction du concert et l'énergie déployée. Si nos amis Tennant-Lowe m'apparaissent rétrospectivement comme ayant été un peu "mous" lundi dernier au Grand Rex, et en plus avec un choix de titres finalement discutable sur la globalité, on ne pourra pas faire ce reproche à McCluskey qui souvent était visiblement et sincèrement épuisé.

La première partie comprenait la réinterprétation de l'album Architecture & Morality, à deux ou trois omissions près selon moi. Rappelons qu'il y a trois tubes dans cet album : Souvenir, Joan Of Arc, Maid Of Orleans, sans oublier l'excellent She's Leaving. Les trois premiers ont été enchaînés après une vingtaine de minutes de concert : grand, très grand moment, et une ambiance dans la salle qui commençait à vraiment monter. Et puis, au bout de quarante minutes, McCluskey dit : "maintenant, Architecture & Morality, c'est fini !" (en français dans le texte). Et là, on comprend donc qu'on va avoir le reste du best of - je n'en étais pas totalement sûr et du coup, là, on était obligé de se mettre debout et de danser franchement, avec le petit parfum de nostalgie qui va avec : Enola Gay, So In Love, Messages, Electricity, Pandora's Box, tous ou presque y sont passés (sauf Dreaming). J'avoue que cette idée de faire un album entier d'abord, puis les greatest hits ensuite, me semble excellente. Interprétation impeccable par-dessus le marché, communion avec le public sincère, ambiance joyeuse, franchement une réussite : tout le monde était content d'être là !