26 février, 2011

A propos des César...

Il y avait un certain temps que je n'avais pas regardé en entier une cérémonie des César... un rendez-vous que je regardais pourtant avidement quand j'étais jeune et que je pensais que je pourrais un jour devenir réalisateur. De cette 36e soirée, j'ai envie de retenir quelques petites choses.

On a suffisamment regretté la mainmise d'Un Prophète l'an dernier pour ne pas se satisfaire cette année de voir un choix assez éclectique et varié. Au moins cela a provoqué quelques surprises et cela donne l'impression (authentique) d'une grande richesse dans les nominés. Malgré tout, on serait presque déçu pour Des Hommes et des Dieux qui méritaient sans doute un peu plus quand même. Le prototype du film fort et marquant qui, si je ne m'abuse, fait l'unanimité. En fait, il ne faut pas aller chercher bien loin : même si la perf d'Eric Elmosnino est bluffante dans Gainsbourg (Vie héroïque), je pense que Lambert Wilson, surtout si l'on songe qu'il s'agissait de sa 7e nomination malheureuse !, aurait dû avoir le César du meilleur acteur.


En parlant de Gainsbourg, je ne peux que célébrer l'avénement cinématographique de Joann Sfar, histoire de la jouer corporate-BD ! Je n'ai pas accroché au film, mais ce n'est pas moi qui vais nier l'importance de cet auteur que j'ai croisé quelques fois et qui m'a toujours semblé sympa et ouvert. Il est, par la force des choses, une sommité du monde culturel et tout ce qu'il fait est distingué. Et puisqu'il est difficile, parfois, de ne pas se projeter dans la peau d'un autre, je me demanderai toujours comment on réagit lorsque tout ce qu'on fait se voit presque automatiquement récompensé...

J'en profite pour saisir une autre perche au bond : Roman Polanski. Là encore, auteur majeur, personnalité incontournable, être humain qui a traversé toutes les épreuves - et qui en a imposé d'autres. Son César, qu'on le veuille ou non, était politique. Je ne sais pas si c'est une bonne chose. Je ne sais vraiment pas.
Pas convaincu par le discours de Sara Forestier (meilleure actrice), même si j'ai beaucoup aimé Le Nom des Gens ; déçu pour Charlotte Gainsbourg et L'Arbre ; déçu aussi pour Bright Star, même si j'ai été fasciné par The Social Network ; déçu aussi pour Valérie Bonneton, qui aurait dû avoir le second rôle féminin. Mort de rire, enfin, avec les fausses incrustations d'Antoine de Caunes dans les films nominés (présentées en début de soirée) et qui demande aux moines de Tibhirine "qui fait du poney ?"...

21 février, 2011

Black Swan ***

de darren aronofsky avec natalie portman, vincent cassel, barbara hershey, mila kunis


New York, mise en scène du ballet "Lac des cygnes", Nina, toute consacrée à la danse, couvée par sa mère, décroche le rôle du Black Swan, sous la direction de Thomas, qui teste ses capacités.

Aronofsky rappelle les cinéastes... du siècle dernier qui savaient faire financer des scénarios tordus, destinés à mettre mal à l'aise, ambiance malsaine, limite perverse, intégrant du fantastique effrayant dans des histoires contemporaines. Comme Verhoeven ou Cronenberg, donc. Il réussit ici à utiliser l'argent de la Fox pour un film bien sombre, sans concession, qui va sans doute déranger un "grand public", notamment sur la fin, implacable. Les névroses de Nina, ses hallucinations de jeune femme obsédée par la perfection, sa relation malsaine avec sa mère, ex danseuse frustrée, son incapacité à dépasser la technique, sa frustration sexuelle - tout cela est montré certes d'une façon assez grossière et visible mais parfaitement flippante, des blessures du corps jusqu'aux scènes gore, assez éprouvantes pour le spectateur. On peut ne pas totalement adhérer à ce milieu de la danse classique, entendre un peu trop de Tchaikovsky, mais Aronofsly bouscule, prend des risques. Grande interprétation en effet dans un rôle à Oscars de Portman, quasi anorexique, elle donne beaucoup. Bonne prime à Cassel, séducteur et charismatique.

10 février, 2011

Stats

Chaque 9 février, je m'amuse à "relever les compteurs" sur ce blog, histoire de voir où on va quand même un peu et si ma modeste personne continue d'intéresser un peu quelques visiteurs fidèles ou de passage... Le 9 février 2009, on en était à 13 270 visites. Le 9 février 2010, le score était de 28 650 (15 380 donc sur la période, soit une augmentation de 115%). Le 9 février 2011, on en est à 45 800 (17 150 sur la période, +59% -si j'ai bien fait mes calculs, ce qui n'est pas garanti...-). Dernier calcul, en moyenne sur cette dernière année, cela fait donc pratiquement 47 visites par jour, là aussi en augmentation. Merci donc à vous tous qui me faites l'amitié de venir sur ce blog !

Angèle et Tony ***

de alix delaporte avec clotilde hesme, gregory gadebois

Normandie, village de bord de mer, Angèle, sorti de prison, a besoin de stabilité pour récupérer son fils. Elle bosse et se lie avec Tony, marin pêcheur.

Une merveille de premier film français qui rappelle les premiers films de Laetitia Masson ("En avoir ou pas") ou Manuel Poirier ("Western"). Une belle histoire d'amour contrarié, ancrée dans une réalité sociale de province, milieu plutôt "prolo", ici celui de la pêche, climat difficile, caractères bourrus, la mer en décor omniprésent. Deux excellents acteurs, pas sortis de nulle part, Hesme chouchoute du cinéma d'auteur, Gadebois de la Comédie Francaise, mais ils se fondent parfaitement dans ce quotidien normand, un jeu d'acteurs collectif qui fonctionne. Film beau, sobre, sans action superflue, Angèle à fleur de peau qui ne sait que séduire brutalement, Tony, à la fois dur au mal et attiré par cette femme à qui il ne devrait pas plaire. La mère qui comprend la détresse d'Angèle. Même l'irruption de l'enjeu de l'enfant, potentiellement larmoyant, de l'enfant, se fait naturellement, sans pathos. Excellente musique qui rappelle Tiersen. Une belle réussite, jusqu'à l'affiche du film, point d'orgue vers lequel le film tend.

31 janvier, 2011

Mon Angoulême 2011

Tandis que les Experts de hand-ball devenaient une nouvelle fois champion du monde, les experts de la BD étaient donc rassemblés à Angoulême et remettaient les distinctions du 38e Festival International de la BD d'Angoulême. Rarement le mot "international" aura-t-il été autant justifié d'ailleurs puisque le Prix du Meilleur Album est allé à un Italien et le Grand Prix à un Américain. Je n'ai pas lu le nouveau meilleur livre élu de l'année, Cinq Mille Kilomètres par Seconde de Manuele Fior, mais il a l'air beau et touchant. On le félicite chaleureusement tout comme on s'incline devant Art Spiegelman, Grand Prix du Festival. Son Maus est évidemment une oeuvre maîtresse du 9e Art et quiconque l'a lue en a forcément été bouleversé. J'ai encore en mémoire le choc ressenti à la découverte de l'avant-dernière case du 2e album (génialement intitulé And Here My Troubles Began...). C'est vrai que Spiegelman n'a guère publié par ailleurs mais il est une figure de la BD mondiale et sans doute sa stature internationale et sa carrière en général méritaient-elles effectivement ce Prix.
Ravi de voir en tout cas que l'impeccable duo Fabien Nury-Sylvain Vallée a obtenu le Prix de la Meilleure Série ! Outre d'être deux copains, ce sont surtout deux auteurs au sommet de leur art avec Il était une Fois en France qu'on a encensé ici depuis le début. Une série prodigieuse, superbement découpée et parfaitement mise en scène, un des très rares exemples de BD où on l'impression de regarder un film en même temps... Bravo les amis, je suis fier et très content pour vous !

En ce qui me concerne, je suis passé en coup de vent samedi à Angoulême, invité que j'étais par Dargaud Benelux à un déjeuner réunissant les auteurs XIII Mystery. Jean Van Hamme était bien sûr de la partie et nous étions donc ses disciples rassemblés autour de lui ! Dommage que Steve Cuzor, mon futur partenaire sur le 6e épisode, n'ait pas été là mais j'ai apprécié de faire enfin la connaissance de visu de ces dessinateurs importants que sont Berthet, Meyer, Guérineau, Henninot et passé évidemment un bon moment avec mes amis scénaristes Corbeyran, Alcante, Dorison, Nury et Callède dont j'ai fait aussi la connaissance. Bref, un bon moment bien sympa mais il faudra attendre encore bien des mois pour que vous puissiez lire mon album dans cette collection, en 20XIII à priori...

Incendies ***

de denis villeneuve avec lubna azabal, remy girard, melissa desormaux, maxim gaudette


Montréal, deux jumeaux apprennent à la mort de leur mère qu'ils ont un frère et un père vivant, au Moyen Orient. Jeanne, la sœur, décide d'y aller alors que son frère Remy refuse les dernières volontés de sa mère de les retrouver.


Pendant presque 2h, avant le dénouement, un grand, très grand film. Dont la principale réussite est de transmettre tout ce qu'il y a de beau et effrayant dans l'histoire du Moyen Orient et la destinée de ceux qui y sont nés. L'action parallèle entre l'enquête contemporaine de Jeanne et la vie de sa mère Nawal dans les années 60 et 70 dans les mêmes lieux (pays non identifié, mais surtout inspiré du Liban) est magnifiquement menée, on est plongé dans cette ambiance de cette région et dans la perpétuation des blessures du passé, des haines confessionnelles, de revanche en revanche. La vie de douleurs de la mère, la quête de l'identité de la fille, deux formidables actrices, Lubna Azabal et aussi la canadienne qui joue la fille. Et Remy Girard, en notaire débonnaire et rassurant, qui amène une bonne légèreté à l'intrigue. Film qui met la barre haut dés la première scène sur fond d'une chanson de Radiohead qui servira de fil rouge à l'histoire. Ca fait du bien de voir un film qui assume son ambition, sans en faire un pensum mais toujours dans l'action. Bouleversant sur le destin d'une femme, de ses enfants, fruits de sa vie, film dur, éprouvant, mais c'est nécessaire. Sauf... cet épilogue, celui de la pièce dont est tiré le film (étonnant de penser à du théâtre, tellement le film est pleinement cinématographique !), une tragédie totale dans la révélation finale, qui devrait bouleverser mais n'était vraiment pas nécessaire à la force de l'histoire, sans compter un gros gros problème de crédibilité. Dommage. Pour le reste, une merveille.

26 janvier, 2011

Les Nuits

Sortie aujourd'hui de mon 32e album de BD : Les Nuits, 7e et dernier tome de la série L'ultime Chimère (Glénat).
Dessin assuré par le toujours et plus que jamais vaillant Griffo, qui sort trois albums (les 2 Sherman au Lombard et celui-ci) en cinq jours ! Comme d'habitude, je poste en lien ci-dessous quelques annotations afin d'éclairer quelques lanternes sur les dessous de ce projet et sur des réflexions personnelles quant au résultat final - sans langue de bois !

L'ultime Chimère T7 : Les Nuits - les annotations

18 janvier, 2011

Primé aux dBD Awards !

Eh bien figurez-vous qu'avait lieu hier soir au Théâtre du Rond-Point, à Paris, une remise de prix dans le monde de la BD : les dBD Awards, premiers du nom, organisés par le mensuel dBD qui est avec la revue Casemate le seul magazine consacré à l'actualité de la bande dessinée. Son patron, Frédéric Bosser, avait eu la gentillesse de consacrer un long article à Un long Destin de Sang (12 Bis) en avril dernier et, étant convié à cette sympathique cérémonie, je me demandais donc si j'allais avoir quelque chose...

Je repars primé et comblé. J'ai eu le prix du Meilleur Scénario et du Meilleur Premier Tome ! Le dernier bien évidemment partagé avec mon coauteur dessinateur, l'excellent Fabien Bedouel ; quant au premier, le jury a en fait prononcé un verdict ex aequo entre votre serviteur et Fabien Nury pour La Mort de Staline (Dargaud) ce qui est parfait car 1. Fabien est un ami, 2. Fabien est sans aucun doute le scénariste référence du moment, avec trois nominations à Angoulême, et être réuni sur la même scène que lui avec le même prix est encore mieux que si j'avais été tout seul, et 3. histoire de boucler la boucle, on rappellera qu'on se partage finalement le même dessinateur car Bedouel officie aussi sur la série L'Or et le Sang (12Bis)... Capito ?

Bref, ce sont mes premiers prix officiels dans ma carrière de scénariste BD. On ne va pas les renier, et cela fait même très plaisir ! Je remerice bien évidemment toute l'équipe de dBD, ainsi que 12Bis qui m'a fait confiance.

En redescendant de scène, je n'ai pas résisté : je me suis dirigé droit vers Albert Uderzo, qui était là, si si, et je lui ai serré la main, simplement mais fermement.

Voir le palmarès des dBD Awards.

17 janvier, 2011

Somewhere *

de sofia coppola avec stephen dorff, elle fanning


Los Angeles, hôtel Chateau Marmont, Johnny Marco, star de ciné, traine son ennui entre filles, alcool et virées avec sa Ferrari. Il doit aussi s'occuper de temps en temps de sa fille Cleo, 11 ans.


Bon, commençons la saison 2011 alors qu'il reste un paquet de films pour terminer 2010... Mauvais départ. Sofia Coppola perd de plus en plus de crédit, après la splendide doublette "Virgin suicides " / "Lost in translation", il y eut le moyen-pas mal "Marie Antoinette", et celui-ci est franchement raté. On comprend ce qu'elle a voulu transmettre, le vide de la vie de cette star, qui s'isole, joue le jeu du show bizz, sollicitations, filles faciles, mais sans envie, comme un automate. Bonne idée. Mais à l'écran, pendant 90 minutes, c'est surtout ennui et vacuité, on peut reprendre ce film dans tous les sens, avec toute la bonne volonté possible, il ne fonctionne pas, on s'emmerde ferme. Il y a des bons moments sur la fin, entre le père et sa fille, un seul moment de vérité quand Cleo jette un regard noir vers son père au petit déj, mais sinon accumuler des scènes délibérément banales n'amène rien, à part un certain snobisme d'une pose "cinéma indé US"... La bande son pop-rock est bien sûr sympa, comme toujours, même si le "soundtrack by Phoenix"est un peu une arnaque, ils reprennent de leur dernier album. Il y avait surement de quoi faire un film intéressant, "pop", sur le show bizz, sur Los Angeles en toile de fond, sur la vie au "Chateau Marmont", mais avec plus de matière.

06 janvier, 2011

Jean Van Hamme, sans pitié !

Lu en ce jour sur l'excellent site d'infos Actuabd.com, cette interview du Maître où il parle de XIII Mystery (je rappelle que je réalise le T6, consacré au personnage Billy Stockton, en compagnie de Steve Cuzor et qui doit sortir en 2013 - ou en 20XIII comme j'aime à l'écrire...) :

Quelle est votre implication dans les séries dérivées de "Thorgal" ou dans les "XIII Mystery" ?
JVH : Je ne m’occupe absolument pas de Thorgal et je ne veux même pas lire les scénarios ou discuter du choix des dessinateurs. Je fais confiance à Yves Sente, à Grzegorz Rosinski et au Lombard. Pour XIII, je ne m’occupe uniquement des XIII Mystery où j’ai un rôle de directeur éditorial. Je gère une galerie de jeunes – ou moins jeunes – scénaristes que je fais travailler, recommencer … recommencer, encore et encore ! La plupart d’entre eux ont réécrit leur album trois fois, certains cinq fois ! Cela m’amuse. Je suis le méchant sergent qui forme les futurs officiers en les faisant ramper dans la boue et qui les remercie à la fin du parcours. Comme dans le film Officier & gentleman ! Je les fais chier à mort ! Bien sûr, il y a la carotte : le tirage ! Finalement, je m’aperçois qu’ils aiment l’expérience et me remercient quand l’album est terminé …
Voyez-vous des héritiers parmi eux ?
… Des héritiers ? Non, je n’en vois pas. Ils doivent se trouver tout seuls, et devenir capables. Ils choisissent un personnage, une trame, et nous devons faire sortir ce qu’il y a de meilleur chez eux ! Ce n’est parfois pas ce que j’espérais. Certains n’atteindront pas certaines limites et ne les dépasseront pas ! D’autres ont du potentiel. Il y en a qui ne peuvent pas dépasser un certain niveau, c’est manifeste. Mais je ne vous citerai aucun nom !

Du coup, j'ai envie de dire deux choses :
- je confirme la réponse à la première question, c'est totalement ça.
- j'espère qu'à la deuxième réponse, je fais partie de la catégorie "d'autres ont du potentiel" !
Sacré Jean !

03 janvier, 2011

Top 50 pilotes 2010

Comme chaque année, voici ma petite liste, complétement artificielle et subjective (on est d'accord) des 50 meilleurs pilotes auto de l'année écoulée... Entre parenthèses, la progression par rapport à 2009.

(New) 50. Sverre ISACHSEN (NOR, Rallycross)
(New) 49. Rob HUFF (GB, WTCC)
(New) 48. Jorg BERGMEISTER (ALL, ALMS, Endurance)
(New) 47. Jason PLATO (GB, BTCC)
(-29) 46. David BRABHAM (AUS, ALMS, Le Mans, V8)
(-13) 45. Jules BIANCHI (FRA, GP2)
(-9) 44. Gabriele TARQUINI (ITA, WTCC)
(New) 43. Romain GROSJEAN (FRA, GP2, FIA-GT1, AutoGP, Trophée Andros)
(New) 42. Esteban GUERRIERI (ARG, FR3.5, TC2000)
(New) 41. Jean-Karl VERNAY (FRA, IndyLights)
(New) 40. Loïc DUVAL (FRA, Super GT, FNippon, Le Mans)
(New) 39. Bruno SPENGLER (CAN, DTM)
(New) 38. Edoardo MORTARA (ITA, F3)
(New) 37. Gianmaria BRUNI (ITA, Endurance)
(New) 36. Patrick LONG (USA, Endurance, V8)
(-17) 35. Stephane SARRAZIN (FRA, Endurance, Rallye)
(New) 34. Esteban GUTIERREZ (MEX, GP3)
(New) 33. Kevin HARVICK (USA, Nascar)
(-12) 32. Gary PAFFETT (GB, DTM)
(New) 31. Jean-Eric VERGNE (FRA, F3, FR3.5)
(New) 30. Sergio PEREZ (MEX, GP2)
(-4) 29. Simon PAGENAUD (FRA, ALMS, LMS, Le Mans)
(+15) 28. Daniel RICCIARDO (AUS, FR3.5)
(New) 27. Mikhail ALESHIN (RUS, FR3.5)
(+3) 26. Jari-Matti LATVALA (FIN, WRC)
(New) 25. Denny HAMLIN (USA, Nascar)
(+4) 24. Adrian SUTIL (ALL, F1)
(New) 23. Sébastien OGIER (FRA, WRC)
(+8) 22. Craig LOWNDES (AUS, V8 Supercars)
(New) 21. Pastor MALDONADO (VEN, GP2)
(-4) 20. Allan McNISH (ECO, ALMS, LMS, Endurance)
(+21) 19. Paul DI RESTA (ECO, DTM)
(-10) 18. Jamie WHINCUP (AUS, V8 Supercars)
(+19) 17. Petter SOLBERG (NOR, WRC)
(New) 16. Will POWER (AUS, IndyCar)
(+27) 15. Franck MONTAGNY (FRA, ALMS, LMS, Endurance)
(New) 14. James COURTNEY (AUS, V8 Supercars)
(New) 13. Nico ROSBERG (ALL, F1)
(+25) 12. Kamui KOBAYASHI (JAP, F1)
(-) 11. Robert KUBICA (POL, F1)
(New) 10. Romain DUMAS (FRA, Endurance)
(+13) 9. Yvan MULLER (FRA, WTCC, V8 Supercars, TC2000, WRC)
(-7) 8. Jenson BUTTON (GB, F1)
(+3) 7. Mark WEBBER (AUS, F1)
(+3) 6. Dario FRANCHITTI (ECO, IndyCar)
(+2) 5. Jimmie JOHNSON (USA, Nascar)
(-1) 4. Sébastien LOEB (FRA, WRC)
(+1) 3. Lewis HAMILTON (GB, F1)
(+3) 2. Fernando ALONSO (ESP, F1)
(+1) 1. Sebastian VETTEL (ALL, F1)

30 décembre, 2010

A propos d'une petite phrase...

Entendue ce matin sur France Info, au cours d'une interview de Jean Giraud-Moebius, la réflexion suivante : "il n'y a aucune BD qui fait scandale". Et le Maître manifestement de le regretter, prenant aussi pour exemple Quai d'Orsay (qui aurait dû susciter beaucoup plus de réactions, dit-il) et concluant que la BD est victime d'une sorte de "péché originel" qui fait qu'on ne la considère pas comme sérieuse...
J'ai réfléchi à cette constatation, et voici ce que j'ai envie de dire aujourd'hui. D'abord, je ne cautionne pas forcément le mot "scandale". Très rares sont les livres, après tout, à vraiment faire un soi disant "scandale" dans notre société bien plus consensuelle qu'il n'y paraît. Les notions d'impact ou d'événement me semblent plus justes et appropriées. Et Quai d'Orsay, pour reprendre cette référence (mais on pourrait aussi citer Il était une Fois en France) rassemblent ces deux critères. C'est déjà appréciable. Car quel livre de littérature ou d'essai aurait fait scandale en 2010 ? Le livre d'Onfray sur Freud, oui, peut-être. Mais on n'en voit pas forcément d'autre.
Une BD qui fait scandale, j'en vois pourtant une : Tintin au Congo. Ce qui nous amène à la notion suivante, qu'on oublie toujours : le fameux scandale, s'il doit y en avoir un, vient presque toujours après. C'est avec le temps qu'il éclate (éventuellement). A part donc des actes de provocation pure et délibérée, on ne peut donc pas regretter un "scandale" qui , par nature et presque par essence, ne peut pas être simultané à la diffusion de l'oeuvre.
Cela étant, Moebius a raison lorsqu'il évoque le regard qu'on porte sur la BD. Un dessin de presse peut dénoncer et avoir une dimension sociétale immédiate. Je dis bien : un dessin de presse. Or, une BD n'est pas une succession en cases de dessins de presse. C'est a priori (et c'est en tout cas ma définition) un récit, un type d'écriture qui mêle mots et dessin. Un art tout à fait noble et essentiel, bien sûr, mais qui cherche avant tout à raconter, à témoigner, à imaginer, à inventer (pas forcément à évader ou à détendre, qu'on soit bien d'accord). Qu'une BD puisse ainsi atteindre le statut de "brûlot" (qui pourrait correspondre à celui de "scandaleux") me semble donc assez irréaliste.
Ce n'est pas pour ça qu'une BD ne pourrait pas avoir un impact (j'en reviens à ce terme) aussi fort qu'un roman. Le Choix de Sophie est inoubliable, Maus l'est tout autant. Mais pour le faire savoir, il faut des passeurs, des relayeurs : critiques, journalistes, animateurs, autres auteurs - il faudrait que la BD soit plus exposée, plus expliquée, plus respectée peut-être. Et elle trouverait un peu plus sa place dans la culture au sens large. Ce qui lui fait encore défaut, il faut bien le reconnaître. Et ça, Moebius, le sait mieux que personne.

22 décembre, 2010

Une année de BD

Voici donc venu le temps des fêtes - et j'ai envie de tirer un bilan de mon année d'auteur BD. 2010 fut assurément une année riche mais j'ai tendance à en retirer une impression mitigée (je me livre une nouvelle fois sans concession). D'un point de vue comptable, j'ai sorti 7 albums, ce qui est mon record. Merci aux éditeurs qui me font confiance ! Cependant, un seul s'est vraiment distingué : Un long Destin de Sang, chez 12 Bis, qui reste ma grande satisfaction. Beaucoup d'avis élogieux sont venus accompagner la sortie de cet Acte I au mois d'avril dernier et il y a eu quelques distinctions flatteuses. Je ne vais quand même pas me plaindre d'avoir eu des avis dans L'Express, Rolling Stone, 20 Minutes et d'avoir été sélectionné dans les 20 Indispensables de l'été par l'ACBD !
Speedway a eu une exposition correcte (mais on sait que de diptyque aurait dû sortir il y a au moins six ans, l'impact aurait été bien plus fort), j'ai noté que L'Idole & le Fléau T2 avait été plutôt bien accueilli, en revanche pas beaucoup de mouvement pour L'ultime Chimère T5 et T6 et encore moins pour le dernier ApocalypseMania... C'est pourtant cette série qui continue de me procurer quelques royalties, les ventes du T1 m'ayant généreusement accordé 3,94 euros cette année ! On comprend pourquoi je continue toujours de faire mon métier de journaliste/commentateur...
Toujours côté mauvaises nouvelles, on sait qu'Igor Kordey m'a lâché pour la suite et la fin de L'Idole & le Fléau. Ca n'est jamais agréable ni souhaitable. Je m'en excuse auprès des lecteurs qui nous avaient fait confiance et mon cadeau de Noël sera de vous offrir le découpage de ce T3 fantôme tel qu'il avait été écrit par votre serviteur à l'été dernier... Je vous laisse cliquer sur ce lien pour le découvrir !
Malgré tout, 2010 aura été l'année où j'ai signé deux nouveaux contrats : le premier concerne le T6 de XIII Mystery (il y pire, on est d'accord !) et Espace Vital (avec Fabrice Meddour, chez Glénat). Je peux révéler qu'il y a au moins six projets qui sont actuellement chez des éditeurs (12 Bis, Glénat, Dargaud, Quadrants) pour lesquels je n'ai pas encore de réponse définitive...
2011 sera clairement une année de transition. Il n'est prévu que deux albums seulement : le T7 de L'ultime Chimère (entièrement dessiné par Griffo, ce sera donc la conclusion de la série) et l'Acte II d'Un long Destin de Sang, sur lequel je mise évidemment de gros espoirs. J'espère que quelques uns des projets sus-mentionnés seront acceptés, sinon ça sera dur pour le moral. J'aimerais bien aussi, dans la série des voeux secrets, être un jour sollicité par un éditeur pour un projet collectif ou par rapport à une vraie commande, genre Sept... ou Le Casse chez Delcourt, 1800 chez Soleil, Destins chez Glénat... Je crois vraiment que je m'éclaterais dans ce genre d'exercice !
Sinon, je continue d'écrire mon roman graphique sur l'Australie, Bandaiyan... Encore 180 pages environ, mais quel plaisir !
Happy festive season folks !

20 décembre, 2010

Facebook !

1492, Christophe Colomb découvre l'Amérique. 2010, je découvre Facebook ! Bon, ben voilà, j'ai franchi le pas depuis ce week-end et me voici dans le "social network" comme plus de 500 000 000 de mes congénères... Est-ce parce que le film de Fincher m'avait bien plu ? Peut-être. Est-ce parce qu'on m'avait convaincu que cela pouvait avoir un réel intérêt amicalo-professionnel ? Sans doute. Est-ce parce que ça donne le sentiment d'être quand même à la pointe et bien de son temps ? Assurément. Je ne suis pas sûr d'avoir encore tout compris sur le fameux "mur" et "fil d'actualités", et qui voit quoi, qui est vraiment ami avec quel ami, mais enfin bon, c'est parti !
On continuera bien évidemment ce blog, mais en tout cas me voici aussi à l'adresse
http://fr-fr.facebook.com/LFBollee !

13 décembre, 2010

Down On The Beach

Derrière ce titre emprunté à l'ami Chris Rea et au morceau ouvrant l'album On The Beach (1986) se cache une histoire inédite de ma série de BD ApocalypseMania, réalisée évidemment en compagnie de Philippe Aymond. Comme on le sait, la série aurait compté, dans l'absolu et de manière idéale, trois cycles (et non deux comme la réalité en a décidé...). Et le T10 aurait pu être un album un peu pivot, où j'avais eu l'idée de faire des histoires courtes, destinées à être dessinées aussi par des artistes invités. (Cette idée sera menée à son terme dans le T7 où nos amis Leo, Guarnido et Bonhomme ont accepté de nous accompagner et de jouer le jeu...).
Ces "short stories", il y en a eu quatre d'écrites : l'une s'appelait Ghost Island, et je l'ai depuis reprise partiellement pour le T2 de mon autre série L'ultime Chimère. Une autre s'appelait Zar Bizarre et avait été écrite par Philippe dans un premier temps, revue par votre serviteur dans un deuxième temps et se situait en Afrique... Une troisième, très courte (5 pages) s'intitulait Cosmose 2 et racontait comment une créature se retrouvait prisonnière du Lac dans la Croix Cosmique...(Voir à ce propos la fin du T6). Mais la plus intéressante, et qui pouvait proposer pas mal de débouchés intéressants, racontait une sorte d'enquête de Jacob Kandahar alors que celui-ci n'avait que 12 ans - mais était déjà la lumineuse intelligence qui devait devenir célèbre par la suite... Hélas, il n'y aura jamais de spin-off à ApocalypseMania ; pourtant la matière était là, comme vous allez pouvoir en juger.
Ctte histoire inédite de 7 planches, la seule à avoir été dessinée, vous pouvez la retrouver en exclusivité sur le blog de Philippe Aymond qui en commence cette semaine la publication. La scène se passe à Brighton en 1994...

We are 4 Lions **

de chris morris avec arsher ali, nigel lindsay, riz ahmed


Angleterre, quelques musulmans d'origine pakistanaise, veulent mener une action kamikaze au nom du Djihad, le stage au Pakistan n'est pas concluant, ils ne s'entendent pas, font gaffe sur gaffe, et cherchent la cible idéale.


Une fois de plus, il n'y a que les anglais pour sortir une telle comédie. A la fois parfaitement en phase avec son époque, brillamment écrite / rythmée / interprétée, un peu comme "In the loop" sur les relations de pouvoir et manipulations au plus haut niveau l'an dernier, et vraiment, mais alors vraiment, provocante. Car le réalisateur, provocateur de télé, aurait pu faire ce qui s'annonçait comme une excellente comédie, des ratés qui se prennent les pieds dans le Djihad et comment se faire exploser,"la 7eme compagnie" en plus fin et mordant. Et cette partie fonctionne trés bien, vraiment drole, plus que drôle parfois, quand il s'agit de fabriquer des bombes, de les expérimenter avec des corbeaux, de confronter la culture occidentale du rap avec les préceptes islamistes...Quelque chose de cet humour non sense facon "The Party" de Blake Edwards, et pas mal d'autres bonnes références comme Stephen Frears. Mais curieux et déroutant virage à un moment, sans que la comédie cesse, on rit bien plus jaune, car il va au bout de la logique, ça continue à faire rire tout en mettant vraiment mal à l'aise, bref une provocation réussie. Chapeau pour cela même si on peut trouver que le film aurait plus de cohérence à rester dans la (simple) déconnade.

03 décembre, 2010

Ma BD de l'année

Comme chaque année depuis 1979, voici pour moi venu le moment d'élire ma BD préférée de l'année. D'habitude, j'essaye de distinguer un album sorti dans l'année en cours, mais en cas d'oeuvre étrangère il peut y avoir quelques mois, voire années de décalage. C'est le cas en 2010.
Mon lauréat est le 9e album de la série américaine 100 Bullets : Strychnine Lives. Un comics paru en 2006 aux States, rassemblant les fascicules 59 à 67, et réunis en album en 2007 si je ne me trompe pas. Ce volume n'est pas encore paru en France, mais ce n'est pas la première fois que je courronne un titre inédit chez nous. L'histoire est comme toujours dans 100 Bullets découpée de manière brillantissime par Brian Azzarello, avec des mises en scène et des dialogues percutants. Le dessin faussement réaliste d'Eduardo Risso fait mouche, comme d'habitude et les ambiances de Floride sont particulièrement bien retranscrites. Ce n'est peut-être pas l'histoire la plus forte depuis le début de la série, mais j'y vois aussi l'occasion de mettre en valeur un comics qui méritait sur la durée une telle distinction.
Côté franco-belge, j'ai lu beaucoup d'albums cette année et beaucoup d'excellents. J'ai adoré par exemple Le Banni (Henscher-Tarumbana, Le Lombard), auquel j'ai vraiment pensé jusqu'au dernier moment, mais aussi Long John Silver T3 (Dorison-Lauffray, Dargaud), Le Casse T3 (Chauvel-Denys, Delcourt), Il était une Fois en France T4 (Nury-Vallée, Glénat), Asterios Polyp (Mazzuchelli, Casterman) (qui vient d'être élu Grand Prix de la Critique 2011 par l'ACBD - un soupçon d'ennui vers la fin m'a peut-être empêché de le faire gagner), Lydie (Zidrou-Lafebre, Dargaud), Les Passagers du Vents 6.2 (Bourgeon, 12Bis), Quai d'Orsay (Blain-Lanzac, Dargaud) et d'autres que j'oublie sûrement !

22 novembre, 2010

Potiche ***

de François Ozon Avec :, Catherine Deneuve, Gérard Depardieu, Fabrice Luchini, Karin Viard, Jérémie Renier, Judith Godrèche,

1977, Nord de la France, Pujol est séquestré par ses ouvriers. Sa femme Suzanne, potiche de la famille depuis son mariage, prend les affaires en mains et négocie avec le maire communiste, un ancien amant.

Excellente comédie française, Ozon ne réussit pas à tous les coups dans ses changements de style mais, ici, il maitrise bien le genre pas évident de l'adaptation de théâtre, sur décor de France provinciale dans les 70's. Le début laisse craindre que l'humour et les situations de la pièce de boulevard ne tiennent pas la distance d'un vrai scénario. Mais à partir du moment où Suzanne devient chef, ca prend bien, bon rythme, de la provoc façon Ozon mais avec de la finesse (le fils et ses amours un peu incestueuses...) des vannes bien amenées, comme celles sarkoziennes dans la bouche de l'infâme patron de droite, Luchini. On sent qu'Ozon a envie que Deneuve porte le film, il lui donne les clés comme un réalisateur qui aime son actrice, et elle le fait, un vrai festival de ce qu'elle sait faire en comédie, jusqu'à cette excellente campagne électorale bien démago . Jusqu'au retour du couple mythique (70's...) avec Depardieu, il en fait presque trop tellement il a envie de réunir ces deux là. Et quelques passages musicaux qui font du bien, Michele Torr, Il Etait une fois, et le final, très réussi, qui clôt le film sur une note quasi euphorique (et ironique) de Deneuve chantant du Ferrat.

19 novembre, 2010

A propos de sélection et de prix...

C'est la saison qui veut ça : en sport on parlerait de "money time", en BD on parle de saison des festivals et des prix. Coup sur coup, voilà que l'ACBD (Association des Critiques de Bande Dessinée) et le Festival d'Angoulême rendent publiques leurs listes nous révélant les meilleurs albums de l'année. J'avoue que je les guettais avec impatience, misant quelque espoir sur l'éventuelle présence de mon album Un long Destin de Sang, qui avait eu l'honneur de recevoir un excellent accueil... critique, justement. (Pour les ventes, rien de génial, faut pas rêver, mais on a quand même dépassé les 5 000 exemplaires, ouf !)

Commençons par l'ABCD, qui m'avait fait l'honneur de me citer parmi les "20 indispensables de l'été" il y a quelques mois. Il y a quelques jours, on a appris qu'un nouveau vote avait permis d'établir une liste de 130 albums en lice pour le Grand Prix de la Critique 2010 (albums sortis entre le 1er novembre 2009 et 31 octobre 2010) : là encore, je peux révéler que j'en faisais partie. La dernière liste officielle fait état de 15 titres seulement, et là je n'y suis plus... Retour sur terre donc, mais avec la satisfaction d'avoir écrit un album qui sortait de l'ordinaire quand même. Je remercie bien évidemment tous les membres de l'ACBD qui ont pu voter pour moi et je leur donne rendez-vous en avril prochain pour la sortie de l'Acte II de de diptyque.

En ce qui concerne Angoulême, je ne savais pas trop sur quel pied danser. On sait que la sélection officielle comprend des titres parfois peu visibles (tant mieux pour eux) et reflétant une bande dessinée assez avant-gardiste, audacieuse, intellectuelle, graphiste (et ce ne sont évidemment pas des tares). Mais je me disais quelque part que sur 58 titres présents dans la sélection officielle, il y avait peut-être une petite place pour moi... Bon, je vous rassure, il n'y a pas eu de miracle. Il n'y a qu'un album de mon éditeur 12Bis, c'est l'excellent L'Or et le Sang T2. Dommage, le T1 avait déjà été en sélection l'an dernier... (on ne pouvait pas varier ?). Dommage (bis), le dessinateur d'Un long Destin de Sang, Fabien Bedouel, est aussi celui de L'Or et le Sang... (et il est aussi doué sur l'un que sur l'autre, si si !). Dommage (ter), le scénariste de L'Or et le Sang, Fabien Nury, a deux autres albums sélectionnés... (on n'aurait pas pu laisser un peu de place aux copains ?). Bravo à ceux qui ont passé le cut, en tout cas. Comme toujours dans ces cas-là, je me console en voyant que d'autres très éminents confrères (et bien plus cotés que moi) n'y sont pas non plus et que eux doivent être vraiment déçus.

18 novembre, 2010

Couv !

L'ultime Chimère T7 : Les Nuits (Bollée & Griffo, Glénat). Sortie le 26 janvier 2011.