
L'univers de LAURENT F. BOLLEE, plus connu sous ses initiales LFB ! BD, course automobile, réflexions personnelles au menu... sans oublier les critiques ciné de notre chroniqueur El Bacos ! Welcome...
25 janvier, 2007
Angoulême

23 janvier, 2007
L'ultime Chimère - la première image !
Jeudi soir, je ferai un petit saut express à Angouleme, où se déroule bien sûr le plus célèbre festival de BD... Je m'y rendrai invité par Glénat afin de rencontrer l'équipe maison et surtout Griffo, avec lequel je travaille depuis quelques semaines sur ce nouveau projet qui comprend 7 albums et 6 dessinateurs. Griffo qui vient de m'envoyer les premiers dessins (et même les premières planches) qu'il a réalisés et je ne résiste pas à la tentation de vous en montrer un, où vous pouvez admirer la tour Hadden, propriété d'AWInc., première compagnie mondiale à délocaliser son siège social dans l'espace...
Au passage, sachez que j'ai terminé ce matin le découpage complet du T3 de cette série où sont pour l'instant confirmés certains : Griffo, Mangin, Miguel et Aymond.
18 janvier, 2007
ApocalypseMania : nouveau planning
17 janvier, 2007
Zik : playlist 2006
1 – Dominique A “Rouvrir”
2 - 6 (ordre alphabétique) :
The Arctic Monkeys “A certain romance”
Howie Beck “How do you feel”
Midlake “Roscoe”
The Strokes “You only live once”
Paul Weller “Blink and you’ll miss it”
7 - 20 (ordre alphabétique) :
The Arctic Monkeys “Mardy Bum”
Howie Beck “Sometimes”
Kate Bush “The sunset”
Cat Power “The greatest”
Tracy Chapman “Talk to you”
Miossec “Mes crimes, le châtiment »
Pet Shop Boys “Flamboyant (michael meyer remix)”
Grant Lee Philips “Under the milky way”
The Rakes “We are all animals”
The Sleepy Jackson”We won’t bring people down”
Ron Sexsmith “Jazz at the bookstore”
Sparklehorse “Getting it wrong”
Stuart A Staples & L. de Sela “That leaving feeling »
The Strokes “Ize of the world”
Avec un pilote F1 dans la voiture !

13 janvier, 2007
RMC, le dimanche...

12 janvier, 2007
Ma bibliographie
1990 - Les 13 Transgressions (avec Godard et Coutelis, Le Vaisseau d'Argent)
1994 - Fatal Carnaval (Spartakus T1 - avec Valdman, Dargaud)
2000 - Terre d'Election (AD Grand-Rivière T1 - avec Coutelis, Casterman)
2001 - Culture Diktat (AD Grand-Rivière T2 - avec Coutelis, Casterman)
2001 - Couleurs spectrales (ApocalypseMania T1 - avec Aymond, Dargaud)
2001 - Lucien Gaudin, le Maître des Armes (biographie, Editions Cristel)
2001 - Experiment IV (ApocalypseMania T2 - avec Aymond, Dargaud)
2001 - Polychrome Hexagone (AD Grand-Rivière T3 - avec Coutelis, Casterman)
2002 - Global Underground (ApocalypseMania T3 - avec Aymond, Dargaud)
2003 - Bouskachi (AD Grand-Rivière T4 - avec Coutelis, Casterman)
2003 - Trance Fusion (ApocalypseMania T4 - avec Aymond, Dargaud)
2003 - Le Bonheur dans le Crime (Hauteclaire T1 - avec Lacou, EP)
2003 - London Inferno (avec Mason, EP)
2004 - Cosmose (ApocalypseMania T5 - avec Aymond, Dargaud)
2004 - Un Duel sous Richelieu (Hauteclaire T2 - avec Lacou, EP)
2004 - Esobus (Mongo le magnifique : Une Affaire de Sorciers T1 - avec Mason, EP)
2005 - Le Reflet des Lames (Hauteclaire T3 - avec Lacou, EP)
2005 - Son Excellence a des Regrets (Chinguetti T1 - avec Nicolle, EP)
2005 - Le Cycle des Lumières (ApocalypseMania Intégrale T1-5 - avec Aymond, Dargaud)
2006 - Les Lois du Hasard (ApocalypseMania Cycle 2 T1 - avec Aymond, Dargaud)
2006 - Sébastien Bourdais, Exil gagnant (biographie) (avec Henri Suzeau, Apach)
Je pense que 2007 sera une année de transition. Pourraient sortir le T2 de Mongo, qu'Emmanuel Proust bloque depuis deux ans déjà, ainsi que le T2 de Chinguetti (toujours chez EP). Chez Dargaud, pourraient peut-être sortir s'ils sont finis à temps le T7 d'ApocalypseMania et le T1 de Speedway (avec Siro), mais à mon avis ce sera plus tôt pour 2008. 2008 qui verra de toute façon la sortie des deux premiers tomes de L'ultime Chimère chez Glénat (avec plusieurs dessinateurs dont Griffo). Affaire(s) à suivre...
La meilleure BD de l'année 2006...
Je m'amuse à remettre ce prix plus qu'honorifique chaque année depuis 1979 (eh oui, j'avais douze ans à l'époque, et cela fait déjà vingt sept ans que ça dure...), et voici pour rafraîchir la mémoire à tout le monde quel est désormais ce palmarès qui est lui aussi international :
1979 - Ici-Même (Forest-Tardi, Casterman)
1980 - La Foire aux Immortels (Bilal, Dargaud)
1981 - Le Comptoir de Juda (Les Passagers du Vent T3 - Bourgeon, Glénat)
1982 - Silence (Comès, Casterman)
1983 - Les Disparus d'Apostrophes (Jack Palmer T4 - Pétillon, Dargaud)
1984 - Fragments + Passages (Rork T1+2 - Andreas, Le Lombard)
1985 - La Fièvre d'Urbicande (Les Cités obscures T2 - Peeters-Schuiten, Casterman)
1986 - Lulu s'maque (Lucien T3 - Margerin, Les Humanoïdes associés)
1987 - Le grand Pouvoir du Chninkel (Van Hamme-Rosinski, Casterman)
1988 - Watchmen (Moore-Gibbons, DC)
1989 - V For Vendetta (Moore-Lloyd, DC)
1990 - L'Origine (Julius Corentin Acquefacques T1 - Mathieu, Delcourt)
1991 - Dream Country (Sandman T3 - Gaiman-Various, DC)
1992 - Froid Equateur (Bilal, Les Humanoïdes Associés)
1993 - The Books of Magic (Gaiman-Various, DC)
1994 - Fables & Reflections (Sandman T6 - Gaiman-Various, DC)
1995 - A Dame To Kill For (Sin City T2 - Miller, Vertige)
1996 - Il faut le croire pour le voir (Forest-Bignon, Dargaud)
1997 - From Hell (Moore-Campbell, Kitchen Sink)
1998 - Bloody Hell in America (The Invisibles T4, Morrison-Jimenez, DC)
1999 - Vacances de Printemps (Les formidables Aventures de Lapinot T5 - Le Gall-Trondheim, Dargaud)
2000 - Le Capitaine écarlate (David B, Dupuis)
2001 - Le Singe et la Sirène (Dumontheuil-Angeli, Casterman)
2002 - Born in Fire (Rising Stars T1 - Straczynski-Various, Top Cow/Image)
2003 - Lowlife (Daredevil T6 - Bendis-Maleev)
2004 - L'Orme du Caucase (Taniguchi-Utsumi, Casterman)
2005 - Olivia Sturgess 1914-2004 (Rivière-Floc'h, Dargaud)
2006 - La Bête (Le Marquis d'Anaon T4, Dargaud)
Commentaires statistiques :
Nombre de prix (auteurs)
3 - Gaiman, Moore
2 - Bilal, Forest
Nombre de prix (éditeurs)
6 - Casterman, Dargaud
5 - DC
bollee.com, c'est fini
10 janvier, 2007
Faithless : Bombs - le remix LFB !
09 janvier, 2007
Cinéma : palmarès 2006
1 – Babel (Alejandro Gonzalez Inarritu)
2 - Vol 93 (Paul Greengrass)
3- Isolation (Billy O’Brien)
4- Itinéraires (Christophe Otzenberger)
5 - Lady Chatterley (Pascale Ferran)
& L’ immeuble Yacoubian (Marwan Hamed)
7- La raison du plus faible (Lucas Belvaux)
8 – Quand j’étais chanteur (Xavier Giannoli)
9- The Queen (Stephen Frears)
10 – Les infiltrés (Martin Scorcese)
& Le Passager (Eric Caravacca)
& Breakfast on Pluto (Neil Jordan)
... et voici maintenant le worst of :
arrivederci, amore ciao (michele sioavi)
les bronzés 3 (patrice leconte)
la doublure (francis veber)
l'ivresse du pouvoir (claude chabrol)
mission impossible 3 (jj abrams)
qui m'aime me suive (benoit cohen)
08 janvier, 2007
La carte de voeux officielle 2007 !

Love Is In The Air - back from Australia
Love Is In The Air... Une chanson signée John Paul Young, hit mondial de l'année 1978, ressortie en 1992 dans une version encore plus disco pour le film Strictly Ballroom, et réinterprétée sur Ten le 31 décembre dernier à une demi heure de la retransmission du feu d'artifice de Sydney en direct dans toute l'Australie - un pur moment de magie et de joie de vivre qui restera le symbole de mes quinze jours passés aux Antipodes pour cette fin d'année !

Au programme : les incontournables Opera, Aquarium et Taronga Zoo pour les enfants, les plages de Manly et Dee Why, les Blue Mountains, le feu d'artifice du 31 décembre, la messe de Noel en bermuda, la balade à vélo dans l'Olympic Park... Que du bonheur pour notre famille, avec le sentiment d'avoir été dans une autre dimension, à presque 20 000 km de chez nous. Pas de problème non plus pour la conduite à gauche et l'orientation dans Sydney et les environs, très bon accueil également de la part de la famille de Kirsten et Roger qui eux, ont donc passé quinze jours merveilleux, nous ont-ils dit, dans notre maison afin de s'offrir un Noël à l'européenne, dans le froid loin de chez eux... Dépaysement, quand tu nous tiens !
Au niveau météo, à noter que nous avons connu parait-il un des étés les plus froids jamais enregistrés à Sydney : pas plus de 25° pendant quinze jours ! L'année dernière, à la même époque, il faisait entre 35 et 45°... Tout compte fait, à tout prendre, mieux valait un temps doux et parfois pluvieux qu'une chaleur tropicale insoutenable.
Bref, des vacances inoubliables qui rendent heureux et qui me font vous adresser, à vous fidèles ou occasionnels lecteurs/visiteurs de ce blog, mes meilleurs voeux pour l'année 2007 !
20 décembre, 2006
Dernier message pour 2006
11 décembre, 2006
Seb en F1 !...
La presse spécialisée internationale s'est bien évidemment emparé instantanément du sujet et vous trouverez deux articles intéressants et anglais aux adresses suivantes :
http://www.crash.net/news_View~t~Bourdais-to-test-with-Toro-Rosso-~cid~1~id~141244.htm
http://www.autosport.com/news/report.php/id/55984
Affaire à suivre en tout cas...
08 décembre, 2006
Speedway, ça roule toujours !
Nouvelle formule
07 décembre, 2006
Sébastien Bourdais, la couverture officielle !

05 décembre, 2006
Casino Royale * *

de martin campbell avec daniel craig, jeffrey wright, eva green
Bond face à Le Chiffre, qui finance le terrorisme mondial, entre Madagascar, Nassau et Venise, en passant par une partie de poker "no limit" au Montenegro
bonne nouvelle, on retrouve le Bond traditionnel, original taste. Pour ceux qui n'aiment pas ce gout de bastons, de poursuites pas très crédibles, de remarques pince sans rires, de gonzesses un peu neuneu mais canons, n'insistez pas. Un certain plaisir jubilatoire de ne plus avoir à se contenter des modèles, mais d'être en plein dans la mythologie du vrai film d'espionnage facon Bond, comme dans les 60's. Une intrigue resserée sur une action moins grand spectacle que ces dernières années (on oublie les menaces nucléaires mondiales ou la toute puissance des media). Normal c'est l'épisode fondateur de la saga. Et elle retrouve en effet une certaine virginité. Un 007 viril, pas super brillant, "brute", comme il faut. le fait d'avoir pris un acteur moyen (craig), pas très expressif, est une bonne idée. il perd en charme mais on ne se disperse pas en subtilités. c'est un violent, un impulsif. comme souvent lu, il y a du Poutine chez ce Craig, un mélange Poutine / Steve Mc Queen, si cela existe. Ceci dit, l'histoire n'est pas très prenante, on traine en route, la partie de poker est longuette (quand on n'aime pas trop les scénarios reposant sur des suspens de poker ou d'échecs, on trouve le temps long), et c'est parfois vraiment du n'importe quoi (cf la poursuite "too much" du début à Madagascar). Il y a comme toujours quelques scènes mémorables. On retiendra celle de Bond, à poil, nu, attaché, qui se fait fouetter par son ennemi... plus crypto gay que cette scène, difficile... les James Bond girls sont décevantes, on passera sur l'italienne, insignifiante (et qui a déjà joué avec Clavier, donc pas crédible), Eva Green gagne aux poings mais son personnage n'est pas très intéressant, pas assez perverse. Comme longuement observé dans la Bertolucci, elle est toujours aussi poitrinaire (à défaut d'être bonne actrice, mais ce n'est pas ce qu'on lui demande).
et pour finir sur une femme vraiment charmante et belle, dans la série hécatombe de l'automne, hommage à Claude Jade, la "femme de Doinel", une nouvelle qui rend bien triste, mélancolique, comme la chanson de Trénet, "que reste t il de nos amours ?"...
El Bacos.
01 décembre, 2006
Playlist : Séries TV
La lecture frénétique du numéro spécial des Inrocks 2 consacrés aux 1000 chansons qu'il faut avoir écouté et aux playlists en général me donne l'envie de proposer de nouveaux classements...Allez, on y va pour les séries télé, toute époques confondues.
1. Six Feet Under
2. Le Prisonnier
3. Amicalement vôtre
4. Les Envahisseurs
5. X-Files
6. Millenium (Saison 1)
7. Chapeau Melon et Bottes de Cuir
8. Lost
9. Au Coeur du Temps
10. Friends
Au niveau des personnages maintenant :
1. John Steed & Mme Peel
2. N°6
3. Danny Wilde & Brett Sinclair
4. Fox Mulder & Dana Scully
5. Nate Fisher
6. Franck Black
7. David Vincent
8. Jim Profit
9. James West
10. Jack Bauer
27 novembre, 2006
Babel * * * *

de alejandro gonzalez inarritu avec brad pitt, cate blanchett, gael garcia bernal, rinko kikushi
désert marocain, un gamin tire accidentellement une balle qui blesse une touriste américaine. pendant ce temps là, ses enfants sont emmenés de san diego vers le mexique par leur nourrice pour un mariage. à tokyo, une adolescente sourd muet en crise contre son père
on sait, on sent que inarritu agace, va agacer encore plus. parce qu'en trois films (avec "amours chiennes" et "21 grams"), il a inventé un style, pas juste le concept de film choral mais aussi les liens entre ces histoire, la facon de les filmer, l'ambiance, à la fois glacante et très humaine, émouvante, et que son talent de réalisateur prodige crève tellement l'écran qu'on va le réduire à cette maestria technique. certes, les liens entre ces 4 histoires sont en partis tirés par les cheveux et secondaires (cf le Japon) même si la confrontation entre les paysans de l'Atlas et le couple américain est saisissante de contrastes. mais tout cela est secondaire, on se satisferait que ces récits soient indépendants les uns des autres. on pourra reprocher à innaritu de faire des films trop pleins, trop riches, trop "oeuvre ultime", trop d'ambition. oui, il met encore la barre très haut. et tant mieux. on sort de ce film secoué, marqué physiquement, avec un tas d'images dans la tête. il se passe plein de choses, et les 2h15 passent vite, un peu le même principe que "24 heures", des tas d"évènements sur différents lieux en très peu de temps. et ce mélange des cultures et des lieux très réalistes, de l'exotisme au meilleur sens du terme, comme "amours chiennes" nous faisait pénétrer dans Mexico. il y a des scènes où inaritu fait des prouesses, en met plein les yeux, sans que cela soit gratuit, on pense au mariage mexicain et cette séquence stupéfiante dans le club de Tokyo, où la jeune japonaise sourde s'éclate en dansant. toutes les histoires sont intéressantes, cette nourrice latino torturée par la culpabilité, même brad pitt et cate blanchett, étonnant comme brad, aidé certes par l'age qui avance, les cernes sous les yeux et les cheveux grisonnants est convainquant. en terme d'intrigue, inaritu a aussi l'intelligence d'éviter d'être prévisible, on craint une sorte de fatalité collective, dans la dramatisation, et elle n'arrive pas. il n'y a d'ailleurs pas vraiment de dénouement d"intrigue. un mot aussi sur la musique, très importante, excellente, qui fait le lien entre les histoires. "collision' (oscar 2006) avait ostensiblement essayé de raconter une histoire de la même facon, sauf que ca tournait à vide, faute de talent. ce qui n'est pas le cas de "Babel", un grand moment de cinéma.
El Bacos.
24 novembre, 2006
The Host * * *

de joon ho bong avec soon kang ho, bae doona
séoul. suite au deversement de produits chimiques, un monstre marin a grandi dans le fleuve, s'attaque aux hommes et enlève la petite huyn so. sa famille part à sa recherche.
admettons qu'après le choc de la bande annonce, et vu la tendance de fond de cette année - les meilleurs films sont des films "de genre" et le cinéma asiatique, une fois mis de côté ses prétentions, est celui qui ose le plus et se distingue des archétypes de l'occident, francais ou américain - on avait comme le pressentiment de voir l'un des films de l'année. pas tout à fait quand même. excellent film, surprenant, mais qui aurait pu être encore meilleur (mais comme on le répête dans ces cas là, ca ne sert à rien de repenser un film). on n'attend pas le niveau de "dark water" ou "deux soeurs". à vouloir être original, le réalisateur a eu un peu tendance à se disperser. mélanger le film d'épouvante et le grotesque,glisser un message politique, faire des disgressions. trop longues ces deux heures. on aimerait quelque chose de plus resseré, plus prenant, plus d'horreurs avec la bébête et moins de parlote parfois, moins de dérision peut être aussi, pour avoir vraiment peur. car certaines scènes sont fantastiques, cassant le schéma des films hollywoodiens du genre, les effets spéciaux sont secondaires, c'est de voir cette foule en bord de fleuve, l'été, se faire massacrer par ce monstre sans état d'ame. pas de concession, il dégueule les os de ses cadavres. une musique étonnante, "douce" face à la peur, une tristesse parfois, une mélancolie, qui est peut être la marque de cs films de genre coréen. l'originalité surprend et séduit souvent dans ce film, mais parfois il fait fausse route. mieux maitrisé tout de même que son "memories of murder". la fin est saisissante.
à part ça, c'est l'hécatombe...après anicée alivina, et en ayant laissé de coté francis girod et jack palance, on salue donc robert altman et ce soir philippe noiret. on dira "un grand" et pour le coup, ce sera vrai, pas usurpé, l'un des plus grands au même titre qu'un Trintignant. choix personnel de 5 films, avec 3 Tavernier:"alexandre le bienheureux", "coup de torchon", "la vie et rien d'autre", "le juge et l'assassin", "les ripoux".
19 novembre, 2006
Le Dahlia noir *
de brian de palma avec josh hartnet, aaron eckhart, scarlett johanson, hilary swank
los angeles, 1946, deux flics, amis, boxeurs, enquètent sur le meutre sadique d'une jeune femme
de palma tourne à vide. au vu de ce qu'il a pu faire dans son passé, pas toujours glorieux, mais avec ce qu'il faut de grands films ("l'impasse") pour le considérer comme un grand dans ses meilleurs moments, on ne peut pas accepter un film pareil. mais le fait que ce soit l'adaptation d'ellroy "sauve" paradoxalement le film, un tel film sans cette caution semblerait totalement raté. "le dahlia noir" vient rejoindre ces nombreux films US formellement parfaits, ambitieux, mais finalement sans ame, creux et de plus en plus ennuyeux. on pense par exemple à l'oscarisée musical "chicago". on est totalement dans l'esthétique "film noir années 40", du grain de l'image, aux éclairages, en passant par la voix off façon "incorruptibles". ca aurait son charme, si le reste décollait, détonnait un peu . mais tout est finalement plat, on ne sent pas, ou peu, cette folie que doit faire ressentir le livre. même la violence, elle aussi totalement déjà vu, alors que de palma a le talent pour innover en la matière. on suit la narration du livre, sans relief, avec des accélérations et des mauvais raccords (sur la fin) qui donnent l'impression d'une certaine paresse, de quelque chose de baclé. oui, ça se regarde, sur un vol transatlantique new york - paris, par une nuit sans sommeil. on aimerait que de palma fasse autre chose qu'un film d'avion. le fait est que sans rentrer dans la catégorie crispant comme colin farell, josh hartnet est fade, lui aussi sans épaisseur, transparent. omniprésent dans le film, il participe à cet ennui. johanson joue les utilités, role sans grand intérêt, talent gaché. y'a guère qu'hillary swank en femme fatale qui soit convainquante. à noter un petit miracle musical quand, à mi parcours, plus ou moins somnolent, les yeux s'ouvrent soudainement au son d'une voix... celle de kd lang, the one and only et unique, qui chante dans un spectacle...
El Bacos.
17 novembre, 2006
Prix de la Critique BD
Tiens, l'excellente Association des Critiques et Journalistes de Bande Dessinée vient de rendre publique sa préselection annuelle de quinze titres pour l'année 2006, en vue de l'obtention de ce prix prestigieux, jadis décerné à Angoulême. Evidemment, en tant que membre de la grande famille de la BD franco-belge, je ne peux que m'y intéresser et faire quelques commentaires.(Je précise juste au passage que je suis jaloux comme tout le monde de ceux qui recoivent des prix. Ne pas en avoir n'empêche pas de dormir, mais enfin on peut penser que ça fait plaisir ! Lorsqu'on fait un métier, on cherche toujours un peu de reconnaissance, et parfois le monde de la BD est en ce sens très ingrat. Mais c'est comme ça... De mon côté, j'ai été nominé une fois, dans la catégorie "meilleur scénario" pour le T1 d'ApocalypseMania au Festival de Chambéry. Je n'ai pas gagné.)
Bref, la sélection de l'ACBD, dans laquelle figure l'excellent Brieg F. Haslé et 72 autres éminents spécialistes, m'amène à quelques commentaires :
- 7 nominations sur 15 pour Futuropolis ! Record battu ! Dites donc, c'est pas un peu trop parisien tout ça ?
- Aucune nomination pour l'Association ? Ca c'est un événement !
- Aucune nomination pour Dargaud ? L'année du Combat Ordinaire 3 et du Marquis d'Anaon 4 ?
- Aucune nomination pour Trondheim ou Sfar ? Ils sont malades ?
- Comès et Loisel nominés chez Casterman... Vive la relève !
- Le Photographe T3 : euh... la série n'a pas eu assez de prix ?
- Deux nominations pour Aire Libre chez Dupuis : ils n'ont pas d'autre collection chez eux qui puisse être mise en avant ?
- Jack Palmer T13 nominé : le syndrome dessinateur de presse a encore frappé !
Bon allez, je vais arrêter là ! Sincèrement, bravo aux nominés et que le meilleur gagne !
Au fait, vous voulez savoir combien j'en ai lu jusqu'ici, des albums de cette prestigieuse sélection ? La réponse est... zéro. Pas de quoi se vanter ! De toute façons, c'est Kris et Davodeau qui vont l'avoir.
13 novembre, 2006
Seb Bourdais, le livre arrive !
Au lendemain de sa magnifique victoire à Mexico (la 7e de la saison pour la dernière manche de l'année), avec à la clef un dépassement dans le dernier tour sur l'Anglais Justin Wilson, ex-pilote de F1 chez Jaguar (eh oui...), je reçois ce mail de mon éditeur : "no news, good news ! Le travail suit son cours. Nous coulons les pages en modifiant la feuille de style. Les planches-contact arrivent..."Bref, encore un peu de patience, et l'oeuvre sera bientôt disponible !
Je rappelle que j'ai écrit la chose en collaboration avec mon confrère Henri Suzeau et que le titre est : Sebastien Bourdais - Exil gagnant. La préface est signée Paul Newman (tout à fait !) et l'avant-propos Henri Pescarolo.
06 novembre, 2006
Jonathan Littell
Lectures BD
La Malédiction du Parapluie (Trondheim) - en fait, on commence avec un livre que je n'ai pas encore lu et que je vais acheter cette semaine ! Un nouvel opus dans la série des carnets autobiographiques de Lewis T., ça ne se rate pas et je sais déjà que je vais adorer ! C'est obligé...
De Cape et de Crocs (Ayroles-Masbou) - a force d'en entendre que du bien, il fallait s'y mettre ! La parution d'une intégrale spéciale sortie chez Delcourt en a été l'occasion. C'est vrai que c'est plaisant, et que c'est plutôt original et même brillantissime par moments. Une vrai lecture-plaisir (du moins pour les trois premiers tomes), même si certaines pages auraient gagné, à mon avis, à être un peu moins denses ou touffues.
Les Stryges (Corbeyran-Guérineau) - Un classique, qu'on ne manque pas. La série mère est pour moi fabuleuse, avec une idée centrale (les créatures, bien sûr) qu'on aurait aimé avoir... Je sais bien que dans le dernier tome, l'action ne progresse pas des masses et qu'on reste même un peu sur sa faim, mais je m'en fiche car j'en accepte le jeu. J'aime savoir qu'on n'en a pas fini, et qu'il y aura dans un an un autre épisode. Nos deux auteurs sont toujours au sommet de leur art, puissent-ils continuer comme ça de nombreuses années...
West T3 (Dorison-Nury-Rossi) - Le meilleur de ce tome, c'est le cadre de l'histoire : Cuba, au début du siècle, avec la présence américaine. Excellent parallèle avec des situations contemporaines ! Ensuite, eh bien il faut apprécier un découpage méga-dense (sans doute trop) qui fait qu'on décroche un peu dans le dernier tiers. Quant à notre ami Rossi, je trouve qu'il n'est toujours pas au niveau de ses deux brillants scénaristes...
La Vengeance du Comte Skarbek (Sente-Rosinski) - Je n'ai lu que le premier tome (il était temps !), et c'est vrai qu'on ne peut qu'être époustouflé par certaines cases (surtout des paysages parisiens) absolument sublimes. L'histoire est intéressante, en tout cas beaucoup plus érotique que je ne pensais. Il paraît que le T2 est encore meilleur, on verra bien...
Voilà, ce doit être tout pour le moment...
Une vérité qui dérange * *

documentaire de davis guggenheim
autour d'une conférence d'al gore, les explications et les enjeux du réchauffement de la planète
sans se prétendre catastrophiste ou écolo militant, le sujet de ce documentaire est tellement vital pour la planète, pour l'Humanité, que ce film ne peut qu'être important. on peut malheuresement se dire qu"'il fera date et qu'on y fera référence longtemps. c'est un bon film, sérieux, documenté, distrayant, pédagogique. il reste limité en terme d'ambition cinématographique par sa mise en scène, en grande partie gore faisant sa conférence, avec tout un tas de chouettes animations pour appuyer son propos (très impressionnant conférencier... entre autres comparaisons, on a bien du mal à imagine son "rival" Bush le jeune en faire autant). autre limite, gore et le film s'éparpillent un peu, problème de construction de l'argumentation. sur un tel sujet, soit on fait très long, soit on va à l'essentiel et ça dure bien moins que 90 mn. à vouloir augmenter le métrage, on perd en force de conviction. le film est pro Gore, mais sans en faire trop, c'est de toute facon autant un film sur lui que sur ce sujet. quelques "américaneries" un peu niaiseuses, le générique par exemple, mais, là encore, plutot sobre. film important, désespérant aussi par ce qu'il sous entend de destinée de la race humaine, si on creuse un peu, on est totalement dans l'égoisme et l'aveuglement avec conséquences déja irrémédiables. une telle remise en cause qu'on sent presqu'elle est impossible et qu'on va effectivement au mur.
El Bacos.
26 octobre, 2006
Jean-Roch Sauer
Terrible nouvelle : mon beau-frère Jean-Roch Sauer est décédé vendredi dernier, à l'âge de 53 ans. On le voit ici en photo, à gauche, au mois de juillet, déjà affaibli par la maladie qui devait l'emporter quelques semaines plus tard... Et pourtant, les dernières nouvelles, consécutifs à de récents examens, étaient bonnes... Mais une hémorragie interne l'a emporté brutalement, alors qu'il avait repris espoir et faisait des projets pour l'avenir.Vice président des pinceaux Raphaël et des couleurs pour artistes Sennelier, Jean-Roch était un amoureux des arts et l'ami des artistes. On le voit ici en compagnie de Sergio Prata (à droite), qui a passé tout l'été dernier en sa compagnie, avant de repartir vers son pays, le Brésil...
Les obsèques ont été célebrées mardi, à Saint-Brieuc. Une cérémonie très dure, et très belle. Déjà veuf, Jean-Roch laisse mes deux nièces Natalie et Nina orphelines. Inutile de vous dire à quel point c'est un traumatisme pour nous. La famille de ma femme est très unie, nous essayons de faire front face à la tragédie.
Là-haut, puisses-tu, Jean-Roch, voir les plus belles couleurs qui soient...
Les Fils de l'Homme * * *
de alfonso cuaron avec clive owen, julianne moore, clare hope ashitey, michael caine
2027, la grand bretagne en état de guerre contre les immigrants, plus aucun être humain n'est né depuis 18 ans, theo se retrouve obligé d'assister une réfugiée enceinte
on croit longtemps tenir le film de l'année, pour ne pas y aller par quatre chemins. ce ne sera pas le cas, mais on s'en est approché. une fois de plus, le film de genre, de science fiction, se révèle le seul à nous emporter au cinéma ces dernières années. et une fois de plus un film britannique avec un scénario / livre sur lequel tout repose. comme "28 jours plus tard", il y a quelques années, autre film UK d'anticipation. la première femme enceinte dans le monde depuis 18 ans, dans une angleterre totalement sécuritaire, cloitrée, hyper violente, quel beau sujet de départ... une représentation de notre avenir plus que réaliste, très peu de high tech dans ce londres, juste des bulles de prospérité et des guettos de violence et de pauvreté. la première partie, plutot urbaine, est une merveille dans le genre, au coeur de la peur, répression et terrorisme, on ne peut pas ne pas sentir que ca nous tend les bras, rien que l'attentat du début... de la lenteur, peu de spectaculaire, surtout une ambiance. et avec pas mal d'humour, bien anglais, y compris la musique, délibérément "vieille" (pas évident de mettre du king crimson en 2027...). respiration dans la country house du "hippie" michael caine. la dernière partie aurait pu être saisissante, la fuite dans un camp de réfugiés en plein chaos, la guerre civile, l'anarchie, très bien rendu, les sons des explosions. mais... l'impression que ca finalement trop vite (suffisamment rare pour le signaler), comme si il fallait boucler une histoire qu'on devine riche en moins de deux heures. on sent le déséquilibre. et on ne comprend pas forcément la violence, un peu "too much" parfois. à ce sujet, on aime suffisamment ce film pour pardonner cette horreur totale d'un plan avec les gouttes de sang qui ont giclé sur la caméra... comme dans "saving private ryan", c'est totalement obscène, ca rappelle, comme il avait été dit pour "ryan", les caméras du tour de france avec les gouttes d'eau... bref, partagé sur cette dernière partie, scotché sur le fauteuil mais on n'est pas loin d'une certaine grandiloquence, avec pas mal de maladresses (le côté "Messie" du bébé). il reste beaucoup d'images comme cette arrivé au camp directement reprise de ce qui se passe à Guantanamo. clive owen est, comme on le sait / sent depuis quelques films, la virilité incarnée, the sexyest symbol possible, ce role va rester. mais il y aussi un grand michael caine, et une julianne moore, qui passe trop vite, mais qui a le temps de rappeler qu'elle est LA plus belle meilleure actrice US...
The Queen * * *
de stephen frears avec helen mirren, michael sheen, james cromwell, alex jennings
du dimanche 31 aout 2007 au samedi suivant, la semaine qui a suivi la mort de Diana, entre la Reine et Tony Blair
du grand cinéma. stephen frears n'a pa fait que des bons films, mais il en a fait ("the snapper", "les liaisons dangereuses", "mary reilly"...), de très bons. et comme la plupart de grands réalisateurs anglais, il sait s'effacer derrière son sujet. il n'y a pas de "style", de forme voyante mais, lui, eux, ont un vrai scénario. celui ci est passionnant. à la fois drole, grave, brillant. très connu parce que "patrimoine de l'actualité mondiale", mais aussi particulièrement osé, courageux. il faut avoir du cranc de filmer cette Histoire toute chaude, d'y aller franchement, sans se cacher derrière les coulisses, de montrer un Blair en famille, une Reine seule dans la campagne. on n'ose même pas penser à des sujets du même type mis en scène en France. autre talent de Frears, grand merci à lui, il filme des gens célèbres tout en naturel, malgré les enjeux et le protocole. il n'y a pas cette impression insupportable des films sur la grande Histoire que chaque personnage ouvre les guillemets à chaque phrase, déclamant des réflexions définitives, avec un air profond. Le film est d'autant plus convainquant et marquant que ses personnages vivent, que la Reine se promène dans son 4*4, que Cherie Blair fait la cuisine... Et autre atout, même si tout cela est réaliste, Frears n'essaye pas de nous donner l'impression que ca correspond à la réalité, peu importe que la Reine ait dit telle chose ou pas, fait cette grimace ou pas, c'est de la fiction, avec toute la réinterprétation, assumée. Sans oublier la volonté de ne pas être manichéen, Blair à la fois réactif, sensible et lié/ manipulé par son conseiller Alistair, la Reine figée dans ses traditions, mais toujours en mouvement et sachant changer quand il le faut. Certes, Philip, qui ne s'intéresse quà la chasse et méprise tout le monde, et la Queen Mum, aigrie, le verre d'alcool à la main, en prennent pour leur grade, mais c'est plutot mérité, non ?... rien à redire sur helen mirren, au niveau des plus grandes interprétations des films britanniques.
20 octobre, 2006
Allez Seb !
Grosse activité créatrice en ce moment, avec la suite de mon découpage pour ma nouvelle série chez Glénat (dessinateurs pressentis, entre autres : Griffo, Stalner, Miguel...) et surtout la relecture du manuscrit complet de SEBASTIEN BOURDAIS - EXIL GAGNANT, qui devrait sortir début décembre. Plus de 500 pages à vérifier, mais cela vaut le coup car il s'agit, comme on le sait, d'un authentique champion d'exception. On aura une pensée pour lui ce week-end car il pourrait bien devenir, du côté de Surfers Paradise en Australie, un triple champion Champ Car... Inutile de vous dire que s'il n'est pas champion ce dimanche, on est mal ! Il faudrait en effet attendre la dernière manche au Mexique mi-novembre pour boucler le manuscrit, et ce serait dès lors impossible de sortir le livre avant Noël... Je vous tiens au courant !
12 octobre, 2006
Bathurst 2006
Eh bien voilà, de retour d'une des plus grandes courses du monde : les 1000km de Bathurst ! Une semaine exceptionnelle marquée par un climat incroyablement doux et beaucoup d'émotion avec l'hommage rendu à Peter Brock et le décès de Mark Porter... Nous avons fait 10h30 de direct à deux sans interruption : nouveau record à Motors TV !Petit souvenir ramené ici : une photo en compagnie de Mark Skaife, qui, s'il est devenu très malchanceux ces derniers temps en matière de résultat, n'en reste pas moins le pilote emblématique du V8 Supercars et l'un des plus intéressants et intelligents qu'il m'ait été donné de rencontrer dans ma carrière de journaliste...
01 octobre, 2006
Australie
26 septembre, 2006
DTM
A gauche : Bernd Schneider, l'homonyme du capitaine de l'équipe de foot d'Allemagne. Le meilleur pilote allemand de voitures de tourisme. Au milieu : Vanina Ickx, la fille de Jacky. A droite : Tom Kristensen, le plus grand pilote d'endurance de tous les temps, avec sept victoires aux 24 Heures du Mans. Ils étaient au Mans aujourd'hui pour la présentation de la 9e manche du championnat DTM qui s'y déroulera le 15 octobre prochain. Une course que j'aurai le plaisir de commenter en direct et en exclusivité pour Motors TV, vu que nous possédons les droits pour la France de cette série fantastique.Je ne saurai trop vous encourager à aller au Mans dans trois semaines pour voir ça "en vrai", en tout cas aujourd'hui, après cette conférence de presse, votre serviteur a vécu comme ce qui restera l'un de ses plus beaux souvenirs : un tour du circuit Bugatti en passager dans une Audi A4 DTM pilotée par Tom Kristensen ! Inoubliable, avec une plongée hallucinante lors des phases de freinage... on a vraiment l'impression que notre casque va cogner contre le pare-brise alors qu'on est solidement harnaché !
J'avais déjà été passager dans une WRC (avec Jean Ragnotti), dans une FIA-GT (avec Olivier Beretta), dans une F3 (avec Tiago Monteiro), mais là, c'était sans doute encore plus fort !
19 septembre, 2006
Le Marquis d'Anaon - T4 La Bête * * * *
Attention, très sérieuse option prise par cet album pour être élu comme le meilleur de l'année dans mon petit classement traditionnel à venir ! C'est en effet une réussite exceptionnelle à tous les niveaux et le plus fort, c'est que ça se sent dès le début.La magie opère en effet dès que les soldats pénètrent dans le village qu'ils croient désert et qui a été attaqué par "la bête". Je pense à la case 3 de la planche 2, où l'on a véritablement l'impression d'être au milieu des personnages et où l'on devinerait presque le mouvement de caméra tel qu'au cinéma. D'autres cases m'ont également laissé une impression durable (les loups dans la nuit, des silhouettes dans la neige et le brouillard) et j'avoue que c'est dans cet aspect que la série a fait un incroyable bond en avant : dans le dessin de Matthieu Bonhomme, qui gagne selon moi en réalisme-figuratif, si j'ose dire, tout en n'étant pas ultra-réaliste par ailleurs. Son style est donc à mi-chemin entre le "travaillé" et le "stylisé" et il faut bien reconnaître que son sens du cadrage et de la composition dans la case fait merveille. On n'oublie pas les images de cet album, et c'est tout-à-fait rare comme impression. Tout au plus pourrais-je regretter parfois un décor qui mériterait un peu plus de poids...
Le Marquis d'Anaon a toutes les apparences de la BD classique. Récit à base historique, personnage principal qui résoud les énigmes, découpage sans fioritures, pas d'accumulation de cases ni d'esbrouffe dans la mise en scène, intrigues "sages"... Tout cela n'est bien sûr pas entièrement vrai. Le héros a aussi ses fêlures, les intrigues sont souvent en trompe-l'oeil, et le propos général va au-delà des apparences. C'est donc une BD qui ne cherche en aucun cas la facilité, et qui témoigne au contraire d'une véritable propos d'auteur(s). Le classicisme n'est qu'apparent et c'est une loi qu'ont souvent les chefs-d'oeuvres : celle de paraître simple ou évident.
Il est vrai que Dargaud a offert à nos deux amis deux armes imparables qui accompagnent la réussite : un format grand et une pagination augmentée. Tous les auteurs n'ont pas cette chance, mais tant mieux pour eux, c'est mérité. 50 pages, cela permet à Fabien Vehlmann de doser son histoire selon un rythme qui m'a paru lent, certes, et heureusement !, mais surtout fascinant. Il a complétement réussi à trouver le bon équilibre entre "action" et "réflexion", dialogues et silences. On prend le temps de suivre cette traque, en conséquence de quoi on la vit. On la vit de l'extérieur et de l'intérieur, avec une introspection humaine qui s'impose petit à petit. Je lui dis bravo pour cette subtile alchimie et pour montrer que les BD n'ont pas besoin de courses-poursuite en forme d'alibi pour s'imposer. Il faut juste un peu réflechir sur son propos et ne pas se lancer tête baissée à la suite de la première idée qu'on a eu. Tous les scénaristes actuels, hélas, n'ont pas cette qualité.
S'il fallait néanmoins émettre une petite réserve, ce serait au niveau de quelques dialogues : je n'arrive toujours pas à me faire aux "bordel" ou "putain" dans la bouche de personnages du XVIIIe siècle. Peut-être me trompè-je, mais je doute qu'on parlait comme ça à l'époque.
En tout cas, je vais de ce pas demander à Fabien si je ne peux pas récupérer une planche originale en échange d'une d'ApocalypseMania ! Rêvons un peu...
14 septembre, 2006
Lectures BD
Allez, c'est bientôt la fin de l'été, petit point récapitulatif sur ce que j'ai lu ces derniers mois en matière de BD...DAREDEVIL - fin de l'exceptionnelle sage de Bendis et Maleev avec les deux derniers trade paperbacks : Decalogue et The Murdock Papers (respectivement Vol. 12 et 13). Je rappelle que je considère cette série comme la meilleure sur le marché depuis plusieurs années. Cela étant, la fin n'est pas à la hauteur du reste et on s'interroge quelque peu sur cette conclusion très décevante. L'efficacité du découpage de Bendis et des cadrages de Maleev reste imparable, mais quelles sont ces histoires ? Un drôle de foetus monstre dans le premier volume (qu'est-ce que ça vient faire là ?) et des soi-disants cahiers secrets dans le second (dont on apprend au milieu qu'en fait ils n'existent pas - quelle révélation ! cela fiche tout en l'air). Même les dernières pages semblent poussives et se chercher. Manifestement, Bendis ne savait pas comment terminer ou a voulu le faire trop vite. C'esg bâclé et du coup presque énervant vu les volumes précédents.
OCEAN - Une production Warren Ellis, mon chouchou du moment avec des séries comme Planetary ou Global Frequency. L'idée de départ est séduisante et j'aime bien l'obsession d'Ellis pour les histoires ayant trait à l'espace ou à l'astronautique. Malgré tout, c'est mineur et ça part un peu de travers à la fin. On doute même que ce soit fini, de cette manière en tout cas.
JOHN LORD - Du duo Filippi et Laumond, aux Humanoïdes Associés. Laumond est un grand ami de Guillaume Nicolle, avec qui je réalise Chinguetti chez EP. Il est vrai que les deux ont des points communs. Une maîtrise graphique époustouflante donc, et une histoire assez fascinante, dont on se demande bien sur quoi elle va déboucher. L'alternance des scènes contemporaines et celles plus anciennes sans dialogue est très réussie. Peut-être que les relations entre Lord et l'héroïne (Clara) auraient mérité d'être un poil moins convenues, mais ça fonctionne.
NEW-MESSIAH.COM - Je ne pouvais manquer cette première réalisation de Pierre-Paul Verelst, qui vient souvent nous rendre visite sur ce blog ! Faire un album qui parle d'un nouveau messie et qui est illustré par un dessinateur qui se prénomme Jesus, il fallait le faire ! L'idée et le contexte de ce premier tome sont très originaux : le personnage principal sort des sentiers battus, et plus généralement tous les thèmes abordés - la surmédiatisation, la surcommunication, les abus des mouvements religieux, les aspirations sociétales... On est dans un cadre haut de gamme, avec des situations et des dialogues très rares en BD. D'ailleurs, puisqu'on en parle, ça bavarde effectivement beaucoup, et on est parfois à la limite de se demander si Pierre-Paul n'aurait pas mieux fait d'écrire un livre tout court plutôt qu'une BD ! Pour moi, l'action manque un peu de changement de lieu et de scènes qui auraient pu être mises en parallèle (ce qui ne peut être fait que par un découpage quasi conceptuel - ce dont je suis adepte). Cela aurait rajouté de la densité et de la profondeur. Dernier point, je suis toujours un peu chiffonné lorsqu'on met en scène les hautes sphères politiques américaines car c'est toujours un peu la même chose. Mais ça ne va pas plus loin, et je répète que pour un premier album, le résultat est plus qu'honorable, et le ton général reflète une grande culture et une vraie volonté de faire une histoire qui vaille le coup. Moi, je voudrai vraiment que One soit le nouveau "vrai" messie, mais sera-ce le cas ?
ALIX - Enfin, suite à opération commerciale estivale de Casterman, j'ai découvert un album d'Alix que je ne connaissais pas : L'Empereur de Chine. Je l'ai beaucoup apprécié, et comme toujours chez Jacques Martin, il y a une vraie profondeur dans l'étude des caractères et des situations de pouvoir chez les hommes. Cet album est incontestablement un des meilleurs des récents Alix, dont les sommets s'appellent toujours Le Dernier Spartiate ou Iorix le Grand, deux albums qui font partie à tout jamais de ma bédéthèque idéale.
13 septembre, 2006
Soirée Dargaud
12 septembre, 2006
Enfin !
03 septembre, 2006
Miami Vice * *

de michael mann avec colin farell, jamie foxx, gong li
miami, deux agents du FBI, sonny et ricardo, s'infiltrent dans un deal de drogue entre colombie et USA, pour faire tomber le trafic
sentiment bien curieux. qui confirme que michael mann, initiateur de la série TV dans les années 80, n'a pas fait cette adaptation par hasard. comme cette série plutot audacieuse au départ et qui est tombée dans les clichés, on flirte en permanence avec les stéréotypes de polar US grand public, sans tomber dedans, mann jouee avec ces codes, mais sans s'y complaire, il assume l'esthétisme très travaillée (superbes images nocturnes, facon "collateral"), les poses frimeuses de ses héros (lunettes de soleil, cheveux au vent, vestes amples). mais avec un scénario réaliste, sombre, violent, sans temps mort, il peut se le permettre. un mélange étonnant de réalisme et de superficiel, qui fonctionne. deux accrocs à cette belle ouvrage, les histoires "de coeur" de nos deux ami-ami que l'on préfère tombeurs de bimbos comme dans la série... celle de ricardo qui donne un ressort dramatique un peu trop larmoyant (mais fait profiter de sa musculature sous la douche, pour ceux qui aiment), et surtout cette love story totalement improbable entre la trafiquante gong li et le flic colin farrell. un truc de cul, on veut bien, mais une vraie histoire, c'est n'importe quoi, et cela bouffe une bonne partie de ce bon scénario. aussi ridicule, pour rester dans la belle femme asiatique, que par exemple imaginer michelle yeoh avec jean todt... ceci dit, dans le genre "c'est énorme mais on aime bien quand même", la virée en off shore entre miami et la havane de gong et colin est un délice de frime assumée. dans ce role si particulier, digne de don johnson, colin farell fait oublier qu'il est pathétiquement mauvais acteur, il est juste un flic un peu bourrin avec la moustache et des cheveux longs qui vont avec.
El Bacos


