
L'univers de LAURENT F. BOLLEE, plus connu sous ses initiales LFB ! BD, course automobile, réflexions personnelles au menu... sans oublier les critiques ciné de notre chroniqueur El Bacos ! Welcome...
26 avril, 2007
Notes de lectures BD

18 avril, 2007
Sunshine * * * *

déclencher une explosion qui le réactivera et ramènera l'espoir sur Terre
apparence, avec son lot d'incohérences. Mais des films qui transportent totalement,
alliant gros moyens sur les effets spéciaux, aucune complaisance dans le scénario,
réalisme des situations et comportements même dans un contexte de science fiction
totale tout en assumant le statut de film commercial (bref pas "solaris"). des films
qui procurent des sensations rarrissimes au ciné, une sorte de jubilation de l'image
sans honte, parce qu'il y a de l'intelligence, de l'imagination derrière. "contact"
de zemeckis a été un de ces films. il y en a eu d'autres, pas tant que ça. car le
genre a pu être plombé par des films à message (insupportables) et un ton
complaisant, les pires dans le genre depuis 10 ans étant "armageddon" et
"intelligence artificielle". il y a de ces moments magiques dans "gattaca" ou la
première partie de "the island". ici, boyle couronne sa carrière, celle du cinéaste
déjantée de "trainspotting", celle de l'amateur de fantastisque sans concession
dans la délibérement fauché "28 jours plus tard" . les gros moyens de la Fox
n'achétent pas son talent, ce "sunshine" est sombre, pessimiste, gore, dur,
compliqué parfois (et ça sent l"échec vu la fréquentation en 1ere semaine), rappelle
les classique du genre, "alien", "2001". avec des scènes d'espace extraordinaires,
une réalisation de très haut niveau, mettant en images de fantasmes de BD, de
bouquins, comme cette réparation de panneaux solaires alors que le soleil se lève et
se prépare à griller les cosmonautes... et tant d'autres scènes encore, la serre
géante, la découverte du vaisseau abandonné, plein de cendres humaines. alors oui on
devine l'histoire, oui, seul vrai défaut, cet "occupant supplémentaire" sur la fin
n'amène pas grand chose, ne correspond pas au reste du film, oui la fin frise le
mysticisme pas nécessaire et est un peu expédiée. mais boyle a eu le temps de nous
en mettre plein les yeux, pas mal de scènes où on s'accroche au fauteuil - est ce
que cela arrive souvent au ciné ? - c'est envoutant, hypnotisant. et un casting
malin sans stars, même si cilian murphy ("le vent se lève", "breakfast on pluto")
commence à gentiment cartonner. excellente bande son d'Underworld & co. un film
qu'on aimera aimer contre le plus grand nombre, tant pis pour le cliché, c'est un
chef d"oeuvre de la science fiction.
17 avril, 2007
F1 : GP de Malaisie & Bahrein (2 & 3/17)
GP de Malaisie :
* * * : Alonso
* * : Hamilton
* : Fisichella, Trulli, Kovolainen, Rosberg
GP de Bahrein :
* * * : Massa
* * : Hamilton, Heidfeld
* : Kubica, Trulli
Classement après 3 GP :
Hamilton : 7
Alonso, Massa, Heidfeld : 4
Raikkonen : 3
Rosberg, Trulli : 2
Sato, Fisichella, Kovolainen, Kubica : 1
06 avril, 2007
Analogie !

02 avril, 2007
Le Voile des Illusions * * *

chine, années 20, walter médecin, jeune marié à kitty. trompé par sa femme, il l'oblige à l'accompagner vivre près d'un village frappé par une épidémie de cholera
un beau mélo exotique qui respecte les codes du genre, sans chercher à faire moderne, tout en évitant une complaisance avec un cinéma nostalgique. rien en trop, le rythme est bien maitrisé, ni trop rapide, ni trop long, on s'approche des réussites de regis wargnier - "une femme francaise", "est ouest", "indochine". pas évident d'à la fois rendre l'ambiance britannique coloniale du début du siècle - roman de somerset maugham - et de vraiment émouvoir avec cette histoire d'amour "à l'envers", la femme n'étant attiré par son mari qui bien après leur mariage. un vrai plaisir de cinéma de dépaysement, géographique et historique, avec belle musique loin de clichés de desplat. la représentation du cholera est plutot flippante, réaliste on va dire. le film sait prendre des pauses, comme cette soirée whisky / opium avec l'anglais et sa protégée chinoise, ou cette traversée du fleuve par le couple réconcilié. pas un hasard que norton et watts, soit le haut de gamme du genre - on imagine des sandra bullock et autres colin farrell dans ces rôles, on courait au massacre - se soit engagé sur ce film, ils portent ce film, tout en retenue et en vraie romanesque, une relation entre eux touchante . évidemment diana "emma peel" rigg en bonne soeur, ça fait un drole de coup de vieux, comme la sanda dans le meme role dans "les rivières pourpres". le temps... belle scène pre finale sur fond de "claire fontaine", c'est à ces détails de scénario qu'on reconnait un bon film.
Les Témoins * * *
de andré téchiné avec michel blanc, emmanuelle beart, sami bouajila, johan libereauété 1984, adrien, médecin, tombe amoureux du jeune manu. relation platonique. manu est attiré par mehdi, mari flic de sarah,une amie d'adrien.
il faut sans doute consommer voire sur consommer du cinéma au quotidien pour mesurer le talent d'un téchiné. il n'a jamais été un cinéaste spectaculaire, beaucoup de grands films mais pas l'impression d'une grande oeuvre en particulier, mais il assure chaque fois une qualité de réalisation et de narration de plus en plus rare dans le cinéma français, depuis plus de 30 ans. sans donner l'impression d'avoir des "tics", d'être dans la redite. il suffit de quelques minutes, les mouvements de camera, le montage, la lumière - superbe, celle d'un été 84 à Paris pendant lequel on se croit replongé - la densité des personnages, l'interprétation. il a un talent pour raconter des histoires, sans que l'on voit les coutures, sans que l'on traine en chemin. et malgré le poids du sujet - le sida qui commence à frapper et les "témoins" désarmés - le film n'est absolument pas "à thème". et si c'est à la mémoire à son ami michel bena, dont on se souvient bien du "ciel de paris" avec bonnaire, il y a 15 ans, c'est un bel hommage. le temps de "marcia baila", la chanson de ces années 84/85, on se retrouve dans l'époque. la partie estivale, celle de l'insouciance, des corps amoureux, est plus convainquante que la "guerre" de l'hiver, plus dure, forcément. comme toujours chez téchiné, gros casting, même son "petit jeune" de service, libereau, est au niveau. mention spéciale à bouajila qui change de son registre classique, dans une "virilité" à la rosdy zem. et à béart qui aura quand même été révélée d'abord par sautet puis par téchiné, qui sait, lui - tant mieux... - la faire jouer de sa sensualité, comme dans "les égarés", comme ici. elle est "physique", et elle est vraiment marquante.
El Bacos.
J'attends quelqu'un * *

petite ville de banlieue, un jeune garcon revient, un patron de café s'attache à une prostituée, sa soeur s'ennuie dans son couple sans problèmes
après "le chignon d'olga", prometteur, bonnell s'emmelait les pinceaux avec "les yeux clairs", tombant dans une pose auteuriste pseudo rohmérienne crispante. ce troisième film, plus "ambitieux" - que veut dire "ambition" ? on va dire filmer avec un plus gros casting que juste sa copine - est plus intéressant mais il confirme l'écart avec des cinéastes qui ont plus de chair, comme manuel poirier dans le genre chronique provinciale du quotidien. toute la différence avec ces beaux "petits films" de 2006 qu'étaient "itinéraires" et "le passager". filmer avec "sensibilité", le propre de ce film tout en retenue ne suffit pas, ça manque de nerf, de conviction à raconter des histoires. celle de darroussin et de sa pute régulière est de loin la plus touchante, pour aboutir à une superbe scène de séparation. grand darroussin, un pilier de notre cinéma comme on dirait. le reste laisse souvent à désirer, malgré la beauté d'emmanuelle devos, tout ce qui tourne autour du jeune gars est sans intérêt.
30 mars, 2007
Speedway, sur la prégrille

Rêve & Interprétation
Je crois que cela fait plus de vingt ans maintenant que je fais à chaque fois ce genre de rêve : j'ai une urgence et je cours pour y arriver. Je cours, je cours, je n'arrête pas de courir ! Quelqu'un aurait-il une idée de ce que ça signifie ? Est-ce que ça veut dire que je suis trop stressé ? Trop actif ? Trop idéaliste ?
C'est grave docteur ?
29 mars, 2007
26 mars, 2007
Photos
Back from Florida & some news

Ca y est, les différentes saisons de sport auto ont repris, à quelques exceptions près, et le temps vient forcément à manquer pour mettre à jour ce blog... Je suis rentré jeudi dernier d'une semaine passée en Floride, et je m'aperçois que je n'ai toujours rien raconté ! Un comble. Sachez donc que mes collègues Patrick Rivet, Xavier Boutantin et moi-même avons donc décollé pour Miami le 14 mars dernier, afin d'aller commenter sur place les 12H de Sebring, 1ère manche de l'American Le Mans Series et grande répétition des 24H du Mans (même si Peugeot, Pescarolo, Aston Martin et Saleen n'étaient pas là). Une course marquée cette année par le duel Acura/Porsche dans la catégorie P2 et qui a tenu toutes ses promesses. En GT2, on signalera les deux dixièmes d'écart à l'arrivée entre les deux premiers, après un tour d'horloge complet ! Bref, Patrick et moi on s'est éclaté à commenter cette classique, même si je peux jurer que parler pendant treize heures d'affilée (seulement deux fois deux minutes de pauses toutes les heures pour la pub !) n'est pas facile !
Heureusement, nous avions un peu de temps libre les jours suivants. La faute principalement à Peugeot, qui devait venir rouler à Sebring après la course et qui y a renoncé au dernier moment, à un moment en tout cas où nos billets n'étaient plus modifiables... Du coup, nous avons pu nous balader un peu en Floride. Sebring, il faut bien l'avouer, n'est pas très excitant, une petite ville située en plein centre de l'Etat sans réel charme malgré la présence de lacs autour. De plus, on n'a pas eu forcément très beau temps, subissant même deux orages tropicaux les deux premiers jours (voir photo). Nous sommes donc allés voir la mer, sur la côte est le dimanche suivant l'épreuve et sur la côte ouest le lundi. Très précisément à St Petersburg, où réside notre ami Sébastien Bourdais, à qui on n'a pas manqué de rendre une petite visite !

Le mercredi, retour à Miami pour prendre le vol du retour, non sans avoir fait un petit détour par Miami Beach pour dire qu'on y était ! Bref, un déplacement haut en couleurs...
23 mars, 2007
F1 : GP d'Australie (1/17)
Les étoiles de Melbourne :
* * * : Raikkonen, Hamilton
* * : Heidfeld
09 mars, 2007
26 février, 2007
Césars


de pascale ferran avec marina hands, jean louis collouch, hypolyte girardot
années 20, campagne anglaise, constance chatterley, jeune femme d'un riche Lord, paralysé, vit une relation physique intense avec le garde chasse
film à hautement recommander, tout en prévenant à l'avance: près de 2h45, d'un rythme lent, peu d'actions, scènes contemplatives et un peu répétitives. oui mais d'un roman certes pas majeur mais marquant, pascale ferran ("petits arrangements...") fait un mélo qui s'assume, haut de gamme. d'un roman dit "érotique", on pouvait soit faire du M6, comme le faisait Just Jaeckin à une époque, avec reconstitution classe, garde chasse bellatre, image hamiltonienne, soupirs de Constance, etc. ou vu par une femme exigeante, un film très dépouillé, intelligent par sa simplicité et sa vérité, qui a ce mérite immense de ne pas chercher à faire joli, à faire "dans l'époque". ce qu'aurait pu faire sofia coppola avec "marie antoinette", mais qui restait encore trop conforme à des codes esthétiques. l'histoire et les sentiments avant tout. la nature, acteur principal, la fôret, l'herbe, les animaux, les bruits, la lumière de fin d'hiver puis d'été, bref de la vraie sensualité. la passion va crescendo, le sexe entre eux deux est progressif, maladroit d'abord, géné, puis progressivement libéré, plus direct. pascale ferran ne "montre" pas délibérément mais ne cache pas non plus, ces scènes étant essentielles dans l'intrigue, le désir est omniprésent, bien plus que les sentiments amoureux. c'est un vrai mélo, avec ce qu'il faut en apparence de naiveté dans les dialogues, mais avec toujours de la distance, les non dits sont bien présents, on peut croire à cette histoire amoureuse, ou pas. excellent casting, marina hands, dans sa maladresse et sa spontanéité, le garde chasse surtout, ni trop "animal", ni "beau mec". et girardot, qu'on n'avait pas revu dans un role aussi consistant depuis longtemps. il faut donc s'accrocher, soyez prévenus, mais ce "lady chaterley" fait partie de ces films rares, courageux, différents, à contre courant des formats (ados, télés, etc).
de guillaume canet, avec francois cluzet, andre dussolier, marie josé croze, francois berleand, jean rochefort
alex, pédiatre, 8 ans après l'assassinat de sa femme, recoit des emails témoignant de sa présence. on le re soupconne à nouveau du meurtre de sa femme.
on a suffisamment l'occasion de se plaindre du manque d'ambition des films francais, de leur formatage, notamment dans le registre du polar, pour saluer, plus que bas, ce gros gros travail de Canet. il y a mis du sien, beaucoup, trop sans doute. presque l'égal des grands polars francais de ces 15 dernières années pendant une bonne partie du film, type "le cousin" et "L627". réalisation "à l'américaine", au bon sens du terme, nerveuse, belle image d'été sur Paris (mais sans les affreux effets de "36 quai des orfèvres"), un excellent rythme, il se passe beaucoup de choses, nombreux 2nds roles. mais à vouloir assurer l'excellence à tous niveaux, y compris la musique, M à la baguette + quelques morceaux bien choisis, Canet est toujours à la limite d'en faire trop, et d'ailleurs il en fait trop, ne sait pas s'arrêter parfois, comme si il voulait tout prouver, "frapper un grand coup", surprendre à tout prix. comme cette scène de bravoure sur le périph, impressionnante, mais qui a surtout le mérité d'avoir été faite.Ou cette longue explication finale pour dévoiler l'histoire. le scénario est plutot très bien foutu, mais sa révélation est plus que maladroite, lourdingue. des tas de maladresses de mise en scène qui pénalisent ce presque grand film. dans le même registe, un "sur casting", il y a de la star partout, c'est contre productif, là encore il essaye d'en mettre plein les yeux. Jalil Lespert dans une scène de 2 mn, à quoi ça sert à part... frimer un peu. cluzet est excellent, comme chaque fois qu'il est bien dirigé et n'est pas en freestyle. marie josé croze... rien à ajouter, on a depuis longtemps dit tout le bien d'elle, à tous les points de vue. un beau polar, polar urbain,sur Paris et banlieue des années 2000, mais il manque ce talent de se mettre au service de l'histoire, comme Beauvois l'an dernier a su le faire ("le petit lieutenant").
14 février, 2007
L'ultime Chimère - le casting !
Ca y est, a priori, et sauf revirement de dernier instant imprévu, l'équipe est cette fois au grand complet pour ce beau et grand projet qui verra le jour dans huit mois chez Glénat.
Les heureux élus sont donc, par ordre d'apparition dans la série :
Héloret (Eastern, Le Bateau-Feu) - période XXVIe siècle av. JC.
Griffo (Giacomo C, Petit Miracle, Ellis, Beatifica Blues, SOS Bonheur...) - période contemporaine (année 2129)
Goepfert (Les Chemins de Malefosse) - période XIXe siècle (année 1872)
Aymond (Lady S, ApocalypseMania) - période XXe siècle (année 1975)
Mangin (Intox) - période XXe siècle (années 1962-1967)
Meddour (Garanah) - période XVIe siècle (années 1516-1519)
A titre d'information, si l'on prend en compte le nombre de planches à réaliser, la liste devient, par ordre décroissant : Griffo, Mangin, Meddour, Goepfert, Héloret, Aymond.
13 février, 2007
Notes de lecture BD
03 février, 2007
Surface et autres séries télé

J'ai commencé aussi à visionner la saison 3 des 4400 (grosse attente), de Lost (fabuleux) et je vais bientôt commencer Prison Break. En revanche, grosse déception et arrêt immédiat de Treshold et pas bluffé par la saison 1 de Numb3rs.
Je vais aussi aller voir du côté d'Invasion... Je viens juste d'en entendre parler.
Quant à 24 saison 5, je suis déçu. Ca fonctionne bien, mais franchement SPOILER impliquer le président Logan est trop tiré par les cheveux.
29 janvier, 2007
José Munoz
28 janvier, 2007
Notes de lecture BD
Holmes T1 (Brunschwig-Cecil, Futuropolis) - Superbe idée, un potentiel énorme, un bel ouvrage (même si je pense que le format de l'ex-future défunte collection 32 est trop grand), mais je trouve ce premier opus un rien confus, avec peut-être trop de pistes ouvertes en même temps... j'avoue que je suis curieux de voir comment ils vont tenir neuf épisodes à ce rythme effréné.
Note : * * * (sur 5).
Lady S T3 (Van Hamme-Aymond, Dupuis) - Ca y est, Philippe m'a enfin offert un exemplaire du dernier Lady S (il était temps !). Je ne suis pas le seul à trouver qu'il y a trop de texte, mais l'idée de l'enlèvement des Nobels est évidemment excellente. L'ennui dans ce genre de récit où l'on trouve de l'espionnage, c'est qu'on devine assez vite quels sont les personnages qui portent des masques et qui auront le mauvais rôle... Un travail bien ficelé en tout cas, qui donne envie d'aller à Stockholm !
Note : * * *
Valérian T20 (Christin-Mézières, Dargaud) - ça s'appelle L'Ordre des Pierres et ça va dans tous les sens, avec trop de personnages, trop d'idées jetées un peu au hasard, trop de confusion dans les situations, trop de dialogues, trop de dialogues baclés qui plus est... Désolé, mais là nos deux auteurs vedettes ne sont plus dans le coup. Triste de dire ça, mais c'est ce que je ressens. Je suppose qu'un jour, on dira forcément ça de moi aussi...
Note : *
Les véritables Légendes urbaines (Corberyan-Guérin-Guérineau-Henriet..., Dargaud) - j'étais vraiment intrigué par cette nouvelle série qui me semble échapper complétement à l'esprit et au cachet Dargaud, mais le casting était vraiment alléchant. Et puis, j'ai toujours aimé l'idée des histoires courtes. Mon regret sera qu'il s'agit à chaque fois d'une thématique "horreur", même si c'est la plus évidente pour des légendes urbaines. La première "story" est la mieux et je suis vraiment un grand fan de Guérineau. L'idée de la 2e est très bonne, en revanche, je trouve que dans la 3e, l'effet du chien qui est censé lécher la main est raté. Quant à la 4e, l'idée est aussi bonne mais c'est le dessin (désolé Mr Formosa...) qui me rebute.
Note : * * *
Double Gauche (Corbeyran-Formosa, Dargaud) - Je ne suis pas convaincu par l'idée de base (désolé Eric), je n'ai jamais aimé les histoires qui se passent avec des monstres de cirque et je n'accroche pas du tout au dessin (voir précédemment). Mais je ne dis pas que c'est un mauvais album - c'est juste que l'accumulation des handicaps est trop forte pour moi dans ce cas.
Note : o
Gus (Blain, Dargaud) - J'adore ce que fait Blain et j'adore son trait. Il y a notamment dans cet album des superbes attitudes de chevaux, bien plus précises et travaillées qu'on pourrait le croire. J'aime aussi le détournement du thème du western pour ce qui est finalement une obsession de la drague. Une thématique qui débouche sur une joyeuse déconnade, pas toujours exceptionnelle toutefois. Il y a des moments réjouissants, et d'autres qui sont un peu longs. La dernière histoire est la moins bonne (en fait, les histoires sont d'un intérêt décroissant, ce qui est peut-être un peu inquiétant vu qu'elles sont classées en ordre chronologique...). J'ai aimé, mais j'ai déjà un peu l'impression que Gus correspond à l'adage : vite lu, vite oublié...
Note : * * *
26 janvier, 2007
Retour d'Angoulême
25 janvier, 2007
Angoulême

23 janvier, 2007
L'ultime Chimère - la première image !
Jeudi soir, je ferai un petit saut express à Angouleme, où se déroule bien sûr le plus célèbre festival de BD... Je m'y rendrai invité par Glénat afin de rencontrer l'équipe maison et surtout Griffo, avec lequel je travaille depuis quelques semaines sur ce nouveau projet qui comprend 7 albums et 6 dessinateurs. Griffo qui vient de m'envoyer les premiers dessins (et même les premières planches) qu'il a réalisés et je ne résiste pas à la tentation de vous en montrer un, où vous pouvez admirer la tour Hadden, propriété d'AWInc., première compagnie mondiale à délocaliser son siège social dans l'espace...
Au passage, sachez que j'ai terminé ce matin le découpage complet du T3 de cette série où sont pour l'instant confirmés certains : Griffo, Mangin, Miguel et Aymond.
18 janvier, 2007
ApocalypseMania : nouveau planning
17 janvier, 2007
Zik : playlist 2006
1 – Dominique A “Rouvrir”
2 - 6 (ordre alphabétique) :
The Arctic Monkeys “A certain romance”
Howie Beck “How do you feel”
Midlake “Roscoe”
The Strokes “You only live once”
Paul Weller “Blink and you’ll miss it”
7 - 20 (ordre alphabétique) :
The Arctic Monkeys “Mardy Bum”
Howie Beck “Sometimes”
Kate Bush “The sunset”
Cat Power “The greatest”
Tracy Chapman “Talk to you”
Miossec “Mes crimes, le châtiment »
Pet Shop Boys “Flamboyant (michael meyer remix)”
Grant Lee Philips “Under the milky way”
The Rakes “We are all animals”
The Sleepy Jackson”We won’t bring people down”
Ron Sexsmith “Jazz at the bookstore”
Sparklehorse “Getting it wrong”
Stuart A Staples & L. de Sela “That leaving feeling »
The Strokes “Ize of the world”
Avec un pilote F1 dans la voiture !

13 janvier, 2007
RMC, le dimanche...

12 janvier, 2007
Ma bibliographie
1990 - Les 13 Transgressions (avec Godard et Coutelis, Le Vaisseau d'Argent)
1994 - Fatal Carnaval (Spartakus T1 - avec Valdman, Dargaud)
2000 - Terre d'Election (AD Grand-Rivière T1 - avec Coutelis, Casterman)
2001 - Culture Diktat (AD Grand-Rivière T2 - avec Coutelis, Casterman)
2001 - Couleurs spectrales (ApocalypseMania T1 - avec Aymond, Dargaud)
2001 - Lucien Gaudin, le Maître des Armes (biographie, Editions Cristel)
2001 - Experiment IV (ApocalypseMania T2 - avec Aymond, Dargaud)
2001 - Polychrome Hexagone (AD Grand-Rivière T3 - avec Coutelis, Casterman)
2002 - Global Underground (ApocalypseMania T3 - avec Aymond, Dargaud)
2003 - Bouskachi (AD Grand-Rivière T4 - avec Coutelis, Casterman)
2003 - Trance Fusion (ApocalypseMania T4 - avec Aymond, Dargaud)
2003 - Le Bonheur dans le Crime (Hauteclaire T1 - avec Lacou, EP)
2003 - London Inferno (avec Mason, EP)
2004 - Cosmose (ApocalypseMania T5 - avec Aymond, Dargaud)
2004 - Un Duel sous Richelieu (Hauteclaire T2 - avec Lacou, EP)
2004 - Esobus (Mongo le magnifique : Une Affaire de Sorciers T1 - avec Mason, EP)
2005 - Le Reflet des Lames (Hauteclaire T3 - avec Lacou, EP)
2005 - Son Excellence a des Regrets (Chinguetti T1 - avec Nicolle, EP)
2005 - Le Cycle des Lumières (ApocalypseMania Intégrale T1-5 - avec Aymond, Dargaud)
2006 - Les Lois du Hasard (ApocalypseMania Cycle 2 T1 - avec Aymond, Dargaud)
2006 - Sébastien Bourdais, Exil gagnant (biographie) (avec Henri Suzeau, Apach)
Je pense que 2007 sera une année de transition. Pourraient sortir le T2 de Mongo, qu'Emmanuel Proust bloque depuis deux ans déjà, ainsi que le T2 de Chinguetti (toujours chez EP). Chez Dargaud, pourraient peut-être sortir s'ils sont finis à temps le T7 d'ApocalypseMania et le T1 de Speedway (avec Siro), mais à mon avis ce sera plus tôt pour 2008. 2008 qui verra de toute façon la sortie des deux premiers tomes de L'ultime Chimère chez Glénat (avec plusieurs dessinateurs dont Griffo). Affaire(s) à suivre...
La meilleure BD de l'année 2006...
Je m'amuse à remettre ce prix plus qu'honorifique chaque année depuis 1979 (eh oui, j'avais douze ans à l'époque, et cela fait déjà vingt sept ans que ça dure...), et voici pour rafraîchir la mémoire à tout le monde quel est désormais ce palmarès qui est lui aussi international :
1979 - Ici-Même (Forest-Tardi, Casterman)
1980 - La Foire aux Immortels (Bilal, Dargaud)
1981 - Le Comptoir de Juda (Les Passagers du Vent T3 - Bourgeon, Glénat)
1982 - Silence (Comès, Casterman)
1983 - Les Disparus d'Apostrophes (Jack Palmer T4 - Pétillon, Dargaud)
1984 - Fragments + Passages (Rork T1+2 - Andreas, Le Lombard)
1985 - La Fièvre d'Urbicande (Les Cités obscures T2 - Peeters-Schuiten, Casterman)
1986 - Lulu s'maque (Lucien T3 - Margerin, Les Humanoïdes associés)
1987 - Le grand Pouvoir du Chninkel (Van Hamme-Rosinski, Casterman)
1988 - Watchmen (Moore-Gibbons, DC)
1989 - V For Vendetta (Moore-Lloyd, DC)
1990 - L'Origine (Julius Corentin Acquefacques T1 - Mathieu, Delcourt)
1991 - Dream Country (Sandman T3 - Gaiman-Various, DC)
1992 - Froid Equateur (Bilal, Les Humanoïdes Associés)
1993 - The Books of Magic (Gaiman-Various, DC)
1994 - Fables & Reflections (Sandman T6 - Gaiman-Various, DC)
1995 - A Dame To Kill For (Sin City T2 - Miller, Vertige)
1996 - Il faut le croire pour le voir (Forest-Bignon, Dargaud)
1997 - From Hell (Moore-Campbell, Kitchen Sink)
1998 - Bloody Hell in America (The Invisibles T4, Morrison-Jimenez, DC)
1999 - Vacances de Printemps (Les formidables Aventures de Lapinot T5 - Le Gall-Trondheim, Dargaud)
2000 - Le Capitaine écarlate (David B, Dupuis)
2001 - Le Singe et la Sirène (Dumontheuil-Angeli, Casterman)
2002 - Born in Fire (Rising Stars T1 - Straczynski-Various, Top Cow/Image)
2003 - Lowlife (Daredevil T6 - Bendis-Maleev)
2004 - L'Orme du Caucase (Taniguchi-Utsumi, Casterman)
2005 - Olivia Sturgess 1914-2004 (Rivière-Floc'h, Dargaud)
2006 - La Bête (Le Marquis d'Anaon T4, Dargaud)
Commentaires statistiques :
Nombre de prix (auteurs)
3 - Gaiman, Moore
2 - Bilal, Forest
Nombre de prix (éditeurs)
6 - Casterman, Dargaud
5 - DC
bollee.com, c'est fini
10 janvier, 2007
Faithless : Bombs - le remix LFB !
09 janvier, 2007
Cinéma : palmarès 2006
1 – Babel (Alejandro Gonzalez Inarritu)
2 - Vol 93 (Paul Greengrass)
3- Isolation (Billy O’Brien)
4- Itinéraires (Christophe Otzenberger)
5 - Lady Chatterley (Pascale Ferran)
& L’ immeuble Yacoubian (Marwan Hamed)
7- La raison du plus faible (Lucas Belvaux)
8 – Quand j’étais chanteur (Xavier Giannoli)
9- The Queen (Stephen Frears)
10 – Les infiltrés (Martin Scorcese)
& Le Passager (Eric Caravacca)
& Breakfast on Pluto (Neil Jordan)
... et voici maintenant le worst of :
arrivederci, amore ciao (michele sioavi)
les bronzés 3 (patrice leconte)
la doublure (francis veber)
l'ivresse du pouvoir (claude chabrol)
mission impossible 3 (jj abrams)
qui m'aime me suive (benoit cohen)
08 janvier, 2007
La carte de voeux officielle 2007 !

Love Is In The Air - back from Australia
Love Is In The Air... Une chanson signée John Paul Young, hit mondial de l'année 1978, ressortie en 1992 dans une version encore plus disco pour le film Strictly Ballroom, et réinterprétée sur Ten le 31 décembre dernier à une demi heure de la retransmission du feu d'artifice de Sydney en direct dans toute l'Australie - un pur moment de magie et de joie de vivre qui restera le symbole de mes quinze jours passés aux Antipodes pour cette fin d'année !

Au programme : les incontournables Opera, Aquarium et Taronga Zoo pour les enfants, les plages de Manly et Dee Why, les Blue Mountains, le feu d'artifice du 31 décembre, la messe de Noel en bermuda, la balade à vélo dans l'Olympic Park... Que du bonheur pour notre famille, avec le sentiment d'avoir été dans une autre dimension, à presque 20 000 km de chez nous. Pas de problème non plus pour la conduite à gauche et l'orientation dans Sydney et les environs, très bon accueil également de la part de la famille de Kirsten et Roger qui eux, ont donc passé quinze jours merveilleux, nous ont-ils dit, dans notre maison afin de s'offrir un Noël à l'européenne, dans le froid loin de chez eux... Dépaysement, quand tu nous tiens !
Au niveau météo, à noter que nous avons connu parait-il un des étés les plus froids jamais enregistrés à Sydney : pas plus de 25° pendant quinze jours ! L'année dernière, à la même époque, il faisait entre 35 et 45°... Tout compte fait, à tout prendre, mieux valait un temps doux et parfois pluvieux qu'une chaleur tropicale insoutenable.
Bref, des vacances inoubliables qui rendent heureux et qui me font vous adresser, à vous fidèles ou occasionnels lecteurs/visiteurs de ce blog, mes meilleurs voeux pour l'année 2007 !
20 décembre, 2006
Dernier message pour 2006
11 décembre, 2006
Seb en F1 !...
La presse spécialisée internationale s'est bien évidemment emparé instantanément du sujet et vous trouverez deux articles intéressants et anglais aux adresses suivantes :
http://www.crash.net/news_View~t~Bourdais-to-test-with-Toro-Rosso-~cid~1~id~141244.htm
http://www.autosport.com/news/report.php/id/55984
Affaire à suivre en tout cas...
08 décembre, 2006
Speedway, ça roule toujours !
Nouvelle formule
07 décembre, 2006
Sébastien Bourdais, la couverture officielle !

05 décembre, 2006
Casino Royale * *

de martin campbell avec daniel craig, jeffrey wright, eva green
Bond face à Le Chiffre, qui finance le terrorisme mondial, entre Madagascar, Nassau et Venise, en passant par une partie de poker "no limit" au Montenegro
bonne nouvelle, on retrouve le Bond traditionnel, original taste. Pour ceux qui n'aiment pas ce gout de bastons, de poursuites pas très crédibles, de remarques pince sans rires, de gonzesses un peu neuneu mais canons, n'insistez pas. Un certain plaisir jubilatoire de ne plus avoir à se contenter des modèles, mais d'être en plein dans la mythologie du vrai film d'espionnage facon Bond, comme dans les 60's. Une intrigue resserée sur une action moins grand spectacle que ces dernières années (on oublie les menaces nucléaires mondiales ou la toute puissance des media). Normal c'est l'épisode fondateur de la saga. Et elle retrouve en effet une certaine virginité. Un 007 viril, pas super brillant, "brute", comme il faut. le fait d'avoir pris un acteur moyen (craig), pas très expressif, est une bonne idée. il perd en charme mais on ne se disperse pas en subtilités. c'est un violent, un impulsif. comme souvent lu, il y a du Poutine chez ce Craig, un mélange Poutine / Steve Mc Queen, si cela existe. Ceci dit, l'histoire n'est pas très prenante, on traine en route, la partie de poker est longuette (quand on n'aime pas trop les scénarios reposant sur des suspens de poker ou d'échecs, on trouve le temps long), et c'est parfois vraiment du n'importe quoi (cf la poursuite "too much" du début à Madagascar). Il y a comme toujours quelques scènes mémorables. On retiendra celle de Bond, à poil, nu, attaché, qui se fait fouetter par son ennemi... plus crypto gay que cette scène, difficile... les James Bond girls sont décevantes, on passera sur l'italienne, insignifiante (et qui a déjà joué avec Clavier, donc pas crédible), Eva Green gagne aux poings mais son personnage n'est pas très intéressant, pas assez perverse. Comme longuement observé dans la Bertolucci, elle est toujours aussi poitrinaire (à défaut d'être bonne actrice, mais ce n'est pas ce qu'on lui demande).
et pour finir sur une femme vraiment charmante et belle, dans la série hécatombe de l'automne, hommage à Claude Jade, la "femme de Doinel", une nouvelle qui rend bien triste, mélancolique, comme la chanson de Trénet, "que reste t il de nos amours ?"...
El Bacos.
01 décembre, 2006
Playlist : Séries TV
La lecture frénétique du numéro spécial des Inrocks 2 consacrés aux 1000 chansons qu'il faut avoir écouté et aux playlists en général me donne l'envie de proposer de nouveaux classements...Allez, on y va pour les séries télé, toute époques confondues.
1. Six Feet Under
2. Le Prisonnier
3. Amicalement vôtre
4. Les Envahisseurs
5. X-Files
6. Millenium (Saison 1)
7. Chapeau Melon et Bottes de Cuir
8. Lost
9. Au Coeur du Temps
10. Friends
Au niveau des personnages maintenant :
1. John Steed & Mme Peel
2. N°6
3. Danny Wilde & Brett Sinclair
4. Fox Mulder & Dana Scully
5. Nate Fisher
6. Franck Black
7. David Vincent
8. Jim Profit
9. James West
10. Jack Bauer
27 novembre, 2006
Babel * * * *

de alejandro gonzalez inarritu avec brad pitt, cate blanchett, gael garcia bernal, rinko kikushi
désert marocain, un gamin tire accidentellement une balle qui blesse une touriste américaine. pendant ce temps là, ses enfants sont emmenés de san diego vers le mexique par leur nourrice pour un mariage. à tokyo, une adolescente sourd muet en crise contre son père
on sait, on sent que inarritu agace, va agacer encore plus. parce qu'en trois films (avec "amours chiennes" et "21 grams"), il a inventé un style, pas juste le concept de film choral mais aussi les liens entre ces histoire, la facon de les filmer, l'ambiance, à la fois glacante et très humaine, émouvante, et que son talent de réalisateur prodige crève tellement l'écran qu'on va le réduire à cette maestria technique. certes, les liens entre ces 4 histoires sont en partis tirés par les cheveux et secondaires (cf le Japon) même si la confrontation entre les paysans de l'Atlas et le couple américain est saisissante de contrastes. mais tout cela est secondaire, on se satisferait que ces récits soient indépendants les uns des autres. on pourra reprocher à innaritu de faire des films trop pleins, trop riches, trop "oeuvre ultime", trop d'ambition. oui, il met encore la barre très haut. et tant mieux. on sort de ce film secoué, marqué physiquement, avec un tas d'images dans la tête. il se passe plein de choses, et les 2h15 passent vite, un peu le même principe que "24 heures", des tas d"évènements sur différents lieux en très peu de temps. et ce mélange des cultures et des lieux très réalistes, de l'exotisme au meilleur sens du terme, comme "amours chiennes" nous faisait pénétrer dans Mexico. il y a des scènes où inaritu fait des prouesses, en met plein les yeux, sans que cela soit gratuit, on pense au mariage mexicain et cette séquence stupéfiante dans le club de Tokyo, où la jeune japonaise sourde s'éclate en dansant. toutes les histoires sont intéressantes, cette nourrice latino torturée par la culpabilité, même brad pitt et cate blanchett, étonnant comme brad, aidé certes par l'age qui avance, les cernes sous les yeux et les cheveux grisonnants est convainquant. en terme d'intrigue, inaritu a aussi l'intelligence d'éviter d'être prévisible, on craint une sorte de fatalité collective, dans la dramatisation, et elle n'arrive pas. il n'y a d'ailleurs pas vraiment de dénouement d"intrigue. un mot aussi sur la musique, très importante, excellente, qui fait le lien entre les histoires. "collision' (oscar 2006) avait ostensiblement essayé de raconter une histoire de la même facon, sauf que ca tournait à vide, faute de talent. ce qui n'est pas le cas de "Babel", un grand moment de cinéma.
El Bacos.
24 novembre, 2006
The Host * * *

de joon ho bong avec soon kang ho, bae doona
séoul. suite au deversement de produits chimiques, un monstre marin a grandi dans le fleuve, s'attaque aux hommes et enlève la petite huyn so. sa famille part à sa recherche.
admettons qu'après le choc de la bande annonce, et vu la tendance de fond de cette année - les meilleurs films sont des films "de genre" et le cinéma asiatique, une fois mis de côté ses prétentions, est celui qui ose le plus et se distingue des archétypes de l'occident, francais ou américain - on avait comme le pressentiment de voir l'un des films de l'année. pas tout à fait quand même. excellent film, surprenant, mais qui aurait pu être encore meilleur (mais comme on le répête dans ces cas là, ca ne sert à rien de repenser un film). on n'attend pas le niveau de "dark water" ou "deux soeurs". à vouloir être original, le réalisateur a eu un peu tendance à se disperser. mélanger le film d'épouvante et le grotesque,glisser un message politique, faire des disgressions. trop longues ces deux heures. on aimerait quelque chose de plus resseré, plus prenant, plus d'horreurs avec la bébête et moins de parlote parfois, moins de dérision peut être aussi, pour avoir vraiment peur. car certaines scènes sont fantastiques, cassant le schéma des films hollywoodiens du genre, les effets spéciaux sont secondaires, c'est de voir cette foule en bord de fleuve, l'été, se faire massacrer par ce monstre sans état d'ame. pas de concession, il dégueule les os de ses cadavres. une musique étonnante, "douce" face à la peur, une tristesse parfois, une mélancolie, qui est peut être la marque de cs films de genre coréen. l'originalité surprend et séduit souvent dans ce film, mais parfois il fait fausse route. mieux maitrisé tout de même que son "memories of murder". la fin est saisissante.
à part ça, c'est l'hécatombe...après anicée alivina, et en ayant laissé de coté francis girod et jack palance, on salue donc robert altman et ce soir philippe noiret. on dira "un grand" et pour le coup, ce sera vrai, pas usurpé, l'un des plus grands au même titre qu'un Trintignant. choix personnel de 5 films, avec 3 Tavernier:"alexandre le bienheureux", "coup de torchon", "la vie et rien d'autre", "le juge et l'assassin", "les ripoux".
19 novembre, 2006
Le Dahlia noir *
de brian de palma avec josh hartnet, aaron eckhart, scarlett johanson, hilary swank
los angeles, 1946, deux flics, amis, boxeurs, enquètent sur le meutre sadique d'une jeune femme
de palma tourne à vide. au vu de ce qu'il a pu faire dans son passé, pas toujours glorieux, mais avec ce qu'il faut de grands films ("l'impasse") pour le considérer comme un grand dans ses meilleurs moments, on ne peut pas accepter un film pareil. mais le fait que ce soit l'adaptation d'ellroy "sauve" paradoxalement le film, un tel film sans cette caution semblerait totalement raté. "le dahlia noir" vient rejoindre ces nombreux films US formellement parfaits, ambitieux, mais finalement sans ame, creux et de plus en plus ennuyeux. on pense par exemple à l'oscarisée musical "chicago". on est totalement dans l'esthétique "film noir années 40", du grain de l'image, aux éclairages, en passant par la voix off façon "incorruptibles". ca aurait son charme, si le reste décollait, détonnait un peu . mais tout est finalement plat, on ne sent pas, ou peu, cette folie que doit faire ressentir le livre. même la violence, elle aussi totalement déjà vu, alors que de palma a le talent pour innover en la matière. on suit la narration du livre, sans relief, avec des accélérations et des mauvais raccords (sur la fin) qui donnent l'impression d'une certaine paresse, de quelque chose de baclé. oui, ça se regarde, sur un vol transatlantique new york - paris, par une nuit sans sommeil. on aimerait que de palma fasse autre chose qu'un film d'avion. le fait est que sans rentrer dans la catégorie crispant comme colin farell, josh hartnet est fade, lui aussi sans épaisseur, transparent. omniprésent dans le film, il participe à cet ennui. johanson joue les utilités, role sans grand intérêt, talent gaché. y'a guère qu'hillary swank en femme fatale qui soit convainquante. à noter un petit miracle musical quand, à mi parcours, plus ou moins somnolent, les yeux s'ouvrent soudainement au son d'une voix... celle de kd lang, the one and only et unique, qui chante dans un spectacle...
El Bacos.
17 novembre, 2006
Prix de la Critique BD
Tiens, l'excellente Association des Critiques et Journalistes de Bande Dessinée vient de rendre publique sa préselection annuelle de quinze titres pour l'année 2006, en vue de l'obtention de ce prix prestigieux, jadis décerné à Angoulême. Evidemment, en tant que membre de la grande famille de la BD franco-belge, je ne peux que m'y intéresser et faire quelques commentaires.(Je précise juste au passage que je suis jaloux comme tout le monde de ceux qui recoivent des prix. Ne pas en avoir n'empêche pas de dormir, mais enfin on peut penser que ça fait plaisir ! Lorsqu'on fait un métier, on cherche toujours un peu de reconnaissance, et parfois le monde de la BD est en ce sens très ingrat. Mais c'est comme ça... De mon côté, j'ai été nominé une fois, dans la catégorie "meilleur scénario" pour le T1 d'ApocalypseMania au Festival de Chambéry. Je n'ai pas gagné.)
Bref, la sélection de l'ACBD, dans laquelle figure l'excellent Brieg F. Haslé et 72 autres éminents spécialistes, m'amène à quelques commentaires :
- 7 nominations sur 15 pour Futuropolis ! Record battu ! Dites donc, c'est pas un peu trop parisien tout ça ?
- Aucune nomination pour l'Association ? Ca c'est un événement !
- Aucune nomination pour Dargaud ? L'année du Combat Ordinaire 3 et du Marquis d'Anaon 4 ?
- Aucune nomination pour Trondheim ou Sfar ? Ils sont malades ?
- Comès et Loisel nominés chez Casterman... Vive la relève !
- Le Photographe T3 : euh... la série n'a pas eu assez de prix ?
- Deux nominations pour Aire Libre chez Dupuis : ils n'ont pas d'autre collection chez eux qui puisse être mise en avant ?
- Jack Palmer T13 nominé : le syndrome dessinateur de presse a encore frappé !
Bon allez, je vais arrêter là ! Sincèrement, bravo aux nominés et que le meilleur gagne !
Au fait, vous voulez savoir combien j'en ai lu jusqu'ici, des albums de cette prestigieuse sélection ? La réponse est... zéro. Pas de quoi se vanter ! De toute façons, c'est Kris et Davodeau qui vont l'avoir.









