26 avril, 2007

Notes de lectures BD




Tehos (Arq T10, Andreas, Delcourt) - Ah, difficile de chroniquer l'album d'un auteur aussi vénéré ici... Non pas que ce dernier opus de la série Arq soit raté (ce qui était, à mon humble avis, le cas du dernier Capricorne), mais il laisse indubitablement perplexe. Quand je pense qu'on m'a souvent accusé d'avoir fait d'ApocalypseMania une série compliquée - qu'est-ce qu'il faut dire alors dans le cas d'Arq ! Mais là n'est pas le débat, car de toute façon je pardonne tout à cet auteur majeur. Ne comptez pas sur moi pour vous résumer les tenants et aboutissantes de ce T10, il y a bien longtemps que j'ai renoncé à tout comprendre (ou plutôt : à essayer de comprendre) et je préfère me laisser transporter de manière presque onirique dans les pages. Il reste alors la fameuse magie "andreassienne" (oh le vilain mot), où le découpage, les cadrages, la mise en scène sortent absolument de l'ordinaire. Je suis même toujours étonné de la façon qu'il a de me bluffer encore à ce niveau-là ! Je persiste en revanche à penser que ses dialogues pourraient être meilleurs (je me suis toujours demandé si sa nationalité d'origine n'expliquait pas cela) et j'espère que le scénario final d'Arq ne va pas nous emmener à découvrir toujours plus d'univers virtuels, ce qui est un poil lassant à la longue. Bref, un album qui n'est pas au niveau du précédent, mais qui intrigue continuellement et qui est prometteur pour la suite.
Note : * * *

Antarès T1 (Léo, Dargaud) - Le nouveau Leo, un événement ! Rappelons que je considère Aldébaran et Bételgeuse comme deux séries absolument essentielles à la BD mondiale de ces dix dernières années, toutes langues confondues ! Si, si... C'est dire que j'attendais impatiemment ce troisième volet - il ne m'a pourtant pas totalement convaincu. Ca reste bien sûr du haut de gamme, mais finalement il n'y a pas de grande nouveauté : on a une planète inconnue, à explorer pour en découvrir toutes les richesses/horreurs et on a des hommes et des femmes qui s'opposent sur le statut dudit territoire. Et cette thématique, sur 56 pages, est peut-être un peu longue. Sans doute conscient de cela, Leo a déplacé une partie de l'action sur Terre, où l'on voit un Paris sinistré étouffer de froid. L'idée est intéressante, même si, et c'était à prévoir, on préfère retourner le plus vite possible sur Antarès pour le dépaysement ! Enfin, il y a certains dessins qui m'ont franchement déçus, comme des attitudes de visages où les personnages ont la bouche grande ouverte... Ca m'a même franchement intrigué qu'il n'ait pas refait les cases en question.
Note : * * *

Le Complexe du Chimpanzé T1 (Marazano-Ponzio, Dargaud) - Une nouvelle série dans l'esprit de Warren Ellis, à base de conquête spatiale et de mystère cosmique... à moins que tout cela ne soit une illusion. Une bonne idée de base, c'est clair, une bonne intrigue impeccablement menée, même si je continue de trouver que la fille de l'héroïne (pas totalement crédible car trop jeune et jolie) ne parle pas comme une enfant. Richard Marazano m'a fait une réponse à ce sujet à l'adresse suivante, si ça vous intéresse : http://www.bdparadisio.com/scripts/ForItems.cfm?IdSubject=070413113028
Note : * * *

Adieu Calder (Le Maître de Benson Gate T1, Nury-Garetta, Dargaud) - On ne rappellera pas ici la toujours grande richesse des scénarios de Fabien Nury, qui nous sort un intéressant conflit de famille entre deux frères assez dissemblables... Ca se lit très bien et le dessin est impeccable, du vrai bon boulot. Dommage que le lettrage me semble "amoindrir" la portée des cases.
Note : * * *

18 avril, 2007

Sunshine * * * *


de danny boyle avec chris evans, cilian murphy, rose byrne

2057, une expédition de 8 personnes en route vers le soleil qui se meurt pour
déclencher une explosion qui le réactivera et ramènera l'espoir sur Terre

Il est de ces films que la critique n'épargnera pas parce que trop calibré en
apparence, avec son lot d'incohérences. Mais des films qui transportent totalement,
alliant gros moyens sur les effets spéciaux, aucune complaisance dans le scénario,
réalisme des situations et comportements même dans un contexte de science fiction
totale tout en assumant le statut de film commercial (bref pas "solaris"). des films
qui procurent des sensations rarrissimes au ciné, une sorte de jubilation de l'image
sans honte, parce qu'il y a de l'intelligence, de l'imagination derrière. "contact"
de zemeckis a été un de ces films. il y en a eu d'autres, pas tant que ça. car le
genre a pu être plombé par des films à message (insupportables) et un ton
complaisant, les pires dans le genre depuis 10 ans étant "armageddon" et
"intelligence artificielle". il y a de ces moments magiques dans "gattaca" ou la
première partie de "the island". ici, boyle couronne sa carrière, celle du cinéaste
déjantée de "trainspotting", celle de l'amateur de fantastisque sans concession
dans la délibérement fauché "28 jours plus tard" . les gros moyens de la Fox
n'achétent pas son talent, ce "sunshine" est sombre, pessimiste, gore, dur,
compliqué parfois (et ça sent l"échec vu la fréquentation en 1ere semaine), rappelle
les classique du genre, "alien", "2001". avec des scènes d'espace extraordinaires,
une réalisation de très haut niveau, mettant en images de fantasmes de BD, de
bouquins, comme cette réparation de panneaux solaires alors que le soleil se lève et
se prépare à griller les cosmonautes... et tant d'autres scènes encore, la serre
géante, la découverte du vaisseau abandonné, plein de cendres humaines. alors oui on
devine l'histoire, oui, seul vrai défaut, cet "occupant supplémentaire" sur la fin
n'amène pas grand chose, ne correspond pas au reste du film, oui la fin frise le
mysticisme pas nécessaire et est un peu expédiée. mais boyle a eu le temps de nous
en mettre plein les yeux, pas mal de scènes où on s'accroche au fauteuil - est ce
que cela arrive souvent au ciné ? - c'est envoutant, hypnotisant. et un casting
malin sans stars, même si cilian murphy ("le vent se lève", "breakfast on pluto")
commence à gentiment cartonner. excellente bande son d'Underworld & co. un film
qu'on aimera aimer contre le plus grand nombre, tant pis pour le cliché, c'est un
chef d"oeuvre de la science fiction.

El Bacos.

17 avril, 2007

Détours (3)

Souk, Marrakech, 2005

F1 : GP de Malaisie & Bahrein (2 & 3/17)

Désolé pour le retard, mais voici enfin mes étoiles pour les deux derniers GP :

GP de Malaisie :

* * * : Alonso
* * : Hamilton
* : Fisichella, Trulli, Kovolainen, Rosberg

GP de Bahrein :

* * * : Massa
* * : Hamilton, Heidfeld
* : Kubica, Trulli


Classement après 3 GP :

Hamilton : 7
Alonso, Massa, Heidfeld : 4
Raikkonen : 3
Rosberg, Trulli : 2
Sato, Fisichella, Kovolainen, Kubica : 1

06 avril, 2007

Analogie !



Tiens, en passant comme ça... Vous ne trouvez pas que la couverture de la nouvelle série des mes amis Nury et Garretta (Benson Gate T1, Dargaud) a un petit point commun avec la 4e de couverture d'ApocalypseMania ?



02 avril, 2007

Le Voile des Illusions * * *


de john curran avec edward norton, naomi watts

chine, années 20, walter médecin, jeune marié à kitty. trompé par sa femme, il l'oblige à l'accompagner vivre près d'un village frappé par une épidémie de cholera

un beau mélo exotique qui respecte les codes du genre, sans chercher à faire moderne, tout en évitant une complaisance avec un cinéma nostalgique. rien en trop, le rythme est bien maitrisé, ni trop rapide, ni trop long, on s'approche des réussites de regis wargnier - "une femme francaise", "est ouest", "indochine". pas évident d'à la fois rendre l'ambiance britannique coloniale du début du siècle - roman de somerset maugham - et de vraiment émouvoir avec cette histoire d'amour "à l'envers", la femme n'étant attiré par son mari qui bien après leur mariage. un vrai plaisir de cinéma de dépaysement, géographique et historique, avec belle musique loin de clichés de desplat. la représentation du cholera est plutot flippante, réaliste on va dire. le film sait prendre des pauses, comme cette soirée whisky / opium avec l'anglais et sa protégée chinoise, ou cette traversée du fleuve par le couple réconcilié. pas un hasard que norton et watts, soit le haut de gamme du genre - on imagine des sandra bullock et autres colin farrell dans ces rôles, on courait au massacre - se soit engagé sur ce film, ils portent ce film, tout en retenue et en vraie romanesque, une relation entre eux touchante . évidemment diana "emma peel" rigg en bonne soeur, ça fait un drole de coup de vieux, comme la sanda dans le meme role dans "les rivières pourpres". le temps... belle scène pre finale sur fond de "claire fontaine", c'est à ces détails de scénario qu'on reconnait un bon film.


El Bacos.

Détours (2)

Allée, Pièce d'eau des Suisses, Versailles, 2005.

Les Témoins * * *

de andré téchiné avec michel blanc, emmanuelle beart, sami bouajila, johan libereau

été 1984, adrien, médecin, tombe amoureux du jeune manu. relation platonique. manu est attiré par mehdi, mari flic de sarah,une amie d'adrien.

il faut sans doute consommer voire sur consommer du cinéma au quotidien pour mesurer le talent d'un téchiné. il n'a jamais été un cinéaste spectaculaire, beaucoup de grands films mais pas l'impression d'une grande oeuvre en particulier, mais il assure chaque fois une qualité de réalisation et de narration de plus en plus rare dans le cinéma français, depuis plus de 30 ans. sans donner l'impression d'avoir des "tics", d'être dans la redite. il suffit de quelques minutes, les mouvements de camera, le montage, la lumière - superbe, celle d'un été 84 à Paris pendant lequel on se croit replongé - la densité des personnages, l'interprétation. il a un talent pour raconter des histoires, sans que l'on voit les coutures, sans que l'on traine en chemin. et malgré le poids du sujet - le sida qui commence à frapper et les "témoins" désarmés - le film n'est absolument pas "à thème". et si c'est à la mémoire à son ami michel bena, dont on se souvient bien du "ciel de paris" avec bonnaire, il y a 15 ans, c'est un bel hommage. le temps de "marcia baila", la chanson de ces années 84/85, on se retrouve dans l'époque. la partie estivale, celle de l'insouciance, des corps amoureux, est plus convainquante que la "guerre" de l'hiver, plus dure, forcément. comme toujours chez téchiné, gros casting, même son "petit jeune" de service, libereau, est au niveau. mention spéciale à bouajila qui change de son registre classique, dans une "virilité" à la rosdy zem. et à béart qui aura quand même été révélée d'abord par sautet puis par téchiné, qui sait, lui - tant mieux... - la faire jouer de sa sensualité, comme dans "les égarés", comme ici. elle est "physique", et elle est vraiment marquante.


El Bacos.

J'attends quelqu'un * *



de jérome bonnell avec jean pierre darroussin, emmanuelle devos, eric caravaca, florence loiret

petite ville de banlieue, un jeune garcon revient, un patron de café s'attache à une prostituée, sa soeur s'ennuie dans son couple sans problèmes

après "le chignon d'olga", prometteur, bonnell s'emmelait les pinceaux avec "les yeux clairs", tombant dans une pose auteuriste pseudo rohmérienne crispante. ce troisième film, plus "ambitieux" - que veut dire "ambition" ? on va dire filmer avec un plus gros casting que juste sa copine - est plus intéressant mais il confirme l'écart avec des cinéastes qui ont plus de chair, comme manuel poirier dans le genre chronique provinciale du quotidien. toute la différence avec ces beaux "petits films" de 2006 qu'étaient "itinéraires" et "le passager". filmer avec "sensibilité", le propre de ce film tout en retenue ne suffit pas, ça manque de nerf, de conviction à raconter des histoires. celle de darroussin et de sa pute régulière est de loin la plus touchante, pour aboutir à une superbe scène de séparation. grand darroussin, un pilier de notre cinéma comme on dirait. le reste laisse souvent à désirer, malgré la beauté d'emmanuelle devos, tout ce qui tourne autour du jeune gars est sans intérêt.

El Bacos.

30 mars, 2007

Ciels (2)

Blue Mountains, New South Wales, Australia, 1er janvier 2007.

Speedway, sur la prégrille

Mon ami Siro vient de m'envoyer les crayonnés de deux nouvelles planches de Speedway (la 24 et la 25). Ca jette toujours autant ! Voici d'ailleurs un dessin extrait de la 24, vous m'en direz des nouvelles...


Par avion (2)

Ile, Norvège, 2006.

Rêve & Interprétation

La nuit dernière, j'ai rêvé que je devais rejoindre un pas de tir afin de faire partie d'une équipe d'astronautes chargée d'une mission dans l'espace... (la faute à un vieil épisode d'Au Coeur du Temps que j'avais vu la veille, et qui parlait d'une fusée qui devait aller sur Mars !). Le problème, c'est que pour me rendre à la base, je devais prendre le métro parisien et je me rendais compte avec horreur que je n'avais qu'une demi-heure pour traverser Paris, avec en plus un changement ! Du coup, une course contre la montre angoissée commençait...

Je crois que cela fait plus de vingt ans maintenant que je fais à chaque fois ce genre de rêve : j'ai une urgence et je cours pour y arriver. Je cours, je cours, je n'arrête pas de courir ! Quelqu'un aurait-il une idée de ce que ça signifie ? Est-ce que ça veut dire que je suis trop stressé ? Trop actif ? Trop idéaliste ?

C'est grave docteur ?

29 mars, 2007

Par avion (1)

Campagne, France, 2007.

Détours (1)

Londres, 2007.

Ciels (1)

Miami, 2007.

26 mars, 2007

Photos

Tiens, j'en profite pendant que je suis lancé pour vous dire que je vais inaugurer une nouvelle rubrique sur ce blog, concernant une petite collection de photos persos qui tenteront peut-être un jour une galerie ou quelques amateurs éclairés...
Cela fait plusieurs années que j'ai entrepris la réalisation photographique de trois thématiques précises :
- PAR AVION : clichés pris depuis les hublots des avions commerciaux. Histoire de jouer moi aussi à Yann Arthus-Bertrand mais avec cette idée assumée de survol sur des avions de ligne.
- CIELS (et non pas cieux, j'insiste) : clichés de ciels où les nuages et parfois la mer se disputent le premier rôle...
- DETOURS : clichés peut-être plus classiques ou touristiques, mémoires de voyages...
Vos avis seront les bienvenus...

Back from Florida & some news


Ca y est, les différentes saisons de sport auto ont repris, à quelques exceptions près, et le temps vient forcément à manquer pour mettre à jour ce blog... Je suis rentré jeudi dernier d'une semaine passée en Floride, et je m'aperçois que je n'ai toujours rien raconté ! Un comble. Sachez donc que mes collègues Patrick Rivet, Xavier Boutantin et moi-même avons donc décollé pour Miami le 14 mars dernier, afin d'aller commenter sur place les 12H de Sebring, 1ère manche de l'American Le Mans Series et grande répétition des 24H du Mans (même si Peugeot, Pescarolo, Aston Martin et Saleen n'étaient pas là). Une course marquée cette année par le duel Acura/Porsche dans la catégorie P2 et qui a tenu toutes ses promesses. En GT2, on signalera les deux dixièmes d'écart à l'arrivée entre les deux premiers, après un tour d'horloge complet ! Bref, Patrick et moi on s'est éclaté à commenter cette classique, même si je peux jurer que parler pendant treize heures d'affilée (seulement deux fois deux minutes de pauses toutes les heures pour la pub !) n'est pas facile !

Heureusement, nous avions un peu de temps libre les jours suivants. La faute principalement à Peugeot, qui devait venir rouler à Sebring après la course et qui y a renoncé au dernier moment, à un moment en tout cas où nos billets n'étaient plus modifiables... Du coup, nous avons pu nous balader un peu en Floride. Sebring, il faut bien l'avouer, n'est pas très excitant, une petite ville située en plein centre de l'Etat sans réel charme malgré la présence de lacs autour. De plus, on n'a pas eu forcément très beau temps, subissant même deux orages tropicaux les deux premiers jours (voir photo). Nous sommes donc allés voir la mer, sur la côte est le dimanche suivant l'épreuve et sur la côte ouest le lundi. Très précisément à St Petersburg, où réside notre ami Sébastien Bourdais, à qui on n'a pas manqué de rendre une petite visite !



Le mercredi, retour à Miami pour prendre le vol du retour, non sans avoir fait un petit détour par Miami Beach pour dire qu'on y était ! Bref, un déplacement haut en couleurs...
Sinon, je vous annonce que j'ai terminé ApocalypseMania ! En fait, j'ai terminé le découpage complet des deux derniers tomes sur mon cahier de brouillon... Il faut maintenant mettre tout ça au propre, ce qui génère toujours des changements. Mais globalement on y est, c'est fini et Philippe va pouvoir illustrer ces 92 dernières pages qui concluent une belle aventure de huit ans. Emotion tout de même...

23 mars, 2007

F1 : GP d'Australie (1/17)

C'est désormais sur ce blog que j'aurai l'honneur de remettre mes "étoiles" après chaque GP et de réactualiser le classement de l'année en cours. Je rappelle les règles : note de 1 à 5 étoiles, qui ne prennent pas forcément en compte que la course mais parfois aussi les essais, avec coefficient subjectif en fonction du matériel.
Exemple : une victoire de Schumacher, ces dernières années, au volant d'une Ferrari ultra-dominatrice et à l'issue d'un non-combat sur la piste, ne peut pas valoir plus de 3 étoiles. En revanche, une victoire de Panis au GP de Monaco, en 1996, après être parti de la 14e place sur la grille, vaut bien évidemment 5 étoiles...
Voilà, on démarre donc une nouvelle saison !

Les étoiles de Melbourne :

* * * : Raikkonen, Hamilton
* * : Heidfeld
* : Alonso, Massa, Rosberg, Sato

09 mars, 2007

Dans deux mois pile...

... j'aurai 40 ans.

My god.

26 février, 2007

Césars




Il y avait bien longtemps que je n'avais pas regardé une cérémonie des Césars - je me souviens que lors de mon adolescence, passionné que j'étais par le cinéma (entre 15 et 22 ans, je voulais vraiment devenir réalisateur), je ne ratais jamais cette grand messe de la profession. Le problème, bien évidemment classique, c'est qu'entre l'entrée dans la vie active et la "fondation" d'une famille, on va moins au cinéma et on est donc moins accro à l'actualité du 7e art. Il n'empêche que je me suis replongé avec un certain plaisir dans cette cérémonie (en fait je ne suis arrivé qu'au milieu, au moment où on rendait hommage à Gérard Oury - un moment très émouvant quand même) et j'ai trouvé que ça fonctionnait bien. Canet et Cluzet passaient très bien, et il y a même eu pas mal de surprises avec le triomphe de Lady Chatterley et Ne le dis à personne et l'effondrement inattendu de Indigènes. Même Marlène Jobert m'a semblé très bien, c'est dire !


Bref, tout ça pour dire que je mets ici les chroniques de notre ami El Bacos sur les deux films stars de la soirée qui n'avaient pas été publiées sur ce blog à l'époque (mieux vaut tard que jamais, comme on dit...) :




Lady Chaterley * * *
de pascale ferran avec marina hands, jean louis collouch, hypolyte girardot

années 20, campagne anglaise, constance chatterley, jeune femme d'un riche Lord, paralysé, vit une relation physique intense avec le garde chasse

film à hautement recommander, tout en prévenant à l'avance: près de 2h45, d'un rythme lent, peu d'actions, scènes contemplatives et un peu répétitives. oui mais d'un roman certes pas majeur mais marquant, pascale ferran ("petits arrangements...") fait un mélo qui s'assume, haut de gamme. d'un roman dit "érotique", on pouvait soit faire du M6, comme le faisait Just Jaeckin à une époque, avec reconstitution classe, garde chasse bellatre, image hamiltonienne, soupirs de Constance, etc. ou vu par une femme exigeante, un film très dépouillé, intelligent par sa simplicité et sa vérité, qui a ce mérite immense de ne pas chercher à faire joli, à faire "dans l'époque". ce qu'aurait pu faire sofia coppola avec "marie antoinette", mais qui restait encore trop conforme à des codes esthétiques. l'histoire et les sentiments avant tout. la nature, acteur principal, la fôret, l'herbe, les animaux, les bruits, la lumière de fin d'hiver puis d'été, bref de la vraie sensualité. la passion va crescendo, le sexe entre eux deux est progressif, maladroit d'abord, géné, puis progressivement libéré, plus direct. pascale ferran ne "montre" pas délibérément mais ne cache pas non plus, ces scènes étant essentielles dans l'intrigue, le désir est omniprésent, bien plus que les sentiments amoureux. c'est un vrai mélo, avec ce qu'il faut en apparence de naiveté dans les dialogues, mais avec toujours de la distance, les non dits sont bien présents, on peut croire à cette histoire amoureuse, ou pas. excellent casting, marina hands, dans sa maladresse et sa spontanéité, le garde chasse surtout, ni trop "animal", ni "beau mec". et girardot, qu'on n'avait pas revu dans un role aussi consistant depuis longtemps. il faut donc s'accrocher, soyez prévenus, mais ce "lady chaterley" fait partie de ces films rares, courageux, différents, à contre courant des formats (ados, télés, etc).




Ne le dis à personne * *
de guillaume canet, avec francois cluzet, andre dussolier, marie josé croze, francois berleand, jean rochefort

alex, pédiatre, 8 ans après l'assassinat de sa femme, recoit des emails témoignant de sa présence. on le re soupconne à nouveau du meurtre de sa femme.

on a suffisamment l'occasion de se plaindre du manque d'ambition des films francais, de leur formatage, notamment dans le registre du polar, pour saluer, plus que bas, ce gros gros travail de Canet. il y a mis du sien, beaucoup, trop sans doute. presque l'égal des grands polars francais de ces 15 dernières années pendant une bonne partie du film, type "le cousin" et "L627". réalisation "à l'américaine", au bon sens du terme, nerveuse, belle image d'été sur Paris (mais sans les affreux effets de "36 quai des orfèvres"), un excellent rythme, il se passe beaucoup de choses, nombreux 2nds roles. mais à vouloir assurer l'excellence à tous niveaux, y compris la musique, M à la baguette + quelques morceaux bien choisis, Canet est toujours à la limite d'en faire trop, et d'ailleurs il en fait trop, ne sait pas s'arrêter parfois, comme si il voulait tout prouver, "frapper un grand coup", surprendre à tout prix. comme cette scène de bravoure sur le périph, impressionnante, mais qui a surtout le mérité d'avoir été faite.Ou cette longue explication finale pour dévoiler l'histoire. le scénario est plutot très bien foutu, mais sa révélation est plus que maladroite, lourdingue. des tas de maladresses de mise en scène qui pénalisent ce presque grand film. dans le même registe, un "sur casting", il y a de la star partout, c'est contre productif, là encore il essaye d'en mettre plein les yeux. Jalil Lespert dans une scène de 2 mn, à quoi ça sert à part... frimer un peu. cluzet est excellent, comme chaque fois qu'il est bien dirigé et n'est pas en freestyle. marie josé croze... rien à ajouter, on a depuis longtemps dit tout le bien d'elle, à tous les points de vue. un beau polar, polar urbain,sur Paris et banlieue des années 2000, mais il manque ce talent de se mettre au service de l'histoire, comme Beauvois l'an dernier a su le faire ("le petit lieutenant").


14 février, 2007

L'ultime Chimère - le casting !




Ca y est, a priori, et sauf revirement de dernier instant imprévu, l'équipe est cette fois au grand complet pour ce beau et grand projet qui verra le jour dans huit mois chez Glénat.

Les heureux élus sont donc, par ordre d'apparition dans la série :

Héloret (Eastern, Le Bateau-Feu) - période XXVIe siècle av. JC.
Griffo (Giacomo C, Petit Miracle, Ellis, Beatifica Blues, SOS Bonheur...) - période contemporaine (année 2129)
Goepfert (Les Chemins de Malefosse) - période XIXe siècle (année 1872)
Aymond (Lady S, ApocalypseMania) - période XXe siècle (année 1975)
Mangin (Intox) - période XXe siècle (années 1962-1967)
Meddour (Garanah) - période XVIe siècle (années 1516-1519)

A titre d'information, si l'on prend en compte le nombre de planches à réaliser, la liste devient, par ordre décroissant : Griffo, Mangin, Meddour, Goepfert, Héloret, Aymond.

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13 février, 2007

Notes de lecture BD

Allez, on ne perd pas le rythme, voyons voir ce que nous avons en magasin :
Le Retour à la Terre T4 (Ferri-Larcenet, Dargaud) - Déjà un classique de l'humour, que je continue de trouver formidable. C'est simple, pas forcément original d'ailleurs, mais le dessin est d'une telle justesse dans les expressions que le coup porte à chaque fois. Mention spéciale aux deux histoires où l'on voit le maire du village se moucher pour ne pas répondre à une question embarassante... Hilarant !
Note : * * * *
Biotope T1 (Apollo-Brüno, Dargaud) - J'ai été surpris de trouver cet album dans la collection Poisson Pilote, car je trouve finalement que l'histoire ne correspond pas aux "critères" d'habitude en place dans ce format. Ce doit être à cause du statut des auteurs ou du trait de Brüno. En tout cas, c'est une histoire plutôt intéressante, avec des personnages bien typés. J'ai bien apprécié aussi le découpage, qui est particulièrement travaillé.
Note : * * *
Dieu n'a pas réponse à tout (mais il est bien entouré) (Benacquista-Barral, Dargaud) - Je m'attendais à quelque chose d'assez léger, or il s'agit d'histoires qui sont d'une part très subtiles et qui abordent de manière intelligente des problèmes de société. Du coup, c'est plutôt profond, en tout cas il y a derrière l'humour beaucoup de profondeur. Seul bémol : les histoires sont finalement mises, selon moi, dans l'ordre décroissant de valeur, ce qui fait que l'album se termine moins bien qu'il ne commence. Mais ça reste brillant.
Note : * * * *

03 février, 2007

Surface et autres séries télé


Je viens de finir de visionner la saison 1 de la série Surface, et je dois dire que j'ai bien aimé, même s'il y a quelques incohérences de scénario (concernant toutes le personnage de Lee). L'idée de nouveaux monstres (sous-)marins est vraiment excellente. Toute l'histoire autour du jeune Miles est sans doute un peu longue, mais elle est bien filmée et les créatures sont réussies. On aurait pu tout condenser en dix épisodes au lieu de quinze, mais bon, c'est le principe du genre. On surveillera donc l'actualité à venir de Surface, qui mérite de revenir en 2e semaine (pardon : saison !).

J'ai commencé aussi à visionner la saison 3 des 4400 (grosse attente), de Lost (fabuleux) et je vais bientôt commencer Prison Break. En revanche, grosse déception et arrêt immédiat de Treshold et pas bluffé par la saison 1 de Numb3rs.

Je vais aussi aller voir du côté d'Invasion... Je viens juste d'en entendre parler.

Quant à 24 saison 5, je suis déçu. Ca fonctionne bien, mais franchement SPOILER impliquer le président Logan est trop tiré par les cheveux.

29 janvier, 2007

José Munoz

Décidément, nos grands prix d'Angoulême sont contrastés : après le trublion-branché-jeune-nouvelle vague Lewis Trondheim (parfaitement mérité), voici le glorieux-ancien-argentin José Munoz, récompensé pour l'ensemble de sa carrière. Comme beaucoup, je l'ai découvert dans les années 80 dans les pages du magazine A Suivre, et j'avoue que je trouvais son noir et blanc un peu radical et par trop "déformé" quant aux personnages. Mais les histoires d'Alack Sinner m'ont toujours paru percutantes et très fortes, et c'est pour cela, tout comme pour Schuiten (avec Peeters il y a quelques années à Angoulême), on ne pourra pas dissocier Munoz de Carlos Sampayo pour ce grand prix. En tout cas, au fur et à mesure des années, j'ai appris à apprécier le graphisme de Munoz ; sa stature internationale, son propos adulte et sans concession, autant de qualités qu'on ne peut nier et qui méritent le respect. Je ne peux donc qu'exprimer ma satisfaction à cette distinction, ce qui n'est pas toujours le cas à Angoulême ! (dernier exemple : Wolinski).
Maintenant, et comme par jeu, je ne peux m'empêcher de jouer à décerner moi aussi les grands prix d'Angoulême. Il y a à mon avis plusieurs catégories :
- ceux qui devraient pouvoir l'avoir à tout moment et qui gravitent dans la BD franco-belge : Andreas, Van Hamme, Rosinski, Hermann, Martin, Sfar (si son prix des Fondateurs ne l'empêche pas de l'avoir), Larcenet
- ceux qui devraient pouvoir l'avoir à tout moment mais qui ne sont pas dans la BD franco-belge : Moore, Gaiman, Taniguchi
- ceux qui pourraient l'avoir un jour : Bourgeon, Comès, Cosey... et j'en oublie certainement !

28 janvier, 2007

Notes de lecture BD

Pas mal de rattrapage ces derniers temps sur des albums que je n'avais pas encore eu le temps de lire ou que j'ai pu prendre chez Dargaud en avance !... On y va dans l'ordre de lecture :

Holmes T1 (Brunschwig-Cecil, Futuropolis) - Superbe idée, un potentiel énorme, un bel ouvrage (même si je pense que le format de l'ex-future défunte collection 32 est trop grand), mais je trouve ce premier opus un rien confus, avec peut-être trop de pistes ouvertes en même temps... j'avoue que je suis curieux de voir comment ils vont tenir neuf épisodes à ce rythme effréné.
Note : * * * (sur 5).

Lady S T3 (Van Hamme-Aymond, Dupuis) - Ca y est, Philippe m'a enfin offert un exemplaire du dernier Lady S (il était temps !). Je ne suis pas le seul à trouver qu'il y a trop de texte, mais l'idée de l'enlèvement des Nobels est évidemment excellente. L'ennui dans ce genre de récit où l'on trouve de l'espionnage, c'est qu'on devine assez vite quels sont les personnages qui portent des masques et qui auront le mauvais rôle... Un travail bien ficelé en tout cas, qui donne envie d'aller à Stockholm !
Note : * * *

Valérian T20 (Christin-Mézières, Dargaud) - ça s'appelle L'Ordre des Pierres et ça va dans tous les sens, avec trop de personnages, trop d'idées jetées un peu au hasard, trop de confusion dans les situations, trop de dialogues, trop de dialogues baclés qui plus est... Désolé, mais là nos deux auteurs vedettes ne sont plus dans le coup. Triste de dire ça, mais c'est ce que je ressens. Je suppose qu'un jour, on dira forcément ça de moi aussi...
Note : *

Les véritables Légendes urbaines (Corberyan-Guérin-Guérineau-Henriet..., Dargaud) - j'étais vraiment intrigué par cette nouvelle série qui me semble échapper complétement à l'esprit et au cachet Dargaud, mais le casting était vraiment alléchant. Et puis, j'ai toujours aimé l'idée des histoires courtes. Mon regret sera qu'il s'agit à chaque fois d'une thématique "horreur", même si c'est la plus évidente pour des légendes urbaines. La première "story" est la mieux et je suis vraiment un grand fan de Guérineau. L'idée de la 2e est très bonne, en revanche, je trouve que dans la 3e, l'effet du chien qui est censé lécher la main est raté. Quant à la 4e, l'idée est aussi bonne mais c'est le dessin (désolé Mr Formosa...) qui me rebute.
Note : * * *

Double Gauche (Corbeyran-Formosa, Dargaud) - Je ne suis pas convaincu par l'idée de base (désolé Eric), je n'ai jamais aimé les histoires qui se passent avec des monstres de cirque et je n'accroche pas du tout au dessin (voir précédemment). Mais je ne dis pas que c'est un mauvais album - c'est juste que l'accumulation des handicaps est trop forte pour moi dans ce cas.
Note : o

Gus (Blain, Dargaud) - J'adore ce que fait Blain et j'adore son trait. Il y a notamment dans cet album des superbes attitudes de chevaux, bien plus précises et travaillées qu'on pourrait le croire. J'aime aussi le détournement du thème du western pour ce qui est finalement une obsession de la drague. Une thématique qui débouche sur une joyeuse déconnade, pas toujours exceptionnelle toutefois. Il y a des moments réjouissants, et d'autres qui sont un peu longs. La dernière histoire est la moins bonne (en fait, les histoires sont d'un intérêt décroissant, ce qui est peut-être un peu inquiétant vu qu'elles sont classées en ordre chronologique...). J'ai aimé, mais j'ai déjà un peu l'impression que Gus correspond à l'adage : vite lu, vite oublié...
Note : * * *
(à suivre)

26 janvier, 2007

Retour d'Angoulême

Comme prévu, j'ai donc fait un saut à Angoulême. Arrivée hier après-midi à 17h41 (beaux paysages enneigés et ensoleillés sur le parcours), navette Glénat au rendez-vous, visite du stand et du pôle éditeur, petit pot à l'espace auteurs, discussion avec Georges Abolin (Où le Regard ne porte pas, chez Dargaud - une incontestable réussite !) qui a habité un temps Sydney (le monde est petit...), retrouvailles avec le journaliste Laurent Mélikian que je n'avais pas vu depuis un certain temps, discussion intéressante avec Philippe Laceuille, lauréat du concours BD Arte et qui sort donc son album chez Glénat... et puis, le temps du dîner, rencontre enfin avec Griffo : un sacré personnage, très intéressant et sympa, on s'est bien entendu tout de suite et nous nous sommes racontés plein de choses ! Bref, voilà une collaboration qui commence au mieux, même si ce matin, à peine rentré au boulot (aller à la gare d'Angoulême à pied, pendant une demi-heure sur des trottoirs verglacés, à -7° le matin à 7h avec un vent soutenu, le sac sur les épaules et pas de gants... je le referai pas tous les jours !), je trouve un mail de Miguel qui m'annonce qu'il préfère par manque de temps renoncer à l'ultime Chimère... On ne peut pas tout avoir en même temps !
Dominique Burdot et Laurent Muller ont été des hôtes parfaits, je les en remercie beaucoup, et j'ai été flatté d'être à la même table que Jacques Glénat lui-même et de Tronchet, dont j'ai pu faire la connaissance. Un bon souvenir !

25 janvier, 2007

Angoulême


Je pars dans quelques minutes faire un saut express à Angoulême, afin d'être présent ce soir au dîner Glénat où je pourrai rencontrer Griffo. Je ne sais pas si j'aurai le temps d'aller un peu voir le pôle éditeur, en tout cas c'est plutôt sympa de retourner là-bas, vu que je n'y avais pas été depuis quatre ans.
Au passage, je regardais ce matin une nouvelle fois la liste des 44 albums essentiels de l'année 2006, et qui composent donc la "sélection officielle" et j'en arrivais aux conclusions suivantes :
- sur ces 44, il y en a 27 dont je n'avais jamais entendu parler, que ce soit au niveau du titre ou des auteurs !
- il y en a 13 dont je connaissais tout de même l'existence ;
- il y en a 16 dont je connaissais le(s) auteur(s).
Conclusion : à plus de 60%, la sélection officielle m'est totalement inconnue ! Je ne sais pas si je dois me lamenter sur moi-même ou sur ce métier, qui confond trop souvent qualité et élitisme. Je ne pense pas qu'un réalisateur de cinéma irait à Cannes en n'ayant jamais entendu parler de la majorité des films ou des auteurs qui composent la Sélection. Mais en BD, c'est possible !

23 janvier, 2007

L'ultime Chimère - la première image !


Jeudi soir, je ferai un petit saut express à Angouleme, où se déroule bien sûr le plus célèbre festival de BD... Je m'y rendrai invité par Glénat afin de rencontrer l'équipe maison et surtout Griffo, avec lequel je travaille depuis quelques semaines sur ce nouveau projet qui comprend 7 albums et 6 dessinateurs. Griffo qui vient de m'envoyer les premiers dessins (et même les premières planches) qu'il a réalisés et je ne résiste pas à la tentation de vous en montrer un, où vous pouvez admirer la tour Hadden, propriété d'AWInc., première compagnie mondiale à délocaliser son siège social dans l'espace...
Au passage, sachez que j'ai terminé ce matin le découpage complet du T3 de cette série où sont pour l'instant confirmés certains : Griffo, Mangin, Miguel et Aymond.
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18 janvier, 2007

ApocalypseMania : nouveau planning

Importante réunion hier chez Dargaud entre notre éditeur (François Le Bescond), Philippe Aymond et moi-même sur l'avenir de la série. A l'origine, je rappelle que dans nos prévisions idéales, nous voulions faire trois cycles avec un album hors-série au milieu, soit un total de 13 tomes.
Première constatation : ni Philippe ni moi n'avons l'envie, finalement, de continuer pendant plus de dix ans sur ApocalypseMania. Philippe étant engagé sur Lady S, c'est en effet le délai minimal à envisager pour aller au bout. C'est trop, même si nous aimons toujours passionément notre oeuvre.
Deuxième constatation : les ventes du T6 ont baissé par rapport à la moyenne des tomes du premier cycle. C'est une déception qui appelle forcément à revoir les choses...
Conclusion : d'un commun accord, il a été décidé de terminer complétement ApocalypseMania en deux albums. Il n'y a aucun problème pour cela et je veux rassurer ceux qui pourraient croire que l'on va dès lors bacler la conclusion. Non ! On va juste prendre moins de chemins détournés pour y arriver et aller plus vite à l'essentiel. Et je crois même que ce sere encore mieux et plus fort.
Voilà, la série fera donc au total huit albums (5+3), et on verra ensuite si une intégrale du Cycle 2 sort effectivement et si le projet du hors-série est maintenu. Ce n'est pas impossible.
Les titres restent inchangés : le T7 s'appellera Manik Shamanik et le dernier Arena.
Sorties prévues : début 2008 pour le T7, courant 2009 pour le T8.
Je vous donnerai d'ici là quelques petites exclusivités concernant le projet d'origine et ce qui sera désormais la vraie fin...

17 janvier, 2007

Zik : playlist 2006

Notre collaborateur et ami El Bacos vient de rendre officiellement son verdict concernant les chansons de l'année 2006. Voici la liste tant attendue :

1 – Dominique A “Rouvrir”

2 - 6 (ordre alphabétique) :
The Arctic Monkeys “A certain romance”
Howie Beck “How do you feel”
Midlake “Roscoe”
The Strokes “You only live once”
Paul Weller “Blink and you’ll miss it”

7 - 20 (ordre alphabétique) :
The Arctic Monkeys “Mardy Bum”
Howie Beck “Sometimes”
Kate Bush “The sunset”
Cat Power “The greatest”
Tracy Chapman “Talk to you”
Miossec “Mes crimes, le châtiment »
Pet Shop Boys “Flamboyant (michael meyer remix)”
Grant Lee Philips “Under the milky way”
The Rakes “We are all animals”
The Sleepy Jackson”We won’t bring people down”
Ron Sexsmith “Jazz at the bookstore”
Sparklehorse “Getting it wrong”
Stuart A Staples & L. de Sela “That leaving feeling »
The Strokes “Ize of the world”

Avec un pilote F1 dans la voiture !



Un mois après la Course des Champions au Stade de France (16 décembre dernier), je reçois cette photo de Renault où l'on me voit dans le baquet d'une Mégane Trophy comme passager aux côtés d'Heikki Kovolainen, coéquipier cette année de Giancarlo Fisichella en F1.

Ce baptême de piste avait hélas été gâché par la pluie qui tombait fort ce jour-là sur Paris (les pilotes restaient en 1ère...), mais enfin ça ne se refusait pas ! Quant à Kovolainen, c'est clair qu'il va falloir le surveiller de près cette année...

13 janvier, 2007

RMC, le dimanche...


Parmi les nouveautés 2007, en ce qui me concerne, je deviens, depuis le 1er janvier dernier, le présentateur principal de l'émission Motors, tous les dimanches sur RMC (103.1 à Paris et ses environs) entre midi et 14 heures. Au menu : toute l'actualité des sports mécaniques, auto ou moto.

Je ne pourrai malgré tout pas assurer tous les dimanches ma présence (en direct) derrière le micro. Auquel cas c'est l'ami Marc Minari qui me remplacera.

Au sommaire du dimanche 13 janvier : Eric Hélary (pilote réserve de la Peugeot 908) en studio pour une page spéciale Peugeot Le Mans (avec normalement Serge Saulnier, Stephane Sarrazin et Nicolas Minassian au téléphone), une liaison en direct sur le Dakar (avec diffusion d'entretiens de Luc Alphand et Yvan Muller réalisés pendant la journée de repos) et une petite présentation du Rallye Monte-Carlo qui démarre jeudi prochain.

12 janvier, 2007

Ma bibliographie

Puisqu'on en est aux énumérations, voici à titre indicatif quelle est mon exacte et officielle bibliographie (par années) :

1990 - Les 13 Transgressions (avec Godard et Coutelis, Le Vaisseau d'Argent)
1994 - Fatal Carnaval (Spartakus T1 - avec Valdman, Dargaud)
2000 - Terre d'Election (AD Grand-Rivière T1 - avec Coutelis, Casterman)
2001 - Culture Diktat (AD Grand-Rivière T2 - avec Coutelis, Casterman)
2001 - Couleurs spectrales (ApocalypseMania T1 - avec Aymond, Dargaud)
2001 - Lucien Gaudin, le Maître des Armes (biographie, Editions Cristel)
2001 - Experiment IV (ApocalypseMania T2 - avec Aymond, Dargaud)
2001 - Polychrome Hexagone (AD Grand-Rivière T3 - avec Coutelis, Casterman)
2002 - Global Underground (ApocalypseMania T3 - avec Aymond, Dargaud)
2003 - Bouskachi (AD Grand-Rivière T4 - avec Coutelis, Casterman)
2003 - Trance Fusion (ApocalypseMania T4 - avec Aymond, Dargaud)
2003 - Le Bonheur dans le Crime (Hauteclaire T1 - avec Lacou, EP)
2003 - London Inferno (avec Mason, EP)
2004 - Cosmose (ApocalypseMania T5 - avec Aymond, Dargaud)
2004 - Un Duel sous Richelieu (Hauteclaire T2 - avec Lacou, EP)
2004 - Esobus (Mongo le magnifique : Une Affaire de Sorciers T1 - avec Mason, EP)
2005 - Le Reflet des Lames (Hauteclaire T3 - avec Lacou, EP)
2005 - Son Excellence a des Regrets (Chinguetti T1 - avec Nicolle, EP)
2005 - Le Cycle des Lumières (ApocalypseMania Intégrale T1-5 - avec Aymond, Dargaud)
2006 - Les Lois du Hasard (ApocalypseMania Cycle 2 T1 - avec Aymond, Dargaud)
2006 - Sébastien Bourdais, Exil gagnant (biographie) (avec Henri Suzeau, Apach)

Je pense que 2007 sera une année de transition. Pourraient sortir le T2 de Mongo, qu'Emmanuel Proust bloque depuis deux ans déjà, ainsi que le T2 de Chinguetti (toujours chez EP). Chez Dargaud, pourraient peut-être sortir s'ils sont finis à temps le T7 d'ApocalypseMania et le T1 de Speedway (avec Siro), mais à mon avis ce sera plus tôt pour 2008. 2008 qui verra de toute façon la sortie des deux premiers tomes de L'ultime Chimère chez Glénat (avec plusieurs dessinateurs dont Griffo). Affaire(s) à suivre...

La meilleure BD de l'année 2006...

... aura été pour moi LA BETE, T4 du Marquis d'Anaon (Vehlmann-Bonhomme, Dargaud). Vous aviez déjà eu l'occasion de lire ma critique plus qu'élogieuse sur ce blog, et j'avoue qu'aucune lecture de fin d'année n'est venue changer mon avis.
Je m'amuse à remettre ce prix plus qu'honorifique chaque année depuis 1979 (eh oui, j'avais douze ans à l'époque, et cela fait déjà vingt sept ans que ça dure...), et voici pour rafraîchir la mémoire à tout le monde quel est désormais ce palmarès qui est lui aussi international :

1979 - Ici-Même (Forest-Tardi, Casterman)
1980 - La Foire aux Immortels (Bilal, Dargaud)
1981 - Le Comptoir de Juda (Les Passagers du Vent T3 - Bourgeon, Glénat)
1982 - Silence (Comès, Casterman)
1983 - Les Disparus d'Apostrophes (Jack Palmer T4 - Pétillon, Dargaud)
1984 - Fragments + Passages (Rork T1+2 - Andreas, Le Lombard)
1985 - La Fièvre d'Urbicande (Les Cités obscures T2 - Peeters-Schuiten, Casterman)
1986 - Lulu s'maque (Lucien T3 - Margerin, Les Humanoïdes associés)
1987 - Le grand Pouvoir du Chninkel (Van Hamme-Rosinski, Casterman)
1988 - Watchmen (Moore-Gibbons, DC)
1989 - V For Vendetta (Moore-Lloyd, DC)
1990 - L'Origine (Julius Corentin Acquefacques T1 - Mathieu, Delcourt)
1991 - Dream Country (Sandman T3 - Gaiman-Various, DC)
1992 - Froid Equateur (Bilal, Les Humanoïdes Associés)
1993 - The Books of Magic (Gaiman-Various, DC)
1994 - Fables & Reflections (Sandman T6 - Gaiman-Various, DC)
1995 - A Dame To Kill For (Sin City T2 - Miller, Vertige)
1996 - Il faut le croire pour le voir (Forest-Bignon, Dargaud)
1997 - From Hell (Moore-Campbell, Kitchen Sink)
1998 - Bloody Hell in America (The Invisibles T4, Morrison-Jimenez, DC)
1999 - Vacances de Printemps (Les formidables Aventures de Lapinot T5 - Le Gall-Trondheim, Dargaud)
2000 - Le Capitaine écarlate (David B, Dupuis)
2001 - Le Singe et la Sirène (Dumontheuil-Angeli, Casterman)
2002 - Born in Fire (Rising Stars T1 - Straczynski-Various, Top Cow/Image)
2003 - Lowlife (Daredevil T6 - Bendis-Maleev)
2004 - L'Orme du Caucase (Taniguchi-Utsumi, Casterman)
2005 - Olivia Sturgess 1914-2004 (Rivière-Floc'h, Dargaud)
2006 - La Bête (Le Marquis d'Anaon T4, Dargaud)

Commentaires statistiques :

Nombre de prix (auteurs)
3 - Gaiman, Moore
2 - Bilal, Forest

Nombre de prix (éditeurs)
6 - Casterman, Dargaud
5 - DC

bollee.com, c'est fini

Du ménage sur le net ! Voilà une des premières décisions que je prends pour la nouvelle année ! J'avais acheté il y a cinq ans le nom bollee.com, histoire que ce patronyme soit effectivement dans la famille et que je puisse développer un site perso... Je passais en fait par l'interface de Yahoo (Geocities), assez bien foutue mais au rendu finalement décevant malgré tous mes efforts.
Moralité : après cinq ans, on arrête. Pas assez de temps pour actualiser, lassitude face aux outils, trop peu de visites, envie de passer à autre chose... autant de raisons qui font que je n'ai pas renouvelé l'achat de bollee.com
Il ne reste donc plus que ce blog pour vous raconter un peu ma vie, et aussi le site apocalypsemania.com que je continuerai d'alimenter jusqu'à la fin de la série.

10 janvier, 2007

Faithless : Bombs - le remix LFB !

Fabuleux dernier single en date de Faithless : Bombs. J'ai réalisé un remix instrumental, via le site www.yourspins.com (vous pouvez vous lancer aussi, n'hésitez pas !).

09 janvier, 2007

Cinéma : palmarès 2006

Notre ami et collaborateur El Bacos a réussi l'exploit d'aller voir 147 films en 2006 ! Voici son best of qu'il vient de nous envoyer :

1 – Babel (Alejandro Gonzalez Inarritu)
2 - Vol 93 (Paul Greengrass)
3- Isolation (Billy O’Brien)
4- Itinéraires (Christophe Otzenberger)
5 - Lady Chatterley (Pascale Ferran)
& L’ immeuble Yacoubian (Marwan Hamed)
7- La raison du plus faible (Lucas Belvaux)
8 – Quand j’étais chanteur (Xavier Giannoli)
9- The Queen (Stephen Frears)
10 – Les infiltrés (Martin Scorcese)
& Le Passager (Eric Caravacca)
& Breakfast on Pluto (Neil Jordan)

... et voici maintenant le worst of :

arrivederci, amore ciao (michele sioavi)
les bronzés 3 (patrice leconte)
la doublure (francis veber)
l'ivresse du pouvoir (claude chabrol)
mission impossible 3 (jj abrams)
qui m'aime me suive (benoit cohen)

08 janvier, 2007

La carte de voeux officielle 2007 !

Suite du message précédent, avec ma carte de voeux pour cette nouvelle année :


Love Is In The Air - back from Australia

Love Is In The Air... Une chanson signée John Paul Young, hit mondial de l'année 1978, ressortie en 1992 dans une version encore plus disco pour le film Strictly Ballroom, et réinterprétée sur Ten le 31 décembre dernier à une demi heure de la retransmission du feu d'artifice de Sydney en direct dans toute l'Australie - un pur moment de magie et de joie de vivre qui restera le symbole de mes quinze jours passés aux Antipodes pour cette fin d'année !






Nous sommes donc partis le 21 décembre dernier de Paris, pour une arrivée à Sydney le 22 à 21h. Direction ensuite la maison que nous avons échangée avec Kirsten et Roger, devenus depuis de grands amis. Située à East Lindfield, dans la banlieue nord de Sydney, à neuf kilomètres à vol d'oiseau de l'Opera, la maison offre une vue imprenable sur le bush local, comme vous pouvez le voir avec cette photo prise depuis le salon. Dès le premier moment, nous étions chez nous et c'est peu de dire que cet échange fut particulièrement fructueux...


Nous sommes revenus hier à Paris, et nous avons encore la tête en Australie. C'est la 5e fois que j'allais dans ce pays fantastique, et la 4e fois à Sydney. Pas grave, cette ville est tellement extraordinaire et on y découvre toujours de nouvelles choses... Cette fois, par exemple, j'ai complétement retrouvé le quartier de Paddington, que je n'avais pas visité depuis onze ans... Le mélange parfait entre Londres et San Francisco, avec ses maisons si particulières, l'envie d'y habiter tout de suite et pour toujours... Ce sera pour une autre vie !



Au programme : les incontournables Opera, Aquarium et Taronga Zoo pour les enfants, les plages de Manly et Dee Why, les Blue Mountains, le feu d'artifice du 31 décembre, la messe de Noel en bermuda, la balade à vélo dans l'Olympic Park... Que du bonheur pour notre famille, avec le sentiment d'avoir été dans une autre dimension, à presque 20 000 km de chez nous. Pas de problème non plus pour la conduite à gauche et l'orientation dans Sydney et les environs, très bon accueil également de la part de la famille de Kirsten et Roger qui eux, ont donc passé quinze jours merveilleux, nous ont-ils dit, dans notre maison afin de s'offrir un Noël à l'européenne, dans le froid loin de chez eux... Dépaysement, quand tu nous tiens !

Au niveau météo, à noter que nous avons connu parait-il un des étés les plus froids jamais enregistrés à Sydney : pas plus de 25° pendant quinze jours ! L'année dernière, à la même époque, il faisait entre 35 et 45°... Tout compte fait, à tout prendre, mieux valait un temps doux et parfois pluvieux qu'une chaleur tropicale insoutenable.

Bref, des vacances inoubliables qui rendent heureux et qui me font vous adresser, à vous fidèles ou occasionnels lecteurs/visiteurs de ce blog, mes meilleurs voeux pour l'année 2007 !

20 décembre, 2006

Dernier message pour 2006

Hello everybody
Demain, départ avec toute la petite famille pour l'Australie, dans le cadre d'un échange de maison. Une véritable aventure, qui nous laisse sur les rotules tant il faut non seulement préparer nos bagages mais aussi laisser une maison nickel - on se rend compte que ce n'est pas toujours le cas même si on est soigneux et qu'on s'y sent bien. On se met à la place des étrangers qui vont venir et... on croit qu'ils ne vont rien savoir faire marcher ou qu'ils ne vont rien comprendre. J'imagine qu'ils pensent la même chose pour nous, et c'est sûr qu'il va falloir se lancer des deux côtés !
Nous partons donc pour Sydney demain et nous savons déjà qu'il y aura des petites surprises : l'an dernier, le jour de Noël, il y faisait 47° ! On sait aussi que dans le jardin, on risque de trouver un gros lézard de 60cm de long qui ressemble à un serpent, des bébés perroquets qui jacassent dès le lever du jour et des araignées un peu plus grosses qu'en France... Hum ! Mais on sait aussi qu'on va dans une des plus belles villes du monde (la 4e fois pour moi) et que ce sera inoubliable.
Récit des aventures de la famille Bollée à venir !
J'ai passé les trois derniers jours en compagnie de Sébastien Bourdais, et nous avons fait en quelque sorte notre "Promotion Tour" quant à notre livre Exil Gagnant (souvenez-vous : sortie mondiale le 2 janvier !) : Stade de France le samedi, séance photo le dimanche matin suivie de la tournée des médias sportifs (RMC, Motors TV, Canal +, Infosport), direction Le Mans dans la foulée et séance de dédicace au magasin Auchan du Mans Nord le lundi matin : 200 exemplaires vendus et signés en moins de deux heures ! Un authentique succès qui fait plaisir... Retour ensuite express en voiture sur Paris et bise à Sébastien avant qu'il ne reprenne son avion pour Tampa en Floride où l'attend sa femme et sa petite fille Emma, née le 2 décembre et qu'il n'a vue qu'une semaine... On lui souhaite évidemment de trouver en 2007 ce baquet en F1 qu'il mérite tant.
Tiens, pendant que j'y pense, sachez que je reprends en main (avec mon excellent confrère Marc Minari) la présentation de l'émission Motors sur RMC tous les dimanches à midi ! Vive la radio !
Côté BD, j'ai découpé les deux tiers du troisième tome de L'Ultime Chimère, alors que Griffo va attaquer les dessins du premier. Une grande aventure commence aussi, avec première parution prévue en janvier 2008. Quant à ApocalypseMania, nous avons rendez-vous le 17 janvier prochain chez Dargaud pour faire le point, mais nous savons que les ventes du T6 n'ont pas été bonnes. Je crains qu'il ne faille se préparer à conclure la série plus vite que prévue... Sinon, Siro vient de m'envoyer le crayonné final de la planche 17 de Speedway et ça jette !
Voilà, je vous revois à la rentrée et je vous mettrai quelques photos d'Australie à cette occasion. Je vous souhaite un joyeux Noël, de bonnes fêtes et tous mes voeux pour 2007 !

11 décembre, 2006

Seb en F1 !...

... ou du moins en essais F1 ! Ca y est, c'est officiel, ce que (très) peu de personnes savaient depuis plusieurs jours a été confirmé il y a quelques minutes à peine : Sébastien Bourdais effectuera cette semaine (mercredi à vendredi) des tests pour l'équipe Toro Rosso !
La presse spécialisée internationale s'est bien évidemment emparé instantanément du sujet et vous trouverez deux articles intéressants et anglais aux adresses suivantes :
http://www.crash.net/news_View~t~Bourdais-to-test-with-Toro-Rosso-~cid~1~id~141244.htm
http://www.autosport.com/news/report.php/id/55984
Affaire à suivre en tout cas...

08 décembre, 2006

Sebastien Bourdais : la couverture (bis) !


Allez, puisque c'est vous, voici la couv complète, recto-verso...

Speedway, ça roule toujours !

Je ne devrais peut-être pas, mais je ne résiste pas au plaisir de vous montrer une planche crayonnée de l'ami Siro (le dessinateur d'Aquablue), qui s'est remis à notre projet Speedway (Dargaud). Voici la planche 16, et ça a de la gueule !



Nouvelle formule

Vous aurez remarqué qu'il y a depuis ce matin quelques subtils petits changements au niveau de la présentation de ce blog... C'est mieux non ?

07 décembre, 2006

Sébastien Bourdais, la couverture officielle !


Ca se précise les amis ! Voici la couverture officielle et définitive de la biographie de notre plus grand champion automobile (avec l'autre Sébastien, Loeb bien sûr), écrite en collaboration avec Henri Suzeau.
Le livre sera présenté à l'occasion de la Course des Champions du Stade de France (samedi 16 décembre, à partir de 16 heures) et disponible en librairie à partir du 2 janvier. Sébastien et nous devrions être en dédicace le lundi 17 décembre au magasin Auchan du Mans... Affaire à suivre !

05 décembre, 2006

Casino Royale * *


de martin campbell avec daniel craig, jeffrey wright, eva green

Bond face à Le Chiffre, qui finance le terrorisme mondial, entre Madagascar, Nassau et Venise, en passant par une partie de poker "no limit" au Montenegro

bonne nouvelle, on retrouve le Bond traditionnel, original taste. Pour ceux qui n'aiment pas ce gout de bastons, de poursuites pas très crédibles, de remarques pince sans rires, de gonzesses un peu neuneu mais canons, n'insistez pas. Un certain plaisir jubilatoire de ne plus avoir à se contenter des modèles, mais d'être en plein dans la mythologie du vrai film d'espionnage facon Bond, comme dans les 60's. Une intrigue resserée sur une action moins grand spectacle que ces dernières années (on oublie les menaces nucléaires mondiales ou la toute puissance des media). Normal c'est l'épisode fondateur de la saga. Et elle retrouve en effet une certaine virginité. Un 007 viril, pas super brillant, "brute", comme il faut. le fait d'avoir pris un acteur moyen (craig), pas très expressif, est une bonne idée. il perd en charme mais on ne se disperse pas en subtilités. c'est un violent, un impulsif. comme souvent lu, il y a du Poutine chez ce Craig, un mélange Poutine / Steve Mc Queen, si cela existe. Ceci dit, l'histoire n'est pas très prenante, on traine en route, la partie de poker est longuette (quand on n'aime pas trop les scénarios reposant sur des suspens de poker ou d'échecs, on trouve le temps long), et c'est parfois vraiment du n'importe quoi (cf la poursuite "too much" du début à Madagascar). Il y a comme toujours quelques scènes mémorables. On retiendra celle de Bond, à poil, nu, attaché, qui se fait fouetter par son ennemi... plus crypto gay que cette scène, difficile... les James Bond girls sont décevantes, on passera sur l'italienne, insignifiante (et qui a déjà joué avec Clavier, donc pas crédible), Eva Green gagne aux poings mais son personnage n'est pas très intéressant, pas assez perverse. Comme longuement observé dans la Bertolucci, elle est toujours aussi poitrinaire (à défaut d'être bonne actrice, mais ce n'est pas ce qu'on lui demande).

et pour finir sur une femme vraiment charmante et belle, dans la série hécatombe de l'automne, hommage à Claude Jade, la "femme de Doinel", une nouvelle qui rend bien triste, mélancolique, comme la chanson de Trénet, "que reste t il de nos amours ?"...


El Bacos.

01 décembre, 2006

Playlist : Séries TV

La lecture frénétique du numéro spécial des Inrocks 2 consacrés aux 1000 chansons qu'il faut avoir écouté et aux playlists en général me donne l'envie de proposer de nouveaux classements...
Allez, on y va pour les séries télé, toute époques confondues.

1. Six Feet Under
2. Le Prisonnier
3. Amicalement vôtre
4. Les Envahisseurs
5. X-Files
6. Millenium (Saison 1)

7. Chapeau Melon et Bottes de Cuir
8. Lost
9. Au Coeur du Temps

10. Friends

Au niveau des personnages maintenant :

1. John Steed & Mme Peel
2. N°6
3. Danny Wilde & Brett Sinclair
4. Fox Mulder & Dana Scully
5. Nate Fisher
6. Franck Black
7. David Vincent

8. Jim Profit
9. James West
10. Jack Bauer
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27 novembre, 2006

Babel * * * *


de alejandro gonzalez inarritu avec brad pitt, cate blanchett, gael garcia bernal, rinko kikushi

désert marocain, un gamin tire accidentellement une balle qui blesse une touriste américaine. pendant ce temps là, ses enfants sont emmenés de san diego vers le mexique par leur nourrice pour un mariage. à tokyo, une adolescente sourd muet en crise contre son père

on sait, on sent que inarritu agace, va agacer encore plus. parce qu'en trois films (avec "amours chiennes" et "21 grams"), il a inventé un style, pas juste le concept de film choral mais aussi les liens entre ces histoire, la facon de les filmer, l'ambiance, à la fois glacante et très humaine, émouvante, et que son talent de réalisateur prodige crève tellement l'écran qu'on va le réduire à cette maestria technique. certes, les liens entre ces 4 histoires sont en partis tirés par les cheveux et secondaires (cf le Japon) même si la confrontation entre les paysans de l'Atlas et le couple américain est saisissante de contrastes. mais tout cela est secondaire, on se satisferait que ces récits soient indépendants les uns des autres. on pourra reprocher à innaritu de faire des films trop pleins, trop riches, trop "oeuvre ultime", trop d'ambition. oui, il met encore la barre très haut. et tant mieux. on sort de ce film secoué, marqué physiquement, avec un tas d'images dans la tête. il se passe plein de choses, et les 2h15 passent vite, un peu le même principe que "24 heures", des tas d"évènements sur différents lieux en très peu de temps. et ce mélange des cultures et des lieux très réalistes, de l'exotisme au meilleur sens du terme, comme "amours chiennes" nous faisait pénétrer dans Mexico. il y a des scènes où inaritu fait des prouesses, en met plein les yeux, sans que cela soit gratuit, on pense au mariage mexicain et cette séquence stupéfiante dans le club de Tokyo, où la jeune japonaise sourde s'éclate en dansant. toutes les histoires sont intéressantes, cette nourrice latino torturée par la culpabilité, même brad pitt et cate blanchett, étonnant comme brad, aidé certes par l'age qui avance, les cernes sous les yeux et les cheveux grisonnants est convainquant. en terme d'intrigue, inaritu a aussi l'intelligence d'éviter d'être prévisible, on craint une sorte de fatalité collective, dans la dramatisation, et elle n'arrive pas. il n'y a d'ailleurs pas vraiment de dénouement d"intrigue. un mot aussi sur la musique, très importante, excellente, qui fait le lien entre les histoires. "collision' (oscar 2006) avait ostensiblement essayé de raconter une histoire de la même facon, sauf que ca tournait à vide, faute de talent. ce qui n'est pas le cas de "Babel", un grand moment de cinéma.


El Bacos.

24 novembre, 2006

The Host * * *


de joon ho bong avec soon kang ho, bae doona

séoul. suite au deversement de produits chimiques, un monstre marin a grandi dans le fleuve, s'attaque aux hommes et enlève la petite huyn so. sa famille part à sa recherche.

admettons qu'après le choc de la bande annonce, et vu la tendance de fond de cette année - les meilleurs films sont des films "de genre" et le cinéma asiatique, une fois mis de côté ses prétentions, est celui qui ose le plus et se distingue des archétypes de l'occident, francais ou américain - on avait comme le pressentiment de voir l'un des films de l'année. pas tout à fait quand même. excellent film, surprenant, mais qui aurait pu être encore meilleur (mais comme on le répête dans ces cas là, ca ne sert à rien de repenser un film). on n'attend pas le niveau de "dark water" ou "deux soeurs". à vouloir être original, le réalisateur a eu un peu tendance à se disperser. mélanger le film d'épouvante et le grotesque,glisser un message politique, faire des disgressions. trop longues ces deux heures. on aimerait quelque chose de plus resseré, plus prenant, plus d'horreurs avec la bébête et moins de parlote parfois, moins de dérision peut être aussi, pour avoir vraiment peur. car certaines scènes sont fantastiques, cassant le schéma des films hollywoodiens du genre, les effets spéciaux sont secondaires, c'est de voir cette foule en bord de fleuve, l'été, se faire massacrer par ce monstre sans état d'ame. pas de concession, il dégueule les os de ses cadavres. une musique étonnante, "douce" face à la peur, une tristesse parfois, une mélancolie, qui est peut être la marque de cs films de genre coréen. l'originalité surprend et séduit souvent dans ce film, mais parfois il fait fausse route. mieux maitrisé tout de même que son "memories of murder". la fin est saisissante.

à part ça, c'est l'hécatombe...après anicée alivina, et en ayant laissé de coté francis girod et jack palance, on salue donc robert altman et ce soir philippe noiret. on dira "un grand" et pour le coup, ce sera vrai, pas usurpé, l'un des plus grands au même titre qu'un Trintignant. choix personnel de 5 films, avec 3 Tavernier:"alexandre le bienheureux", "coup de torchon", "la vie et rien d'autre", "le juge et l'assassin", "les ripoux".
El Bacos.

19 novembre, 2006

Le Dahlia noir *


de brian de palma avec josh hartnet, aaron eckhart, scarlett johanson, hilary swank

los angeles, 1946, deux flics, amis, boxeurs, enquètent sur le meutre sadique d'une jeune femme

de palma tourne à vide. au vu de ce qu'il a pu faire dans son passé, pas toujours glorieux, mais avec ce qu'il faut de grands films ("l'impasse") pour le considérer comme un grand dans ses meilleurs moments, on ne peut pas accepter un film pareil. mais le fait que ce soit l'adaptation d'ellroy "sauve" paradoxalement le film, un tel film sans cette caution semblerait totalement raté. "le dahlia noir" vient rejoindre ces nombreux films US formellement parfaits, ambitieux, mais finalement sans ame, creux et de plus en plus ennuyeux. on pense par exemple à l'oscarisée musical "chicago". on est totalement dans l'esthétique "film noir années 40", du grain de l'image, aux éclairages, en passant par la voix off façon "incorruptibles". ca aurait son charme, si le reste décollait, détonnait un peu . mais tout est finalement plat, on ne sent pas, ou peu, cette folie que doit faire ressentir le livre. même la violence, elle aussi totalement déjà vu, alors que de palma a le talent pour innover en la matière. on suit la narration du livre, sans relief, avec des accélérations et des mauvais raccords (sur la fin) qui donnent l'impression d'une certaine paresse, de quelque chose de baclé. oui, ça se regarde, sur un vol transatlantique new york - paris, par une nuit sans sommeil. on aimerait que de palma fasse autre chose qu'un film d'avion. le fait est que sans rentrer dans la catégorie crispant comme colin farell, josh hartnet est fade, lui aussi sans épaisseur, transparent. omniprésent dans le film, il participe à cet ennui. johanson joue les utilités, role sans grand intérêt, talent gaché. y'a guère qu'hillary swank en femme fatale qui soit convainquante. à noter un petit miracle musical quand, à mi parcours, plus ou moins somnolent, les yeux s'ouvrent soudainement au son d'une voix... celle de kd lang, the one and only et unique, qui chante dans un spectacle...


El Bacos.

17 novembre, 2006

Prix de la Critique BD

Tiens, l'excellente Association des Critiques et Journalistes de Bande Dessinée vient de rendre publique sa préselection annuelle de quinze titres pour l'année 2006, en vue de l'obtention de ce prix prestigieux, jadis décerné à Angoulême. Evidemment, en tant que membre de la grande famille de la BD franco-belge, je ne peux que m'y intéresser et faire quelques commentaires.

(Je précise juste au passage que je suis jaloux comme tout le monde de ceux qui recoivent des prix. Ne pas en avoir n'empêche pas de dormir, mais enfin on peut penser que ça fait plaisir ! Lorsqu'on fait un métier, on cherche toujours un peu de reconnaissance, et parfois le monde de la BD est en ce sens très ingrat. Mais c'est comme ça... De mon côté, j'ai été nominé une fois, dans la catégorie "meilleur scénario" pour le T1 d'ApocalypseMania au Festival de Chambéry. Je n'ai pas gagné.)

Bref, la sélection de l'ACBD, dans laquelle figure l'excellent Brieg F. Haslé et 72 autres éminents spécialistes, m'amène à quelques commentaires :

- 7 nominations sur 15 pour Futuropolis ! Record battu ! Dites donc, c'est pas un peu trop parisien tout ça ?
- Aucune nomination pour l'Association ? Ca c'est un événement !
- Aucune nomination pour Dargaud ? L'année du Combat Ordinaire 3 et du Marquis d'Anaon 4 ?
- Aucune nomination pour Trondheim ou Sfar ? Ils sont malades ?
- Comès et Loisel nominés chez Casterman... Vive la relève !
- Le Photographe T3 : euh... la série n'a pas eu assez de prix ?
- Deux nominations pour Aire Libre chez Dupuis : ils n'ont pas d'autre collection chez eux qui puisse être mise en avant ?
- Jack Palmer T13 nominé : le syndrome dessinateur de presse a encore frappé !

Bon allez, je vais arrêter là ! Sincèrement, bravo aux nominés et que le meilleur gagne !
Au fait, vous voulez savoir combien j'en ai lu jusqu'ici, des albums de cette prestigieuse sélection ? La réponse est... zéro. Pas de quoi se vanter ! De toute façons, c'est Kris et Davodeau qui vont l'avoir.
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