25 mai, 2007

40 ans : mon Top 40 chansons françaises

Pas facile, celui-là, avec tout ce que ça peut supposer comme choix un peu "ringards", mais on assume !
Sans ordre particulier :

La Baie (Etienne Daho)
Chanson Perdue (Yves Montand)
Michèle (Gérard Lenorman)
Warum (Mein Vater) (Gérard Lenorman)
Faux Rêveur (Marc Lavoine)
Quand j'étais Chanteur (Michel Delpech)
Ces Mots-là (Michel Delpech)
Confidence pour Confidence (Jean Schultheis)
Voyage Voyage (Desireless)
On est tous des Imbéciles (Mylène Farmer)
Gentleman Cambrioleur (Jacques Dutronc)
Chanson Populaire (Claude François)
Le Vent nous portera (Noir Désir)
Partir quand même (Françoise Hardy)
Le Lien défait (Jean-Louis Murat)
Il voyage en Solitaire (Gérard Manset)
Par Hasard (Mikado)
Yaka dansé (Raft)
Le Coup de Folie (Thierry Pastor)
Evidemment (France Gall)
C'est en Septembre (Gilbert Bécaud)
Toi et Moi (Jil Caplan)
Tout c'qui nous sépare (Jil Caplan)
Les Parfums de sa Vie (Art Mengo)
Quand Paris s'éteint (Jean-Louis Aubert)
Ballade pour ma Mémoire (BO Les Uns et les Autres)
Quand tu pars (Rose Laurens)
Le Sud (Nino Ferrer)
Lipstick Polychrome (Daniel Balavoine)
Banale Song (Alain Souchon)
On n'oublie rien (Jacques Brel)
Lolita Go Home (Jane Birkin)
Je reviendrai à Montréal (Robert Charlebois)
Lily (Joe Dassin)
Juste quelqu'un de bien (Enzo Enzo)
Au fur et à mesure (Liane Foly)
Trompe moi (Gérard Berliner)
Jaloux de tout (Julien Clerc)
Je suis de celles (Bénabar)
Je voulais te dire que je t'attends (Michel Jonasz)

23 mai, 2007

Valery Larbaud


J'ai comme ça mes périodes poésie. D'abord parce que j'ai toujours aimé le genre, peut-être aussi parce que je m'y essaie régulièrement dans le plus grand secret (ce n'en est plus un maintenant !). Enfin, bref, je relis depuis quelques jours Les Poésies de A.O. Barnabooth de Valery Larbaud, absolument remarquables, et j'avais juste envie de vous citer ce petit passage, la dernière strophe d'Ode. A chaque fois que je lis ces quelques lignes, l'émotion me submerge.

Ah ! Il faut que ces bruits et que ce mouvement
Entrent dans mes poèmes et disent
Pour moi ma vie indicible, ma vie
D'enfant qui ne veut rien savoir, sinon
Espérer éternellement des choses vagues.

Ciels (3)

Un massif des Alpes depuis Combloux, le soir, 2006.

22 mai, 2007

40 ans : mon Top 40 Albums

On continue avec cette playlist quasiment ultime, avec cette fois-ci la liste des albums, également appelés LPs.
Classement sans ordre particulier :

A Night At The Opera (Queen)
A Day At The Races (Queen)
The Wall (Pink Floyd) ***best album***
The Final Cut (Pink Floyd)
Around The World In A Day (Prince)
Parade (Prince)
Sign 'O' The Times (Prince)
Avalon (Roxy Music)
Behaviour (Pet Shop Boys)
Very (Pet Shop Boys)
The Colour Of Spring (Talk Talk)
Time (Electric Light Orchestra)
Secret Messages (Electric Light Orchestra)
Magical Mystery Tour (The Beatles)
'The White Album' (The Beatles)
Beaucoup Fish (Underworld)
Seventh Wave (System 7) ***best techno album***
The Understanding (Royksopp)
Bob Sinclar (Bob Sinclar)
The Disappointed (XTC)
Heartbeat City (The Cars)
Rhythm Nation 1814 (Janet Jackson)
The Joshua Tree (U2)
From Langley Park To Memphis (Prefab Sprout)
Jordan : The Comeback (Prefab Sprout)
Parallel Lines (Blondie)
Café del Mar Volumen 4 (Various, compilation by José Padilla) ***best compilation album***
Ministry Of Sound : The Sessions 1 (Various, mixed by Tony Humphries) ***best mixed album***
Listen Without Prejudice (George Michael)
The Ups And Downs (Stephen Duffy)
Breakfast In America (Supertramp)
Shazz (Shazz)
Temperamental (EBTG)
Live 75-85 (Bruce Springsteen) ***best live (triple !) album***
Trip O Matic Fairy Tales 2001-2002 (Jam & Spoon)
Voyager (Momus)
Welcome To The Pleasure Dome (FGTH)
Stars (Simply Red)
Revenge (Eurythmics)
Sacrebleu (Dimitri From Paris)

My heart started missing a beat...


... hier soir sur les coups de minuit, lorsque avisant la sortie du Grand Rex à Paris, où les Pet Shop Boys venaient de donner leur 4e concert français en seize ans (et il va de soi que c'était bien la 4e fois que je les voyais), je vis une fille sortir précipitamment du bâtiment et héler énergiquement un taxi. J'eus aussitôt l'intuition que nos amis Neil Tennant et Chris Lowe allaient s'y engouffrer sans tarder. Le temps de traverser le Boulevard Poissonière (car avec mes amis El Bacos, DJ Sven et Stéphanie nous étions du mauvais côté de la rue), nous pouvions espérer arriver à la sortie du Grand Rex et peut-être ! leur dire un mot et, voire !, leur serrer la main... Hélas, il nous a manqué pas plus de dix secondes, car ils sont alors sortis très vite du hall et se sont effectivement engouffrés dans le taxi. Nous n'étions pas assez près pour établir le contact, et je me suis donc contenté d'apercevoir ces idoles de toujours à une dizaine de mètres seulement de distance.

Pas de drame, mais le sentiment diffus d'avoir raté quelque chose qui ne se reproduira plus. Car rencontrer Neil Tennant de manière concrète, au-delà d'un concert, est vraiment un de ces souhaits "fous" qui me poursuivent depuis plus de vingt ans maintenant.

Sinon, le concert était vraiment bien. Le début était peut-être un peu "poussif", mais l'ambiance et la qualité est allée crescendo, et la 2e partie était franchement impeccable. Belle surprise que d'entendre pas mal de titres des années 80, période Please et Actually, comme Heart, Shopping, Suburbia, It's A Sin, Always On My Mind, West End Girls... sans oublier des titres qui fonctionnent bien sur scène comme Se A Vida E, Where The Streets Have No Name/Can't Take My Eyes Off You, et aussi le très beau Dreaming Of The Queen. Très beau moment que la conclusion sur Being Boring, la chanson de toute une génération, hélas un peu ratée au niveau de l'interprétation par notre ami Neil, peut-être déstabilisé par un léger problème de son - mais l'émotion était là.

Les célébrations pour le 40e anniversaire continuent vendredi prochain avec un nouveau concert : OMD (à l'Olympia). Là encore, quelques Souvenir au programme...

21 mai, 2007

Zodiac *


de david fincher avec jake gyllenhall, mark ruffalo, robert downey jr, anthony
edwards, chloe sevigny


californie, fin des années 60, un tueur en série, se fait appeler Zodiac, un
journaliste, un cartooniste, un flic enquètent, des années, sans le coincer, malgré
les indices cryptés


il y a quelques films comme celui là, dont on attend beaucoup mais qui se révèlent
une grosse déception. pas un ratage mais un film bien en deça de qu'il devrait être,
de ce qu'il prétend être aussi. pas si étonnant si on considère que fincher n'est
pas un cinéaste de haut niveau. oui, "seven", mais en dix ans, ce polar, certes
copié et re copié, a pas mal vieilli. "fight club", désolé, est un film
insupportable de prétention et de complaisance. alors il reste un vrai bon film,
excellent, "alien 3". pour ce Zodiac, délibérément sobre dans la réalisation - bon
point - il a sur le papier de quoi faire un de ces polars mémorables, facon "les
affranchis", "the yards", "carlito"s way", et quelques uns, pas si nombreux. un
casting en or massif, une histoire de serial killer sur des années, reposant sur des
faits réels. mais voilà le problème, tellement évident qu'on se demande comment on
peut faire 2h35 de film derrière. dans le "réel", comme dans le film, le Zodiac ne
fait rien après 1970 à peu près. le début est excellent, les crimes, violents,
l'enquète, mais au bout d'une petite heure... plus rien pour maintenir la tension,
rien de rien, c'est en roue libre, juste des mecs qui enquètent, sans vraiment
trouver. rien qu'à voir la fausse tension autour de l'enquète de gyllenhall sur la
fin, on comprend que ce polar ne fonctionne pas, faute d'un scénario qui passe
l'écran. un long tunnel qui dure plus d'une heure et demie... et ce casting
d'acteurs parmi les meilleurs ne tient pas ses promesses, fincher n'est pas vraiment
un bon directeur d'acteurs. downey jr est crispant dans ce role de journaliste
faussement cool, et le rendre alcoolo / shooté n'est pas la meilleure idée qui soit
vu la vie de l'acteur, gyllenhall se démène plutot mal sur le fin, mark ruffalo
tient son film, par contre, le personnage central, à la hauteur d'un talent qui
crève les yeux. on aime bien aussi anthony "docteur greene" edwards... et faire
jouer les utilités de second plan à chloé sevigny, quel gachis... en traversant
ainsi les 70's, on pouvait espérer, à l'image d'un scorcese, une BO de choc. dix
secondes de marvin gaye et trois accords de steely dan, c'est frustrant, à l'image
de l'ensemble. .un film qui décevra sans doute beaucoup, boosté par Cannes et le
passé de Fincher. pas condamnable mais qui passe à côté...

16 mai, 2007

F1 : GP d'Espagne (4/17)

Les étoiles de Barcelone, un GP plutôt ennuyeux mais marqué par une ambiance hors-piste absolument extraordinaire - la F1 en Espagne, ça marche !

* * * : Massa
* * : Sato, Kubica, Coulthard
* : Hamilton, Rosberg, Kovolainen
Classement après 4 GP :
Hamilton : 8
Massa : 7
Alonso, Heidfeld : 4
Raikkonen, Rosberg, Sato, Kubica : 3
Trulli, Kovolainen, Coulthard : 2
Fisichella : 1

11 mai, 2007

Dominique Burdot

J'apprends avec stupeur que Dominique Burdot quitte son poste de directeur général des Editions Glénat. Je ne suis au courant de rien concernant cette affaire, tout ce que je peux dire est que cela m'attriste car Dominique est (était ?) clairement un éditeur qui honore la profession et c'était un plaisir que d'avoir enfin conclu quelque chose avec lui... Je veux bien sûr parler de la série L'Ultime Chimère, dont le T1 sort dans maintenant huit mois. Franchement, c'est une nouvelle que je regrette et je lui souhaite bonne chance pour son (nouveau ?) parcours.

Julien Rezak


Julien est un fervent lecteur d'ApocalypseMania et le moins que l'on puisse dire est qu'il a plusieurs cordes à son arc... Voici l'affiche pour son prochain concert, en espérant que cela vous intéresse, et que le succès sera au rendez-vous pour lui !


10 mai, 2007

40 ans : mon Top 40 cinéma

Allez, pour mes 40 ans, j'inaugure une série de quatre listes qui résument mes "top 40" à moi, dans cinq catégories :
- meilleurs films
- meilleurs songs
- meilleures chansons françaises
- meilleurs remixes
- meilleurs albums
Cela fait quelques semaines que je me suis penché sur la question et je me lance ! Il va de soi que la limite de cet exercice est qu'on n'a pas pu penser à tout, et que forcément, on a oublié un titre qu'on aurait forcément mis s'il nous était revenu à l'esprit ! Mais tant pis, il faut se lancer, et on commence aujourd'hui par mon best of "Films". Commentaires bienvenus !
(par ordre alphabétique) :
2001 L'Odyssée de l'Espace (Stanley Kubrick) ***film préféré***
37°2 Le Matin (Jean-Jacques Beineix)
Abyss (James Cameron)
Aliens (James Cameron)
Amarcord (Federico Fellini)
Apocalypse Now (Francis Ford Coppola)
Birdy (Alan Parker)
Citizen Kane (Orson Welles)
Contact (Robert Zemeckis)
Cube (Vincenzo Natali)
Le Cuirassé Potemkine (SM Eisenstein)
Le Diable par la Queue (Philippe de Broca)
Dieu seul me voit (Bruno Podalydès) ***film français préféré***
Il était une Fois en Amérique (Sergio Leone)
Le dernier Métro (François Truffaut)
Les Enfants du Paradis (Marcel Carné)
La Fille du Puisatier (Marcel Pagnol)
Les Feux de la Rampe (Charles Chaplin)
Les grandes Manoeuvres (René Clair)
Le Guépard (Lucchino Visconti)
La Liste de Schindler (Steven Spielberg)
La Lune dans le Caniveau (Jean-Jacques Beineix)
Les Lumières de la Ville (Charles Chaplin)
La Règle du Jeu (Jean Renoir)
La Rose pourpre du Caire (Woody Allen)
Le Silence des Agneaux (Jonathan Demme)
Les Uns et les Autres (Claude Lelouch)
Les Vestiges du Jour (James Ivory)
Ludwig (Lucchino Visconti) ***meilleure performance acteur : Helmut Berger***
Mes meilleurs Copains (Jean-Marie Poiré)
Minority Report (Steven Spielberg)
Mulholland Drive (David Lynch)
Playtime (Jacques Tati)
Pulp Fiction (Quentin Tarantino)
Quand passent les Cigognes (Mikhail Kazalotov)
Singing In The Rain (Stanley Donen & Gene Kelly)
Twin Peaks Fire Walk With Me (David Lynch)
Un Eléphant ca trompe énormément (Yves Robert)
Vincent François Paul et les Autres (Claude Sautet)
Witness (Peter Weir)
(pour la petite histoire, n'ont pas été loin de passer le cut :
Mort à Venise, La Soif du Mal, Rusty James, Chinatown, Sur la Route de Madison, Seven, Blue Velvet, Les Vacances de M. Hulot, Jour de Fête, Midnight Cowboy, Marathon Man, The Yards, La Dolce Vita, Les Bronzés font du ski, Tandem... et j'en oublie sûrement !)

Prise de Bec (si j'ose dire)

Très forte activité scénaristique pour Christophe Bec, dont on ne compte plus les nouvelles séries récemment ! Bravo à lui. J'ai voulu en savoir plus et j'ai donc acheté les premiers tomes de trois de ces séries afin de voir ce que ça valait. De Bec, je ne connaissais, comme beaucoup de monde, que Sanctuaire - une série incontestablement efficace, très bien découpée, même si à mon avis tout aurait pu être raconté en deux tomes plutôt que trois.
J'ai lu en tout cas ses dernières productions :



Pandemonium T1 - à mon avis, le moins bon des trois. Non pas que l'histoire soit inintéressante (au contraire), non pas que ce soit mal agencé dans le récit (au contraire), mais plus par le fait que je trouve encore l'album trop long ; je sais bien qu'il faut installer le contexte, planter le décor, et laisser la place aux personnages (tout cela est vital), mais je ne peux m'empêcher de ressentir le fait que ce premier tome s'étire un peu trop. Il manque peut-être un vrai coup de théâtre à la fin, qui aurait "débordé" sur ce que sera le T2. Dessin impeccable, cependant.




Carthago T1 - Le thème est excellent et fascinant, et certains dessins franchement supers (pas toujours côté personnages malgré tout). Cela fait penser à la série télé Surface, peut-être un peu trop. On regrette aussi le fait que le milliardaire industriel ait un visage masqué derrière une cagoule noire : pas très vraisemblable, même si un accident de la vie peut arriver à tout le monde. Mais ça se dévore, et on est impatient de connaître la suite. Dommage que certains dialogues soient, à mon humble avis, trop vulgaires (même si vraisemblables pour le coup... Je ne sais pas pourquoi, je n'ai jamais aimé les "gros mots" en BD... Je cherche toujours des équivalents un peu plus "classieux"... un côté un peu rétro sans doute...)


Bunker T1 - Le meilleur des trois, par son atmosphère, ses décors, son histoire très étrange, ses personnages typés et forts. Je trouve peut-être que l'exploration finale de la grotte est un peu rapide et obscure, mais il y a une vrai création d'univers. Surtout : le glossaire et l'emploi de certains mots s'avèrent fabuleusement expressifs. Une vraie réussite et une magnifique couverture qui plus est.

09 mai, 2007

40

Eh bien voilà, le drame absolu est arrivé. J'ai 40 ans. On va pas faire une dépression, mais bon, c'est pas anodin quand même. Allez, la vie continue - ma fille a ouvert hier son blog perso (à 9 ans !), mon fils va voir tout seul sur Ebay (à 6 ans !) les cartes Pokémon qui sont en vente... Faudra être à leur hauteur pour la suite.

08 mai, 2007

Destricted * *


film collectif de 7 court / moyen métrages dont larry clark, gaspar noe, s taylor
wood...

7 films d'auteurs très différents autour du sexe et de la pornographie
c'est pas beau, ça ? de vrais films de boules en compagnie du public
intello-convenable du mk2 beaubourg, hommes et femmes et avec les deux mains bien
dégagées. un vrai film de cul, interdit aux moins de 18, avec pipes à gogo,
sodomies, sperme dégoulinant et tout ça (voilà, c'est dit). l'exercice est
intéressant, intriguant, vraiment. parce que la nouvelle frontière, la dernière
frontière du ciné actuel un minimum exigeant pourrait être de montrer (enfin) le
sexe. alors que l'ultra violence se banalise à l'écran, alors que la société est de
plus en plus "sexuelle", on reste dans les codes d'ellipses au cinéma. certains ont
essayé, avec réussite, de transgresser, bruno dumont, des réalisateurs coréens,
chéreau avec "intimité", larry clark. c'est d'ailleurs son moyen métrage qui est le
meilleur moment de ce "destricted". un docu sur le casting de jeunes américains pour
tourner un film porno, un bon résumé de cette culture porno US, à la fois drole et
significatif sur ce qu'une jeune génération a dans la tête, des questions de clark
jusqu'au passage à l'acte avec actrice pro qui pousse ses gémissements mécaniques.
le reste, clairement inégal, comme prévu. un peu branlette - ben oui, fallait la
placer... - intello dans pas mal mais le fait d'être dans l'explicite donne un
intérêt à la plupart. y compris à celui, final, de gaspar noe, pas mal de sièges qui
ont claqué, il nous a ressorti la douce ambiance de son "irréversible". original,
quand même. souvent pénible mais dérangeant, mettant mal à l'aise par son
insistance, y compris au mk2 beaubourg. donc ça fait du bien.

07 mai, 2007

A propos d'hier...

Certains d'entre vous auront peut-être remarqué l'absence de tout message relatif à l'actualité française de ces six derniers mois, à savoir depuis le moment où la véritable campagne présidentielle a commencé. J'ai longtemps hésité à traiter cette élection majeure dans ce blog, qui est quand même un espace comparable à un certain journal intime. Le fait est que je n'ai finalement pas retenu ce choix, car j'ai estimé -peut-être à tort- que ces pages informatiques servaient avant tout à "ma vie, mon oeuvre", pour reprendre une formule bien prétentieuse, plutôt que "mes pensées", surtout politiques.
Sachez pourtant qu'en tant que journaliste, je serais bien en mal de vous dire que je ne me suis pas passionné pour cette présidentielle. Comme toujours, dès que l'actualité est "chaude", je sens monter en moi "la pression de l'événement" - un réflexe quasi physique d'excitation issue sans doute de mes nombreuses années passées sur le terrain pour la télévision publique française, fussent-elles presque exclusivement sportives. J'ai donc passionnément suivi, journalistiquement parlant, cette campagne et comme tout citoyen, j'avais bien sûr mon opinion et mes avis. J'ai bien sûr voté lors des deux tours, même si certains s'offusqueront peut-être de savoir qu'un de mes votes 2007 (et c'est une des deux seules choses que je révélerai) à été blanc...
Voilà... Tiens, en passant : j'ai beaucoup regardé BBC World hier soir, en direct depuis le toit d'un immeuble sur les Champs-Elysées pour une émission spéciale "French Presidential Elections" - toujours très intéressant de voir comment les télés étrangères (et aussi respectables que la BBC) traite de la France. Je dois dire que Christine Ockrent, femme de l'homme politique qui aurait ma voix à coup sûr s'il se présentait (2e révélation !), parle très bien anglais !

03 mai, 2007

Intox T4


Petit coup de pouce au passage au dernier album d'Olivier Mangin (sur un scénario de Gilles Chaillet, editions Glénat), avec lequel je vais avoir le plaisir de travailler sur l'ultime Chimère (dont le premier tome avance... Encore sept petits mois de patience !).

26 avril, 2007

Par avion (3)

Coucher de soleil, au-dessus de la Russie, 2006

Notes de lectures BD




Tehos (Arq T10, Andreas, Delcourt) - Ah, difficile de chroniquer l'album d'un auteur aussi vénéré ici... Non pas que ce dernier opus de la série Arq soit raté (ce qui était, à mon humble avis, le cas du dernier Capricorne), mais il laisse indubitablement perplexe. Quand je pense qu'on m'a souvent accusé d'avoir fait d'ApocalypseMania une série compliquée - qu'est-ce qu'il faut dire alors dans le cas d'Arq ! Mais là n'est pas le débat, car de toute façon je pardonne tout à cet auteur majeur. Ne comptez pas sur moi pour vous résumer les tenants et aboutissantes de ce T10, il y a bien longtemps que j'ai renoncé à tout comprendre (ou plutôt : à essayer de comprendre) et je préfère me laisser transporter de manière presque onirique dans les pages. Il reste alors la fameuse magie "andreassienne" (oh le vilain mot), où le découpage, les cadrages, la mise en scène sortent absolument de l'ordinaire. Je suis même toujours étonné de la façon qu'il a de me bluffer encore à ce niveau-là ! Je persiste en revanche à penser que ses dialogues pourraient être meilleurs (je me suis toujours demandé si sa nationalité d'origine n'expliquait pas cela) et j'espère que le scénario final d'Arq ne va pas nous emmener à découvrir toujours plus d'univers virtuels, ce qui est un poil lassant à la longue. Bref, un album qui n'est pas au niveau du précédent, mais qui intrigue continuellement et qui est prometteur pour la suite.
Note : * * *

Antarès T1 (Léo, Dargaud) - Le nouveau Leo, un événement ! Rappelons que je considère Aldébaran et Bételgeuse comme deux séries absolument essentielles à la BD mondiale de ces dix dernières années, toutes langues confondues ! Si, si... C'est dire que j'attendais impatiemment ce troisième volet - il ne m'a pourtant pas totalement convaincu. Ca reste bien sûr du haut de gamme, mais finalement il n'y a pas de grande nouveauté : on a une planète inconnue, à explorer pour en découvrir toutes les richesses/horreurs et on a des hommes et des femmes qui s'opposent sur le statut dudit territoire. Et cette thématique, sur 56 pages, est peut-être un peu longue. Sans doute conscient de cela, Leo a déplacé une partie de l'action sur Terre, où l'on voit un Paris sinistré étouffer de froid. L'idée est intéressante, même si, et c'était à prévoir, on préfère retourner le plus vite possible sur Antarès pour le dépaysement ! Enfin, il y a certains dessins qui m'ont franchement déçus, comme des attitudes de visages où les personnages ont la bouche grande ouverte... Ca m'a même franchement intrigué qu'il n'ait pas refait les cases en question.
Note : * * *

Le Complexe du Chimpanzé T1 (Marazano-Ponzio, Dargaud) - Une nouvelle série dans l'esprit de Warren Ellis, à base de conquête spatiale et de mystère cosmique... à moins que tout cela ne soit une illusion. Une bonne idée de base, c'est clair, une bonne intrigue impeccablement menée, même si je continue de trouver que la fille de l'héroïne (pas totalement crédible car trop jeune et jolie) ne parle pas comme une enfant. Richard Marazano m'a fait une réponse à ce sujet à l'adresse suivante, si ça vous intéresse : http://www.bdparadisio.com/scripts/ForItems.cfm?IdSubject=070413113028
Note : * * *

Adieu Calder (Le Maître de Benson Gate T1, Nury-Garetta, Dargaud) - On ne rappellera pas ici la toujours grande richesse des scénarios de Fabien Nury, qui nous sort un intéressant conflit de famille entre deux frères assez dissemblables... Ca se lit très bien et le dessin est impeccable, du vrai bon boulot. Dommage que le lettrage me semble "amoindrir" la portée des cases.
Note : * * *

18 avril, 2007

Sunshine * * * *


de danny boyle avec chris evans, cilian murphy, rose byrne

2057, une expédition de 8 personnes en route vers le soleil qui se meurt pour
déclencher une explosion qui le réactivera et ramènera l'espoir sur Terre

Il est de ces films que la critique n'épargnera pas parce que trop calibré en
apparence, avec son lot d'incohérences. Mais des films qui transportent totalement,
alliant gros moyens sur les effets spéciaux, aucune complaisance dans le scénario,
réalisme des situations et comportements même dans un contexte de science fiction
totale tout en assumant le statut de film commercial (bref pas "solaris"). des films
qui procurent des sensations rarrissimes au ciné, une sorte de jubilation de l'image
sans honte, parce qu'il y a de l'intelligence, de l'imagination derrière. "contact"
de zemeckis a été un de ces films. il y en a eu d'autres, pas tant que ça. car le
genre a pu être plombé par des films à message (insupportables) et un ton
complaisant, les pires dans le genre depuis 10 ans étant "armageddon" et
"intelligence artificielle". il y a de ces moments magiques dans "gattaca" ou la
première partie de "the island". ici, boyle couronne sa carrière, celle du cinéaste
déjantée de "trainspotting", celle de l'amateur de fantastisque sans concession
dans la délibérement fauché "28 jours plus tard" . les gros moyens de la Fox
n'achétent pas son talent, ce "sunshine" est sombre, pessimiste, gore, dur,
compliqué parfois (et ça sent l"échec vu la fréquentation en 1ere semaine), rappelle
les classique du genre, "alien", "2001". avec des scènes d'espace extraordinaires,
une réalisation de très haut niveau, mettant en images de fantasmes de BD, de
bouquins, comme cette réparation de panneaux solaires alors que le soleil se lève et
se prépare à griller les cosmonautes... et tant d'autres scènes encore, la serre
géante, la découverte du vaisseau abandonné, plein de cendres humaines. alors oui on
devine l'histoire, oui, seul vrai défaut, cet "occupant supplémentaire" sur la fin
n'amène pas grand chose, ne correspond pas au reste du film, oui la fin frise le
mysticisme pas nécessaire et est un peu expédiée. mais boyle a eu le temps de nous
en mettre plein les yeux, pas mal de scènes où on s'accroche au fauteuil - est ce
que cela arrive souvent au ciné ? - c'est envoutant, hypnotisant. et un casting
malin sans stars, même si cilian murphy ("le vent se lève", "breakfast on pluto")
commence à gentiment cartonner. excellente bande son d'Underworld & co. un film
qu'on aimera aimer contre le plus grand nombre, tant pis pour le cliché, c'est un
chef d"oeuvre de la science fiction.

El Bacos.

17 avril, 2007

Détours (3)

Souk, Marrakech, 2005

F1 : GP de Malaisie & Bahrein (2 & 3/17)

Désolé pour le retard, mais voici enfin mes étoiles pour les deux derniers GP :

GP de Malaisie :

* * * : Alonso
* * : Hamilton
* : Fisichella, Trulli, Kovolainen, Rosberg

GP de Bahrein :

* * * : Massa
* * : Hamilton, Heidfeld
* : Kubica, Trulli


Classement après 3 GP :

Hamilton : 7
Alonso, Massa, Heidfeld : 4
Raikkonen : 3
Rosberg, Trulli : 2
Sato, Fisichella, Kovolainen, Kubica : 1