29 septembre, 2011

Simply Red

Au passage, mention plus que bien pour un album sorti en mai dernier et que je n'ai découvert que lors de cette rentrée : Simply Red Farewell - Live in Concert at Sydney Opera House. L'occasion de se remémorer une fois de plus les années 80 et 90, quand ce groupe enchaînait vraiment les succès. J'ai toujours entendu dire que Mick Hucknall était une vraie peau de vache en tournage ou en interview, le fait est que sa voix n'a pas pris une ride. L'occasion aussi de découvrir quelques morceaux un peu plus récents qu'on ne connaissait pas forcément et qui sont pas mal, en plus d'avoir été enregistrés à Sydney (je croyais au passage que le concert avait lieu à l'intérieur de l'opéra, mais non, c'était bien à l'extérieur...). Excellent album live donc, même si on aurait aimé que le public ait la possibilité de chanter un peu plus seul sur certains morceaux car je trouve toujours ça très fort...

Simply Red Top 10 subjectif, sans ordre particulier :
Your Mirror
Holding Back The Years
For Your Babies
Fairground (LP Version)
Fairground (Rollo & Sister Bliss Mix)
Wonderland
Stars (PM Dawn Remix)
Never Never Love
Enough
Money's Too Tight (To Mention)

19 septembre, 2011

Présumé coupable ***

De vincent garenq avec philippe torrenton, wladimir yordanoff, noemie lvosky, raphael ferret

Outreau, alain marecaux, huissier de justice, est arrêté en 2001, accusé de pédophilie. Malgré l’absence de preuves, il est maintenu en prison par le juge Burgaud.

Après « Omar m’a tuer », l’année 2011 fait froid dans le dos sur les erreurs de la justice francaise. Encore plus avec cette affaire Outreau, avec un peu de recul un scandale incroyable, d’avoir suivi ceux qui accusaient (portraits gratinés de ces chtis dans le film) et maintenu les accusations (composition impressionnante du juge Burgaud). Film assez sobre, sans en rajouter dans le pathos, il faut dire que les faits concernant Marecaux suffisent à eux-mêmes. Torreton porte le personnage avec son talent d’acteur 4 étoiles. On peut moins aimer la phase « à l’américaine » avec la perte de kilos, ca met toujours mal à l’aise. Pas de happy end, la réalité est ce qu’elle est, ces accusés ont eu leur vie bousillé, Marecaux en tête.

14 septembre, 2011

Jean-Paul Mougin

C'est non sans une certaine émotion que j'apprends le décès de Jean-Paul Mougin, ancien rédacteur en chef du magazine BD (A Suivre). Je me souviens encore de ma visite dans son bureau, au début des années 90... Je venais de publier mon premier album (Les 13 Transgressions, avec Godard et Coutelis, Vaisseau d'Argent) et je venais lui "vendre" l'idée d'une série divisée en sept histoires de vingt pages : l'évocation de quelques figures historiques et authentiques qui seraient toutes passées par un même lieu, fictif celui-ci. Cela s'appelait Cabaret des Espoirs, en collaboration avec Jeanne Puchol, et j'avais évidemment le rêve secret que cela soit publié in fine dans la prestigieuse collection Romans (A Suivre) qui a bercé toute mon adolescence (Pratt, Comès, Servais, Munoz et Sampayo)... J'étais déjà dans la vie active mais Mougin avait cette réputation d'être le gourou d'(A Suivre) et de Casterman et on n'entrait pas forcément conquérant dans son bureau. Mais il m'avait écouté avec intérêt et trois histoires avaient finalement été publiées dans (A Suivre) dans les mois qui allaient suivre. Cela reste une de mes grandes fiertés d'auteur BD, même si ces soixante pages n'ont jamais été réunies en album.
Voici une case extraite de la première histoire, consacrée au poète maudit Tristan Corbière. Par un raccourci asses saisissant, j'ai appris la mort de Mougin au moment même où j'ai eu confirmation que j'allais bien retravailler avec Casterman, pour un nouveau projet dont je vous parlerai bientôt...

Cabaret des Espoirs, Le Poète contumace, Bollée & Puchol, 1990.

13 septembre, 2011

Bandaiyan, fin de l'écriture

Emotion hier soir avec le mot "fin" que j'ai officiellement tapé sur mon script de Bandaiyan, mon roman graphique consacré à la naissance de l'Australie. Voilà, après une année entière (2008) consacrée à travailler en amont sur ce projet (lectures, recherche de documentation, visite de musées, demande de renseignement, ébauches de plan...), j'avais véritablement lancé le mode écriture en 2009. Il m'aura donc fallu deux ans et demi pour écrire environ 475 pages de bande dessinée qui devraient sortir en 2012.
Inutile de dire que c'est jusqu'ici la grande oeuvre de ma vie et que je continue d'être époustouflé par le travail de Philippe Nicloux. J'ai dans la tête d'ouvrir un nouveau blog pour début 2012 qui serait entièrement consacré aux annotations et autres coulisses de ce projet... Car il y aura des choses à dire pour compléter la BD, croyez-moi !

F1 : GP d'Italie - Vettel, trois ans après...

Oui, c'est bien sur ce circuit de Monza que Vettel avait remporté son premier GP - en 2008, avec une Toro Rosso... Imagine-t-on aujourd'hui Buemi remporter le GP d'Italie devant les Red Bull, McLaren et Ferrari ? Non, pourtant Vettel l'avait fait, et sous la pluie en plus ! La course qu'on voit désormais devant lui est celle qui mène à un deuxième titre de champion du monde et avec huit victoires en treize courses, il n'y aura rien à redire, ce ne sera que justice.

Les étoiles de Monza :
*** : Vettel
** : Button, Schumacher, Alguersari, Senna
* : Alonso, Hamilton, Di Resta, Perez

Le classement après 13 GP :
26 étoiles : Vettel
17 : Button
16 : Hamilton
15 : Alonso
10 : Webber
9 : Schumacher
8 : Kobayashi
6 : Rosberg, Perez, Alguersari
5 : Buemi, Petrov, Sutil, Di Resta
4 : Heidfeld, Massa
3 : Maldonado, Senna
2 : Barrichello
1 : Liuzzi

08 septembre, 2011

Karting avec Sébastien Bourdais !

Je vous laisse découvrir ce petit film réalisé il y a deux jours... Nous sommes au Mans et j'ai la possibilité d'essayer le kart électrique qui sera utilisé à Bercy en fin d'année. Je me lance à l'assaut de la piste Alain Prost avec une fougue non feinte et tout cela sous les yeux d'un Sébastien Bourdais qui se marre bien ! 

(c) Motors TV - 2011

07 septembre, 2011

Billy (suite) - quand la réalité rejoint la fiction

Incroyable... Quelques jours après la soirée XIII Mystery, voilà que je tombe sur cet article où l'on apprend qu'un certain Deryl Dedmon, 18 ans, a tué le 26 juin dernier une personne de couleur noir au hasard, dans la rue au Mississipi (http://www.lefigaro.fr/international/2011/09/05/01003-20110905ARTFIG00488-un-crime-raciste-emeut-l-amerique.php)... Un fait divers ignoble qui fait écho à Billy, dans la mesure où mon personnage tue effectivement, au hasard aussi, six personnes dans la rue et qu'il est âgé de 19 ans ! Ce n'est pas tout : la ressemblance est même frappante entre Dedmon et le Billy dessiné dans Toutes les Larmes de l'Enfer par William Vance.
Comme me l'écrit ce matin Jean Van Hamme dans un mail : "Le choix de Billy comme personnage principal d'un XIII Mystery est certainement le plus inattendu de toute la panoplie. Mais il n'a jamais été contesté car formidablement représentatif d'un mal être des jeunes issus d'un monde surencombré qui font malheureusement la une des faits divers comme l'article le démontre une fois encore"...

31 août, 2011

XIII Mystery Party

De retour de Bruxelles où j'ai participé hier soir au séminaire des représentants Dargaud, et à cette occasion l'accent a été mis sur les séries XIII et XIII Mystery et on sait que j'ai l'honneur de participer à l'aventure de cette dernière. Mes collègues auteurs et moi avions donc fait le déplacement et nous avons pu au micro exprimer notre sentiment sur les personnages dérivés de la série XIII (qui redémarre bien le 18 novembre prochain, et le XIII Mystery n°4 sortira aussi le même jour) que nous avons eus à traiter. Jean Van Hamme, évidemment présent, a eu un mot sympa en assurant publiquement que mon personnage était "très émouvant".
Mon album sur Billy Stockton (XIII Mystery n°6) sortira en 2013, et toute l'année 2012 sera consacrée par Steve Cuzor à dessiner l'album et personne ne doute que ce sera top. J'aurais évidemment largement l'occasion de revenir sur cette actualité ô combien importante pour moi...

Petit souvenir de la soirée : votre serviteur, Maître Jean Van Hamme,
Joël Callède (scénariste du XIII Mystery n°7) et Didier Alcante (scénariste du XIII Mystery n°4).

30 août, 2011

F1 : GP de Belgique - Vettel a la frite

On a appris après la course qu'on avait eu peur chez Red Bull à cause de choix risqués de réglages qui auraient pu menacer la vie des pneumatiques des deux voitures et donc engendrer des accidents... à l'arrivée, le directeur technique Adrian Newey (photo) ne cachait pas son soulagement et son émotion. Et c'était paradoxalement le plus beau résultat qui soit : victoire de Vettel (la 7e de la saison), doublé pour Red Bull (le 2e). Bref, tout roule pour l'équipe qui s'apprête une nouvelle fois à tout rafler en 2011 et personne ne pourra y trouver à redire.

Les étoiles de Spa :
*** : Vettel
** : Webber, Button, Schumacher, Sutil, Maldonado
* : Rosberg, Petrov, Senna

Le classement après 12 GP :
23 étoiles : Vettel
15 : Hamilton, Button
14 : Alonso
10 : Webber
8 : Kobayashi
7 : Schumacher
6 : Rosberg
5 : Perez, Buemi, Petrov, Sutil
4 : Heidfeld, Massa, Di Resta, Alguersari
3 : Maldonado
2 : Barrichello
1 : Liuzzi, Senna

29 août, 2011

Melancholia ****

de lars von trier avec kirsten dunst, charlotte gainsbourg, kiefer sutherland, stellan skarsgard, charlotte rampling

Fête de mariage de Justine et Michael, organisé par Claire, la soeur de Justine et son mari. tensions familiales, Justine s"isole. Pendant ce temps là, une planète, Melancholia, se rapproche de la Terre.

Comme "the tree of life", le concurrent mystérieux pour la Palme, "Melancholia" divisera sans doute, pour les mêmes raisons, ce mélange entre une histoire contemporaine et une vision cosmique / métaphysique de l'existence, ici la menace d'explosion de la Terre, bref de fin du monde. Et pour le coup, on adhère, totalement, une vraie claque, pas au sens violent de films comme "breaking the waves" ou "dogville", celui là est finalement bien plus calme à l'écran, en apparence, une "mélancolie" qui plane. Mais d'une part la tristesse profonde de la dépression de Justine, rarement aussi bien montrée, Lars von Trier ayant une certaine expérience... Longue séquence nocturne du banquet de mariage, de plus en plus tendu, au fur et à mesure que Justine lâche le monde qui l'entoure. le portrait de deux femmes opposées et dont les caractères se croisent face au danger cosmique. Et cette reconstitution de "fin du monde qui approche", impressionnante, tout ou presque dans les têtes, avec ce qu'il faut de vision du danger, la nature, la lumière, entre enthousiasme du rationnel scientifique (Kiefer S, parfait, loin de Jack Bauer), et angoisses des deux soeurs. La musique de Wagner pourrait souligner un peu lourdement la tragédie qui se déroule mais elle correspond bien à ce que veut montrer Von Trier, affronter jusqu'au bout ce scénario unique de catastrophe prévue. "Il faut rentrer dedans", comme on dit souvent de ces films ambitieux, c'est le cas, ici. et souvent l'impression de ressentir ce qu'il peut y avoir de mieux au cinéma, en émotion et originalité.

02 août, 2011

Vacances

Départ demain pour les vacances d'été - nous allons cette fois dans le Sud-Ouest, une région que nous ne connaissons pas du tout et on espère y trouver un peu de soleil et un minimum de chaleur... On verra bien ! Ce seront des vacances également marquées par du travail sur quelques projets BD qui continuent d'avancer malgré le fait que les contrats ne soient pas encore signés. Ainsi, je peux dire que je suis retenu pour faire un album de la collection Monuments Nationaux chez Glénat et je m'occupe de la Cité de Carcassonne. Le dessinateur est Luca Malisan, qui avait déjà oeuvré dans la collection avec le premier volume consacré à Cluny (scénario de mon excellent ami Alcante). Sortie prévue : 2012. Un deuxième album concernant un autre monument est à l'étude et devrait pouvoir se faire aussi, mais il est un peu moins avancé.
Je vais travailler sur un autre projet initié par Casterman, mais il vous faudra attendre un peu pour que je vous en dise plus, désolé.
Enfin, j'ai déjà commencé le découpage de ce one-shot pour lequel un grand dessinateur contemporain s'est engagé avec enthousiasme et là aussi je vous demanderais un peu de patience avant de tout vous dire.
Je n'ai pas forcément le culte du secret, mais il faut parfois être patient...
Bon mois d'août à tout le monde et à très bientôt !

01 août, 2011

F1 : GP de Hongrie - Button en maître de la pluie

Les trompettes de la gloire pour Button et Vettel ! On est bien obligé de constater que dès qu'il y a de la pluie, eh bien forcément le spectacle devient plus intense et plus indécis... ! On n'a pas totalement revécu le festival du GP du Canada en Hongrie, mais on a bien eu le même vainqueur et ça n'est sans doute pas un hasard. L'histoire est d'autant plus belle pour Button qu'il prenait son 200e départ en F1 et que c'était là qu'il avait remporté son premier GP en 2006. Néanmoins, on a le sentiment qu'Hamilton aurait vraiment dû gagner, mais c'était sans compter sur la glorieuse incertitude du sport, pour une fois pas une légende...

Bref, force est de constater que les Red Bull n'ont gagné qu'à une seule reprise dans les cinq dernières courses et ça n'est pas une mauvaise nouvelle pour le spectacle. Maintenant, on peut faire confiance à Vettel pour bien gérer sa fin de saison et il sera un beau champion du monde 2011. Une fois de plus, on s'apercevra alors que bien démarrer une année est la clef absolu des triomphes futurs.

Les étoiles de l'Hungaroring :
*** : Button
** : Hamilton, Di Resta, Buemi
* : Alonso, Alguersari

Le classement après 11 GP :
20 étoiles : Vettel
15 : Hamilton
14 : Alonso
13 : Button
8 : Webber, Kobayashi
5 : Perez, Schumacher, Rosberg, Buemi
4 : Heidfeld, Petrov, Massa, Di Resta, Alguersari
3 : Sutil
2 : Barrichello
1 : Maldonado, Liuzzi

29 juillet, 2011

Super 8 **

de JJ Abrams, avec Joel Courtney, Kyle Chandler, Elle Fanning, Riley Griffiths

Dans une ville de l'Ohio, une bande de pré-ados tournent un film à l'aide d'une caméra Super 8 et sont les témoins involontaires d'un déraillement de train. Puis, c'est une créature sans doute extraterrestre qui sème la terreur dans les parages...

Vu en avant-première, avec ce que l'on imaginait qui s'est vérifié : ce sera difficile d'échapper au label "ET des années 2000". C'est un peu quand même une histoire semblable, en évidemment plus spectaculaire et plus gore, époque oblige. Et en plus, c'est Spielberg qui produit et dont le nom est aussi grand qu'Abrams sur l'affiche, ce qui entretient la confusion. Reste que le créateur de Lost garde une partie de sa patte perso, notamment sur une séquence où les enfants tombent sur des vieux films "secrets" de l'armée - un procédé qui marchait déjà très bien dans Lost justement. L'argument principal (les enfants tournant un film) est intéressant et malin, c'est clair, et on se prend au jeu de leur histoire. Le scénario est pourtant un peu baclé en fin de film et part un peu dans toutes les directions - il ne faut pas s'attacher à trop de logique (là encore, comme dans Lost vous me direz). A retenir une superbe première image du film, très forte et émouvante, et l'utilisation de Don't Bring Me Down d'ELO dans la bande-son.

25 juillet, 2011

F1 : GP d'Allemagne - Hamilton sehr gut

J'avoue que je pensais que Vettel remettrait les pendules à l'heure chez lui après sa défaite régulière face à Alonso à Silverstone - eh bien pas du tout. Non seulement le jeune champion du monde n'a jamais semblé souverain, mais il signe même son plus mauvais résultat de l'année (4e tout de même). Tant mieux pour le spectacle après tout, et il n'est pas illogique de voir qu'Hamilton le rejoint dans le grand livre d'or de la F1 avec 16 victoires. La course a été intéressante avec trois pilotes de trois équipes différentes en bagarre presque jusqu'au bout et ce n'est pas tous les jours qu'on voit deux champions du monde, sur leurs terres, partir en tête à queue au même endroit pour les mêmes raisons !

Les étoiles du Nürburgring :
*** : Hamilton
** : Alonso, Sutil
* : Webber, Rosberg, Kobayashi

Le classement après 10 GP :
Vettel : 20 étoiles.
Hamilton, Alonso : 13.
Button : 10.
Webber, Kobayashi : 8.
Perez, Schumacher, Rosberg : 5.
Heidfeld, Petrov, Massa : 4.
Buemi, Alguersari, Sutil : 3.
Barrichello, Di Resta : 2.
Maldonado, Liuzzi : 1.

18 juillet, 2011

Un Amour de Jeunesse ***

de mia hansen love avec Lola Creton, Ozay Fecht, Sebastian Urzendowsky, Valérie Bonneton, Magne Havard Brekke

Paris 1999, Camille 15 ans, avec Sullivan, un peu plus agé. Folle amoureuse. Mais Sullivan part en Amérique du Sud, ils ne se retrouvent pas, Camille s'isole, déprime. Elle se met en couple avec un architecte, Lorenz, bien plus âgé. En 2007, elle retrouve par hasard Sullivan.

La danoise Hansen Love confirme son talent, surtout vu dans son deuxième film, excellent, "Le père des mes enfants". Un mélange de sa personnalité nordique et de sa culture de film français intimiste. Elle semble perpétuer une tradition, plus proche de Truffaut et Téchiné que de Rohmer, une priorité à la narration et aux personnages plus qu'aux artifices de la langue et au jeu de la séduction. Le sentiment amoureux avant tout, dans son évidence et sa violence cachée. Film attachant car particulièrement sobre, sans en rajouter dans la sentimentalisme, au contraire. Pas évident car il faut accepter pas mal de lenteurs, disons une lenteur mélancolique et silencieuse, qui correspond à la personnalité de Camille, sage en apparence, et dévorée par ses sentiments. Hansen Love filme le portrait d'une ado du début des années 2000, à Paris, qui grandit, s'affirme, et se retrouve, adulte, confrontée à sa passion d'adolescence et à ses choix de vie de femme. Cette partie, le retour de Sullivan dans sa vie, amant caché, est d'ailleurs la meilleure. Une belle alternance de saisons, Paris en hiver, sous la neige, l''Ardéche et la campagne sous le soleil d'été. Film pas toujours évident, en apparence trés (trop) simple, mais qui sait bien rendre le temps qui passe. Le bon film d'auteur français du mois de juillet, par excellence.

11 juillet, 2011

F1 : GP de Grande-Bretagne - Alonso saute sur l'occasion

Est-ce parce qu'il a bénéficié d'un tour en piste supplémentaire par rapport à ses petits camarades qu'il a gagné ? Toujours est-il qu'Alonso a bien piloté la Ferrari de 1951 avec laquelle José Froilan Gonzalez s'était imposé à Silverstone, entamant en cela 60 ans de victoires pour la Scuderia... La boucle a été bouclée et l'histoire est forcément belle. Après, qu'il y ait eu une sorte d'arrangement pour qu'effectivement Ferrari ait les moyens de gagner est un autre problème. Alonso l'a fait, et ce n'était peut-être pas aussi évident que cela. Quant à Red Bull, on a eu droit à une nouvelle gué-guerre, Webber refusant de se ranger derrière Vettel (mais ne le doublant pas pour autant). C'est vrai qu'on n'a sans doute pas besoin de protéger Vettel à ce point, il est suffisamment grand pour aller chercher tout seul son 2e titre de champion du monde.

Les étoiles de Silverstone :
*** : Alonso
** : Hamilton, Perez, Schumacher
* : Massa, Rosberg, Alguersari, Di Resta.

Le classement après 9 GP :
20 étoiles : Vettel
11 : Alonso
10 : Button, Hamilton
7 : Kobayashi, Webber
5 : Perez, Schumacher
4 : Heidfeld, Petrov, Rosberg, Massa
3 : Buemi, Alguersari
2 : Barrichello, Di Resta
1 : Maldonado, Liuzzi, Sutil

07 juillet, 2011

Omar m'a tuer **

de roschdy zem, avec sami bouajila, denis podalydes, maurice benichou

1991, le meurtre de Ghislaine Marchal et l'arrestation d'Omar Raddad, en parallèle, en 1994, l’enquête d"un écrivain qui ne croit pas en sa culpabilité

Comme on pouvait s'y attendre, de l'ouvrage très honnête et sobre de la part de Roschdy Zem, un film engagé, pour Omar Raddad, mais avec suffisamment de recul... on n'est pas dans le film politique dénonciateur des 70s facon Boisset. Il s'appuie sur l’enquête de Jean-Marie Rouard, mélange de reconstitution des faits et d'étude psychologique sur le cas Raddad. Bouajila est en effet impressionnant, transmettre les émotions de quelqu'un qui ne sait pas ou peu écrire et ne maitrise pas la langue de ses interlocuteurs. On se replonge totalement dans l'univers des années 90, avec de nouveau la personnalité unique de Jacques Vergés, l"avocat de Raddad. Film sans surprise, donc,à la fois son mérite et sa limite.

04 juillet, 2011

Thomas Levet & Novak Djokovic

Grande après-midi de sport à la télévision hier, avec d'une part la dernière journée de l'Open de France de golf et d'autre part la finale de Wimbledon. Mais j'avoue que j'ai plus suivi le golf, car il m'est assez vite apparu que Nadal n'était pas dans un bon jour et que Djokovic allait contrôler la situation. Et mine de rien, je repense à cette fameuse demi-finale de Roland-Garros, la seule défaite de l'année pour le Serbe lorsqu'il était tombé sur un Federer redevenu magique. J'ai toujours pensé que le tirage au sort avait fait la différence à Roland-Garros : si Djokovic était tombé sur Nadal en demi-finale, il l'aurait battu et il l'aurait aussi battu en finale (où je rappelle que si Federer y a connu un terrible passage à vide, Nadal n'a pas été souverain non plus...). Tout ça pour dire que Djokovic aurait finalement dû remporter les trois premiers tournois du grand chelem de l'année ! Et du coup le vrai grand chelem, historique, mythique, était jouable à l'US Open. Il ne faudrait pas cependant que nos grands matches de tennis à venir du trio Nadal-Federer-Djokovic tournent à des échecs mentaux à chaque fois - en d'autres termes, il ne faudrait pas que Federer craque maintenant tout le temps face à Nadal, et ce dernier tout le temps face à Djoko... On veut des combats de titan !
Côté golf, comme presque toujours, le suspense a été fabuleux à St Quentin, dont le parcours est franchement top et sera parfait pour la Ryder Cup en 2018. On parlait de mental, demandez à l'Anglais Foster ce qu'il en pense : le pauvre s'est écroulé en deux trous sur le retour et a abandonné tous ses espoirs en moins de temps qu'il ne fallait pour simplement l'imaginer. Thomas Levet en a profité, tant mieux pour lui, mais c'est mérité - et comme toujours dans ce sport qui souffre encore d'un déficit d'image qui s'estompera bien un jour, on ne soupçonne pas la pression qu'il avait et la difficulté d'exécution que le golf représente à chaque coup.

28 juin, 2011

F1 : GP d'Europe - Vettel (Va)lence les hostilités

Il faut maintenant le dire franchement : il y a 80% de chance que le jeune homme conquérant qui apparaisse sur cette photo soit bien le champion du monde 2011. Et nul doute que Vettel apporte une très solide valeur ajoutée à celle de sa voiture, car une fois de plus derrière, eh bien Webber s'est fait battre par un autre pilote, en l'occurence un tenace Alonso. Bien sûr, la Red Bull est la meilleure voiture, mais sans Vettel où serait-elle exactement ?
L'Allemand est donc toujours aussi exceptionnel et c'est finalement sa performance d'ensemble qui sera à retenir d'un GP franchement décevant sur une piste qui l'est tout autant.

Les étoiles de Valence :
*** : Vettel
** : Alonso, Alguersari
* : Webber, Sutil

Le classement après 8 GP :
20 étoiles : Vettel
10 : Button
8 : Hamilton, Alonso
7 : Kobayashi, Webber
4 : Heidfeld, Petrov
3 : Rosberg, Perez, Massa, Buemi, Schumacher
2 : Barrichello, Alguersari
1 : Di Resta, Maldonado, Liuzzi, Sutil

24 juin, 2011

Une Séparation ****

De Asghar Farhadi Avec Leila Hatami, Peyman Moadi, Shahab Hosseini,

Téhéran, Simin quitte Nader pour retourner chez sa mère. Elle laisse leur fille jeune ado et le père de Nader, malade d'Alzheimer. Nader engage une aide, Razieh, pour s'occuper de lui.

Débarqué en période post-Cannes avec la réputation du grand film de ce début d'année, Ours d'Or de Berlin, "Une Séparation" confirme : c'est du bon, de l'excellent cinéma. Parce que même si l'ambiance iranienne est centrale, cette histoire, ce thriller, est d'une maitrise... internationale, digne de grands réalisateurs européens ou américains. Un scénario à la fois simple, l’enquête sur un "crime" qu'aurait commis Nader en quelques secondes, un fait divers, et complexe par tout ce qu'il couvre, sur la confrontation entre une famille plutôt aisée, à, l'occidentale, et une famille pauvre, plus attachée à la religion, omniprésente. sur les relations de couple entre Simin et Nader, leur "séparation" jamais vraiment au centre du récit, mais qui détermine l'avancée de l'intrigue. On retient surtout une tension croissante, c'est là que le film impressionne par son efficacité, la suite des événements que subit Nader, la fatalité des faits et des caractères de chacun, comme l'intransigeance de Nader. Loin de l'Iran, il y a quelque chose des histoires implacables de Kielowski, le polonais. Les personnages ne sont pas manichéens, tous victimes à titres divers de ce qui leur arrive. Une interprétation de très haut vol. Comme la petite fille de Razieh, témoin de tout ce qui se passe. Et le couple qui se sépare, l'un et l'autre impressionnant de justesse dans leur jeu, une prime à Leila Hatami, une beauté, tout simplement. Comme un film indépendant US, avec pas mal de moyens, un effort remarquable sur la réalisation, les décors et la lumière, superbe. Bref, mémorable par l'intrigue, les personnages et cette ambiance d'une ville qui vit, où on se parle, se dispute, loin des clichés de ce qu'on peut imaginer .