L'univers de LAURENT F. BOLLEE, plus connu sous ses initiales LFB ! BD, course automobile, réflexions personnelles au menu... sans oublier les critiques ciné de notre chroniqueur El Bacos ! Welcome...
22 octobre, 2007
Et le champion fut Kimi Raikkonen...
A l'issue de cette saison, plusieurs enseignements me viennent à l'esprit :
- Raikkonen champion : sur la valeur du pilote, rien à dire, il méritait même déjà le titre avant. Un authentique champion, qu'on ne peut que respecter. L'ennui, c'est qu'il reste toujours aussi fade en public ; comme c'est un fêtard de première en privé, on va dire que ça compense. Mais bon, quand on a connu des Stewart, des Prost et des Senna au niveau de l'expression orale, ça fait un peu mal d'entendre deux phrases clichés murmurées à chaque interview. Une saison pas exemplaire pourtant, mais une ténacité exemplaire, et un travail en profondeur qu'on ne soupçonne pas : hier, à Interlagos, le Finlandais a signé son 25e meilleur tour en course... c'est déjà sept de mieux que Senna !
- Hamilton : on est partagé. Il est incontestable qu'on s'est un peu lassé du personnage au fur et à mesure de la saison. Le gamin et son entourage sont là pour bouffer tout le monde, c'est clair, et il ne faudrait donc pas s'arrêter au sourire charmant et aux discours policés : il y a un envers au décor. De plus, en cette fin de saison, on a vraiment l'impression que la Fédération le protège outrancièrement : entre l'affaire du GP de Hongrie, le rythme derrière le safety-car au Japon, le 2e train de pneu interdit pendant les essais libres du Brésil, la gêne provoquée sur Raikkonen aux essais qualifs deux jours plus tard - cela commençait à faire beaucoup, mais il s'en est sorti vierge de toute sanction à chaque fois. On a connu des pilotes qui ont subi les foudres des instances suprêmes pour dix fois moins que ça ! Il ne manquerait plus qu'il récupère le titre sur tapis vert... Pourtant, il faudrait être vraiment aveugle pour ne pas reconnaître et admettre que l'Anglais a bien été le meilleur cette année, qu'il a battu Alonso à armes égales, qu'il a montré des choses fabuleuses, des dépassements d'anthologie, des rythmes en course hallucinants, une autorité naturelle prodigieuse. Quand il est en piste, il se passe quelque chose - comme avec Senna. Je pense donc qu'il méritait le titre (voir le classement de mes étoiles plus bas) et qu'il ne méritait pas en tout cas autant d'infortune dans ces deux derniers GP. Mais il a laissé passer sa chance. Tant pis pour lui. Je suis sûr néanmoins qu'il sera très bientôt complétement imbattable.
- Alonso : la dégradation de ses relations avec McLarent restera comme un épisode absolument inédit et inconcevable de la F1 de ces trente denières années. Comment a-t-on pu en arriver là ? Malgré tout il a fait front, et a dû se battre contre son équipe, son équipier et la Fédération (sa pénalisation au GP de Hongrie restera comme un des grands scandales de la saison). Mais il a globalement déçu, à la fois en se plaignant, et en courant tout le temps derrière Hamilton. Il reste un formidable attaquant, mais ça n'a pas suffi. Il a quand même craqué... Ou alors, on l'a fait craquer.
- Les autres : malgré quelques coups d'éclat sporadiques, je persiste à penser que les Barrichello, Fisichella, Coulthard, Ralf Schumacher et Trulli n'ont plus leur place en F1. Désolé pour eux. Il est clair que les Kubica, Rosberg, Vettel, Kovolainen et autres Sutil les font soudain vieillir encore plus. Au milieu, les Button, Heidfeld et autres Webber s'accrochent avec plus ou moins de réussite, mais ils tiennent leur rang.
- 2008 : allez, je me lance déjà. Hamilton sera champion du monde. Et il n'attendra pas le dernier GP pour être couronné. Sébastien Bourdais, lui, va nous montrer ce qu'un pilote français peut faire au plus haut sommet du sport auto. On le soutiendra de toutes nos forces !
Les étoiles d'Interlagos :
**** : Raikkonen
** : Massa, Hamilton, Rosberg, Kubica
* : Nakajima, Trulli
Classement final 2007 :
Hamilton : 28
Raikkonen : 24
Alonso : 20
Massa : 18
Kubica : 13
Kovolainen : 11
Heidfeld, Rosberg : 8
Vettel : 7
Sato, Wurz, Webber, Coulthard, Trulli : 5
Sutil, Button : 4
Fisichella, Liuzzi : 3
Winkelhock : 2
Speed, RSchumacher, Nakajima : 1
(N'ont donc pas enregistré une seule étoile : Barrichello, Yamamoto et Davidson)
Cumul depuis 1996 (date à laquelle j'ai commencé ces étoiles) :
MSchumacher : 245
Hakkinen : 125
Alonso : 121
Coulthard, Raikkonen : 115
Villeneuve : 100
RSchumacher, Barrichello : 98
Frentzen : 79
Button : 78
Fisichella : 72
Montoya : 71
Trulli : 70
Irvine : 61
Alesi : 58
Massa : 47
Heidfeld : 42
Webber : 32
18 octobre, 2007
Mon remix de Depeche Mode...
DEPECHE MODE - MARTYR (The LFB Trancey Mix)
15 octobre, 2007
12 octobre, 2007
Une planche de L'ultime Chimère !
Elle est en tout cas dûe à notre ami Héloret qui fait très fort sur ce coup !
C'EST ICI
09 octobre, 2007
Le casting de L'ultime Chimère au complet !
Sachez d'ailleurs que ce matin, j'ai terminé le découpage du T4...
08 octobre, 2007
F1 : GP de Chine (16/17)
Les étoiles de Shanghai :
*** : Raikkonen
** : Vettel, Liuzzi, Button
* : Coulthard, Kubica
Le classement après 16 GP :
Hamilton : 26
Alonso, Raikkonen : 20
Massa : 16
Kovolainen, Kubica : 11
Heidfeld : 8
Vettel : 7
Rosberg : 6
Sato, Wurz, Webber, Coulthard : 5
Trulli, Sutil, Button : 4
Fisichella, Liuzzi : 3
Winkelhock : 2
Speed, RSchumacher : 1
Tout est pardonné * * *

de mia hansen love avec paul blain, maric christine friedrich, victoire rousseau
Vienne, 1995, victor, annette et leur fille pamela, 6 ans. victor ne travaille pas, il se drogue, et essaye de bien aimer sa famille. de retour à Paris, la vie de couple se dégrade
film étonnant, surprenant, qui peut ne pas plaire. difficile de trouver des
références, même si des noms bien différents viennent en tête. assayas, le copain de hansen love, par exemple. ou du rohmer sans jeu ni marivaudage, pour ces longues scènes "de vie", sans intérêt d'intrigue apparent mais qui donnent toute son originalité au film. ou du Pialat sans les pêtages de plomb.mais film unique surtout, premier film, dans une tradition intimiste française qui n'arrivait plus depuis longtemps à sortir de si belles histoires. la réalisatrice prend le temps, ne cherche pas la dramatisation, elle rend son film souvent bouleversant par sa vérité, sa banalité presque d'histoires de couples et de famille.quand, 11 ans après, victor retrouve sa fille de 17 ans, avec toute la timidité et le non dit qu'on imagine,
mais plutot osés au cinéma, on est plus habitué à une émotion prévisible, il se passe vraiment quelque chose de différent. et pourtant, malgré son superbe visage, celle qui joue Pamela, sur-joue trop, mais sans nuire à cette dernière partie, vraiment superbe. le mélange des cultures , "germanique" et francaise, assez courant finalement, est très bien rendu. et grand interprétation de paul blain, acteur différent, pas marqué par le cinéma francais. un film très travaillé, scénario, dialogues, techniques, malgré son apparente sobriété. une expérience simple mais vraiment particulière, qui fait croire encore qu'on peut faire des films ambitieux, sincères avec juste les bases du cinéma.
03 octobre, 2007
A propos des Bollée...

Sur la photo ci-dessus, on arrive à distinguer Amédée Bollée et son fils Léon, les deux grands noms de la famille qui ont été parmi les pionniers de l'automobile mondiale. Rappelons que la première vraie voiture Bollée, L'Obéissante (toujours exposée au Musée des Arts et Métiers de Paris, à côté du Pendule de Foucault) date de 1873, soit treize ans avant la première Mercedes Benz ! Tout ça pour dire que j' étais tombé il y a quelques mois sur un livre (Histoire de l'Automobile, je ne sais plus qui en est l'auteur, désolé) où l'on détaillait les performances sportives des Bollée dans les premières compétitions automobiles de l'histoire. A titre d'information, voici donc ces extraits que j'ai sélectionnés - on se rendra compte que le sport auto n'est pas facile !
1895
11-15 juin 1895 : Paris-Bordaux-Paris
N°24 : Bollée (vapeur)
A bord de la grosse Bollée, tout est prévu –il y a même des toilettes- : le personnel pourra manger et dormir tandis qu'Amédée Bollée Père et ses deux fils, Amédée et Léon, se succéderont au volant que que trois chauffeurs opéreront tour à tour. Précurseur de nos modernes pilotes de rallye, Léon Bollée a effectué le parcours en entier, avec une bicyclette munie d'un appareil relié à la route et qui fait avancer, sur deux rouleaux, une bande de papier où sont notés tous les accidents du terrain, les points d'eau et les ruisseaux, toujours précieux pour un vaporiste (...)
Départ en 6e position.
La Bollée a des ennuis : une bielle chauffe, le coussinet étant trop serré. Après un arrêt d'une quinzaine de minutes, elle repart et arrive bientôt à Angersvilliers. Pendant que les mécaniciens sont affairés à prendre de l'eau, Amédée Bollée Père place un tas de chiffons humides sur la bielle récalcitrante, en vue de la refroidir. Malheureusement, quand il repart, il oublie d'enlever les chiffons qui, en se coincant dans la mécanique, occasionnent de graves dégâts qui compromettent définitivement les chances de la voiture. Après réparation de fortune, les courageux Bollée poursuivent la course mais ils sont très attardés. (...)
Classement : 9e (90h03')
1897
24 juillet : Paris-Dieppe
A Beauvais, le vicomte de Soulier (voiturette Léon Bollée) est en tête mais, peu après, le pneu de sa roue motrice éclate : il est irréparable, c'est l'abandon. Jamin, sur une autre voiturette Léon Bollée, prend la succession de son coéquipier. A Gournay, Amédée Bollée Fils (Amédée Bollée fils) prend le meilleur, devant Jamin (Léon Bollée) et de Dion (de Dion-Bouton à vapeur). A Torcy, au bas d'une rude descente, se trouve un virage à angle droit : prévoyants, le docteur et le curé de l'endroit s'y sont installés à toutes fins utiles. Heureusement, tous les concurrents passent sans encombres. Amédée Bollée augmente de plus en plus son avance quand, à Arques-la-Bataille, sa voiture tombe en panne, un axe de culbuteur brisé.
Les spectateurs l'encouragent à pousser sa voiture, car il ne lui reste que quelques kilomètres à parcourir ; Amédée, qu'accompagne son frère Camille, est bien découragé. Tous deux vont mélancoliquement s'asseoir sur le talus, attendant le passage de leurs poursuivants. Après une vingtaine de minutes, ils attendent toujours ! Les spectateurs les encouragent encore à pousser leur voiture ; ils s'y décident malgré la chaleur.
Dégoulinants de sueur, ils sont en vue de l'arrivée quand Jamin (Léon Bollée) arrive et fonce vers la victoire. D'autres pilotes les passent avant qu'ils terminent leur calvaire.
Classement final :
1. Jamin (Léon Bollée) 4h13'33
5. Pellier (Léon Bollée) 4h43'55
14. A. Bollée (A. Bollée fils) 5h17'22
22. De Nanteuil (Léon Bollée) 5h44'27
23. Diez (Léon Bollée) 5h49'44
1898
Marseille-Nice
"L'épreuve passionne le monde entier, le duel Panhard-Bollée en particulier. Même les journaux américains donnent le compte-rendu de cette compétition. (...) La malchance s'abat sur les Bollée : dans les faubourgs de Nymegen, les curieux sont nombreux et particulièrement imprudents. Aux carrefours, les commissaires, munis de drapeaux rouges, signalent aux pilotes la direction à suivre. La foule inconsciente ne se disperse qu'au tout dernier moment et réoccupe la chaussée dès que la voiture est passée. A. Bollée doit, pour atteindre le bac neutralisé de Nymegen, quitter la voie principale et prendre une rue perpendiculaire. Le commissaire préposé à ce virage s'est placé stupidement à la sortie de celui-ci, si bien que rien n'indique au pilote qu'il doit tourner là. Bien entendu, la foule est nombreuse à l'extérieur du virage. Bollée, habitué à voir celle-ci s'écarter au dernier moment, continue tout droit. La panique s'empare des spectateurs. Bollée n'évite la catastrophe qu'en jetant sa voiture dans la grille de clôture d'une propriété. C'est évidemment l'abandon.
Giraud crève deux fois à proximité de l'arrivée, puis est obligé de nettoyer sa canalisation d'essence, perdant ainsi beaucoup de temps.
Vinet, lâché définitivement par ses bandages pleins, abandonne.
Loysel, très prudent, se maintient en bonne position.
Il ne reste donc que deux Bollée en course."
1899
Nice-Castellane-Nice
"Les Bollée sont en difficulté : les carburateurs de ces voitures sont situés à l'arrière et aspirent la poussière, enduisant les chambres d'explosion d'un magma qui provoque l'auto-allumage et bien d'autres ennuis. Jamin, plus handicapé encore que ses coéquipiers, est contraint à l'abandon."
02 octobre, 2007
Control * * *

de anton corbjin avec sam riley, samantha norton, alexandra maria lara
Manchester, 1973-1980, la vie de ian curtis, suicidé à 23 ans, chanteur de Joy Division, son mariage, sa maladie , ses peurs face à la vie de famille et au succès
étonnante réussite. car on craint comme pour chaque "bio", surtout de quelqu'un de récent, ces artifices de donner de l'importance à n'importe quel geste, d'ouvrir les guillemets à la moindre parole prononcée. rien de cela ici, parce que ce n'est pas ce que sait fait faire corbjin, parce qu'il a connu Curtis et surtout parce que la vie d'un gamin de Manchester n'a rien d'extraordinaire, à part le mythe d"'un chanteur rock qui se tue à 23 ans. un type doué, torturé mais sans être le génie écorché, qui se prend en pleine tronche une vie de famille et des responsabilités très jeune, le succès artistique, le business qui tourne autour, une épilepsie qui le frappe n'importe quand, et une histoire sentimentale qui le culpabilise et le plonge dans la dépression. et cette "banalité" de quelqu'un de pas prêt à affronter cela, corbjin le filme simplement, de plus en plus poignant à mesure que le dénouement approche. c'est bien la force du film, ne pas cherche à trop en faire, ne pas sur signifier, ne pas donner plus d'importance que cela aux futurs membres de New Order (dont Curtis est assez distant, à part Bernard Sumner). c'est l'exact opposé de "last days" Van Sant inspiré de la fin de Cobain qui en rajoutait derrière une apparente retenue sur le signifiant et le mythifiant (pour un mec, Cobain, avant tout totalement camé sur la fin). belles scènes de concert, sobres, marquantes, comme celle où Curtis ne veut pas monter sur scène. autres atouts pour la réussite de ce film, les acteurs, sam riley, vraiment extraordinaire, à la fois sur scène et dans sa mélancolie quotidienne (maria lara aussi, qui joue la maitresse, superbes visage et regard). La réalisation, beau noir et blanc dignes des pochettes (U2, Depeche Mode...) de Corbjin, avec une maladresse de premier film qui le rend encore plus sincère. et la musique, transcription d'une époque et de son chanteur.
01 octobre, 2007
F1 : GP du japon (15/17)
Sinon, bonne nouvelle : les Toro Rosso sont bonnes, voire très bonnes, sous la pluie ! Pourvu qu'il pleuve l'an prochain, que Sébastien Bourdais brille à son tour ! Dommage pour leur fin de course, mais il est clair que Webber et Vettel ont impressionné ce week-end. Enfin, autant j'étais un peu sceptique en début d'année, autant je reconnais maintenant que Sutil est un excellent pilote, peut-être même un grand. Mais il a encore un peu de chemin pour arriver au niveau de Rosberg et Kovolainen, qui sont de plus en plus forts...
Les étoiles de Fuji :
**** : Hamilton
*** : Vettel, Raikkonen
** : Webber, Kovolainen, Sutil, Kubica
* : Massa, Coulthard, Liuzzi
Le classement après 15 GP :
Hamilton : 26
Alonso : 20
Raikkonen : 17
Massa : 16
Kovolainen : 11
Kubica : 10
Heidfeld : 8
Rosberg : 6
Sato, Wurz, Webber, Vettel : 5
Trulli, Coulthard, Sutil : 4
Fisichella : 3
Winkelhock, Button : 2
Speed, RSchumacher, Liuzzi : 1
La vie d'artiste * * *

de marc fitoussi avec denis podalydes, sandrine kiberlain, emilie dequenne, valerie benguigui, maryline canto
Paris, un prof de français qui n'arrive pas à écrire son 2eme livre, un actrice expérimentée qui ne fait que des doublages, une jeune chanteuse qui fait des petits boulots et croit en son talent
une vraie bonne surprise. on attendait "une comédie française de plus" et on a un sacré bon film, qui mériterait bien plus de succès. populaire mais sans jamais racoler, c'est drole, très bien écrit, bien rythmé, toujours léger, évitant trop de gravité mais cernant bien son sujet, l'envie d'être artiste, avoir du talent ou pas et comment vivre avec l'absence de réussite, les "loose" continuelles, comment s'accrocher, ou pas. la remarque est banale mais pour celle fois, elle s'impose, le casting est vraiment excellent, tous attachants, justes, kiberlain comme on l'aime bien, dirigée, drole et belle (comme dans "c'est le bouquet" et "filles uniques", par exemple), dequenne et podalydes comme presque toujours. y compris les 2nds roles, maryline canto, une des actrices avec le plus de charme du ciné français, un plaisir de la voir jouer et simplement la regarder, (peu de premiers roles, malheureusement), et bonne idée de faire jouer en couple les très 70's, kalfon / maria schneider. en terme de fil rouge du ciné français depuis, allez, une bonne trentaine d'années, à noter que kiberlain habite dans ce fameux immeuble "vert" face au Front de Seine, coté 75016, avec vue sur Seine, au moins un film par an là bas, donc surement un bon producteur qui y squatte.
28 septembre, 2007
26 septembre, 2007
Trois jours bien remplis...

Lundi 24 septembre - Réunion au sommet chez Glénat, pour continuer de préparer L'Ultime Chimère. Je fais la connaissance de plusieurs personnes importantes, comme Jean Pacciuli, le nouveau directeur général, et je retrouve Franck Marguin, mon éditeur, sans oublier l'incontournable Henri Filippini, véritable sommité mondiale de la BD. D'autres personnes, de la presse, du marketing, se joignent à nous, et aussi Brice Goepfert, un des six dessinateurs du projet. Ses planches sont superbes, comme sont celles de Griffo et Héloret, qui ont déjà bossé à une vitesse stupéfiante ! Je suis emballé, et je dois dire que l'accueil qui m'a été réservé par Glénat fait chaud au coeur. Une véritable dynamique s'est créée, et je suis très motivé. Le T1 sortira à la mi-mars 2008, juste avant le Salon du Livre. Les couvertures seront signées par Griffo, et nous avons décidé quel sera le coloriste : Bruno Pradelle. Les sept albums sortiront chaque année en mars et septembre, le dernier étant prévu pour janvier 2011. Mine de rien, ça va aller vite ! Le projet fera partie de la collection Grafica. Que des bonnes nouvelles !
Mardi 25 septembre - Réveil à 5h, TGV à 7h20 pour aller à Avignon, avant de rejoindre par la route Alès. Au menu : une journée passée en compagnie de Romain Dumas, grand pilote auto - 3e des dernières 24H du Mans avec le Pescarolo Sport, victorieux six fois aux Etats-Unis avec les Porsche RS Spyder de Roger Penske. Ca ne vous dit peut-être rien, mais dans le milieu, croyez-moi, c'est énorme. Et Romain est sans doute devenu un des cinq meilleurs pilotes de protos et d'endurance au monde. Et en plus, il est nature et il dit ce qu'il pense. Ses parents se sont joints à nous pour déjeuner et c'était très sympa. Le reportage passera dans un prochain numéro d'Endurance Mag, sur Motors TV. Retour à Paris le soir à 22h40, couché vers 1h du matin. Ouf.
Mercredi 26 septembre - Réveil à 6h30 pour toute la famille. Nous sommes attendus à Versailles pour faire figurants sur le nouveau film de Bruno Podalydes (photo) : Bancs Publics. Nous tournons le matin, au square des Francines. Serons-nous dans le plan et le champ ? Peut-être mais pas sûr... Accueil en tout cas très sympa de la part de la production, service impeccable le midi à la cantine. L'après-midi, hélas, il pleut, et un grand plan général avec tous les acteurs est annulé. Discussion en tout cas rapide avec Bruno Podalydes, rencontre d'un 3e frère dans la famille (Laurent), conversations avec les doublures de Denis Podalydes (hélas absent), Didier Bourdon et Chiara Mastroianni... Et puis soudain, apparition d'Emmanuelle Devos, avant que les éléments ne se déchaînent. Espérons que le film soit aussi réussi que Versailles Rive Gauche et Dieu Seul Me Voit, chef-d'oeuvres incontournables du cinéma français de la fin du XXe siècle...
20 septembre, 2007
Petite réflexion sur un problème de scénario

Je regardais hier soir La Tourneuse de Pages sur Canal +. Un film pas dénué de qualités, notamment au niveau de l'interprétation et d'une certaine atmosphère trouble et ambiguë entre les deux personnages féminins. Ca manque un poil de rythme, mais on va dire que c'est raccord avec le "décor" du film, que ce soit la grande maison bourgeoise ou plus généralement la musique classique.
Je n'ai malheureusement pu que bondir au début lorsqu'une grande erreur de scénario nous saute à la figure. Nous suivons donc une fillette d'une dizaine d'années qui s'en va passer un concours de piano. L'instant est grave pour elle, on la sent et on la sait tendue. Elle attend son tour. Arrive alors le jury, en tête duquel on voit Catherine Frot, qui est une grande pianiste dans le film. Elle aussi a l'air assez grave, pénétrée peut-être de son importance face à tous ces yeux d'enfant et d'adultes qui l'ont reconnu et qui la dévisagent. Une femme, justement, s'approche d'elle et lui demande un autographe. Elle refuse, disant : "ce n'est pas le moment". Elle s'enferme avec ses collègues dans la salle d'examen.
La jeune Mélanie est alors appelée. Elle pénètre dans la salle et se retrouve face au jury qui lui demande de commencer. Elle s'éxécute, toujours tendue mais concentrée. Tout se passe bien jusqu'au moment où la porte s'ouvre et où une femme (est-ce la même que la première fois, j'avoue que je ne sais plus - mais qu'importe) vient, en essayant d'être la plus discrète possible, demander un nouvel autographe à Catherine Frot - qui le signe avec un grand sourire. Evidemment, ce remue-ménage a troublé et dérangé l'enfant au piano, qui s'est arrêtée. La grande pianiste lui dit alors qu'il ne fallait pas qu'elle s'arrête et lui demande de continuer. Mélanie reprend sa partition, mais elle n'y est plus et elle accumule les fautes. Elle sera bien évidemment recalée.
Je voudrais bien qu'on m'explique comment il se fait que Catherine Frot refuse de signer un autographe avant les examens, sous prétexte que "ce n'est pas le moment" (ce que l'on comprend fort bien puisque l'instant appartient d'évidence à ce concours et à ces enfants concentrés et anxieux) - et que l'on puisse accepter ensuite que la même (ou une autre) femme vienne carrément déranger une candidate pendant sa prestation au même motif et que cette fois ça ne pose aucun problème ! Ce n'est tout simplement pas logique, même si on me dit que cela illustre le fait que la pianiste n'a pas pu résister à flatter son égo. Car à ce moment là, elle aurait signé le premier autographe, qui plus est devant tout le monde. Pire : ce n'est même pas le fait de signer le deuxième autographe qui est gênant : c'est le fait qu'une groupie puisse venir dans la salle d'examen en plein concours pour un motif dont on sait qu'il n'a pas été accepté au préalable! C'est tout simplement impossible.
Dans ces cas-là, je me demande toujours comment ces artifices de scénario peuvent être conservés. La plupart du temps, on ne peut que se dire que le scénariste a été paresseux, préférant s'appuyer sur une scène séduisante sur le papier mais qui ne fonctionne pas en réalité. Rageant !
17 septembre, 2007
F1 : GP de Belgique (14/17)
Quant à Alonso-Hamilton, ça ne clashe pas encore totalement mais on a eu chaud. C'est pour bientôt, rassurez-vous.
Les étoiles de Spa :
*** : Raikkonen
** : Sutil
* : Rosberg, Kubica
Le classement après 14 GP :
Hamilton : 22
Alonso : 20
Massa : 15
Raikkonen : 14
Kovolainen : 9
Heidfeld, Kubica : 8
Rosberg : 6
Sato, Wurz : 5
Trulli : 4
Fisichella, Webber, Coulthard : 3
Vettel, Winkelhock, Button, Sutil : 2
Speed, RSchumacher : 1
14 septembre, 2007
Jacques Martin, l'empereur des Grosses Têtes

Eh bien les amis, je vous le dis comme je le pense : la disparition de Jacques Martin me touche. Tout simplement parce que ce type a quelque part été très présent dans ma jeunesse. Je ne parle pas ici de l'animateur télé un peu pépère qu'il était devenu (mais personne ne pourra jurer n'avoir pas regardé et ri devant L'Ecole des Fans), ni du passionné de cuisine qui avait, dit-on, le talent d'un chef, ni du chanteur d'opérette ou lyrique, ni même de l'animateur du Petit Rapporteur, cette émission que je me souviens avoir regardé étant petit (comme le faisait la France entière, tout en chantant en rigolant "à la pêche aux moules-moules-moules"...), et encore moins, évidemment !, l'ancien mari de Cécilia S., celle qui est pote avec Kadhafi.
Non, je veux au contraire me remémorer ces jours de 1980, je crois, à quelques mois près, où j'ai découvert Les Grosses Têtes, déjà présentées par Philippe Bouvard. Mon père et mon grand-père maternel ne manquait pas une émission et à les voir éclater de rire, j'en suis venu à prêter attention. J'avais 13-14 ans et c'est aussi de là que remonte mon intérêt pour l'audiovisuel. Dès lors, moi non plus, pendant deux-trois ans je n'ai pas quitté cette émission qui avait alors la chance de posséder un trio d'invités absolument phénoménal : Jean Yanne, Olivier de Kersauzon et Jacques Martin. Le talent, la culture, la drôlerie, la férocité, la provocation, le génie comique - tout cela était réuni autour de la table de RTL pour une grande déconnade dont je suis sûr que les jeunes n'ont pas idée du niveau qu'elle atteignait... Franchement géniale. Je pense notamment à l'épisode "Montluçon", où les trois rigolos (rejoints ce jour-là par Yves Mourousi) ont fait une demi-heure d'improvisation sur cette ville... qui n'a jamais été aussi célèbre et ne le sera jamais plus ! A l'époque, j'avais enregistré les best of des Grosses Têtes sur K7 audio, ça a été un drame de ma vie de perdre ces extraits lors de mes déménagements... Je ne vois en tout cas aucun équivalent de nos jours dans la scène "music-hall" pour atteindre le niveau atteint à cette époque-là...
Je crois qu'au début des années 90 était paru un double CD "best of Grosses Têtes", avec tous les meilleurs moments de cette glorieuse époque, mais je ne l'ai jamais trouvé. Et je n'ai jamais compris pourquoi le CD du 25e anniversaire, paru il y a quelques années, ne contenait aucun extrait avec Jacques Martin. S'était-il fâché avec Bouvard ?...
En tout cas un grand monsieur, le Serrault de la télé et de la radio !
11 septembre, 2007
Roger, Tiger, Michael... et Lewis

Petite réflexion en passant sur quatre des plus grandes superstars du sport mondial. J'ai l'impression en effet que je ne parle pas assez de sport sur ce blog, alors que je suis journaliste sportif à la base. Bref. J'ai regardé dimanche soir la finale de l'US Open entre Roger Federer et Novak Djokovic, brillamment remportée par le premier. Cela faisait très longtemps que je n'avais pas regardé un match de tennis en entier, alors que j'ai joué pendant vingt-cinq ans à ce sport (meilleure perf : 15/2) et que j'ai couvert, à titre professionnel, nombre et nombre de tournois. Une fois achevé le match, je suis tombé sur les derniers trous du BMW Open Championship, troisième manche de la Fedex Cup de golf, où Tiger Woods a remporté une nouvelle victoire.
C'est vrai qu'on ne peut que mettre en parallèle la carrière et la façon d'être de ces deux champions. Autant le dire tout de suite, je crois vraiment qu'on est en train de vivre un moment exceptionnel, avec les deux plus grands sportifs de tous les temps. Dans mon panthéon personnel, personne ne pourra jamais remplacer Ayrton Senna, mais Federer est celui qui s'en rapproche le plus. Car il possède la classe absolue, le charisme naturel propre aux légendes, et il fait des coups que personne ne sait faire. Il domine tellement son domaine qu'il donne l'impression de choisir quand et comment faire évoluer la dramaturgie d'un match. Dimanche soir, cela était frappant : parfois dominé ou menacé, il a toujours serré le jeu aux moments importants pour ne donner aucune illusion à son adversaire et aux spectateurs - c'est bien lui qui gagnerait, même les dieux devaient en convenir.
Woods est tout aussi impressionnant, d'autant plus que, pour m'être mis au golf il y a cinq ans de cela (index actuel : 20.9), je peux jurer que ce sport est plus dur que le tennis, techniquement et mentalement parlant du moins. Dominer ce sport comme il le fait implique donc clairement une extraterrestrialité, si j'ose dire, du bonhomme. En fait, Woods, comme Federer, ne dominent pas leur sport : ils dominent leur époque, voir leur temps. Toutes disciplines et valeurs confondues. Il faut sincérement s'extasier sur ce(s) phénomène(s).
A l'heure actuelle, je pense qu'ils seront vite rejoints par Lewis Hamilton, dont l'histoire n'est pas sans rappeler celle de Woods (enfant prodige, ascension méthodique vers le sommet, style et mental déjà unique). Le grand exploit actuel d'Hamilton, à mon avis, n'est pas de pouvoir être champion du monde dès sa première saison de F1, ce qui serait pourtant historique. Non, c'est d'avoir d'un coup d'un seul, en quelques mois seulement, relégué Michael Schumacher aux oubliettes, en tout cas au rayons des souvenirs anciens. Vous souvenez-vous que l'Allemand était encore au départ des GP il y a un an ? Peut-être, mais n'avez-vous pas l'impression que son époque semble bien plus ancienne déjà ? Comme si on avait changé d'époque ! Comme si Schumi appartenait à un ancien temps !
Schumacher était un guerrier, toujours féroce, souvent mauvais, rarement fair-play. Federer, Woods et Hamilton ne sont pas des saints, forcément pas. Mais au moins ont-ils une attitude naturelle qui confine à l'état de grâce. Eux, ce sont des seigneurs de la guerre sportive.
F1 : GP d'Italie (13/17)
Trêve de bavardage, revenons à ce 13e GP de l'année. C'est clair, McLaren a frappé très fort, et a surtout appuyé là où ça fait vraiment mal pour Ferrari. Alonso a été impérial, mais si, comme tout le monde, je suis lassé de le voir faire la gueule à tout bout de champ. Hamilton nous a fait deux dépassements somptueux, je crois que ce sera vraiment (comme ces deux dernières années où il brillait dans les disciplines inférieures et où seuls les spécialistes se régalaient déjà) sa marque de fabrique, cette capacité à retarder ses freinages et à quand même passer !
Pas mal d'animateurs aussi dans cette course, en espérant que la FIA ne tombe pas dans le grotesque dans deux jours en sanctionnant plus que de raison McLaren. A mon avis, ils vont sanctionner l'équipe, mais ne peuvent pas se permettre de toucher aux pilotes, sinon gros scandale en vue...
Les étoiles de Monza :
*** : Alonso
** : Hamilton
* : Kubica, Rosberg, Button
Le classement après 13 GP :
Hamilton : 22
Alonso : 20
Massa : 15
Raikkonen : 11
Kovolainen : 9
Heidfeld : 8
Kubica : 7
Sato, Wurz, Rosberg : 5
Trulli : 4
Fisichella, Webber, Coulthard : 3
Vettel, Winkelhock, Button : 2
Speed, RSchumacher : 1
07 septembre, 2007
Précisions sur L'ultime Chimère
Voici d'ailleurs dans le détail la participation de chacun pour les 7 tomes prévus :
T1 - Griffo 43 planches, Héloret 3.
T2 - Goepfert 29, Griffo 10, Aymond 7
T3 - Héloret 19, Mangin 15, Griffo 12
T4 - Meddour 30, Griffo 16
T5 - Mangin 39, Griffo 7
T6 - Mangin 46
T7 - Griffo 46
Ci-dessous, un extrait de la planche 24 du T2, signé Goepfert...
Le retour d'Albert Jeanjean ?
Voilà donc une excellente nouvelle, car il s'agit bien d'un retour aux sources qui sera, on l'espère, couronné de succès. Avouons en effet que le fait de quitter l'environnement versaillais n'avait pas été la meilleure idée des Podalydès, et ce ne sont pas leurs trois derniers films qui nous ont ébahis, même si Liberté-Oléron se tenait et qu'il y avait des trouvailles fabuleuses dans Le Mystère de la Chambre jaune et Le Parfum de la Dame en Noir, ce dernier souffrant hélas d'un gros problème de rythme.
Ne faisons pas la fine bouche, cette annonce est pour moi un événement, et j'ai hâte d'en savoir plus sur cette production qui nous permettra peut-être de retrouver le meilleur personnage du cinéma français de ces vingt dernières années, le lunaire et maladroit Albert Jeanjean (Denis Podalydès), tellement irrésistible dans Dieu seul me voit...
04 septembre, 2007
4 mois 3 semaines 2 jours * * * *

de christian mungiu avec anamaria marinca, laura vasiliu, vlad ivanov
Roumanie, 1987, otilia , étudiante, aide son amie gabita à avorter, clandestinement,
dans une chambre d'hotel, elle rentre en contact avec l'avorteur
la question s'étant souvent posée dans le passé, la réponse sera clair, ce film est
au niveau, largement, de ce qu'on doit attendre d'une Palme d"'Or. difficile
d"'écrire dessus et de faire comprendre pourquoi ****. à la fois rien d"original,
dans la forme et le sujet, mais un film qui restera, unique. parce qu'il ne
s'éparpille pas, va à l'essentiel de son sujet, et que la réalisation de ce cinéaste
roumain est totalement au service de l'histoire. une sobriété totale, des plans
séquences, aucun jugement (et vu le sujet, pas évident), pas de pathos, de
scénarisation, "le sort ne s'acharne pas" sur ces deux amies, gabita ne subit
d'attroces souffrances, il y a juste les faits, froids et comment elles le vivent,
surtout otilia. excellente idée de ne suivre vraiment qu'elle, celle qui assiste,
pas gaita, celle qui subit. tout comme de limiter le film à quelques heures d'une
journée, réussi, il n'en est que plus fort et mémorable. l'avorteur est un salaud,
mais un autre ne serait pas pire que lui, on sent tout l'individualisme de la
société dictatoriale où chacun se démerde. avec aussi cette relation forte entre les
deux amies, mais sans démonstration forcée, juste des faits. l'échappée forcée de
oitilia pour un diner d'anniversaire est un moment poignant, flippant. on pense
quand même beaucoup à kieslowski, facon Décalogue, une même froideur et rigueur, et
les mêmes couleurs et décors, verdatres, froid et boueux d'une ville de l'Est dans
les années 80... avec un sujet social qui rapproche de Loach ou des Dardennes Bros.
la scène du foetus sur le sol de la salle de bain vient finalement naturellement,
pas du tout spectaculaire, comme on pouvait le craindre, et est tout à fait
cohérente dans ce film. pas de jugement, donc, le film "ne fait pas réfléchir", ce
n'est pas le but, même si on n"évitera pas les discussions post visionnage sur
l'avortement et les conditions de vie sous Ceaucescu (un bon conseil, allez y
seul...). il est juste vrai. un film difficile, on ne va pas au cinéma que pour ça,
mais on est heureux qu'il existe. l'actrice marinca est aussi mémorable que le film.
31 août, 2007
La Maison * * *

Reprise de nos chroniques cinés avec le nouveau film de Manuel Poirier, personnage attachant que je croise chaque année en Bretagne et qui est un grand ami de ma belle-soeur Clotilde Berthemet. Je savais bien sûr qu'il allait sortir cette nouvelle oeuvre, et je me souviens qu'il m'a dit qu'il lui était extrêmement difficile d'en parler, car il n'avait pas encore trouvé les mots pour la qualifier... Ce qui peut paraître comme une légère pose me semble au contraire très vrai, car même à mon modeste niveau de scénariste BD, je peux témoigner que parfois il est très ardu de vouloir résumer une histoire, tant les intentions qu'on a eues sont soit personnelles et diffuses, soit secondaires par rapport à une intrigue principale qui peut faire office d'écran de fumée... Un type attachant en tout cas, qui doit continuer son parcours, il faut le soutenir !
de manuel poirier avec sergi lopez, berenice bejo, bruno salomone
Paris, Malo, père de 3 enfants, en instance de divorce. Visite une maison à vendre
par adjudication à la campagne, rencontre la fille de l'ancien propriétaire, Cloé.
curieusement, Poirier a été peu soutenu par la critique pour ce film, pour ne pas
dire qu'elle a découragé les derniers fidèles potentiels (gros bide public assuré).
et pourtant. l'histoire est moins forte que dans "western" ou "marion", mais il y a
une sensibilité vraiment unique qui n'appartient qu'à lui. oui, le scénario est
mince et tourne autour d'une maison à vendre et d'une lettre d'enfant à son père que
Malo veut rendre à celle, devenue adulte, qui l'a écrit. mais Poirier est toujours
aussi bon pour filmer les petits détails, le quotidien, la lenteur, le temps qui
passe. il a un talent rare à filmer des relations humaines qui sonnent vraies, gène,
maladresse, empressement, sincérité. que ce soit cette femme qui pleure, un déjeuner
de drague non avoué ou deux potes pétés en pleine nuit qui rigolent dans la rue. le
film peut surprendre par le personnage de sergi lopez, triste, presqu'amorphe,
désemparé, pas évident vu l'acteur. Mais il est bien, comme toujours chez Poirier.
de belles scènes émouvantes avec Cloé, presqu'autant paumée que lui dans sa vie.
Poirier filme toujours aussi bien la campagne, sans en faire trop, on sent que c'est
chez lui. Et Paris, aussi, en automne. Une tristesse et une mélancolie qui planent
tout au long du film. Belles chansons (tristes et mélancoliques) de Lhasa que Malo
écoute chez lui. Ce film n'est pas fait pour plaire, il faut rentrer dedans,
accepter cette lenteur, cette tristesse de Malo, dommage que le public passe
totalement à côté, mais espérons que Poirier continue à creuser son sillon. Bejo
embellit, étonnant comme cette fille avait semblé insignifiante il y a quelques
années ("meilleur espoir féminin"), mais déja bien différente dans "OSS 117". à
noter le court role de florence darel, rien que pour rappeler cette étonnante et
très brève rencontre avec cette belle rousse aux cheveux longs, ainsi que l'ambigu
Jean Claude Brisseau, lors de la sortie de "noce blanche"', dans les bureaux des
Films du Losange il y a... longtemps ! Bref, un film idéal pour le Hautefeuille
27 août, 2007
Héloret
F1 : GP de Hongrie et de Turquie (11 et 12/17)
En Turquie, on a touché le fond de l'ennui, avec en plus une réalisation télé dramatique.
La bonne nouvelle de l'été est donc venu le vendredi 10 août dernier avec l'annonce de la titularisation de Sebastien Bourdais chez Toro Rosso pour l'an prochain (comme ce blog l'avait déjà révélé bien avant...)Enfin ! Il y a quand même une justice...
Les étoiles de Budapest :
*** : Hamilton
** : Raikkonen, Alonso
* : Heidfeld, RSchumacher
Les étoiles d'Istanbul :
*** : Massa
** : Kovolainen
* : Rosberg
Le classement après 12 GP :
Hamilton : 20
Alonso : 17
Massa : 15
Raikkonen : 11
Kovolainen : 9
Heidfeld : 8
Kubica : 6
Sato, Wurz : 5
Trulli, Rosberg : 4
Fisichella, Webber, Coulthard : 3
Vettel, Winkelhock : 2
Speed, Button, RSchumacher : 1
03 août, 2007
Les dernières nouvelles du front
Musicalement, j'emporte le dernier live (in Dublin) de Bruce Springsteen, ainsi que l'album de Jimpster (et autres remixes fait par ce groupe assez eclectique dans l'electro) que j'ai découvert en entrant par hasard dans le Virgin de New York il y a un mois. La musique était tellement bien que j'ai demandé tout de suite au vendeur ce que c'était : c'était donc Jimpster - à découvrir ! Sinon, sur le baladeur mp3, on écoutera les trois premiers volumes de Budha Bar, histoire de découvrir après tout le monde ces compilations... qui ne pourront jamais être aussi fortes que les Café del Mar (les six premières du moins). Coté bouquin, j'emmène Moi Charlotte Simmons de Tom Wolfe ainsi que les poésies d'Emile Verhaeren (Les Villes tentaculaires, sublimes). En BD, les volumes 2, 3 et 4 de Seven Soldiers écrits par Grant Morrison.
Côté BD toujours, figurez-vous que 60 planches ont été réalisées à ce jour pour L'ultime Chimère : 43 par Griffo, 13 par Goepfert et 3 par Héloret (lequel continue d'ailleurs sur sa lancée). Bref, ça roule, et le premier tome est donc complétement fini. Je vais recevoir d'ici quelques jours les planches de Griffo, mais déjà je peux vous dire que Goepfert et Héloret ont fait un super travail. Je ne doute pas évidemment que les Aymond, Meddour et Mangin seront aussi à la hauteur. Je suis vraiment très impatient de voir cette méga-association prendre vraiment forme. Le premier album sortira chez Glénat en mars 2008, le deuxième en septembre de la même année. Je vous montrerai des extraits sur ce blog d'ici là, cela va sans dire !
Cet été, de toute façon, travail également au programme avec la finalisation de deux nouveaux projets BD... Je vous en révèle les titres : Unicorn d'une part, L'Idole et le Fléau d'autre part. Ce dernier est un projet très ambitieux, très travaillé, très "gambergé" si j'ose dire. Je suis dessus depuis plusieurs mois, et j'en arrive me semble-t-il au bout pour pouvoir le présenter à la rentrée. Je vous tiendrai au courant.
Avant de commencer à visionner (avec retard) Dexter et Prison Break, je crois que je vais d'abord m'offrir la saison 1 d'Invasion. Ca a l'air pas mal. Au cinéma j'ai été voir La Vie des Autres (effectivement excellent et subtil), les Simpson (obligé) et j'aimerais bien visionner Roman de Gare, le dernier Lelouch. Voilà pour les résolutions, on verra bien combien d'entre elles sont réalisées d'ici quelques semaines !
A+
23 juillet, 2007
F1 : GP d'Europe (10/17)
Les étoiles du Nürburgring :
**** : Alonso
** : Massa, Webber, Wurz, Winkelhock
* : Coulthard, Kovolainen, Hamilton
Classement général après 10 GP :
Hamilton : 17
Alonso : 15
Massa : 12
Raikkonen : 9
Heidfeld, Kovolainen : 7
Kubica : 6
Sato, Wurz : 5
Trulli : 4
Rosberg, Fisichella, Webber, Coulthard : 3
Vettel, Winkelhock : 2
Speed, Button : 1
19 juillet, 2007
Heidi et Elodie

J'en profite pour refaire un petit coup de promo bien méritée à ma cousine Elodie Bollée, qui est actuellement en tournage dans les Alpes pour une coproduction Franco-Suisse : elle y joue le rôle d'Heidi, personnage bien connu, qu'on retrouvera dans ce téléfilm quelques années après l'histoire originale. Un vrai premier rôle donc pour Elodie, qu'on pourra voir en prime time sur TSR et à une heure à définir sur France 2. En tout cas, la production a ouvert un site où on peut voir le making of en cours de la série, et c'est plutôt bien fait et marrant : www.myheidi.tv
17 juillet, 2007
A propos de Heroes

Je viens de finir le visionnage des 23 épisodes de la saison 1 de Heroes, en version originale bien sûr. Une série qui a fait l'événement et qui fait beaucoup parler d'elle, plutôt en bien. J'avoue avoir commencé à la regarder avec un certain plaisir, même si, d'emblée, j'ai été rebuté par l'idée de base qui commence franchement à me paraître insupportable : celle d'un petit groupe de gens qui se découvrent des pouvoirs. On l'a déjà eu en BD avec Rising Stars, scénarisée par Joe Michael Straczinsky - et le T1, Born In Fire était franchement excellent (hélas, le 2e m'est apparu comme un ratage complet, et j'ai arrêté là). 0n l'a eu aussi avec la série télé Les 4400, dont le plus se situe dans le fait que les personnes ont été enlevées, et à différentes époques.
Bref, Heroes ne fait que marcher sur des plate-bandes déjà bien balisées et c'était déjà un premier regret. Les emprunts au monde des comics sont très nombreux (les plus évidents d'entre eux viennent de Watchmen, ce qui m'inquiète pour l'adaptation en film de ce chef-d'oeuvre, sachant qu'on aura déjà vu pas mal d'éléments avant et que tout le monde va croire que le pompage vient du film et non de la série télé...), la réalisation est efficace, les moyens à la hauteur du propos. C'est déjà ça.
Je n'ai pas le temps, finalement, de détailler tout ce qui m'a déçu dans Heroes, mais le fait est là. Je suis tombé de haut. De mémoire, on tient jusqu'au 10e épisode à peu près, ensuite ça traine en longueur, et on se réveille au dernier pour savoir comment ça se conclut provisoirement. Et on n'est pas convaincu, mais alors pas du tout. Il faudra déjà qu'on m'explique comment toutes les visions du futur font état d'une explosion nucléaire dans New York alors que celle-ci n'intervient pas. Il faudrait au moins qu'une vision du futur envisage cette possibilité quand même, sinon ça ne sert à rien ! Ensuite, forcément, il y a des personnages dont on se fout à peu près royalement (c'était mon cas) : DL, Jessica/Nikki, Micah, Linderman, Mendez, Simonne, voire Parkman, Sprague, et même Mohinder qui ne m'a pas convaincu. Sont en revanche réussis : Claire, son père, Peter et Nathan, et surtout nos deux japonais Hiro et Ando, sans oublier Sylar, dont les agissement sont particulièrement lassants à la longue mais qui campe quand même un réjouissant méchant. Malgré tout, on ne peut pas être convaincu de la façon dont il se voit transpercé à la fin par Hiro, qui arrive sur lui à la vitesse d'un escargot avec son sabre et qui trouve le moyen de lui trouer le bide sans que l'autre n'esquisse la moindre réaction alors qu'il est en fait super fort... Les incohérences m'ont semblé extrêmement nombreuses, ou alors plein de subtilités m'ont échappé dans le déroulement de l'action.
Bref, une grosse déception et je crois à peu près certain que la saison 2 se fera sans moi.
En revanche, je confirme que je suis toujours accroc à Lost, que je considère comme de mieux en mieux - j'ai trouvé géniale la saison 3, et j'espère sincérement que les scénaristes ne nous ont pas trop mené en bateau...
12 juillet, 2007
F1 : GP de Grande-Bretagne (9/17)
Les étoiles de Silverstone :
*** : Raikkonen
** : Alonso
* : Kubica, Massa.
Le classement général après 9 GP :
Hamilton : 16
Alonso : 11
Massa : 10
Raikkonen : 9
Heidfeld : 7
Kubica, Kovolainen : 6
Sato : 5
Trulli : 4
Rosberg, Wurz, Fisichella : 3
Coulthard, Vettel : 2
Speed, Webber, Button : 1
11 juillet, 2007
Persepolis ***

film d'animation de marjane satrapi et vincent parronnaud
marjane, 8 ans lors de la révolution iranienne, en 1979, à téhéran, avec ses parents
et sa grand mère. elle est envoyée à vienne pendant les années 80 pour sortir du
régime et de la guerre
ce n'est pas toujours le cas, mais il s'agit bien du grand film annoncé. grand par
sa simplicité et son évidence, à la fois distrayant, rythmé et plein d'émotions
diverses, sans oublier de faire réfléchir. immersion dans l'iran post révolution,
dans la jeunesse, surtout, face à toutes les répressions et les souffrances. et
portrait d'une enfant, puis d'une jeune femme, avec ses amis, amours, sa découverte
de l'occident. rôle primordial de la famille de marjane, soudée, avec une grand mère
juste, provoquante, et touchante. le graphisme noir et blanc, apparemment très
simple permet de transmettre ce mélange entre Histoire et vie privée, scènes droles
et drames de l'Iran, du grand art en terme d'animation. et beaucoup de légéreté qui
donne son ton au film, malgré le reste. réjouissant de voir la petite marjane
acheter en cachette des K7 d'Iron Maiden et de mimer le hard rock avec sa raquette
de tennis. excellente idée d'avoir (re) formé ce faux-vrai lien familial entre
danielle darrieux / catherine deneuve / chiarra mastroianni
Roman de Gare **

de claude lelouch avec dominique pinon, fanny ardant, audrey dana, zinedine soualem
le "nègre" d'une écrivain best seller traverse la France, prend en stop une fille
qui vient de se faire larguer, accepte de jouer le role de son mari auprès de sa
famille, en tire une histoire qu'il veut écrire en son nom...
pour qui a vu à la fois "les parisiens" et "le courage d'aimer", les deux derniers
bides de lelouch, films assez honorables, en dehors du fait que le 2eme était le
remix du premier.... aller voir ce "roman de gare" qui s"annoncait comme "un bon
cru" est plutot nécessaire. étonnant comme lelouch reste vraiment un cinéaste à
part, un cinéaste qui ose, qui surprend, on ne peut pas lui enlever ça. et disons
clairement que la première partie de "roman de gare" est une réussite, celle du road
movie entre Pinon et la coiffeuse Dana, jusqu'à une très bonne scène dans la maison
de montagne des parents, vraiment drole, qui rappelle les meilleurs moments de "tout
ça pour ça". l'intrigue "polar" elle même n'est pas du même niveau, le personnage de
fanny ardant - ou est ce la voix.... oulala, sacrilége cinéphile, s'attaquer à sa
voix... elle n'est pas un peu crispante non ? - ne colle pas bien avec le reste,
trop présente, trop "star". bref, des coups de moins bien à certains moments sur la
fin. et ces tics typiquement lelouchiens de toujours en faire trop comme cette
arrestation en direct de l'écrivain dans une émission de Moati, ou ce final au quai
des orfèvres, qu'on voit venir de vraiment loin. et puis cette bande son faite de
chansons de Becaud.... insupportable chanteur excité dont on se demande comment il a
pu avoir un tel succès (il y a longtemps certes), qu'il nous rende nicole croisille
!! excellent choix de 1er role pour Pinon,on sait que c'est un grand acteur mais,
enfin pour le grand public, il est plus qu'une tronche des films de Jeunet. la
petite Dana est vraiment bien. et bonne idée aussi pour soualem, enfin autre role
que "le Beur maladroit de service". que lelouch ait voulu brouiller les pistes en
filmant sous un faux nom correspond bien au ridicule vain du personnage mais son
film est plutot réussi.
03 juillet, 2007
F1 : GP de France (8/17)
Les étoiles de Magny-Cours :
*** : Raikkonen
** : Massa, Kubica
* : Alonso, Heidfeld, Button
Classement général après 8 GP :
Hamilton : 16
Alonso, Massa : 9
Heidfeld : 7
Raikkonen, Kovolainen : 6
Kubica, Sato : 5
Trulli : 4
Rosberg, Wurz, Fisichella : 3
Coulthard, Vettel : 2
Speed, Webber, Button : 1
29 juin, 2007
Une playlist un peu spéciale, comme ça en passant...
Je faisais un peu de rangement l'autre jour dans mes vinyls et suis tombé sur mes albums pieusement conservés - j'ai alors eu l'idée d'une playlist concernant des morceaux d'albums qui n'ont eu aucun destin de single ou même de face B mais que je n'ai jamais oubliés et qui sont même pour moi tous de petits chefs-d'oeuvre évidemment méconnus... Voilà, c'est donc gratuir et sans prétention :
Prince - Strange Relationship
Paul McCartney - The Other Me
Supertramp - Casual Conversations
Eurythmics - Adrian
Simply Red - Wonderland
Pet Shop Boys - My October Symphony
Jeff Lynne - Nobody Home
Hall & Oates - Halfway There
Queen - Nevermore
Fairground Attraction - Whispers
Roger Waters - Me Or Him
Prefab Sprout - Enchanted
Ric Ocasek - Mystery
23 juin, 2007
13m2 ***

de barthélémy grossman avec barthélémy grossman, lucien jean baptiste, youssef hadji
banlieue parisienne, josé organise un braquage de fourgon avec deux potes. ca tourne
mal, un convoyeur est buté, ils se réfugient dans un local, avec le butin
puisque ce film ne peut fonctionner que par bouche à oreille, il faut mettre le
paquet. pour encourager à aller voir un polar français vraiment différent sans
jamais cherche à être original. avec à la base de tout, un scé-na-rio !! histoire
classique de braqueurs en fuite, décors connus, mais aucun des stéréotype de
policier francais, rien des séries télé, même pas celles dites réalistes "facon PJ".
c'est avant tout réaliste, mais avec un style, une ambiance qui en font un vrai film
de cinéma. très peu d'action, surtout pas le braquage- excellente et mémorable
ellipse - et plutot la cohabitation dans un huis clos qui ne tient pas de trois gars
pas francs l'un vis à vis de l'autre, qui se mettent en danger dés qu'ils sortent
mais qui sortent quand même. il y a une maitrise et une honnêteté dans la facon de
faire ce film, avec peu de moyens mais avec une belle image qui font plaisir à voir.
interprétation impeccable, des "mecs de banlieue", pas trop jeunes, qui se
comportent comme des mecs délinquants qui cherchent surtout le plan qui leur
permettra d'en sortir. les défauts de mise en scène se répèrent facilement, ce qui
prouve que la barre est placée plutot haut. même si c'est malheureusement classique,
curieux de se dire que ce film ne va pas marcher alors qu'il a tout pour plaire aux
amateurs de polars, efficace et prenant. la consolation viendra peut être d'un
remake US, ça y ressemble. et spécial dédicace aux Films du Bouchon, alias les films
du coin coin, alias la boite du 1er étage, qui a fait le montage.
21 juin, 2007
24H du Mans : les photos !

Sur le plateau de Motors TV, le mardi pendant les "vérifs", en compagnie de mon co-présentateur anglais Martin Heaven.

Jean-Luc Roy, président de Motors TV, et Stéphane Monteux, directeur technique, en compagnie de Rinaldo Capello et Allan McNish, pilotes Audi.
Peu avant le départ de la course, Sophie Besse et son mari Christophe, ingénieur de la Peugeot n°8.

Et me voici avec ma belle (sic) combinaison (obligatoire) sur la grille de départ en compagnine de Fabien Gérard, qui réalisait pour nous un film sur les "coulisses" des 24 Heures...

Magnifique photo de Seb, concentré avant le départ, au volant de la Peugeot n°8 en pole position...

Dans la cabine de commentaires, avec Jean-Luc Roy et notre consultant Eric Hélary (vainqueur des 24H du Mans 93 avec la Peugeot 905 quand même !). On aura noté que je suis concentré sur mes notes...

La joie de Seb à l'arrivée : 2e des 24H du Mans !

Le podium des 24H : même sous la pluie, un moment toujours très fort.
18 juin, 2007
F1 : GP des Etats-Unis (7/17)
Les étoiles d'Indianapolis :
* * * : Hamilton
* * : Kovolainen, Trulli, Vettel
* : Alonso, Webber, Fisichella
Le classement :
Hamilton : 16
Alonso : 8
Massa : 7
Heidfeld, Kovolainen : 6
Sato : 5
Trulli : 4
Raikkonen, Rosberg, Kubica, Wurz, Fisichella : 3
Coulthard, Vettel : 2
Speed, Webber : 1
15 juin, 2007
Et toi t'es sur qui ? * *

F1 : GP du Canada (6/17)
Les étoiles de Montréal :
* * * : Hamilton
* * : Heidfeld, Wurz, Kovolainen, Sato
Classement 2007 :
Hamilton : 13
Massa, Alonso : 7
Heidfeld : 6
Sato : 5
Kovolainen : 4
Raikkonen, Rosberg, Kubica, Wurz : 3
Trulli, Coulthard, Fisichella : 2
Speed : 1
07 juin, 2007
Jacques Villeneuve dans mon émission !

05 juin, 2007
01 juin, 2007
40 ans : mon Top 40 International Songs
31 mai, 2007
L'ultime Chimère, la première planche !

Une planche de Chinguetti

29 mai, 2007
Le Scaphandre et le Papillon * * *
de julian schnabel avec mathieu amalric, emmanuelle seigner, anne consigny, mariejozé croze
battement de paupière lui permet de communiquer. il écrit un livre sur lui, avec
l'aide de quelques femmes qui l'entourent
restera marquant, unique, en grande partie parce que cette histoire vraie a quelque
chose d'exceptionnel, en terme de destinée, de vécu "humain". et à partir de ce
sujet hors norme qu'est le livre de bauby, on peut tout faire comme film. alors
schnabel, malgré une finesse et un talent évident, n'évite pas vraiment la
sensiblerie. ça pourrait être bien pire mais parfois on se sent un peu poussé dans
le lacrymal. il y a de tout, de ces scènes un peu trop émouvantes et du reste, aussi
dans l"émotion, mais bien moins balisé et plus prenant. une réalisation virtuose,
qui accompagne bien le propos. en fait, mais était ce possible, on aimerait être
beaucoup moins dans le médical, dans bauby / amalric "en légume", ou en rééducation.
un peu comme on se dit qu'amalric est tout sauf "un acteur à Oscars", qui aurait
besoin d'un role d'handicapé pour prouver son talent, il est rayonnant dans le
reste, les souvenirs du passé, cette virée à Lourdes ou le rasage de son père, et
dans la voix en off, également. on aimerait plus de ces souvenirs, de ce contraste
entre le flambeur parisien d'avant et ce qui se passe après. dans ce avant, plus de
scènes avec marina hands. et dans le après, plus de anne consigny et marie jozé
croze. oui ces trois là, est ce un hasard, sont parmi les plus belles apparitions de
ces dernières années, esthétique et talent. et rien que la scène où la québecoise
marie jozé engueule amalric, avec ce plan quasi fixe de la caméra subjective du
regard de amalric - comme isabelle carré, dans "la femme défendue"... - est à
tomber par terre tellement ...euh, tellement ! il y a toutes ces scènes, ce qui rend
ce film si particulier, mais pas toujoursle bon dosage pour en faire un film
vraiment exceptionnel. on en ressort secoué, marqué, avec ce sentiment de l'éphèmère
de pas mal de choses. schnable sort sans surprise une BO rock crédible, Velvet, U2,
Tom Waits.





