28 mai, 2007

40 ans : mon Top 40 12" Singles

Avant-dernière playlist "spéciale 40 ans", avec certainement la catégorie la plus difficile : celle des maxis, ou plus exactement des "extended versions" ou autres "remixes" - tout ce que je n'ai cessé de me procurer depuis plus de 20 ans déjà. Choix toujours délicat entre parfois quelques secondes seulement de rajoutées à un morceau, sans changement de production, jusqu'à une refonte complète et un changement de genre ! Pour tout vous dire, je suis arrivé à une première sélection de 67 titres, et cela a été très difficile de redescendre à 40, mais bon...
Classement sans ordre particulier, avec noms de la version et du remixer :
Mountains (Extended Version) - Prince & The Revolution
Cloudbusting (The Organon Re-Mix) - Kate Bush
Alright (House Mix) - Janet Jackson/CJ Mackintosh
Celebrate The World (The People Unite Remix) - Womack & Womack/Blaze
Loving You More (Oakenfold & Osborne Mix) - BT/Paul Oakenfold & Steve Osborne
Wonderful Person (MAW Vocal Mix) - Black Masses/Masters At Work
Anything (Classic Club Mix) - Sydney Youngblood/Frankie Knuckles
I Want To Know What Love Is (Extended Version) - Foreigner
I'm In The Mood (Classic Club Mix) - Ce Ce Peniston/David Morales
The Future Of The Future (Stay Dark Remix) - EBTG/Deep Dish
Native New Yorker (Big Apple 97 Mix) - Blackbox
Tomorrow (Warehouse Mix) - Tongue & Cheek/Frankie Knuckles
Break Every Rule (Rock Mix) - Tina Turner
In Your Wildest Dreams (Paradise Mix Edit) - Tina Turner & Barry White/Deep Dish
Equinox (The Heavenly Mix) - Code 708/Danny Tenaglia
Who Do You Think You Are (Strobelights & Plaform Shoes Mix) - Saint Etienne/Roger Sanchez
Eye To Eye (The Horizontal Mix) - Go West
We Come One (Dave Clarke Remix) - Faithless/Dave Clarke
I'm So Grateful (Angel's Smooth Mix) - KOT/Angel Moraes
Where Do We Go (Armand's Last Hustle In Paris Mix) - Wamdue Project/Armand Van Helden
Common People (Motiv 8 Club Mix) - Pulp/Motiv 8
Ruined In A Day (Reunited In A Day Remix) - New Order/K-Klass
It's My Life (US Mix) - Talk Talk
Someday I'm Coming Back (Classic Club Mix & Instrumental) - Lisa Stansfield/Frankie Knuckles & David Morales
Everything Will Get Better (Sax On The Beach Mix) - Lisa Stansfield/Danny Tenaglia
Groovin' (Club Mix) - War
Itchycoo Park (Beautiful Instrumental) - M People/David Morales
One Man (Dub) - Chenelle/Uno Clio
Dove (Dub-A-Rub Remix) - Mony/Robbie Riviera
Young Offender (Trip O Matic Fairy Tale Mix) - Pet Shop Boys/Jam & Spoon
Never Can't Say Goodbye (Unnamed Club Extended Version) - Communards
He Is (Club Mix) - Sunburst Band/Joey Negro
Out Of The Storm (Planet E Mix) - Incognito/Carl Craig
Special (DM Mix) - Robbie Craig/David Morales
Movin'On (Bumpin Mix) - Bananarama
Remember The Time (Late Night Mix) - Michael Jackson/E-Smoove
Love Will Find A Way (Remix) - Victor Romeo/Deep Dish
Can't Stop Loving You (Sleaze Mix) - Richard Rogers/David Morales
Feel What You Know (Remix) - Big Muff/Kerri Chandler
Chenko (tenka-io) (No Reservations Mix) - Red Box

F1 : GP Monaco (5/17)

Pas grand chose à dire : GP plutôt soporifique malgré le cadre toujours sublime, les deux McLaren franchement impressionnantes, leurs deux pilotes aussi, et le reste atomisé. Situation exceptionnelle ou d'ores-et-déjà la preuve que le championnat est joué en leur faveur ?

Les étoiles :
* * * : Alonso
* * : Hamilton
* : Fisichella, Wurz, Speed

Le classement après 5 GP :
Hamilton : 10
Massa, Alonso : 7
Heidfeld : 6
Raikkonen, Rosberg, Sato, Kubica : 3

Trulli, Kovolainen, Coulthard, Fisichella : 2
Wurz, Speed : 1

Talking Loud And Clear


En parlant haut et fort, en effet, je peux vous assurer que j'ai passé une excellente soirée vendredi dernier - avec la venue d'Orchestral Manoeuvres In The Dark (OMD) à Paris, dans cette excellente salle qu'est l'Olympia (dans laquelles je n'étais pas revenu depuis, je crois, le passage de Mike & The Mechanics il y a bien 15 ans !).

OMD, c'est typiquement le groupe "années 80" qui n'a pas vieilli (au contraire selon moi du Depeche Mode de l'époque par exemple, sans parler de Duran Duran), avec un nombre impressionnant de hits qui, s'ils ont pu parfois avoir l'air un peu "gentillets", ressortent continuellement car imparables.

OMD fait partie de ces groupes que je ne mets pas spontanément au niveau des Pet Shop Boys ou de Prefab Sprout, pour citer les deux meilleurs dans le registre de la pop anglaise, mais dont j'ai acheté régulièrement les maxis, séduits et toujours admiratifs de leur sens mélodique.

Bref, la venue de MM. Andy McCluskey et Paul Humphreys n'était à manquer sous aucun pretexte ! Par hasard, je me suis retrouvé au premier rang de la mezzanine, à exactement un mètre de la loge des familles, où l'on pouvait reconnaître sans trop de souci la progéniture McCluskey - toujours marrant comme impression.

Si tout a été à ce point réussi dans cette soirée, c'est donc par ce placement impeccable, certes, mais aussi et surtout par la construction du concert et l'énergie déployée. Si nos amis Tennant-Lowe m'apparaissent rétrospectivement comme ayant été un peu "mous" lundi dernier au Grand Rex, et en plus avec un choix de titres finalement discutable sur la globalité, on ne pourra pas faire ce reproche à McCluskey qui souvent était visiblement et sincèrement épuisé.

La première partie comprenait la réinterprétation de l'album Architecture & Morality, à deux ou trois omissions près selon moi. Rappelons qu'il y a trois tubes dans cet album : Souvenir, Joan Of Arc, Maid Of Orleans, sans oublier l'excellent She's Leaving. Les trois premiers ont été enchaînés après une vingtaine de minutes de concert : grand, très grand moment, et une ambiance dans la salle qui commençait à vraiment monter. Et puis, au bout de quarante minutes, McCluskey dit : "maintenant, Architecture & Morality, c'est fini !" (en français dans le texte). Et là, on comprend donc qu'on va avoir le reste du best of - je n'en étais pas totalement sûr et du coup, là, on était obligé de se mettre debout et de danser franchement, avec le petit parfum de nostalgie qui va avec : Enola Gay, So In Love, Messages, Electricity, Pandora's Box, tous ou presque y sont passés (sauf Dreaming). J'avoue que cette idée de faire un album entier d'abord, puis les greatest hits ensuite, me semble excellente. Interprétation impeccable par-dessus le marché, communion avec le public sincère, ambiance joyeuse, franchement une réussite : tout le monde était content d'être là !

25 mai, 2007

40 ans : mon Top 40 chansons françaises

Pas facile, celui-là, avec tout ce que ça peut supposer comme choix un peu "ringards", mais on assume !
Sans ordre particulier :

La Baie (Etienne Daho)
Chanson Perdue (Yves Montand)
Michèle (Gérard Lenorman)
Warum (Mein Vater) (Gérard Lenorman)
Faux Rêveur (Marc Lavoine)
Quand j'étais Chanteur (Michel Delpech)
Ces Mots-là (Michel Delpech)
Confidence pour Confidence (Jean Schultheis)
Voyage Voyage (Desireless)
On est tous des Imbéciles (Mylène Farmer)
Gentleman Cambrioleur (Jacques Dutronc)
Chanson Populaire (Claude François)
Le Vent nous portera (Noir Désir)
Partir quand même (Françoise Hardy)
Le Lien défait (Jean-Louis Murat)
Il voyage en Solitaire (Gérard Manset)
Par Hasard (Mikado)
Yaka dansé (Raft)
Le Coup de Folie (Thierry Pastor)
Evidemment (France Gall)
C'est en Septembre (Gilbert Bécaud)
Toi et Moi (Jil Caplan)
Tout c'qui nous sépare (Jil Caplan)
Les Parfums de sa Vie (Art Mengo)
Quand Paris s'éteint (Jean-Louis Aubert)
Ballade pour ma Mémoire (BO Les Uns et les Autres)
Quand tu pars (Rose Laurens)
Le Sud (Nino Ferrer)
Lipstick Polychrome (Daniel Balavoine)
Banale Song (Alain Souchon)
On n'oublie rien (Jacques Brel)
Lolita Go Home (Jane Birkin)
Je reviendrai à Montréal (Robert Charlebois)
Lily (Joe Dassin)
Juste quelqu'un de bien (Enzo Enzo)
Au fur et à mesure (Liane Foly)
Trompe moi (Gérard Berliner)
Jaloux de tout (Julien Clerc)
Je suis de celles (Bénabar)
Je voulais te dire que je t'attends (Michel Jonasz)

23 mai, 2007

Valery Larbaud


J'ai comme ça mes périodes poésie. D'abord parce que j'ai toujours aimé le genre, peut-être aussi parce que je m'y essaie régulièrement dans le plus grand secret (ce n'en est plus un maintenant !). Enfin, bref, je relis depuis quelques jours Les Poésies de A.O. Barnabooth de Valery Larbaud, absolument remarquables, et j'avais juste envie de vous citer ce petit passage, la dernière strophe d'Ode. A chaque fois que je lis ces quelques lignes, l'émotion me submerge.

Ah ! Il faut que ces bruits et que ce mouvement
Entrent dans mes poèmes et disent
Pour moi ma vie indicible, ma vie
D'enfant qui ne veut rien savoir, sinon
Espérer éternellement des choses vagues.

Ciels (3)

Un massif des Alpes depuis Combloux, le soir, 2006.

22 mai, 2007

40 ans : mon Top 40 Albums

On continue avec cette playlist quasiment ultime, avec cette fois-ci la liste des albums, également appelés LPs.
Classement sans ordre particulier :

A Night At The Opera (Queen)
A Day At The Races (Queen)
The Wall (Pink Floyd) ***best album***
The Final Cut (Pink Floyd)
Around The World In A Day (Prince)
Parade (Prince)
Sign 'O' The Times (Prince)
Avalon (Roxy Music)
Behaviour (Pet Shop Boys)
Very (Pet Shop Boys)
The Colour Of Spring (Talk Talk)
Time (Electric Light Orchestra)
Secret Messages (Electric Light Orchestra)
Magical Mystery Tour (The Beatles)
'The White Album' (The Beatles)
Beaucoup Fish (Underworld)
Seventh Wave (System 7) ***best techno album***
The Understanding (Royksopp)
Bob Sinclar (Bob Sinclar)
The Disappointed (XTC)
Heartbeat City (The Cars)
Rhythm Nation 1814 (Janet Jackson)
The Joshua Tree (U2)
From Langley Park To Memphis (Prefab Sprout)
Jordan : The Comeback (Prefab Sprout)
Parallel Lines (Blondie)
Café del Mar Volumen 4 (Various, compilation by José Padilla) ***best compilation album***
Ministry Of Sound : The Sessions 1 (Various, mixed by Tony Humphries) ***best mixed album***
Listen Without Prejudice (George Michael)
The Ups And Downs (Stephen Duffy)
Breakfast In America (Supertramp)
Shazz (Shazz)
Temperamental (EBTG)
Live 75-85 (Bruce Springsteen) ***best live (triple !) album***
Trip O Matic Fairy Tales 2001-2002 (Jam & Spoon)
Voyager (Momus)
Welcome To The Pleasure Dome (FGTH)
Stars (Simply Red)
Revenge (Eurythmics)
Sacrebleu (Dimitri From Paris)

My heart started missing a beat...


... hier soir sur les coups de minuit, lorsque avisant la sortie du Grand Rex à Paris, où les Pet Shop Boys venaient de donner leur 4e concert français en seize ans (et il va de soi que c'était bien la 4e fois que je les voyais), je vis une fille sortir précipitamment du bâtiment et héler énergiquement un taxi. J'eus aussitôt l'intuition que nos amis Neil Tennant et Chris Lowe allaient s'y engouffrer sans tarder. Le temps de traverser le Boulevard Poissonière (car avec mes amis El Bacos, DJ Sven et Stéphanie nous étions du mauvais côté de la rue), nous pouvions espérer arriver à la sortie du Grand Rex et peut-être ! leur dire un mot et, voire !, leur serrer la main... Hélas, il nous a manqué pas plus de dix secondes, car ils sont alors sortis très vite du hall et se sont effectivement engouffrés dans le taxi. Nous n'étions pas assez près pour établir le contact, et je me suis donc contenté d'apercevoir ces idoles de toujours à une dizaine de mètres seulement de distance.

Pas de drame, mais le sentiment diffus d'avoir raté quelque chose qui ne se reproduira plus. Car rencontrer Neil Tennant de manière concrète, au-delà d'un concert, est vraiment un de ces souhaits "fous" qui me poursuivent depuis plus de vingt ans maintenant.

Sinon, le concert était vraiment bien. Le début était peut-être un peu "poussif", mais l'ambiance et la qualité est allée crescendo, et la 2e partie était franchement impeccable. Belle surprise que d'entendre pas mal de titres des années 80, période Please et Actually, comme Heart, Shopping, Suburbia, It's A Sin, Always On My Mind, West End Girls... sans oublier des titres qui fonctionnent bien sur scène comme Se A Vida E, Where The Streets Have No Name/Can't Take My Eyes Off You, et aussi le très beau Dreaming Of The Queen. Très beau moment que la conclusion sur Being Boring, la chanson de toute une génération, hélas un peu ratée au niveau de l'interprétation par notre ami Neil, peut-être déstabilisé par un léger problème de son - mais l'émotion était là.

Les célébrations pour le 40e anniversaire continuent vendredi prochain avec un nouveau concert : OMD (à l'Olympia). Là encore, quelques Souvenir au programme...

21 mai, 2007

Zodiac *


de david fincher avec jake gyllenhall, mark ruffalo, robert downey jr, anthony
edwards, chloe sevigny


californie, fin des années 60, un tueur en série, se fait appeler Zodiac, un
journaliste, un cartooniste, un flic enquètent, des années, sans le coincer, malgré
les indices cryptés


il y a quelques films comme celui là, dont on attend beaucoup mais qui se révèlent
une grosse déception. pas un ratage mais un film bien en deça de qu'il devrait être,
de ce qu'il prétend être aussi. pas si étonnant si on considère que fincher n'est
pas un cinéaste de haut niveau. oui, "seven", mais en dix ans, ce polar, certes
copié et re copié, a pas mal vieilli. "fight club", désolé, est un film
insupportable de prétention et de complaisance. alors il reste un vrai bon film,
excellent, "alien 3". pour ce Zodiac, délibérément sobre dans la réalisation - bon
point - il a sur le papier de quoi faire un de ces polars mémorables, facon "les
affranchis", "the yards", "carlito"s way", et quelques uns, pas si nombreux. un
casting en or massif, une histoire de serial killer sur des années, reposant sur des
faits réels. mais voilà le problème, tellement évident qu'on se demande comment on
peut faire 2h35 de film derrière. dans le "réel", comme dans le film, le Zodiac ne
fait rien après 1970 à peu près. le début est excellent, les crimes, violents,
l'enquète, mais au bout d'une petite heure... plus rien pour maintenir la tension,
rien de rien, c'est en roue libre, juste des mecs qui enquètent, sans vraiment
trouver. rien qu'à voir la fausse tension autour de l'enquète de gyllenhall sur la
fin, on comprend que ce polar ne fonctionne pas, faute d'un scénario qui passe
l'écran. un long tunnel qui dure plus d'une heure et demie... et ce casting
d'acteurs parmi les meilleurs ne tient pas ses promesses, fincher n'est pas vraiment
un bon directeur d'acteurs. downey jr est crispant dans ce role de journaliste
faussement cool, et le rendre alcoolo / shooté n'est pas la meilleure idée qui soit
vu la vie de l'acteur, gyllenhall se démène plutot mal sur le fin, mark ruffalo
tient son film, par contre, le personnage central, à la hauteur d'un talent qui
crève les yeux. on aime bien aussi anthony "docteur greene" edwards... et faire
jouer les utilités de second plan à chloé sevigny, quel gachis... en traversant
ainsi les 70's, on pouvait espérer, à l'image d'un scorcese, une BO de choc. dix
secondes de marvin gaye et trois accords de steely dan, c'est frustrant, à l'image
de l'ensemble. .un film qui décevra sans doute beaucoup, boosté par Cannes et le
passé de Fincher. pas condamnable mais qui passe à côté...

16 mai, 2007

F1 : GP d'Espagne (4/17)

Les étoiles de Barcelone, un GP plutôt ennuyeux mais marqué par une ambiance hors-piste absolument extraordinaire - la F1 en Espagne, ça marche !

* * * : Massa
* * : Sato, Kubica, Coulthard
* : Hamilton, Rosberg, Kovolainen
Classement après 4 GP :
Hamilton : 8
Massa : 7
Alonso, Heidfeld : 4
Raikkonen, Rosberg, Sato, Kubica : 3
Trulli, Kovolainen, Coulthard : 2
Fisichella : 1

11 mai, 2007

Dominique Burdot

J'apprends avec stupeur que Dominique Burdot quitte son poste de directeur général des Editions Glénat. Je ne suis au courant de rien concernant cette affaire, tout ce que je peux dire est que cela m'attriste car Dominique est (était ?) clairement un éditeur qui honore la profession et c'était un plaisir que d'avoir enfin conclu quelque chose avec lui... Je veux bien sûr parler de la série L'Ultime Chimère, dont le T1 sort dans maintenant huit mois. Franchement, c'est une nouvelle que je regrette et je lui souhaite bonne chance pour son (nouveau ?) parcours.

Julien Rezak


Julien est un fervent lecteur d'ApocalypseMania et le moins que l'on puisse dire est qu'il a plusieurs cordes à son arc... Voici l'affiche pour son prochain concert, en espérant que cela vous intéresse, et que le succès sera au rendez-vous pour lui !


10 mai, 2007

40 ans : mon Top 40 cinéma

Allez, pour mes 40 ans, j'inaugure une série de quatre listes qui résument mes "top 40" à moi, dans cinq catégories :
- meilleurs films
- meilleurs songs
- meilleures chansons françaises
- meilleurs remixes
- meilleurs albums
Cela fait quelques semaines que je me suis penché sur la question et je me lance ! Il va de soi que la limite de cet exercice est qu'on n'a pas pu penser à tout, et que forcément, on a oublié un titre qu'on aurait forcément mis s'il nous était revenu à l'esprit ! Mais tant pis, il faut se lancer, et on commence aujourd'hui par mon best of "Films". Commentaires bienvenus !
(par ordre alphabétique) :
2001 L'Odyssée de l'Espace (Stanley Kubrick) ***film préféré***
37°2 Le Matin (Jean-Jacques Beineix)
Abyss (James Cameron)
Aliens (James Cameron)
Amarcord (Federico Fellini)
Apocalypse Now (Francis Ford Coppola)
Birdy (Alan Parker)
Citizen Kane (Orson Welles)
Contact (Robert Zemeckis)
Cube (Vincenzo Natali)
Le Cuirassé Potemkine (SM Eisenstein)
Le Diable par la Queue (Philippe de Broca)
Dieu seul me voit (Bruno Podalydès) ***film français préféré***
Il était une Fois en Amérique (Sergio Leone)
Le dernier Métro (François Truffaut)
Les Enfants du Paradis (Marcel Carné)
La Fille du Puisatier (Marcel Pagnol)
Les Feux de la Rampe (Charles Chaplin)
Les grandes Manoeuvres (René Clair)
Le Guépard (Lucchino Visconti)
La Liste de Schindler (Steven Spielberg)
La Lune dans le Caniveau (Jean-Jacques Beineix)
Les Lumières de la Ville (Charles Chaplin)
La Règle du Jeu (Jean Renoir)
La Rose pourpre du Caire (Woody Allen)
Le Silence des Agneaux (Jonathan Demme)
Les Uns et les Autres (Claude Lelouch)
Les Vestiges du Jour (James Ivory)
Ludwig (Lucchino Visconti) ***meilleure performance acteur : Helmut Berger***
Mes meilleurs Copains (Jean-Marie Poiré)
Minority Report (Steven Spielberg)
Mulholland Drive (David Lynch)
Playtime (Jacques Tati)
Pulp Fiction (Quentin Tarantino)
Quand passent les Cigognes (Mikhail Kazalotov)
Singing In The Rain (Stanley Donen & Gene Kelly)
Twin Peaks Fire Walk With Me (David Lynch)
Un Eléphant ca trompe énormément (Yves Robert)
Vincent François Paul et les Autres (Claude Sautet)
Witness (Peter Weir)
(pour la petite histoire, n'ont pas été loin de passer le cut :
Mort à Venise, La Soif du Mal, Rusty James, Chinatown, Sur la Route de Madison, Seven, Blue Velvet, Les Vacances de M. Hulot, Jour de Fête, Midnight Cowboy, Marathon Man, The Yards, La Dolce Vita, Les Bronzés font du ski, Tandem... et j'en oublie sûrement !)

Prise de Bec (si j'ose dire)

Très forte activité scénaristique pour Christophe Bec, dont on ne compte plus les nouvelles séries récemment ! Bravo à lui. J'ai voulu en savoir plus et j'ai donc acheté les premiers tomes de trois de ces séries afin de voir ce que ça valait. De Bec, je ne connaissais, comme beaucoup de monde, que Sanctuaire - une série incontestablement efficace, très bien découpée, même si à mon avis tout aurait pu être raconté en deux tomes plutôt que trois.
J'ai lu en tout cas ses dernières productions :



Pandemonium T1 - à mon avis, le moins bon des trois. Non pas que l'histoire soit inintéressante (au contraire), non pas que ce soit mal agencé dans le récit (au contraire), mais plus par le fait que je trouve encore l'album trop long ; je sais bien qu'il faut installer le contexte, planter le décor, et laisser la place aux personnages (tout cela est vital), mais je ne peux m'empêcher de ressentir le fait que ce premier tome s'étire un peu trop. Il manque peut-être un vrai coup de théâtre à la fin, qui aurait "débordé" sur ce que sera le T2. Dessin impeccable, cependant.




Carthago T1 - Le thème est excellent et fascinant, et certains dessins franchement supers (pas toujours côté personnages malgré tout). Cela fait penser à la série télé Surface, peut-être un peu trop. On regrette aussi le fait que le milliardaire industriel ait un visage masqué derrière une cagoule noire : pas très vraisemblable, même si un accident de la vie peut arriver à tout le monde. Mais ça se dévore, et on est impatient de connaître la suite. Dommage que certains dialogues soient, à mon humble avis, trop vulgaires (même si vraisemblables pour le coup... Je ne sais pas pourquoi, je n'ai jamais aimé les "gros mots" en BD... Je cherche toujours des équivalents un peu plus "classieux"... un côté un peu rétro sans doute...)


Bunker T1 - Le meilleur des trois, par son atmosphère, ses décors, son histoire très étrange, ses personnages typés et forts. Je trouve peut-être que l'exploration finale de la grotte est un peu rapide et obscure, mais il y a une vrai création d'univers. Surtout : le glossaire et l'emploi de certains mots s'avèrent fabuleusement expressifs. Une vraie réussite et une magnifique couverture qui plus est.

09 mai, 2007

40

Eh bien voilà, le drame absolu est arrivé. J'ai 40 ans. On va pas faire une dépression, mais bon, c'est pas anodin quand même. Allez, la vie continue - ma fille a ouvert hier son blog perso (à 9 ans !), mon fils va voir tout seul sur Ebay (à 6 ans !) les cartes Pokémon qui sont en vente... Faudra être à leur hauteur pour la suite.

08 mai, 2007

Destricted * *


film collectif de 7 court / moyen métrages dont larry clark, gaspar noe, s taylor
wood...

7 films d'auteurs très différents autour du sexe et de la pornographie
c'est pas beau, ça ? de vrais films de boules en compagnie du public
intello-convenable du mk2 beaubourg, hommes et femmes et avec les deux mains bien
dégagées. un vrai film de cul, interdit aux moins de 18, avec pipes à gogo,
sodomies, sperme dégoulinant et tout ça (voilà, c'est dit). l'exercice est
intéressant, intriguant, vraiment. parce que la nouvelle frontière, la dernière
frontière du ciné actuel un minimum exigeant pourrait être de montrer (enfin) le
sexe. alors que l'ultra violence se banalise à l'écran, alors que la société est de
plus en plus "sexuelle", on reste dans les codes d'ellipses au cinéma. certains ont
essayé, avec réussite, de transgresser, bruno dumont, des réalisateurs coréens,
chéreau avec "intimité", larry clark. c'est d'ailleurs son moyen métrage qui est le
meilleur moment de ce "destricted". un docu sur le casting de jeunes américains pour
tourner un film porno, un bon résumé de cette culture porno US, à la fois drole et
significatif sur ce qu'une jeune génération a dans la tête, des questions de clark
jusqu'au passage à l'acte avec actrice pro qui pousse ses gémissements mécaniques.
le reste, clairement inégal, comme prévu. un peu branlette - ben oui, fallait la
placer... - intello dans pas mal mais le fait d'être dans l'explicite donne un
intérêt à la plupart. y compris à celui, final, de gaspar noe, pas mal de sièges qui
ont claqué, il nous a ressorti la douce ambiance de son "irréversible". original,
quand même. souvent pénible mais dérangeant, mettant mal à l'aise par son
insistance, y compris au mk2 beaubourg. donc ça fait du bien.

07 mai, 2007

A propos d'hier...

Certains d'entre vous auront peut-être remarqué l'absence de tout message relatif à l'actualité française de ces six derniers mois, à savoir depuis le moment où la véritable campagne présidentielle a commencé. J'ai longtemps hésité à traiter cette élection majeure dans ce blog, qui est quand même un espace comparable à un certain journal intime. Le fait est que je n'ai finalement pas retenu ce choix, car j'ai estimé -peut-être à tort- que ces pages informatiques servaient avant tout à "ma vie, mon oeuvre", pour reprendre une formule bien prétentieuse, plutôt que "mes pensées", surtout politiques.
Sachez pourtant qu'en tant que journaliste, je serais bien en mal de vous dire que je ne me suis pas passionné pour cette présidentielle. Comme toujours, dès que l'actualité est "chaude", je sens monter en moi "la pression de l'événement" - un réflexe quasi physique d'excitation issue sans doute de mes nombreuses années passées sur le terrain pour la télévision publique française, fussent-elles presque exclusivement sportives. J'ai donc passionnément suivi, journalistiquement parlant, cette campagne et comme tout citoyen, j'avais bien sûr mon opinion et mes avis. J'ai bien sûr voté lors des deux tours, même si certains s'offusqueront peut-être de savoir qu'un de mes votes 2007 (et c'est une des deux seules choses que je révélerai) à été blanc...
Voilà... Tiens, en passant : j'ai beaucoup regardé BBC World hier soir, en direct depuis le toit d'un immeuble sur les Champs-Elysées pour une émission spéciale "French Presidential Elections" - toujours très intéressant de voir comment les télés étrangères (et aussi respectables que la BBC) traite de la France. Je dois dire que Christine Ockrent, femme de l'homme politique qui aurait ma voix à coup sûr s'il se présentait (2e révélation !), parle très bien anglais !

03 mai, 2007

Intox T4


Petit coup de pouce au passage au dernier album d'Olivier Mangin (sur un scénario de Gilles Chaillet, editions Glénat), avec lequel je vais avoir le plaisir de travailler sur l'ultime Chimère (dont le premier tome avance... Encore sept petits mois de patience !).

26 avril, 2007

Par avion (3)

Coucher de soleil, au-dessus de la Russie, 2006

Notes de lectures BD




Tehos (Arq T10, Andreas, Delcourt) - Ah, difficile de chroniquer l'album d'un auteur aussi vénéré ici... Non pas que ce dernier opus de la série Arq soit raté (ce qui était, à mon humble avis, le cas du dernier Capricorne), mais il laisse indubitablement perplexe. Quand je pense qu'on m'a souvent accusé d'avoir fait d'ApocalypseMania une série compliquée - qu'est-ce qu'il faut dire alors dans le cas d'Arq ! Mais là n'est pas le débat, car de toute façon je pardonne tout à cet auteur majeur. Ne comptez pas sur moi pour vous résumer les tenants et aboutissantes de ce T10, il y a bien longtemps que j'ai renoncé à tout comprendre (ou plutôt : à essayer de comprendre) et je préfère me laisser transporter de manière presque onirique dans les pages. Il reste alors la fameuse magie "andreassienne" (oh le vilain mot), où le découpage, les cadrages, la mise en scène sortent absolument de l'ordinaire. Je suis même toujours étonné de la façon qu'il a de me bluffer encore à ce niveau-là ! Je persiste en revanche à penser que ses dialogues pourraient être meilleurs (je me suis toujours demandé si sa nationalité d'origine n'expliquait pas cela) et j'espère que le scénario final d'Arq ne va pas nous emmener à découvrir toujours plus d'univers virtuels, ce qui est un poil lassant à la longue. Bref, un album qui n'est pas au niveau du précédent, mais qui intrigue continuellement et qui est prometteur pour la suite.
Note : * * *

Antarès T1 (Léo, Dargaud) - Le nouveau Leo, un événement ! Rappelons que je considère Aldébaran et Bételgeuse comme deux séries absolument essentielles à la BD mondiale de ces dix dernières années, toutes langues confondues ! Si, si... C'est dire que j'attendais impatiemment ce troisième volet - il ne m'a pourtant pas totalement convaincu. Ca reste bien sûr du haut de gamme, mais finalement il n'y a pas de grande nouveauté : on a une planète inconnue, à explorer pour en découvrir toutes les richesses/horreurs et on a des hommes et des femmes qui s'opposent sur le statut dudit territoire. Et cette thématique, sur 56 pages, est peut-être un peu longue. Sans doute conscient de cela, Leo a déplacé une partie de l'action sur Terre, où l'on voit un Paris sinistré étouffer de froid. L'idée est intéressante, même si, et c'était à prévoir, on préfère retourner le plus vite possible sur Antarès pour le dépaysement ! Enfin, il y a certains dessins qui m'ont franchement déçus, comme des attitudes de visages où les personnages ont la bouche grande ouverte... Ca m'a même franchement intrigué qu'il n'ait pas refait les cases en question.
Note : * * *

Le Complexe du Chimpanzé T1 (Marazano-Ponzio, Dargaud) - Une nouvelle série dans l'esprit de Warren Ellis, à base de conquête spatiale et de mystère cosmique... à moins que tout cela ne soit une illusion. Une bonne idée de base, c'est clair, une bonne intrigue impeccablement menée, même si je continue de trouver que la fille de l'héroïne (pas totalement crédible car trop jeune et jolie) ne parle pas comme une enfant. Richard Marazano m'a fait une réponse à ce sujet à l'adresse suivante, si ça vous intéresse : http://www.bdparadisio.com/scripts/ForItems.cfm?IdSubject=070413113028
Note : * * *

Adieu Calder (Le Maître de Benson Gate T1, Nury-Garetta, Dargaud) - On ne rappellera pas ici la toujours grande richesse des scénarios de Fabien Nury, qui nous sort un intéressant conflit de famille entre deux frères assez dissemblables... Ca se lit très bien et le dessin est impeccable, du vrai bon boulot. Dommage que le lettrage me semble "amoindrir" la portée des cases.
Note : * * *

18 avril, 2007

Sunshine * * * *


de danny boyle avec chris evans, cilian murphy, rose byrne

2057, une expédition de 8 personnes en route vers le soleil qui se meurt pour
déclencher une explosion qui le réactivera et ramènera l'espoir sur Terre

Il est de ces films que la critique n'épargnera pas parce que trop calibré en
apparence, avec son lot d'incohérences. Mais des films qui transportent totalement,
alliant gros moyens sur les effets spéciaux, aucune complaisance dans le scénario,
réalisme des situations et comportements même dans un contexte de science fiction
totale tout en assumant le statut de film commercial (bref pas "solaris"). des films
qui procurent des sensations rarrissimes au ciné, une sorte de jubilation de l'image
sans honte, parce qu'il y a de l'intelligence, de l'imagination derrière. "contact"
de zemeckis a été un de ces films. il y en a eu d'autres, pas tant que ça. car le
genre a pu être plombé par des films à message (insupportables) et un ton
complaisant, les pires dans le genre depuis 10 ans étant "armageddon" et
"intelligence artificielle". il y a de ces moments magiques dans "gattaca" ou la
première partie de "the island". ici, boyle couronne sa carrière, celle du cinéaste
déjantée de "trainspotting", celle de l'amateur de fantastisque sans concession
dans la délibérement fauché "28 jours plus tard" . les gros moyens de la Fox
n'achétent pas son talent, ce "sunshine" est sombre, pessimiste, gore, dur,
compliqué parfois (et ça sent l"échec vu la fréquentation en 1ere semaine), rappelle
les classique du genre, "alien", "2001". avec des scènes d'espace extraordinaires,
une réalisation de très haut niveau, mettant en images de fantasmes de BD, de
bouquins, comme cette réparation de panneaux solaires alors que le soleil se lève et
se prépare à griller les cosmonautes... et tant d'autres scènes encore, la serre
géante, la découverte du vaisseau abandonné, plein de cendres humaines. alors oui on
devine l'histoire, oui, seul vrai défaut, cet "occupant supplémentaire" sur la fin
n'amène pas grand chose, ne correspond pas au reste du film, oui la fin frise le
mysticisme pas nécessaire et est un peu expédiée. mais boyle a eu le temps de nous
en mettre plein les yeux, pas mal de scènes où on s'accroche au fauteuil - est ce
que cela arrive souvent au ciné ? - c'est envoutant, hypnotisant. et un casting
malin sans stars, même si cilian murphy ("le vent se lève", "breakfast on pluto")
commence à gentiment cartonner. excellente bande son d'Underworld & co. un film
qu'on aimera aimer contre le plus grand nombre, tant pis pour le cliché, c'est un
chef d"oeuvre de la science fiction.

El Bacos.

17 avril, 2007

Détours (3)

Souk, Marrakech, 2005

F1 : GP de Malaisie & Bahrein (2 & 3/17)

Désolé pour le retard, mais voici enfin mes étoiles pour les deux derniers GP :

GP de Malaisie :

* * * : Alonso
* * : Hamilton
* : Fisichella, Trulli, Kovolainen, Rosberg

GP de Bahrein :

* * * : Massa
* * : Hamilton, Heidfeld
* : Kubica, Trulli


Classement après 3 GP :

Hamilton : 7
Alonso, Massa, Heidfeld : 4
Raikkonen : 3
Rosberg, Trulli : 2
Sato, Fisichella, Kovolainen, Kubica : 1

06 avril, 2007

Analogie !



Tiens, en passant comme ça... Vous ne trouvez pas que la couverture de la nouvelle série des mes amis Nury et Garretta (Benson Gate T1, Dargaud) a un petit point commun avec la 4e de couverture d'ApocalypseMania ?



02 avril, 2007

Le Voile des Illusions * * *


de john curran avec edward norton, naomi watts

chine, années 20, walter médecin, jeune marié à kitty. trompé par sa femme, il l'oblige à l'accompagner vivre près d'un village frappé par une épidémie de cholera

un beau mélo exotique qui respecte les codes du genre, sans chercher à faire moderne, tout en évitant une complaisance avec un cinéma nostalgique. rien en trop, le rythme est bien maitrisé, ni trop rapide, ni trop long, on s'approche des réussites de regis wargnier - "une femme francaise", "est ouest", "indochine". pas évident d'à la fois rendre l'ambiance britannique coloniale du début du siècle - roman de somerset maugham - et de vraiment émouvoir avec cette histoire d'amour "à l'envers", la femme n'étant attiré par son mari qui bien après leur mariage. un vrai plaisir de cinéma de dépaysement, géographique et historique, avec belle musique loin de clichés de desplat. la représentation du cholera est plutot flippante, réaliste on va dire. le film sait prendre des pauses, comme cette soirée whisky / opium avec l'anglais et sa protégée chinoise, ou cette traversée du fleuve par le couple réconcilié. pas un hasard que norton et watts, soit le haut de gamme du genre - on imagine des sandra bullock et autres colin farrell dans ces rôles, on courait au massacre - se soit engagé sur ce film, ils portent ce film, tout en retenue et en vraie romanesque, une relation entre eux touchante . évidemment diana "emma peel" rigg en bonne soeur, ça fait un drole de coup de vieux, comme la sanda dans le meme role dans "les rivières pourpres". le temps... belle scène pre finale sur fond de "claire fontaine", c'est à ces détails de scénario qu'on reconnait un bon film.


El Bacos.

Détours (2)

Allée, Pièce d'eau des Suisses, Versailles, 2005.

Les Témoins * * *

de andré téchiné avec michel blanc, emmanuelle beart, sami bouajila, johan libereau

été 1984, adrien, médecin, tombe amoureux du jeune manu. relation platonique. manu est attiré par mehdi, mari flic de sarah,une amie d'adrien.

il faut sans doute consommer voire sur consommer du cinéma au quotidien pour mesurer le talent d'un téchiné. il n'a jamais été un cinéaste spectaculaire, beaucoup de grands films mais pas l'impression d'une grande oeuvre en particulier, mais il assure chaque fois une qualité de réalisation et de narration de plus en plus rare dans le cinéma français, depuis plus de 30 ans. sans donner l'impression d'avoir des "tics", d'être dans la redite. il suffit de quelques minutes, les mouvements de camera, le montage, la lumière - superbe, celle d'un été 84 à Paris pendant lequel on se croit replongé - la densité des personnages, l'interprétation. il a un talent pour raconter des histoires, sans que l'on voit les coutures, sans que l'on traine en chemin. et malgré le poids du sujet - le sida qui commence à frapper et les "témoins" désarmés - le film n'est absolument pas "à thème". et si c'est à la mémoire à son ami michel bena, dont on se souvient bien du "ciel de paris" avec bonnaire, il y a 15 ans, c'est un bel hommage. le temps de "marcia baila", la chanson de ces années 84/85, on se retrouve dans l'époque. la partie estivale, celle de l'insouciance, des corps amoureux, est plus convainquante que la "guerre" de l'hiver, plus dure, forcément. comme toujours chez téchiné, gros casting, même son "petit jeune" de service, libereau, est au niveau. mention spéciale à bouajila qui change de son registre classique, dans une "virilité" à la rosdy zem. et à béart qui aura quand même été révélée d'abord par sautet puis par téchiné, qui sait, lui - tant mieux... - la faire jouer de sa sensualité, comme dans "les égarés", comme ici. elle est "physique", et elle est vraiment marquante.


El Bacos.

J'attends quelqu'un * *



de jérome bonnell avec jean pierre darroussin, emmanuelle devos, eric caravaca, florence loiret

petite ville de banlieue, un jeune garcon revient, un patron de café s'attache à une prostituée, sa soeur s'ennuie dans son couple sans problèmes

après "le chignon d'olga", prometteur, bonnell s'emmelait les pinceaux avec "les yeux clairs", tombant dans une pose auteuriste pseudo rohmérienne crispante. ce troisième film, plus "ambitieux" - que veut dire "ambition" ? on va dire filmer avec un plus gros casting que juste sa copine - est plus intéressant mais il confirme l'écart avec des cinéastes qui ont plus de chair, comme manuel poirier dans le genre chronique provinciale du quotidien. toute la différence avec ces beaux "petits films" de 2006 qu'étaient "itinéraires" et "le passager". filmer avec "sensibilité", le propre de ce film tout en retenue ne suffit pas, ça manque de nerf, de conviction à raconter des histoires. celle de darroussin et de sa pute régulière est de loin la plus touchante, pour aboutir à une superbe scène de séparation. grand darroussin, un pilier de notre cinéma comme on dirait. le reste laisse souvent à désirer, malgré la beauté d'emmanuelle devos, tout ce qui tourne autour du jeune gars est sans intérêt.

El Bacos.

30 mars, 2007

Ciels (2)

Blue Mountains, New South Wales, Australia, 1er janvier 2007.

Speedway, sur la prégrille

Mon ami Siro vient de m'envoyer les crayonnés de deux nouvelles planches de Speedway (la 24 et la 25). Ca jette toujours autant ! Voici d'ailleurs un dessin extrait de la 24, vous m'en direz des nouvelles...


Par avion (2)

Ile, Norvège, 2006.

Rêve & Interprétation

La nuit dernière, j'ai rêvé que je devais rejoindre un pas de tir afin de faire partie d'une équipe d'astronautes chargée d'une mission dans l'espace... (la faute à un vieil épisode d'Au Coeur du Temps que j'avais vu la veille, et qui parlait d'une fusée qui devait aller sur Mars !). Le problème, c'est que pour me rendre à la base, je devais prendre le métro parisien et je me rendais compte avec horreur que je n'avais qu'une demi-heure pour traverser Paris, avec en plus un changement ! Du coup, une course contre la montre angoissée commençait...

Je crois que cela fait plus de vingt ans maintenant que je fais à chaque fois ce genre de rêve : j'ai une urgence et je cours pour y arriver. Je cours, je cours, je n'arrête pas de courir ! Quelqu'un aurait-il une idée de ce que ça signifie ? Est-ce que ça veut dire que je suis trop stressé ? Trop actif ? Trop idéaliste ?

C'est grave docteur ?

29 mars, 2007

Par avion (1)

Campagne, France, 2007.

Détours (1)

Londres, 2007.

Ciels (1)

Miami, 2007.

26 mars, 2007

Photos

Tiens, j'en profite pendant que je suis lancé pour vous dire que je vais inaugurer une nouvelle rubrique sur ce blog, concernant une petite collection de photos persos qui tenteront peut-être un jour une galerie ou quelques amateurs éclairés...
Cela fait plusieurs années que j'ai entrepris la réalisation photographique de trois thématiques précises :
- PAR AVION : clichés pris depuis les hublots des avions commerciaux. Histoire de jouer moi aussi à Yann Arthus-Bertrand mais avec cette idée assumée de survol sur des avions de ligne.
- CIELS (et non pas cieux, j'insiste) : clichés de ciels où les nuages et parfois la mer se disputent le premier rôle...
- DETOURS : clichés peut-être plus classiques ou touristiques, mémoires de voyages...
Vos avis seront les bienvenus...

Back from Florida & some news


Ca y est, les différentes saisons de sport auto ont repris, à quelques exceptions près, et le temps vient forcément à manquer pour mettre à jour ce blog... Je suis rentré jeudi dernier d'une semaine passée en Floride, et je m'aperçois que je n'ai toujours rien raconté ! Un comble. Sachez donc que mes collègues Patrick Rivet, Xavier Boutantin et moi-même avons donc décollé pour Miami le 14 mars dernier, afin d'aller commenter sur place les 12H de Sebring, 1ère manche de l'American Le Mans Series et grande répétition des 24H du Mans (même si Peugeot, Pescarolo, Aston Martin et Saleen n'étaient pas là). Une course marquée cette année par le duel Acura/Porsche dans la catégorie P2 et qui a tenu toutes ses promesses. En GT2, on signalera les deux dixièmes d'écart à l'arrivée entre les deux premiers, après un tour d'horloge complet ! Bref, Patrick et moi on s'est éclaté à commenter cette classique, même si je peux jurer que parler pendant treize heures d'affilée (seulement deux fois deux minutes de pauses toutes les heures pour la pub !) n'est pas facile !

Heureusement, nous avions un peu de temps libre les jours suivants. La faute principalement à Peugeot, qui devait venir rouler à Sebring après la course et qui y a renoncé au dernier moment, à un moment en tout cas où nos billets n'étaient plus modifiables... Du coup, nous avons pu nous balader un peu en Floride. Sebring, il faut bien l'avouer, n'est pas très excitant, une petite ville située en plein centre de l'Etat sans réel charme malgré la présence de lacs autour. De plus, on n'a pas eu forcément très beau temps, subissant même deux orages tropicaux les deux premiers jours (voir photo). Nous sommes donc allés voir la mer, sur la côte est le dimanche suivant l'épreuve et sur la côte ouest le lundi. Très précisément à St Petersburg, où réside notre ami Sébastien Bourdais, à qui on n'a pas manqué de rendre une petite visite !



Le mercredi, retour à Miami pour prendre le vol du retour, non sans avoir fait un petit détour par Miami Beach pour dire qu'on y était ! Bref, un déplacement haut en couleurs...
Sinon, je vous annonce que j'ai terminé ApocalypseMania ! En fait, j'ai terminé le découpage complet des deux derniers tomes sur mon cahier de brouillon... Il faut maintenant mettre tout ça au propre, ce qui génère toujours des changements. Mais globalement on y est, c'est fini et Philippe va pouvoir illustrer ces 92 dernières pages qui concluent une belle aventure de huit ans. Emotion tout de même...

23 mars, 2007

F1 : GP d'Australie (1/17)

C'est désormais sur ce blog que j'aurai l'honneur de remettre mes "étoiles" après chaque GP et de réactualiser le classement de l'année en cours. Je rappelle les règles : note de 1 à 5 étoiles, qui ne prennent pas forcément en compte que la course mais parfois aussi les essais, avec coefficient subjectif en fonction du matériel.
Exemple : une victoire de Schumacher, ces dernières années, au volant d'une Ferrari ultra-dominatrice et à l'issue d'un non-combat sur la piste, ne peut pas valoir plus de 3 étoiles. En revanche, une victoire de Panis au GP de Monaco, en 1996, après être parti de la 14e place sur la grille, vaut bien évidemment 5 étoiles...
Voilà, on démarre donc une nouvelle saison !

Les étoiles de Melbourne :

* * * : Raikkonen, Hamilton
* * : Heidfeld
* : Alonso, Massa, Rosberg, Sato

09 mars, 2007

Dans deux mois pile...

... j'aurai 40 ans.

My god.

26 février, 2007

Césars




Il y avait bien longtemps que je n'avais pas regardé une cérémonie des Césars - je me souviens que lors de mon adolescence, passionné que j'étais par le cinéma (entre 15 et 22 ans, je voulais vraiment devenir réalisateur), je ne ratais jamais cette grand messe de la profession. Le problème, bien évidemment classique, c'est qu'entre l'entrée dans la vie active et la "fondation" d'une famille, on va moins au cinéma et on est donc moins accro à l'actualité du 7e art. Il n'empêche que je me suis replongé avec un certain plaisir dans cette cérémonie (en fait je ne suis arrivé qu'au milieu, au moment où on rendait hommage à Gérard Oury - un moment très émouvant quand même) et j'ai trouvé que ça fonctionnait bien. Canet et Cluzet passaient très bien, et il y a même eu pas mal de surprises avec le triomphe de Lady Chatterley et Ne le dis à personne et l'effondrement inattendu de Indigènes. Même Marlène Jobert m'a semblé très bien, c'est dire !


Bref, tout ça pour dire que je mets ici les chroniques de notre ami El Bacos sur les deux films stars de la soirée qui n'avaient pas été publiées sur ce blog à l'époque (mieux vaut tard que jamais, comme on dit...) :




Lady Chaterley * * *
de pascale ferran avec marina hands, jean louis collouch, hypolyte girardot

années 20, campagne anglaise, constance chatterley, jeune femme d'un riche Lord, paralysé, vit une relation physique intense avec le garde chasse

film à hautement recommander, tout en prévenant à l'avance: près de 2h45, d'un rythme lent, peu d'actions, scènes contemplatives et un peu répétitives. oui mais d'un roman certes pas majeur mais marquant, pascale ferran ("petits arrangements...") fait un mélo qui s'assume, haut de gamme. d'un roman dit "érotique", on pouvait soit faire du M6, comme le faisait Just Jaeckin à une époque, avec reconstitution classe, garde chasse bellatre, image hamiltonienne, soupirs de Constance, etc. ou vu par une femme exigeante, un film très dépouillé, intelligent par sa simplicité et sa vérité, qui a ce mérite immense de ne pas chercher à faire joli, à faire "dans l'époque". ce qu'aurait pu faire sofia coppola avec "marie antoinette", mais qui restait encore trop conforme à des codes esthétiques. l'histoire et les sentiments avant tout. la nature, acteur principal, la fôret, l'herbe, les animaux, les bruits, la lumière de fin d'hiver puis d'été, bref de la vraie sensualité. la passion va crescendo, le sexe entre eux deux est progressif, maladroit d'abord, géné, puis progressivement libéré, plus direct. pascale ferran ne "montre" pas délibérément mais ne cache pas non plus, ces scènes étant essentielles dans l'intrigue, le désir est omniprésent, bien plus que les sentiments amoureux. c'est un vrai mélo, avec ce qu'il faut en apparence de naiveté dans les dialogues, mais avec toujours de la distance, les non dits sont bien présents, on peut croire à cette histoire amoureuse, ou pas. excellent casting, marina hands, dans sa maladresse et sa spontanéité, le garde chasse surtout, ni trop "animal", ni "beau mec". et girardot, qu'on n'avait pas revu dans un role aussi consistant depuis longtemps. il faut donc s'accrocher, soyez prévenus, mais ce "lady chaterley" fait partie de ces films rares, courageux, différents, à contre courant des formats (ados, télés, etc).




Ne le dis à personne * *
de guillaume canet, avec francois cluzet, andre dussolier, marie josé croze, francois berleand, jean rochefort

alex, pédiatre, 8 ans après l'assassinat de sa femme, recoit des emails témoignant de sa présence. on le re soupconne à nouveau du meurtre de sa femme.

on a suffisamment l'occasion de se plaindre du manque d'ambition des films francais, de leur formatage, notamment dans le registre du polar, pour saluer, plus que bas, ce gros gros travail de Canet. il y a mis du sien, beaucoup, trop sans doute. presque l'égal des grands polars francais de ces 15 dernières années pendant une bonne partie du film, type "le cousin" et "L627". réalisation "à l'américaine", au bon sens du terme, nerveuse, belle image d'été sur Paris (mais sans les affreux effets de "36 quai des orfèvres"), un excellent rythme, il se passe beaucoup de choses, nombreux 2nds roles. mais à vouloir assurer l'excellence à tous niveaux, y compris la musique, M à la baguette + quelques morceaux bien choisis, Canet est toujours à la limite d'en faire trop, et d'ailleurs il en fait trop, ne sait pas s'arrêter parfois, comme si il voulait tout prouver, "frapper un grand coup", surprendre à tout prix. comme cette scène de bravoure sur le périph, impressionnante, mais qui a surtout le mérité d'avoir été faite.Ou cette longue explication finale pour dévoiler l'histoire. le scénario est plutot très bien foutu, mais sa révélation est plus que maladroite, lourdingue. des tas de maladresses de mise en scène qui pénalisent ce presque grand film. dans le même registe, un "sur casting", il y a de la star partout, c'est contre productif, là encore il essaye d'en mettre plein les yeux. Jalil Lespert dans une scène de 2 mn, à quoi ça sert à part... frimer un peu. cluzet est excellent, comme chaque fois qu'il est bien dirigé et n'est pas en freestyle. marie josé croze... rien à ajouter, on a depuis longtemps dit tout le bien d'elle, à tous les points de vue. un beau polar, polar urbain,sur Paris et banlieue des années 2000, mais il manque ce talent de se mettre au service de l'histoire, comme Beauvois l'an dernier a su le faire ("le petit lieutenant").


14 février, 2007

L'ultime Chimère - le casting !




Ca y est, a priori, et sauf revirement de dernier instant imprévu, l'équipe est cette fois au grand complet pour ce beau et grand projet qui verra le jour dans huit mois chez Glénat.

Les heureux élus sont donc, par ordre d'apparition dans la série :

Héloret (Eastern, Le Bateau-Feu) - période XXVIe siècle av. JC.
Griffo (Giacomo C, Petit Miracle, Ellis, Beatifica Blues, SOS Bonheur...) - période contemporaine (année 2129)
Goepfert (Les Chemins de Malefosse) - période XIXe siècle (année 1872)
Aymond (Lady S, ApocalypseMania) - période XXe siècle (année 1975)
Mangin (Intox) - période XXe siècle (années 1962-1967)
Meddour (Garanah) - période XVIe siècle (années 1516-1519)

A titre d'information, si l'on prend en compte le nombre de planches à réaliser, la liste devient, par ordre décroissant : Griffo, Mangin, Meddour, Goepfert, Héloret, Aymond.

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13 février, 2007

Notes de lecture BD

Allez, on ne perd pas le rythme, voyons voir ce que nous avons en magasin :
Le Retour à la Terre T4 (Ferri-Larcenet, Dargaud) - Déjà un classique de l'humour, que je continue de trouver formidable. C'est simple, pas forcément original d'ailleurs, mais le dessin est d'une telle justesse dans les expressions que le coup porte à chaque fois. Mention spéciale aux deux histoires où l'on voit le maire du village se moucher pour ne pas répondre à une question embarassante... Hilarant !
Note : * * * *
Biotope T1 (Apollo-Brüno, Dargaud) - J'ai été surpris de trouver cet album dans la collection Poisson Pilote, car je trouve finalement que l'histoire ne correspond pas aux "critères" d'habitude en place dans ce format. Ce doit être à cause du statut des auteurs ou du trait de Brüno. En tout cas, c'est une histoire plutôt intéressante, avec des personnages bien typés. J'ai bien apprécié aussi le découpage, qui est particulièrement travaillé.
Note : * * *
Dieu n'a pas réponse à tout (mais il est bien entouré) (Benacquista-Barral, Dargaud) - Je m'attendais à quelque chose d'assez léger, or il s'agit d'histoires qui sont d'une part très subtiles et qui abordent de manière intelligente des problèmes de société. Du coup, c'est plutôt profond, en tout cas il y a derrière l'humour beaucoup de profondeur. Seul bémol : les histoires sont finalement mises, selon moi, dans l'ordre décroissant de valeur, ce qui fait que l'album se termine moins bien qu'il ne commence. Mais ça reste brillant.
Note : * * * *

03 février, 2007

Surface et autres séries télé


Je viens de finir de visionner la saison 1 de la série Surface, et je dois dire que j'ai bien aimé, même s'il y a quelques incohérences de scénario (concernant toutes le personnage de Lee). L'idée de nouveaux monstres (sous-)marins est vraiment excellente. Toute l'histoire autour du jeune Miles est sans doute un peu longue, mais elle est bien filmée et les créatures sont réussies. On aurait pu tout condenser en dix épisodes au lieu de quinze, mais bon, c'est le principe du genre. On surveillera donc l'actualité à venir de Surface, qui mérite de revenir en 2e semaine (pardon : saison !).

J'ai commencé aussi à visionner la saison 3 des 4400 (grosse attente), de Lost (fabuleux) et je vais bientôt commencer Prison Break. En revanche, grosse déception et arrêt immédiat de Treshold et pas bluffé par la saison 1 de Numb3rs.

Je vais aussi aller voir du côté d'Invasion... Je viens juste d'en entendre parler.

Quant à 24 saison 5, je suis déçu. Ca fonctionne bien, mais franchement SPOILER impliquer le président Logan est trop tiré par les cheveux.

29 janvier, 2007

José Munoz

Décidément, nos grands prix d'Angoulême sont contrastés : après le trublion-branché-jeune-nouvelle vague Lewis Trondheim (parfaitement mérité), voici le glorieux-ancien-argentin José Munoz, récompensé pour l'ensemble de sa carrière. Comme beaucoup, je l'ai découvert dans les années 80 dans les pages du magazine A Suivre, et j'avoue que je trouvais son noir et blanc un peu radical et par trop "déformé" quant aux personnages. Mais les histoires d'Alack Sinner m'ont toujours paru percutantes et très fortes, et c'est pour cela, tout comme pour Schuiten (avec Peeters il y a quelques années à Angoulême), on ne pourra pas dissocier Munoz de Carlos Sampayo pour ce grand prix. En tout cas, au fur et à mesure des années, j'ai appris à apprécier le graphisme de Munoz ; sa stature internationale, son propos adulte et sans concession, autant de qualités qu'on ne peut nier et qui méritent le respect. Je ne peux donc qu'exprimer ma satisfaction à cette distinction, ce qui n'est pas toujours le cas à Angoulême ! (dernier exemple : Wolinski).
Maintenant, et comme par jeu, je ne peux m'empêcher de jouer à décerner moi aussi les grands prix d'Angoulême. Il y a à mon avis plusieurs catégories :
- ceux qui devraient pouvoir l'avoir à tout moment et qui gravitent dans la BD franco-belge : Andreas, Van Hamme, Rosinski, Hermann, Martin, Sfar (si son prix des Fondateurs ne l'empêche pas de l'avoir), Larcenet
- ceux qui devraient pouvoir l'avoir à tout moment mais qui ne sont pas dans la BD franco-belge : Moore, Gaiman, Taniguchi
- ceux qui pourraient l'avoir un jour : Bourgeon, Comès, Cosey... et j'en oublie certainement !

28 janvier, 2007

Notes de lecture BD

Pas mal de rattrapage ces derniers temps sur des albums que je n'avais pas encore eu le temps de lire ou que j'ai pu prendre chez Dargaud en avance !... On y va dans l'ordre de lecture :

Holmes T1 (Brunschwig-Cecil, Futuropolis) - Superbe idée, un potentiel énorme, un bel ouvrage (même si je pense que le format de l'ex-future défunte collection 32 est trop grand), mais je trouve ce premier opus un rien confus, avec peut-être trop de pistes ouvertes en même temps... j'avoue que je suis curieux de voir comment ils vont tenir neuf épisodes à ce rythme effréné.
Note : * * * (sur 5).

Lady S T3 (Van Hamme-Aymond, Dupuis) - Ca y est, Philippe m'a enfin offert un exemplaire du dernier Lady S (il était temps !). Je ne suis pas le seul à trouver qu'il y a trop de texte, mais l'idée de l'enlèvement des Nobels est évidemment excellente. L'ennui dans ce genre de récit où l'on trouve de l'espionnage, c'est qu'on devine assez vite quels sont les personnages qui portent des masques et qui auront le mauvais rôle... Un travail bien ficelé en tout cas, qui donne envie d'aller à Stockholm !
Note : * * *

Valérian T20 (Christin-Mézières, Dargaud) - ça s'appelle L'Ordre des Pierres et ça va dans tous les sens, avec trop de personnages, trop d'idées jetées un peu au hasard, trop de confusion dans les situations, trop de dialogues, trop de dialogues baclés qui plus est... Désolé, mais là nos deux auteurs vedettes ne sont plus dans le coup. Triste de dire ça, mais c'est ce que je ressens. Je suppose qu'un jour, on dira forcément ça de moi aussi...
Note : *

Les véritables Légendes urbaines (Corberyan-Guérin-Guérineau-Henriet..., Dargaud) - j'étais vraiment intrigué par cette nouvelle série qui me semble échapper complétement à l'esprit et au cachet Dargaud, mais le casting était vraiment alléchant. Et puis, j'ai toujours aimé l'idée des histoires courtes. Mon regret sera qu'il s'agit à chaque fois d'une thématique "horreur", même si c'est la plus évidente pour des légendes urbaines. La première "story" est la mieux et je suis vraiment un grand fan de Guérineau. L'idée de la 2e est très bonne, en revanche, je trouve que dans la 3e, l'effet du chien qui est censé lécher la main est raté. Quant à la 4e, l'idée est aussi bonne mais c'est le dessin (désolé Mr Formosa...) qui me rebute.
Note : * * *

Double Gauche (Corbeyran-Formosa, Dargaud) - Je ne suis pas convaincu par l'idée de base (désolé Eric), je n'ai jamais aimé les histoires qui se passent avec des monstres de cirque et je n'accroche pas du tout au dessin (voir précédemment). Mais je ne dis pas que c'est un mauvais album - c'est juste que l'accumulation des handicaps est trop forte pour moi dans ce cas.
Note : o

Gus (Blain, Dargaud) - J'adore ce que fait Blain et j'adore son trait. Il y a notamment dans cet album des superbes attitudes de chevaux, bien plus précises et travaillées qu'on pourrait le croire. J'aime aussi le détournement du thème du western pour ce qui est finalement une obsession de la drague. Une thématique qui débouche sur une joyeuse déconnade, pas toujours exceptionnelle toutefois. Il y a des moments réjouissants, et d'autres qui sont un peu longs. La dernière histoire est la moins bonne (en fait, les histoires sont d'un intérêt décroissant, ce qui est peut-être un peu inquiétant vu qu'elles sont classées en ordre chronologique...). J'ai aimé, mais j'ai déjà un peu l'impression que Gus correspond à l'adage : vite lu, vite oublié...
Note : * * *
(à suivre)

26 janvier, 2007

Retour d'Angoulême

Comme prévu, j'ai donc fait un saut à Angoulême. Arrivée hier après-midi à 17h41 (beaux paysages enneigés et ensoleillés sur le parcours), navette Glénat au rendez-vous, visite du stand et du pôle éditeur, petit pot à l'espace auteurs, discussion avec Georges Abolin (Où le Regard ne porte pas, chez Dargaud - une incontestable réussite !) qui a habité un temps Sydney (le monde est petit...), retrouvailles avec le journaliste Laurent Mélikian que je n'avais pas vu depuis un certain temps, discussion intéressante avec Philippe Laceuille, lauréat du concours BD Arte et qui sort donc son album chez Glénat... et puis, le temps du dîner, rencontre enfin avec Griffo : un sacré personnage, très intéressant et sympa, on s'est bien entendu tout de suite et nous nous sommes racontés plein de choses ! Bref, voilà une collaboration qui commence au mieux, même si ce matin, à peine rentré au boulot (aller à la gare d'Angoulême à pied, pendant une demi-heure sur des trottoirs verglacés, à -7° le matin à 7h avec un vent soutenu, le sac sur les épaules et pas de gants... je le referai pas tous les jours !), je trouve un mail de Miguel qui m'annonce qu'il préfère par manque de temps renoncer à l'ultime Chimère... On ne peut pas tout avoir en même temps !
Dominique Burdot et Laurent Muller ont été des hôtes parfaits, je les en remercie beaucoup, et j'ai été flatté d'être à la même table que Jacques Glénat lui-même et de Tronchet, dont j'ai pu faire la connaissance. Un bon souvenir !