13 janvier, 2009

Un revenant...


Il faut que je vous dise que je me suis équipé cet été d'une nouvelle parabole qui me permet, grâce au terminal Freesat, de capter la plupart des chaînes hertziennes d'Angleterre. Dimanche soir, je zapais sur Channel 4 quand je tombe sur une émission un peu débile, Wife Swap, où deux maîtresses de maison échangent leur position et vont donc vivre chez l'autre et s'occuper ainsi du mari et de la maison avec tous les problèmes que cela peut engendrer... Vous voyez le genre. J'allais zapper à nouveau quand je vois que l'émission est consacré à des celebrities et qu'il me semble reconnaître un personnage... Ma femme me dit tout de suite que ce doit être un rappeur américain : au niveau gabarit et façon de parler, ça ressemblait, en effet. Mais j'avais un doute car il me semblait bien reconnaître... Mais oui ! C'était bien lui ! Alexander O'Neal en personne !
Voilà qui me propulsait instantanément vingt ans en arrière quand j'achetais fébrilement tous ses maxis, que mon ami El Bacos allait fiévreusement me chercher à Londres. Alexander O'Neal ! L'ancien membre de The Time, brouillé avec Prince ! Alexander O'Neal, produit par les légendaires Jimmy Jam et Terry Lewis ! Alexander O'Neal, l'immortel chanteur du tube Criticize (1987) ! L'auteur du meilleur album de chansons de Noël que je connaisse(My Gift To You, 1988) ! Remixé ensuite par Frankie Knuckles et David Morales pour All True Man et What Is This Thing Called Love (1991) ! Bref, un mec qui a sacrément compté pour moi !
Eh bien, Alexander O'Neal existe toujours, merci pour lui, mais il faut s'accrocher : il vit avec sa 3e femme (Cynthia) aux Etats-Unis et à Londres, il a huit enfants, il doit peser 150 kilos, il boîte, il parle même parfois difficilement, il chante dans des clubs le soir devant trente personnes, il reste au lit jusqu'à midi, où il prend d'ailleurs son déjeuner en restant allongé (si, si) et il s'énerve quand un photographe est légérement en retard pour une séance de shooting...
Une vision assez triste d'un grand monsieur de la scène dance-soul-R&B des années 80 et 90, qui m'a fait un peu mal au coeur, je l'avoue. D'ailleurs, depuis deux jours, je réécoute ses titres, et eux franchement, ils ne vieillissent pas...

Alexander O'Neal Top 10 :

A Broken Heart Can Mend
(What Can I Say) To Make You Love Me
Criticize (+ original remixes)
My Gift To You
Thank You For A Good Year
All True Man (Classic Club Mix)
Love Makes No Sense
Since I've Been Loving You
Aphrodisia
All That Matters To Me

2 commentaires:

Anonyme a dit…

salut Laurent

bonne pioche !!
c'est vrai que ca redonne envie d'écouter, même si ca fait un peu pitié pour lui...

bon je te lance un autre défi... robbie nevil !!

t'es cap de retrouver sa trace ?

a+

laurent b

Bernard B. a dit…

Je l'avais vu sur scène dans les années 90, ça se voyait que ce serait le genre à avoir des problèmes de poids.

Une des plus grandes voix de la soul, avec un timbre unique, puissant et nasillard, dans la lignée des Teddy Pendergrass ou Luther Vandross, et servi par les arrangements géniaux et incroyablement précurseurs de Jimmy Jam et Terry Lewis.

A ta liste j'ajouterais Innocent, What's missing, Fake, Hearsay...