23 novembre, 2009

L'Idole & le Fléau is back !


Voici la première planche du T2 de L'Idole & le Fléau, qui sortira au premier semestre 2010 chez 12Bis. Titre : Operation Ruthless. 54 planches. Dessins d'Igor Kordey, couleurs d'Ive Svorcina.
Le personnage que l'on aperçoit qui a les yeux bandés est Carl Sagan.

20 novembre, 2009

Couv !


L'ultime Chimère T5 : Le Livre
Bollée, Griffo, Mangin - Glénat - Sortie : mars 2010

19 novembre, 2009

A propos des matches couperet...



Seize ans séparent ces deux photos. Le 17 novembre 1993, j'avais la chance (?) de me trouver en tribune de presse du Parc des Princes pour assister à France-Bulgarie, décisif pour la qualification en coupe du Monde 94. Je m'en souviens comme si c'était hier, le but de Kostadinov à la dernière seconde et un stade comme pétrifié, à peine un bruit, une chappe de plomb qui, littéralement, était tombé sur la tête de tout le monde. J'étais assis à côté de mon collègue Thierry Clopeau, et nous nous regardions, hébétés... Je ne vous dis pas l'ambiance pour faire les interviews ensuite en zone mixte...
A l'époque, il faut bien avouer que l'équipe de France avait déjà failli grandement à sa réputation et à ses devoirs. Elle avait deux matches pour se qualifier sans souci, mais elle avait trouvé le moyen de concéder le match nul face à Israël et donc une défaite face à la Bulgarie (qui allait aller tout de même en demi-finale l'année suivante du Mondial...). Et si je me souviens très bien avoir fustigé dans le 20h du lendemain quelques fautes graves (Papin sorti après une demi-heure de jeu pour des crampes... A-t-on déjà vu tel symbole de défaite plus évident ?), il faut bien avouer qu'on se rappelle avec une certaine émotion tout de même de cette époque où on trouvait trois joueurs énormes en sélection : Papin donc, mais aussi Cantona et Ginola.
A titre de preuve, et même si ça ne refait pas l'histoire, il faut se souvenir que le Ginola avait mis contre Israël un but fabuleux, un tir de 25m en pleine lucarne... Franchement, vous pensez que ça aurait été possible hier soir ?

La France s'est donc qualifiée pour le Mondial 2010 dans la douleur, c'est le moins qu'on puisse dire, face à l'Eire. Les Irlandais ont toujours eu le chic pour être assez losers en foot, mais là c'est le pompon. On les plaint, et on les remercie pour leur match, leur bravoure et leur état d'esprit. Je préfère évidemment qu'on soit en Afrique du Sud en juin prochain, parce que, qu'on le veuille ou non, une coupe du monde sans son équipe nationale, c'est pas la même chose. Mais comme tout le monde, j'ai été atterré par le spectacle et je me console uniquement en me disant qu'il n'y avait pas Ribery et Benzema sur la pelouse. Pas de quoi être fier pour autant.
Quant à la fameuse main de Henry, je relativiserai relativement les propos. Oui, elle est flagrante, oui elle est illégale, oui elle est moche, et oui elle ne grandit pas l'équipe de France. Mais je dis aussi que 1) tout se passe en 1/10e de seconde, 2) je ne suis pas sûr qu'Henry le fasse totalement exprès de bout en bout -hé, on a tous joué au foot, on sait que parfois on peut avoir des reflexes, des sortes d'automatismes qui font qu'on veut empêcher le ballon de sortir ou qu'on veut mieux le contrôler !- et 3) au final, ce n'est pas à Henry de s'arbitrer lui-même. Ce n'est pas une excuse pour ce joueur -tellement décevant hier-, juste une constatation pour ce sport qui refuse parfois toute évolution de son arbitrage.
Et pour continuer dans le cynisme, disons que, comme je l'ai lu quelque part, la France est désormais capable de gagner par ces coups tordus, comme l'Italie ! Un signe de progrès, non ? D'ailleurs, vous avez vu les maillots des Bulgares à l'époque et des Irlandais hier ? Les mêmes ! La preuve qu'en seize ans, la France est bien devenue championne du monde une fois...

17 novembre, 2009

Man at work (2)



Hasard ou coïncidence, comme dirait Lelouch, je reçois de la part de mon ami Jacques Leunis d'Eurosport cette photo prise dans le hall d'un hôtel de Sebring, Floride (je ne sais plus son nom, mais on ne peut pas le louper, c'est le plus classe de tous, là où descendent toutes les équipes !) en mars dernier où l'on me voit intervenir en direct pour RMC en interviewant le Dr Wolfgang Ullrich, patron d'Audi Motorsport. La veille au soir, la nouvelle Audi R15 avait remporté les 12 Heures de Sebring, devançant la première Peugeot de 22 secondes seulement.
Dernière précision : ce matin-là, seuls Ullrich et Allan McNish, pilote Audi, s'étaient déplacés à mon micro. Malgré les demandes et les accords, on n'était pas venu chez Peugeot...

14 novembre, 2009

Paddy McAloon, et dernières lectures BD

Ca fait presque une semaine que je n'ai rien mis sur ce blog, désolé, la faute à beaucoup de boulot côté sport auto et BD cette semaine. Côté sport auto, je ne sais pas si vous le saviez, mais je commente les DVD bonus que sort le magazine Echappement et qui sont consacrés au rallyes du Championnat du Monde WRC. Dans quelques jours, sort en tout cas un Hors Série Echappement avec un DVD qui contient plus de deux heures de programme, dont le résumé complet de la dernière manche en Grande-Bretagne (qui a donc vu Loeb conquérir son 6e titre consécutif) et le best of de la saison. Mine de rien, entre la préparation et le "mix" proprement dit, c'est du taf !
Côté BD, j'ai terminé il y a quelques jours le Livre I de Bandaiyan, mon roman graphique consacré à la naissance de l'Australie. Avec le prologue, ça fait déjà plus de 170 pages d'écrites ! Je vais maintenant commencer le Livre II (qui fera à peu près le même nombre de pages), qui sera uniquement consacré au voyages de la Première Flotte, entre Portsmouth et Sydney. Ce voyage a eu lieu très précisément entre le 13 mai 1787 et le 26 janvier 1788. Cette date est toujours la fête nationale en Australie...



Il faut aussi que je vous parle de Paddy McAloon. Voici sa photo au moment de sa gloire, c'est à dire il y a vingt ans quand le groupe Prefab Sprout était au sommet. Je fais en effet partie de ceux pour qui ce nom improbable -Prefab Sprout, je n'ai jamais su ou cherché à comprendre si ça voulait dire quelque chose- représente quelque chose d'énorme, à savoir l'un des meilleurs groupes pop anglais de tous les temps. Avec les Beatles et les Pet Shop Boys, on peut même affirmer sans crainte que c'est le cas, le tout grâce à principalement trois albums immortels : Steve McQueen, From Langley Park To Memphis et Jordan : The Comeback. A la baguette, le leader, chanteur et âme du groupe : Paddy McAloon, une voix reconnaissable entre toutes, des arrangements qui n'appartiennent qu'à lui, un sens de la mélodie hallucinant !

Force est pourtant de constater que Prefab Sprout avait complétement disparu de la circulation... Et puis, il y a quelques semaines, big news, un nouvel album est sorti ! Après combien d'années de silence ? On ne sait pas, mais beaucoup, le temps pour McAloon de devenir ceci :



Terrible, n'est-ce pas ? Il paraît qu'il est tombé gravement malade, qu'il a failli devenir aveugle et sourd, et qu'il s'est en conséquence complétement retiré avec femme et enfants...

D'où vient cet album alors ? Des fonds de tiroirs de Prefab Sprout en fait, puisque ce sont des chansons datant de l'époque de Jordan... Un album "perdu", comme McAloon l'écrit dans le livret qui accompage Let's Change The World With Music. (Au passage, on ne comprend pas très bien où il veut en venir, mais j'ai dû rater quelque chose dans ce long texte...) On se demandera en tout cas ce qui a bien pu pousser ces chansons à demeurer secrètes, tant elles sont majoritairement excellentes.
Sur onze morceaux, deux sont oubliables (Last of The Great Romantics et Meet The New Mozart - vu les titres, on s'en doutait un peu hélas), deux sont moyennes et assez fades (Music Is A Princess et Angel of Love - dommage pour cette dernière, c'est la dernière de l'album...), trois sont très bien (Let There Be Music, I Love Music et God Watch Over You), une est superbe (Falling In Love), deux sont géniales (Ride et Sweet Gospel Music) et l'une est un chef-d'oeuvre (Earth : The Story so Far - dont on se dit que ça aurait dû être le titre de l'album).



Bref, un bain de jouvence fort et émouvant, qui ne se rate pas. Je profite de l'occasion pour vous proposer mon Ultimate Top 10 Prefab Sprout (sans ordre particulier) :
Life Of Surprises
The Sound Of Crying
Nightingales
The Golden Calf
If You Don't Love Me
Looking For Atlantis
All The World Loves Lovers
When Love Breaks Down (Accoustic Version 2007)
Jordan : The Comeback
Earth : The Story So Far


A part ça, grâce à quelques bibliothèques, dons d'éditeurs et achats sonnants et trébuchants, voici les dernières BD que j'ai lues depuis cet été :

Bouncer T1 à 6 (Jodorowski-Boucq, Humanos) - T1 génial, et après ça va en déclinant, mais sans jamais quitter le haut de gamme. Excellents dialogues, situations fortes, dessin fabuleux. Parfois dérangeant, ce qui est rajoute à la qualité d'ensemble. Il était temps que je m'y mette !

Loin d'être parfait (Tomine, Delcourt) - je suis un fan d'Adrian Tomine depuis que j'ai lu Blonde Platine, qui avait manqué de peu mon petit prix annuel de la meilleure BD de l'année, que je remets toujours au mois de décembre (attention, ça approche...) Toujours aussi bien étudié, aussi fin et criant de vérité.

Backworld T3 (Corbeyran-Rollin, Glénat) - on se demandait un peu comment Eric allait conclure, mais il s'en sort une nouvelle fois le bougre !

L'Affaire des Affaires (Robert-Lindingre-Astier, Dargaud) - ... ou les débuts de l'affaire Clearstream en roman graphique. Intelligent, bien découpé et dialogué. Se lit d'une traite.

Blitz (Rivière-Floc'h, Dargaud) - on est fan de cet esprit anglais et de ce dessin si élégant mais on peut avoir le sentiment qu'on est arrivé au bout quand même...

La Saison de la Couloeuvre T1 (Lehmann-Michaud, L'Atalante) - J'ai été bluffé par ce récit où l'on découvre comme un aérogare galactique où se croisent différentes espèces et manifestations surprenantes... Une véritable atmosphère de science-fiction qui force le respect et qui ouvre en grand l'imagination.

Terres Lointaines T1 et T2 (Leo-Icar, Dargaud) - à contrario, ces deux premiers tomes de la nouvelle série de l'ami Leo ne m'ont pas convaincu. Vivement la suite d'Antarès !

Les Passagers du Vent T6 (Bourgeon, 12Bis) - dense et superbement imprimé, un long récit où l'on se prend au jeu. J'ai préféré la première partie, qui est une sorte de road movie. Curieusement, dès qu'apparaît Isa, ça retombe un petit peu...

O'Boys T2 (Thirault-Cuzor, Dargaud) - ce n'est pas parce que Cuzor va dessiner mon XIII Mystery que je vais être partial ! Il faudrait être aveugle pour ne pas voir une superbe série en cours, avec des dialogues et des dessins exceptionnels.

West T5 (Dorison-Nury-Rossi, Dargaud) - une atmpsphère de cauchemar comme on en voit peu en BD, une plongée dans l'inconscient qui était casse-gueule mais qui marche. Une osmose parfaite entre les trois auteurs.

Jason Brice T2 (Alcante-Jovanovic, Dupuis) - j'avais beaucoup aimé le T1, le T2 est à la hauteur et pose toujours autant de questions. Quelques points communs avec ce qui sera L'ultime Chimère T5 !

Blessure d'Amour Propre (Veyron, Dargaud) - superbe couverture, mais le fan de Veryon que je suis (j'étais ?) ne s'est pas reconnu dans ce récit que je n'imaginais pas aussi scabreux (un comble) et globalement sans grand intérêt.

Dossier Varginha (Auger, Ankama) - en tant que fan absolu de mystères liés aux ovnis, j'étais bien obligé de l'acheter ! C'est sûr que cette histoire parait quand même assez énorme, mais elle est passionnante...

08 novembre, 2009

Les Herbes folles **


d'Alain Resnais, avec André Dussolier, Sabine Azéma

Une femme se fait voler son sac à main en pleine rue, un homme trouve le portefeuille de la femme en question, il la contacte, ils se voient et se revoient...

Je prends aujourd'hui la place de notre chroniqueur ciné El Bacos pour parler du dernier film de Resnais. Et pour cause : je ne peux résister au fait de vous annoncer qu'après environ 1h de film, au moment où Emmanuelle Devos arrive à son cabinet médical, on voit un petit garçon avec un anorak rouge qui attend déjà, puis qui entre, puis qui est dans la salle d'attente. Cette graine de star n'est autre qu'Hugo Bollée, sept ans à l'époque ! Au moins son (petit) rôle d'"acteur de complément" n'a pas été coupé au montage ! A part ça, c'est un film qui a son charme, mais qui n'en demeure pas moins vraiment bizarre. Il est adapté d'un roman publié aux Editions de Minuit, et c'est tout à fait l'impression que ça m'a donné : c'est du Minuit, avec ces situations contemporaines à mi-chemin entre le cocasse, l'absurde et le non-dit, ces non précisions sur le passé des personnages, ces interrogations qui demeurent, ces détails qu'on nous donne et qui ne servent à rien, mais qui petit à petit, tissent une sorte de toile incertaine... Il y a incontestablement une petite musique qui se dégage de ce film (manifestement récompensé à Cannes pour l'ensemble de l'oeuvre de Resnais) mais on reste constamment à s'interroger sur sa portée. Une expérience pas ratée, mais étrange, qui laisse tout de même un peu sur sa faim.

03 novembre, 2009

F1 : GP d'Abu Dhabi - Vettel est venu à bout Dhabi


Commençons déjà par ce qui pourrait fâcher : apprendre qu'en 2009, on est capable de consacrer 25 milliards de dollars à l'aménagement d'une île (il n'y a pas que le circuit il est vrai) pour célèbrer en quelque sorte la F1, c'est sûr que ça fait beaucoup et que c'est évidemment disproportionné. Voire choquant. Je crois néanmoins qu'il serait totalement injuste de pointer du doigt une attitude scandaleuse de notre sport préféré qui n'est que le support et l'alibi (mais quand on voit que pour une photo de tous les pilotes rassemblés, il y a plus de cinquante photographes internationaux qui se bousculent, cela vous donne une idée de l'importance de l'événement) - un alibi donc de la part des dirigeants de cet émirat qui, que voulez-vous ?, ont effectivement des milliards à n'en savoir qu'en faire et qui ne savent pas comment les dépenser...
Comme on pouvait le craindre en tout cas, le circuit n'est pas génial et n'a pas offert un spectacle des plus bluffants... Heureusement qu'il y a eu les passes d'armes Button/Kobayashi et Button/Webber pour animer tout cela ! Reste que le cadre est assez incroyable et que le fait de démarrer de jour pour finir de nuit fonctionne vraiment bien. Pour les images aériennes, c'était top.
Au niveau course, on pensait qu'Hamilton allait tout écraser et puis pas du tout. Du coup, logiquement Vettel et les Red Bull récupèrent la mise et c'est logique sur l'ensemble de la saison. Button a fait le spectacle mais le vrai héros aura peut-être été Kamui Kobayashi qui en deux GP seulement a montré un talent et un culot assez ébourrifants. On en redemande !

Les étoiles d'Abu Dhabi
*** : Vettel
** : Kobayahsi
* : Button, Heidfeld, Buemi, Hamilton

Le classement final 2009 :
Button : 27
Vettel : 24
Hamilton : 21
Barrichello, Webber : 16
Raikkonen : 12
Rosberg : 11
Glock, Trulli : 10
Kubica : 9
Alonso, Heidfeld : 8
Buemi : 7
Massa, Sutil : 5
Fisichella, Kovalainen, Kobayashi : 4
Bourdais : 2
Nakajima, Liuzzi : 1

30 octobre, 2009

Man at work


Il n'y a finalement que peu de photos où l'on me voit à l'oeuvre dans mon métier de journaliste... Mais il se trouve qu'hier, une relation a immortalisé la scène qui se situait au C42, le showroom de Citroën sur les Champs-Elysées, où j'interviewais Sébastien Loeb...
La voici donc, je suis accompagné pour l'occasion par Laurent Le Rouzic à la caméra. L'interview complète est par ailleurs visible sur le site de Motors TV en cliquant ici.

Le Ruban blanc ****


de michael haneke avec Christian Friedel, Ernst Jacobi, Leonie Benesch

Ete 1913, la vie d'un village allemand pendant une année, jusqu'à la veille de la guerre, des actes violents concernant notamment des enfants provoquent des tensions dans la communauté.

Palme d'Or ou pas, Haneke a le talent de mettre totalement mal à l'aise le spectateur, cf "La pianiste", "Funny games US"... Grand film, trés grand film que ce "Weisse Band", on est sans contexte dans la catégorie "film majeur", il ne cache pas son ambition, son exigence aussi. Pas un film compliqué, il raconte, au premier degré, sans double sens, la vie de ce village. Avec une réalisation austère mais pas ennuyeuse. Pendant les 2h30 du film, on sent une tension permanente, presque éprouvante. Pas vraiment de la crainte de la violence, car Haneke ne filme pas la plupart du temps cette violence, seulement hors champ, et encore, ici, il n'y a pas d'actes insupportable en tant que tels. Ce qui est impressionnant : faire peur uniquement par une ambiance, des visages, des attitudes, des mots... étouffant, presque irrrespirable, et difficile de "sortir" du film... Et pourtant, un vrai plaisir de cinéma, ce gars a tout compris du langage cinématographique, le style (superbissime noir et blanc, digne des grands films de Hitchcock) au service du fond. Le fond, c'est, sans que cela soit insistant, le poids de la religion, omniprésente, et ses frustration, sentiment de culpabilité, colère froide et sadique des victimes devenus bourreaux... Derrière, sans doute, l'Allemagne qu'allait construire ces enfants, 20 ans aprés... Le fait qu'un des personnages, l'instituteur, le plus équilibré, soit le narrateur bien longtemps aprés les évènements, adoucit un peu la tension. Grande violence tout de même que cette scéne où le médecin humilie par les mots sa maitresse qu'il ne désire plus. On pense beaucoup à Lars Von Trier, ses références religieuses, et la communauté qui engendre sa violence des monstres, comme ceux de "Dogville".

22 octobre, 2009

Bedouel, Mangin, Nicloux

J'en ai de la chance, je travaille avec des artistes vraiment formidables ! Par ordre alphabétique, il faut que je vous montre quelques travaux récents que j'ai reçus de leur part...

Fabien Bedouel - Un long Destin de Sang (titre provisoire), à paraître chez 12 Bis au premier semestre 2010.
Ca se passe donc pendant la 1ère Guerre Mondiale et à Paris les 30 et 31 mars 1918. Voici quelques cases extraites des sept premières planches et on constatera que le travail d'encrage est absolument fantastique...









Olivier Mangin - L'ultime Chimère T5 : Le Livre, à paraître en mars 2010.
Voici la planche 39 encrée et on constatera que la construction globale de la planche est vraiment magistrale...



Philippe Nicloux - Bandaiyan, à paraître chez Glénat (1000 Feuilles) en 2011.
Voici une planche du Livre I, qui fera environ 170 pages (sur 500...) et on y voit une exécution publique à Londres en 1783. On constatera que le travail de mise en scène est franchement exceptionnel.


21 octobre, 2009

F1 : GP du Brésil - Button of course


Voilà, c'est fait, le verdict est tombé : Jenson Button est le nouveau champion du monde de la F1 ! Par un hasard curieux d'ailleurs, c'est la deuxième fois consécutive qu'un britannique devient champion du monde à Interlagos en finissant 5e et en portant le n°22... A part ça, on ne peut pas dire que ce soit un mauvais champion du monde, bien au contraire. Ce n'est pas parce qu'il a galéré quelques années et que ce n'est pas un tueur façon Senna, Schumacher ou Alonso qu'il est moins bon. Cette année, il aura vraiment alterné les démonstrations de force tranquille mais aussi de vista assez mésestimée dans la bagarre. Et même si sa deuxième demi-saison restera comme assez moyenne en terme de résultats, il n'aura pas lâché le morceau et aura quand même assuré le coup, tout en bénéficiant de coups de pouce du destin assez incroyables, comme par exemple au Brésil où dans le premier tour trois pilotes placés devant lui se sont mis au tapis...
La photo ci-dessus où on le voit avec son père est vraiment émouvante : seuls les pisse-froids et les détracteurs du sport ignorent à quel point ce genre de délivrance ne survient qu'après des années de doute et de sacrifices...
Mais répétons-le, il était le plus normal champion du monde pour cette année... Mais il va avoir du souci à se faire pour les années à venir car à mon avis, les Hamilton, Alonso, Kubica et surtout Vettel ne lâcheront rien. Enfin, mention spéciale à Kamui Kobayashi qui réussit le meilleur premier GP pour un pilote depuis Sébastien Bourdais en Australie en 2008.

Les étoiles d'Interlagos :
*** : Webber
** : Kubica, Hamilton, Vettel, Button, Kobayashi
* : Buemi, Raikkonen

Le classement après 16 GP :
Button : 26
Vettel : 21
Hamilton : 20
Barrichello, Webber : 16
Raikkonen : 12
Rosberg : 11
Glock, Trulli : 10
Kubica : 9
Alonso : 8
Heidfeld : 7
Buemi : 6
Massa, Sutil : 5
Fisichella, Kovalainen : 4
Bourdais, Kobayashi : 2
Nakajima, Liuzzi : 1

13 octobre, 2009

Steve Cuzor


Maintenant qu'il en a parlé dans une interview à Casemate, je peux bien le dire à mon tour : ce fier artiste dont vous voyez la photo et qui répond au nom évocateur de Steve Cuzor n'est autre que le dessinateur désigné, adoubé et mille fois accepté de mon XIII Mystery : Billy !
Jean Van Hamme et lui se sont rencontrés à la fin de l'hiver dernier, Steve et moi nous sommes vus ensuite au Salon du Livre de Paris et tout était en place ! Très bon contact, une personnalité qui sort franchement de l'ordinaire (renseignez-vous sur sa bio, vous allez être surpris) et déjà un ami qui va compter pour moi. Evidemment, son talent de dessinateur est époustouflant, et c'est une vraie fierté pour moi que de lui être associé sur un projet aussi excitant. Il m'aura fallu un peu plus d'un an pour tout finaliser sur cet album, mais ça y est, Jean a lu la dernière version et j'ose dire qu'il a été très enthousiaste...
En attendant que Steve s'y mette (dans un an...), je ne peux que vous recommander la lecture du T2 d'O'Boys (qui paraît dans dix jours), la série qu'il a commencé cette année en compagnie de Philippe Thirault et qui est une totale réussite !

Mary et Max ***


film d'animation de adam elliott

mary, jeune fille complexée et solitaire en australie, se retrouve à écrire par hasard à max, la quarantaine, seul et psychologiquement fragile à la quarantaine à new york.

Une merveille, et qui prendra encore plus de valeur avec le temps. Un film qui sait allier animation "pates à modeler facon wallace & gromit" et thémes, scénarios graves, totalement "adultes". Cet Adam Elliott est trés brillant mais il raconte surtout une belle histoire, tout sauf gentille, on est dans le sombre, le sinistre, avec ce mélange de fantaisie, comme Tim Burton, d'imagination, de légéreté dans la forme et de monstruosité des personnages et de leurs pensées. Un ton, des scénes comme on en voit rarement, tous genres de films confondus, et qui amène à être ému, vraiment, sans se sentir forcé, juste parce que cette relation à distance pendant des années, par les lettres, la voix off qui raconte, est attachante. Evitant le piège constant des longueurs, une créativité de tous les instants : il y a une idée par plan ! Une scéne magnifique et poignante de Mary, désespérée, sur fond de "que sera sera", une des scénes de l'année... Et en plus les personnages sont presque joués par leurs doubles de la vie réelle, l'australienne Toni Colette et le New-Yorkais Philip Seymour Hoffman. Un des films de l'année, dont on parlera longtemps, futur classique.

12 octobre, 2009

Le Petit Nicolas *


de laurent tirard avec maxime godart, kad merad, valerie lemercier, sandrine kiberlain

Nicolas, ses potes de classe, ses parents, ses angoisses d'enfant...

On savait qu'on ne pouvait pas adapter les livres de Goscinny/Sempé. comme on ne peut pas faire du Blake et Mortimer, du Tintin (on verra bien avec Spielberg...) et difficilement Asterix. Pour les super héros au dessin et ton plus "cinématographique" (Batman, Spiderman...), c'est quand même différent. Bref, inadaptable. Et trés décevant, on attendait un minimum syndical plus ambitieux. Ce n'est pas la grosse arnaque aux pigeons des derniers "Bronzés" et "Astérix", mais le fait est que ce "Petit Nicolas" est soporifique et ne déclenche pas un rire chez les plus de 7 ans. Parti pris plutôt bien vu de jouer à fond le chromo idéalisé 50's/60's dans l'image, les personnnages, les décors. Mais pour le reste, ca ne tient pas 2 mn. Ou alors en basculant dans la niaiserie, ce qui était exactement le piège évité par Goscinny/Sempé. La seule scéne drôle est un délire alcoolique de Lemercier, évidemment pas dans les livres. Kiberlain pourrait avoir un rôle intéressant, touchant, mais pas assez exploité. Sinon c'est du "surcasting" avec plein de 2nds rôles connus, sale manie des "gros" films français, surtout ceux qui n'ont pas de scénario solide. On s'ennuie profondément, trés profondément. Le problème, c'est que réalisateur/producteurs, s'ils ont un minimum d'honnêteté intellectuelle, savent que cela ne fonctionne pas. Donc ils misent sur une grosse promo et sur le goût du "temps d'avant" du "grand public", un peu comme "Les choristes"... et ca marche, le film cartonne en démarrage. Comme quoi, toujours aussi facile de conditionner les foules... Le marketing a encore des beaux jours devant lui ! Peut-être aussi que les gamins d'aujourd'hui, public cible évident, vont lire les bouquins et découvrir autre chose.

08 octobre, 2009

La Machine, les annotations

Vous les réclamiez, elles étaient en retard, mais pas de panique, elles sont là : les annotations du T4 de L'ultime Chimère !

L'ultime Chimère - La Machine : annotations

05 octobre, 2009

F1 : GP du Japon - Vettel ne s'use pas à Suzuka


Le plaisir premier de ce GP du Japon était évidemment de retrouver la piste mythique de Suzuka, qui fait vraiment partie avec Spa, Silverstone et Monza (Monaco aussi, dans un autre registre) des grandes pistes absolument sacrées. Un vrai patrimoine supérieur aux pilotes qui s'y essaient, d'où le grand nombre d'accidents... car un tracé pareil, on ne peut littéralement pas le dompter.
Vettel y a été absolument magistral, et on sait que je considère cet ex-bébé pilote comme le plus fort de tous depuis un an en valeur absolue. Il a cinq titres de champion du monde dans les pattes, un de plus peut-être qu'Hamilton. Il a en tout cas encore ses chances mathématiques au championnat, mais ce serait incroyable quand même que les Brawn s'écroulent dans les deux dernières courses...

Les étoiles de Suzuka :
*** : Vettel
** : Trulli, Hamilton
* : Raikkonen, Rosberg, Heidfeld

Le classement après 15 GP :
Button : 24
Vettel : 19
Hamilton : 18
Barrichello : 16
Webber : 13
Rosberg, Raikkonen : 11
Glock, Trulli : 10
Alonso : 8
Kubica, Heidfeld : 7
Buemi, Massa, Sutil : 5
Fisichella, Kovalainen : 4
Bourdais : 2
Nakajima, Liuzzi : 1

03 octobre, 2009

L'ultime Chimère en néerlandais


Amusant, je reçois ce matin un exemplaire du T1 de L'ultime Chimère en néerlandais, qui devient De Pijl van Nemrod, aux éditions Silvester Strips. Bel album en tout cas, en hardcover, bien imprimé, rien à dire.
De Pijl van Nemrod... Manifestement ça veut dire La Flèche de Nemrod. Un titre pas totalement illogique bien sûr. Sauf que je me souviens parfaitement d'une réunion chez Glénat, peu avant la sortie du T1, où nous avions essayé de trouver d'autres titres génériques que L'ultime Chimère, histoire de voir si on ne trouvait pas mieux. Je me souviens surtout qu'on avait évoqué "la flèche de Nemrod", mais j'avais milité pour l'écarter car j'avais peur que ça donne trop vite et trop fort une connotation ésotérique à la série, ce que finalement elle n'est pas tant que ça. Je vois que nos amis néerlandais n'ont pas eu tant de scrupules !

02 octobre, 2009

ApocalypseMania, 8e et dernier tome

Je reçois ce matin de la part de Philippe Aymond les vingt premières planches d'Arena, le dernier tome de notre série ApocalypseMania (Dargaud). Sortie prévue au premier semestre 2010. Je ne résiste pas au plaisir de vous montrer une planche, en l'occurence la 13...

01 octobre, 2009

L'Affaire Farewell **


de christian carion avec guillaume canet, emir kusturica, willem dafoe, niels arestrup

Moscou, début des années 80, un agent du KGB, écoeuré par le soviétisme, transmet des infos cruciales à un ingénieur de Thomson qui se retrouve au coeur d'une affaire d'espionnage qui monte au plus niveau, France et Etats Unis.

Le doux parfum d'un film à l'ancienne, espionnage est/ouest, les années 80, l'URSS... Là-dessus, Carion réussit bien son film, trés bonne reconstitution d'un pays et d'une époque qu'on ne voyait plus trop au cinéma. Le meilleur film sur la Russie vue par un occidental depuis "Est Ouest" de Wargnier, mais ce dernier reste bien meilleur. Parce que histoire est ici moins forte. Certes, c'est l'Histoire, la vraie, mais il faut broder autour d'un KGBiste donnant des renseignements à un francais en famille à Moscou. Pas facile de tenir deux heures. Carion creuse avec réussite l'aspect relationnel, la vie quotidienne de ces deux hommes dans la dernière décennie soviétique, rien de spectaculaire, juste un pays surpuissant mais figé. Leur vie de famille, compliquée, leurs rencontres, deux super acteurs, ça aide, et Kusturica est décidemment trés bon (cf "La Veuve de St Pierre") et crédible dans ce rôle. Donc pas tellement un film d'espionnage, d'ailleurs les seuls éléments plus caractéristiques de ce genre, rajoutés sur la réalité, comme la départ du francais et de sa famille en voiture, sonnent un peu faux. Pas évident de faire jouer Reagan et Mitterand (+ Gorbatchev). Ca passe, les acteurs sont bons, mais cette mise en perspective historique n'apporte pas grand chose. Si on nous avait dit un jour que David "Hutch(inson)" Soul jouerait un conseiller de Reagan... Des références des années 80 bien choisies comme le walkman, Borg/Mc Enroe et surtout un long passage de Freddie Mercury en concert en pleine forme !

30 septembre, 2009

La Machine, out now ?

Sortie théoriquement aujourd'hui de mon 24e album : L'ultime Chimère T4 : La Machine, avec les dessins de Meddour et Griffo, chez Glénat bien sûr. Je dis théoriquement car j'avoue ne pas avoir encore reçu l'album et ne pas m'être rendu chez un libraire ou une grande surface pour voir si la sortie était effective. Aussi je vous posterai mes annotations sur cet album un petit peu plus tard, si vous le voulez bien.
En attendant, je signale qu'un concours est organisé sur le site bedeo.fr pour gagner des exemplaires de cet album...

28 septembre, 2009

F1 : GP de Singapour - Hamilton a mis le ton


Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais j'ai été déçu par ce GP de Singapour. C'est vrai que l'an dernier, on avait été sans doute "aveuglés" par deux faits majeurs : la découverte de cet environnement urbain et nocturne, et bien sûr la victoire surprise d'Alonso à la suite d'une intervention du safety-car. On sait ce qu'il est advenu de cette histoire depuis, mais le fait est que, sans la découverte ni faits de course majeurs, eh bien on s'est ennuyé. Pire : à chaque fois qu'on a cru qu'Hamilton pourrait être inquiété, une bête pénalité est venue ruiner les efforts de Rosberg et Vettel - c'est malin !

Les étoiles de Singapour :
*** : Hamilton
** : Glock
* : Alonso, Vettel, Button, Barrichello, Kubica

Le classement après 14 GP :
Button : 24
Hamilton, Vettel, Barrichello : 16
Webber : 13
Rosberg, Raikkonen, Glock : 10
Trulli, Alonso : 8
Kubica : 7
Heidfeld : 6
Buemi, Massa, Sutil : 5
Fisichella, Kovalainen : 4
Bourdais : 2
Nakajima, Liuzzi : 1

27 septembre, 2009

Les 40 ans de Glénat

J'ai eu la chance d'être invité vendredi à venir fêter les 40 ans de Glénat, ou plutôt les 40 ans de Jacques Glénat éditeur. Rendez-vous avait été donné à Paris Gare de Lyon pour prendre le TGV à destination de Grenoble, où allait se dérouler la grande soirée que le monde de la BD ne pouvait pas rater ! Comme toujours dans ce genre de manifestation, on prend surtout plaisir à retrouver les confrères qu'on ne voit pas assez souvent et à reprendre des discussions passionnées sur les derniers films vus, les derniers albums lus, les dernières polémiques peut-être de notre petit milieu... Je me retrouve dans le train à côté de Didier Pasamonik, qui préfère aussitôt se mettre dans la rangée à côté, pour discuter avec Jean Léturgie. Pas grave, Marc Bourgne vient me tenir compagnie, et je discute pas mal avec Jack Manini et Matthieu Mariolle, dont je fais la connaissance. On salue ensuite nos éditeurs Franck Marguin et Philippe Haury, toujours aussi sympas. avant de tomber sur la "bande" habituelle : Boisserie, Dorison, Vallée, Chabert, Corbeyran, lequel m'apprend qu'il devrait sortir cette année pas moins de 20 nouveaux albums ! Mais comment fait-il le bougre ? En tout cas, je signale au passage que Dargaud a eu la délicate attention de m'envoyer le deuxième volume de XIII Mystery : Irina (un mois et demi avant la parution !) que Corbeyran a signé avec Berthet et qui est vraiment bien, notamment par rapport à la construction de l'intrigue et à ce qui figurait déjà dans l'album XIII Mystery d'origine... Enfin, vous verrez ça par vous-même très bientôt ! Je retrouve surtout mon ami Olivier Mangin, qui tout droit arrivé de Lille est en train de suer actuellement sur L'ultime Chimère T5 mais il y réalise un boulot formidable et c'est lui qui aura la responsabilité complète du T6 qui est à mon avis (je ne devrais pas le dire) le meilleur de la série...

Le soir, direction le couvent Sainte-Cécile, devenue donc le nouveau lieu central des Editions Glénat à Grenoble et on ne peut qu'être impressionné par les lieux, à la fois majestueux, immenses et même ludiques.

Une visite des lieux s'impose aussitôt, que je réalise en compagnie de Védrines, Vallée, Manini et Maester...


Mais ensuite, bonheur sincère et total, je tombe sur une bonne partie de l'équipe de L'ultime Chimère ! Eh oui, Griffo est là, tout comme Mangin, on le savait déjà, et Meddour - ce dernier que je n'avais jamais rencontré ! Un comble, alors qu'il dessine la majeure partie de L'ultime Chimère T4 qui sort dans trois jours ! Je peux d'ailleurs révéler qu'il sera le dessinateur de mon nouveau projet Espace Vital, à venir chez... Glénat, comme de bien entendu ! Bref, super moment passé tous ensemble et évidemment nous l'immortalisons et vous avez donc sur ce cliché les 4/7e de L'ultime Chimère, tout en n'oubliant pas nos deux coloristes Bruno Pradelle et Rémy Langlois.

A un moment, me voici en compagnie de Boisserie et Wolinski à un buffet, où il y a des fruits de mer... Evidemment, je n'en prends pas (désolé, je n'aime ni le poisson ni les fruits de mer...), mais j'entends Pierre vanter les mérites du petit morceau de homard... Saillie de Wolinski : "Oui, c'est bon comme un clitoris !". On est rassuré, il est en forme !

Au moment de partir, on me tend un sac : il y a en plus deux cadeaux ! Une assiette spéciale Glénat pour commencer, avec les principaux personnages humoristiques de la maison en incrustation et un livre : Jacques Glénat éditeur, les auteurs lui disent merci - un livre d'hommages fait en secret par les auteurs maison et qui a été tiré à 1500 exemplaires seulement. A titre anecdotique, j'ai le numéro 481.

24 septembre, 2009

District 9 ***


de neil blomkamp avec shartlo copley, david james, jason cope

Johannesburg, 2010, un camp d'aliens, le District 9, parqués là depuis que leur vaisseau a "échoué" dans le ciel de la ville, 20 ans avant. Wikus se retrouve contaminé, mute en alien, et se réfugie dans le District 9

Film attendu qui ne décoit pas, et vient rejoindre la créme de la crème des films de SF / fantastique, comme "Contact", "28 jours plus tard", "Starship Troopers", "Sushine"... C'est d'ailleurs un mélange de tous ces films, pour résumer. Scénario original servi par les effets spéciaux, juste ce qu'il faut, on est absolument pas débordé par les images numérisées, il suffit d'ailleurs d'une seule pour installer le film, celle de ce vaisseau abandonné suspendu dans la ciel. Il y a bien sur une grosse symbolique sur ce camp de 1 million d'aliens au coeur de la ville, violence, rackets (excellente idée de ces Nigériens qui exploitent les aliens par une mafia... pas trés sympa pour le Nigeria !), en Afrique du sud, surtout. Mais le sous-entendu est simple, pas martelé, et le reste, c'est de l'action. Filmé comme un reportage télé, ce n'est pas nouveau, mais cela rythme parfaitement ce qui se passe, souvent en "live" télé. Johannesburg est bien choisie, ville du futur par sa modernité et sa pauvreté, la paranoia de sécurité et la violence. On a l'impression quasi jouissive que les scénaristes se sont tout permis, leurs fantasmes de SF et que ce néo zélandais -parrainé avec force par Peter Jackson- a filmé, avec gros talent. Pas mal d'humour et de dérision, on craint presque trop (les aliens dépendant à la patée pour chat...), mais bon équilibre. Cette excellente idée de filmer de la SF "sale", de jour, un peu comme le dernier Batman, moins l'impression d'être dans un jeu video, et même pas du tout, ce film est l'anti film pour video games. Le héros est assez apparemment caricatural dans son role d'humain, mais là encore le choix est suprenant mais pertinent, quand il devient "réfugié", il veut sauver sa peau avant tout. Une claque, comme on aime en prendre, intelligente et violente.

22 septembre, 2009

Twitter

Figurez-vous que ne reculant devant aucune modernité, je me suis créé un compte twitter ! Je me dis qu'il y a peut-être de quoi, en effet, communiquer sur mes métiers de manière directe et rapide, histoire de donner encore plus de news "instantanés" (ce qui n'est pas toujours l'esprit sur un blog).

Donc pour ceux qui voudraient suivre mes pas d'encore plus près, c'est ici

21 septembre, 2009

Fish Tank ***


de andrea arnold avec katie jarvis, michael fassbender

Banlieue anglaise, Mia, 15 ans, en rebellion contre sa mère, ses copines, danse seule sur du hip hop. Le nouvel amant de sa mère, Connor, s'intéresse à elle

On pourrait faire un excellent festival de ces films sur des ados tourmentés des banlieues pas gaies du monde occidental. Beaucoup d'américains mais pas seulement, la preuve avec ce "prix du jury" de Cannes 2009 bien mérité. Quand le sujet donne une impression de "déjà traité", il faut marquer sa différence, se souvenir de certaines choses, qui font qu'un "Virgin suicides" par exemple marque l'esprit. Ici, il y a d'abord cette réalisation impressionnante, superbe photo de ces jours d'été, pas du tout dans l'esthétique, mais des plans travaillés qui ne font pas artificiels, ce film a une couleur, chaude, qui lui est propre. Une histoire souvent surprenante, loin de certains clichés, le role de Connor (excellent Fassbender, acteur qui décolle aprés "Hunger" et le mérite, beau gars en plus), ni le sympa ni la salaud, pas évident. Le "passage à l'acte", courageux là où on attendait autre chose, belle scène. Comme dans un genre plus apaisé le pêche de poissons, ou la danse en famlle de la fin. Une ambiance dure, qui prend dés le départ, tension, mais on sait aussi que cela ne sera jamais misérabiliste, on sait que le film ne raconte pas un destin tragque, donc on n'attend pas drame, malgré le ton général et la violence des comportements, surtout de Mia, totalement à cran. La musique aussi, entre reggae et hip hop, Toots et NAS, Bobby Womack qui joue un role important dans le scénario. Voilà ce tout qui fait qu'on se souviendra de ce film, de ce personnage de belle ado en training. Arnold renouvelle le cinéma social "made in UK", sans faire du Ken Loach.

20 septembre, 2009

Flavio Briatore


Je ne me suis pas encore exprimé sur "l'affaire Renault" qui est vraiment en train de défrayer la chronique... En attendant le verdict de la Fédération qui devrait être connu demain lundi 21 septembre, voici ce que j'ai envie de dire. A l'époque du GP de Singapour 2008, j'ai été comme beaucoup de monde assez "amusé" de voir qu'un tête-à-queue de Nelson Piquet avait vraiment servi les intérêts de l'autre voiture de l'équipe. Mine de rien, c'est assez rare que ça arrive à ce point idéalement en sport auto entre deux voitures de la même équipe... Mais on peut supposer que cela était bien le résultat du hasard ! Je n'y pensais plus lorsque j'ai été amené à discuter durant l'intersaison 2008-2009 avec un pilote de F1 qui m'a, à un moment donné, exprimé ses gros doutes sur cette histoire. Alors je me suis dit que nos amis de Renault F1 avaient certainement fait un petit quelque chose.
Aujourd'hui, je ne dis pas que j'ai la certitude qu'ils ont triché à ce point. En revanche, je ne crois pas que la famille Piquet fasse des dépositions aussi importantes et solennelles, aux conséquences potentiellement énormes, à des fins de nuire à un seul homme, sans "biscuits" et vérités derrière. Ce serait une mythomanie jamais vue en matière de faux témoignage ! Donc, il y a bien eu arrangement avec les faits de course. Je pense qu'ils n'avaient pas la certitude de faire gagner Alonso (on ne peut donc pas dire que l'Espagnol a gagné grâce à ce coup) mais c'est évident que c'est tombé à point nommé et que cela lui garantissait quoi qu'il arrive un excellent résultat.
Qu'on le veuille ou non, l'affaire actuelle ressemble à une déchéance assez manifeste de Flavio Briatore et on est en droit de pense que cela pendait au nez de la F1. Souvenons-nous des simili casseroles qu'il traîne déjà depuis 94 et l'époque Benetton-Schumacher... Personnellement, je n'ai aucun mauvais souvenir en interview avec l'Italien, qui est bien comme on le dit : flamboyant, charmeur, charismatique, intelligent pour ne pas dire roublard. Un vrai bandit sympathique, avec ce qu'il faut de sulfureux concernant son passé "d'avant la F1". Mais j'ai toujours fustigé le "système" auquel il appartenait et dont il était presque le symbole : celui d'une F1 jet set, frimeuse et vantarde, hautaine et coupée des réalités économiques, et surtout pas franche du collier, avec notamment ce système absolument incroyable de voir Briatore à la fois patron et agent de pilotes, engageant ses poulains et se reversant donc directement dans la poche un pourcentage de leur salaire par lui-même attribué ! Dingue non ?
Dans mon livre Sébastien Bourdais, Exil gagnant, je raconte comme le Français a refusé de se lier à Briatore, au nom justement d'un gros doute sur ce qu'aurait été son avenir avec le personnage. Longtemps, Bourdais en a payé le prix, traînant une réputation (largement alimentée par Flavio, à coups de petites phrases assassines lâchées à intervalles réguliers) de type pas au niveau, pinaillant et faisant chier tout le monde, n'ayant jamais rien prouvé etc... Aujourd'hui, on ne peut que reconnaître que Seb avait eu les couilles de dire non !

14 septembre, 2009

F1 : GP d'talie - Barrichello au culot


Décidément, le vétéran brésilien ose tout et réussit tout en ce moment, avec une 2e victoire en 3 GP. Il ne sera pas champion du monde pour autant, je vous le dis, car hier j'ai l'impression que c'est avec son dépassement sur Kovalainen dans le premier tour que Button est allé chercher sa couronne mondiale. A quatre GP de la fin, et avec 14 points d'avance sur son coéquipier, je ne vois pas comment il pourrait passer à côté.
Sinon, on a bien apprécié les Force India avec Sutil et Liuzzi, on a frémi en voyant l'accident d'Hamilton et on a souri en voyant les Toyota se livrer une belle bataille fratricide en fin de course...

Les étoiles de Monza :
*** : Barrichello
** : Button, Sutil
* : Raikkonen, Hamilton, Heidfeld, Liuzzi

Le classement après 13 GP :
Button : 23
Vettel, Barrichello : 15
Webber, Hamilton : 13
Rosberg, Raikkonen : 10
Trulli, Glock : 8
Alonso : 7
Kubica, Heidfeld : 6
Buemi, Massa, Sutil : 5
Fisichella, Kovalainen : 4
Bourdais : 2
Nakajima, Liuzzi : 1

10 septembre, 2009

Petites nouvelles de Speedway, en passant

Juste pour vous dire que notre multi champion du monde des rallyes Sébastien Loeb a finalement décliné la proposition de nous faire la préface du T1 de Speedway... demande a été transmise à l'ami Sébastien Bourdais qui a toutefois demandé à lire l'album en avant-première, ce qui est bien normal.
Je vous rappelle que ce projet a été signé en septembre 2001 chez Dargaud et qu'il aura donc eu largement le temps de se faire attendre !
J'ai connu Siro lors d'un déjeuner organisé par François Le Bescond, mon éditeur pour ApocalypseMania. Il était persuadé que nous nous entendrions bien, ce qui fut effectivement le cas. Au point d'assez vite décider de faire un diptyque. Mais attention, ce n'est pas un album sur les courses de sport automobile dans le futur : il s'agit bien d'une histoire de science-fiction se déroulant dans le milieu du sport auto - pas pareil !

Le T1 s'appelle A:XIS Prority et le T2 A:XIS Reality. A:XIS est le nom de la planète-circuit qui accueille la première manche du Championnat de Formule A organisée par la FUSA (Fédération Universelle de Sport Automobile). Mais personne ne sait que la planète a déjà été explorée 500 ans auparavant, presque par hasard, et que les quatre explorateurs ont mystérieusement disparu suite à une rencontre pour le moins surprenante...
L'histoire est très mainstream et direct, sans fioritures, si ce n'est dans les allusions plus ou moins évidentes par rapport au sport auto actuel. Si j'osais, je dirais que c'est mon projet le plus commercial, le plus "entertaining". En relisant l'autre jour le T2, j'ai l'impression que j'ai mis un peu trop de texte, mais bon...

Je viens d'apprendre par mon éditeur Thomas Ragon (qui a donc repris le flambeau) que le T1 sortira en janvier et le T2 en avril 2010. Siro m'a envoyé les deux couvertures (qui se répondent...) qui vont être maintenant travaillées au niveau du graphisme général mais ça rend bien et l'impression sera vraiment forte. Plus que quelques semaines de patience !

Un Prophète ***


de jacques audiard avec tahar rahim, niels arestrup, adel bencherif

Malik, débarque en Centrale, pour 6 ans. Il se retrouve rapidement piègé par les Corses, dont leur chef, César, l'oblige à tuer, en lui garantissant sa protection.

Le plus difficile est de s'abstraire de tout ce qui a été dit sur ce film, cette sortie "événement" aprés le Grand Prix de Cannes, cette sorte de Palme d'Or méritée ou "film français de ces dernières années", de s'imaginer découvrir le film à froid, sans le reste. Quasi impossible. Mais si on n'essaye pas de vérifier si c'est le chef-d'oeuvre annoncé, c'est... un trés grand film. Une claque comme par exemple le mexicain "Amour chiennes", pour le coup sorti de nulle part à la sortie. Il faut se coltiner du cinéma à doses fortes pour se rendre compte que c'est du trés haut niveau. Avec cette intelligence, qui fait que ce film restera, qu'Audiard n'essaye pas de nous sortir le film ultime, c'est un polar, "de prison", un film de genre, mais tellement bien filmé, raconté, joué. Un des gros atouts du film, "il se passe des choses'", ce n'est pas juste l'espace claustro de la tôle, de nombreux personnages, des sorties (les "perm" de Malik), de l'action, tout ce qui fait qu'un film est mémorable, se revoit et n'est pas juste brillant. Les 2h30 se justifient pour à la fois nous raconter une histoire et faire sentir le temps qui passe et l'évolution de Malik de petite frappe en caid. Cela rappelle, dans le genre polar, le superbe "L 627" de Tavernier, l'un des films français des 90's. Ce sera clairement le =as de ce "Prophète" pour les années 2000. Aprés un début trés costaud, violent, Audiard sait aussi ne pas enfermer le spectateur dans une peur de cet univers, suit un long passage de vie quotidienne, d'apprentissage de la prison, d'"éducation" de Malik. Mais la tension est toujours présente. Que dire de cette réalisation sinon qu'elle impressionne parce que jamais gratuite, ne pas faire de la belle image, encore moins que dans ses films précédents, vraiment l'inverse de "Mesrine" (même si le point de vue de Richet se défend), pas évident quand on est aussi doué. Magnifique et sobre. Audiard se construit en quelques films une filmographie digne de celle de James Gray. Interprétation : Rahim et Arestrup impressionnant chacun dans son genre, l'un en débutant, pour "le rôle de sa vie", l'autre, vieux briscard, souvent crispant par son jeu complaisant de type à la dérive mais qui se révèle totalement avec Audiard. Un des grands rôles du cinéma francais, d'ores et déjà. Film réaliste, pas politiquement correct, les Arabes et les Corses qui tiennent les prisons, la corruption, implacable sur la violence de cet univers et celle du monde extérieur.

Inglourious Basterds °


de quentin tarentino avec christoph waltz, melanie laurent, brad pitt

1944, Paris, des "basterds" juifs américains massacrent des nazis tandis qu'une jeune femme, juive, prépare sa vengeance lors le projection d'un film SS en présence d'Hitler

Avec toute la bonne volonté du monde... avec aucun a priori sur ce qu'on peut attendre d'un Tarentino vu les "+" et les "-" de sa carrière... avec un bon tas d'efforts et de patience pendant une bonne moitié du film ... mais, non, pas possible, ce film est une arnaque, une véritable arnaque. On ne dira pas qu'il est nul car Tarentino est un réalisateur trop doué pour cela et il reste toujours son sens de la caméra et du montage. Et trop malin pour ne savoir au fond de lui qu'il arnaque en effet son monde, que son nom fera (encore ... combien de temps ?) vibrer les foules, les sélectionneurs de Cannes, quelques media, mais que cela ne cachera pas le fond de l'affaire : son film est une farce, mais pas une farce brillante, pied de nez provoc etc, juste une farce vide, totalement sans intérêt. Le propos des "basterds" cruels face aux nazis ne mène à rien, un peu de violence gratuite, une scéne de massacre finale impressionnante, et puis rien, même pas drôle (franchement l'accent US de Brad Pitt, on a vite compris...) ni "faisant réfléchir" (à quoi ?...). Pour le reste, il faut se farcir d'interminables scènes de bavardage, comme celle de la taverne, un énorme tunnel, fascinant comme un tel film peut supporter un telle durée de remplissage, QT a totalement perdu la main et se plagie lui même dans ses tchatches à rallonge. Combien de ces films moyens ou ratés faudra-t-il pour se rendre compte que son état de grâce a, à ce jour, duré entre 1994 (Pulp Fiction) et 1998 (Jackie Brown) ? Mais ne l'enterrons pas trop vite, comme on dirait d'un footballeur... Waltz sauve le film de l'ennui avec sa grandiose composition d'un SS suave et brutal. Mais de là à lui donner le Prix à Cannes... Mélanie Laurent joue mal, vraiment mal, c'est suffisamment rare pour le souligner, mais c'est peut être le personnage, ou la direction d'acteurs de Tarentino.

02 septembre, 2009

A propos d'un titre...


Je ne résiste pas au plaisir de vous montrer la première planche d'Un long Destin de Sang, avec l'excellent Fabien Bedouel au dessin. Deux tomes à paraître chez 12Bis en 2010. Lequel Bedouel partage actuellement l'affiche avec Nury, Merwan et Defrance pour L'Or et le Sang, toujours chez 12Bis. Je ne l'ai pas encore lu, mais on peut faire confiance à tous nos amis pour nous avoir concocté quelque chose de bien... Je suis en tout cas très fier de partager l'affiche avec Bedouel pour ce nouveau projet qui est assez ambitieux puisqu'il s'agit d'une BD chorale se déroulant globalement en 24 heures dans le Paris du 31 mars 1918. La plupart des faits sont historiques et une des figures principales est inspirée sans retenue par Hélène Brion, une institutrice jugée à cette époque pour "pacifisme"... J'espère de tout coeur que l'hameçon prendra et que vous serez séduits par cette histoire sérieuse à la mise en scène particulièrement travaillée.

Nous avons cependant un doute sur le titre. C'est toujours difficile un titre de série. Je suis de ceux qui cumulent généralement les deux caractéristiques suivantes : 1) j'ai tendance à ne pas parvenir à commencer à concevoir un nouveau projet si je n'ai pas déjà le titre en tête (donc je prends beaucoup de retard si je n'en trouve pas car je me sens bloqué) et 2) j'ai beaucoup de mal à en trouver un si cela n'est pas venu immédiatement dans un premier temps. Cette année, j'ai été confronté au problème Abymes : c'est le titre que j'avais trouvé pour un nouveau projet qui devrait voir le jour l'an prochain chez Glénat (trois tomes, le dessinateur est a priori trouvé mais je vous dirai de qui il s'agit quand ce sera définitif) avant d'apprendre par l'ami Griffo que c'était également le nom d'une série chez Dupuis avec Valérie Mangin au scénario. Du coup, il fallait bien que je change car j'allais arriver forcément après. Après des semaines et des semaines de gamberge, on s'est tous arrêté sur Espace Vital. Mais ce fut dur.

Pour Un long Destin de Sang, cela vient tout simplement d'un (très court) poème d'Apollinaire : La nuit descend/On y pressent/Un long destin de sang. Sauf que mon éditeur Laurent Muller trouve que ça fait trop penser à Un long Dimanche de Fiançailles. Il a évidemment raison, même si 1) je n'y avais même pas pensé et 2) on peut être à peu près sûr maintenant qu'ils s'étaient également inspiré de ce poème pour ce titre... Du coup, j'essaye de trouver autre chose mais je n'y arrive pas. Et ça m'énerve, comme dirait l'autre. En plus, c'est vrai que l'autre série de Bedouel chez 12Bis est bien L'Or et le Sang... Deux fois le mot sang, ça fait beaucoup. Bref, on continue de cogiter...

01 septembre, 2009

F1 - GP d'Europe et de Belgique : les têtes à l'envers


On ne pourra pas de plaindre d'avoir eu une année riche en surprises et en coups de théâtre. D'ailleurs, quand ce n'est pas sur la piste, c'est en dehors, avec le feuilleton Schumacher qui nous aura quand même agité pendant dix jours - finalement, il a fallu se contenter d'un Luca Badoer jeté presque malgré lui dans la fosse aux lions et qui aura prouvé à ses dépens qu'on ne peut pas revenir en GP après dix ans d'absence (mais qui en doutait après tout ?).
Mais revenons aux verdicts des chronos et de la piste. Button a gagné six des sept premiers GP ? Il ne fait plus rien depuis deux mois ! Barrichello était voué à pleurnicher jusqu'à la fin de l'année ? Il gagne un GP et se prend à rêver. Ferrari est en pleine crise ? Raikkonen gagne comme d'habitude à Spa. Les Red Bull vont tout emporter sur leur passage ? Elles se font taper par la première Force India venue. Les Toyota sont bien placées aux essais ? Elles s'effondrent en course (et vice versa). Les BMW s'en vont à la fin de l'année ? Tiens, les voilà de nouveau aux avant-postes. Les Force India sont toujours le petit poucet de la F1 ? Elles manquent de s'imposer sur le plus beau circuit du monde ! N'en jetez plus, on croît rêver...
Je reste toujours persuadé que Button sera champion du monde, mais actuellement c'est dans la douleur que ça se passe pour l'Anglais. Tant mieux après tout s'il laisse la porte ouverte à des rebondissements en pagaille...

Les étoiles de Valence :
*** : Barrichello
** : Hamilton, Raikkonen
* : Kovalainen, Rosberg, Alonso, Kubica

Les étoiles de Spa :
*** : Raikkonen, Fisichella
** : Vettel, Kubica, Heidfeld

Le classement après 12 GP :
Button : 21
Vettel : 15
Webber : 13
Barrichello, Hamilton : 12
Rosberg : 10
Raikkonen : 9
Trulli, Glock : 8
Alonso : 7
Kubica : 6
Buemi, Massa, Heidfeld : 5
Fisichella, Kovalainen : 4
Sutil : 3
Bourdais : 2
Nakajima : 1

07 août, 2009

Latest news BD...

Une petite période de vacances s'ouvre à moi jusqu'à fin août, l'occasion de vous donner les dernières nouvelles me concernant dans le domaine de la BD !

L'ultime Chimère - j'ai relu les épreuves du T4 et Bruno Pradelle met la dernière main aux couleurs. Tout roule et l'album est annoncé pour le 30 septembre prochain.

Speedway - Siro m'a envoyé ses dessins de couverture il y a peu... Ca jette ! Je ne la montre pas encore mais je peux dire qu'il s'agit d'une couverture un brin conceptuelle, dans le sens où celle du T1 et celle du T2 "vont ensemble" et se complètent pour ne former qu'un seul dessin en fait... Dargaud ne m'a pas encore annoncé quand ça sortira vraiment, mais ce devrait être pour l'automne, avant le T2 début 2010. J'attends encore une éventuelle préface de Sébastien Loeb, et je peux vous dire que ce n'est pas facile...

ApocalypseMania - Eh bien figurez-vous que je viens de réecrire pour la 4e fois la fin du T8 (les neuf dernières pages en fait) ! Histoire de vraiment partir en beauté, et de laisser une forte impression... Philippe Aymond m'a répondu qu'il aimait beaucoup cette dernière version, donc ce sera celle-là ! Ce n'est pas qu'elle soit vraiment différente de ce que j'avais écrit avant, mais le traitement n'est pas le même, et il y a un peu plus de mystère...

L'Idole & le Fléau - J'ai fini il y a quelques jours le découpage du T2. Je mets ça au propre jusqu'à fin septembre !

Bandaiyan - J'en suis à cinq chapitres écrits, ce qui correspond à presque 100 pages. Les dessins de Philippe Nicloux sont franchement époustouflants !

Un long Destin de Sang - il vous faut oublier ce titre ! Depuis que mon éditeur Laurent Muller chez 12Bis m'a fait remarquer que ça ressemblait trop à Un long Dimanche de Fiancailles (et pourtant j'avais trouvé le titre dans un poème d'Apollinaire - ce qui me fait croire que Jeunet avait eu la même inspiration !), on ne peut que se rendre à l'évidence : il faut en trouver un autre ! J'ai une idée que je vais bientôt soumettre, mais ce n'est jamais facile de trouver un titre sur un projet quand ce dernier s'est appelé pendant des mois d'une autre façon...

Projets - je vais continuer l'été en essayant de mettre au propre trois projets qui me tiennent à coeur et sur lesquels je gamberge depuis pas mal de temps déjà... L'un serait centré autour de la personne authentique de Frederick Hart, un sculpteur américain décédé il y a dix ans. L'autre serait un one-shot tendance James Gray-Quentin Tarantino que je réserve à Nicolas Ryser. Et enfin un projet plus fantastique et mainstream baptisé Suburbia... A suivre !

06 août, 2009

Public Enemies **


de michael mann avec johnny depp, christian bale, marion cotillard

Chicago, années 30, John Dillinger et sa bande, il braque des banques, s'amourache de Billie, pourchassé par les fédéraux, le méthodique Melvin Purvis en tête...

On aura attendu pas loin d'un mois certes... mais un Michael Mann, même "pas tentant", ça ne se rate pas (son "Miami Vice" était bien). Mais les réticences restent, aprés coup, face à ce trés bon film de mise en scène mais qui a le défaut, pour qui a un peu de vécu au ciné, de creuser un sillon déja bien usé du "film de gangsters"' (US (dans les années 30 (à Chicago))). Ce que Mann assume clairement. Même avec l'originalité formelle, et même véridique, c'est une histoire, une ambiance, des scénes ("pan pan !" les voitures qui crissent, etc.) qu'on a déja vu pas mal de fois. Sur 2h15, ça se sent. Mais oui, la mise en scène est impressionnante. On pense fortement en terme de grain d'image et de caméra (souvent à l'épaule, ca tangue à l'image, faut pas se mettre trop prés, sinon mal de mer...) à "Dogville" de Von Trier, cette image un peu "video" (HD en fait), plutot osé de son chef opérateur. Des scènes magnifiques, poursuite dans la forêt, et la "mise à mort" de Dillinger, dans la rue, magistrale. Une narration sans temps mort, les faits, sans pause psychologique, c'est un parti pris, plutôt bien. Depp apporte un charisme que peu, trés peu d'acteurs US ont, rien que de voir par exemple Bale en face, qui ne sera jamais jamais à son niveau. Cotillard joue les utilités, elle les joue bien...

30 juillet, 2009

The Reader **


de stephen daldry avec kate winslet, david kross, ralph fiennes

1958, Allemagne, courte et intense romance entre Michael, 16 ans, et Hannah, 35. Il lui lit des livres pendant leurs heures passées ensemble. Il la retrouvera une dizaine d'années plus tard, accusée dans un procés.

Film assez prévisible à tous points de vue mais qui n'est pas le melo US à Oscars qu'on pouvait craindre. Craindre car un film qui sort si tard aprés avoir été diffusé sur les vols Air France deux mois avant, ce n'est pas bon signe. Il y a quelques années, ce genre de film aurait fait l'évènement. Moins maintenant car une telle histoire mêlant sentiments, souvenirs et trauma de la WW2, a été un peu bouffée par "the pianist" de Polanski, notamment. Et il faut bien reconnaitre que le fait de s'attendre à peu près à tout gomme pas mal d'émotion. C'est tellement académique, dans l'intrigue, la réalisation, la photo, le jeu des acteurs, que l'impression de déjà vu est assez forte. Et cette tendance à tout aseptiser du cinéma US grand public. A part cette première partie, entre les deux amants, légère, qui donne ensuite toute sa force au film. Il y a de l'émotion, des scènes fortes ("la non visite" en prison) mais une sorte de montée lente, trés lente, vers toujours plus d'émotion sur la fin qui ressemble à un tic de réalisation. La Winslet, dans un rôle à Oscars, un peu trop évident, elle est quand même à un autre niveau dans "Les Noces rebelles". Sans compter cette plaie qui mériterait une fois pour toutes le carton rouge dans les films, "les visages vieillis", pas un seul film qui en réchappe, une horreur, chaque fois. Il reste quand même un film plutot sobre malgré son manque de subtilité, avec cette atmosphère de tristesse, temps qui passe, mélancolie qui reste.

28 juillet, 2009

F1 : GP de Hongrie - dans l'oeil du cyclone...


Week-end évidemment terrible pour la F1 avec un accident qui fait froid dans le dos, tout comme la photo que l'on vous présente pour l'illustrer. Au moment où j'écris, difficile de savoir de quoi l'avenir de Massa sera fait, mais on compatit vraiment au sort du Brésilien qui s'est donc trouvé au mauvais endroit au mauvais moment, comme on dit. On a toujours pensé que Massa était malchanceux, mais là c'est le bouquet et on lui souhaite un prompt rétablissement.
Comme si cela ne suffisait pas, nouveau coup de tonnerre dimanche soir avec l'annonce de la suspension de l'équipe Renault pour le prochain GP à Valence. Je vous laisse aller voir notre émission Le Débriefing F1 pour savoir ce que Jean-Luc Roy en pense et on est bien de son avis !

Les étoiles de Budapest :
*** : Hamilton
** : Raikkonen, Rosberg, Glock
* : Webber, Kovalainen, Alonso

Le classement après 10 GP :
Button : 21
Vettel, Webber : 13
Barrichello, Hamilton, Rosberg : 9
Trulli, Glock : 8
Alonso : 6
Buemi, Massa : 5
Raikkonen : 4
Heifeld, Kubica, Sutil, Kovalainen : 3
Bourdais : 2
Nakajima, Fisichella : 1

20 juillet, 2009

Tom Watson


J'ai passé près de sept heures devant ma télé hier dimanche à suivre la dernière journée du British Open de golf, où on a assisté à un moment de sport absolument exceptionnel.
Souvenez-vous : il y a un an tout juste, j'avais posté un article suite à cette même épreuve qui avait presque vu la victoire du revenant australien Greg Norman (53 ans). J'avais écrit : "imaginez Jimmy Connors finaliste à Wimbledon ou Alain Prost vainqueur du dernier GP..." - eh bien ce qui était vrai en 2008 l'a été encore plus en 2009 !
Cette fois, le héros s'appelle Tom Watson. Américain, âgé de 59 ans et dix mois, à quelques semaines seulement de la limite d'âge pour participer au British Open (60 ans). Watson n'a peut-être plus l'aura d'un Nicklaus, d'un Ballesteros et même d'un Norman, mais il a été une star incroyable du golf, remportant pas moins de huit majeurs entre 75 et 83. Dont ce fameux Open britannique à cinq reprises, notamment en 77 sur le parcours de Turnberry (Ecosse), où se jouait précisément l'édition 2009...
Sachez donc qu'après 4 jours de compétition, 71 trous et deux coups, Watson était toujours en tête... (Précisons au passage que Tiger Woods lui-même n'avait pas passé le cut). Il ne lui restait plus qu'à assurer le par sur le dernier trou, un par 4, une formalité. La victoire, 32 ans après, lui tendait les bras... 32 ans après, vous vous rendez compte ? Et là, incroyable, alors qu'il avait une dizaine de mètres à faire au putter, il trouve le moyen de faire un mauvais coup qui le renvoie à deux mètres du drapeau, puis un autre très mauvais putt trop court... Moralité : il fait bogey, et il termine ex aequo avec son compatriote Stewart Cink qui n'en demandait pas tant.
Déjà, nous avions là toute l'histoire du golf, avec la difficulté de concentration et la cruauté de ce sport résumées en deux petits coups seulement, via un homme qui a possédé tous les honneurs et qui n'a plus besoin de ça pour vivre ou s'endormir le soir...
C'est alors qu'on a assisté à un deuxième phénomène, totalement inattendu : instantanément, à partir du moment où Waston a été obligé de repartir sur le parcours pour quatre trous de play off, il s'est métamorphosé. Le jeune vieil homme espiègle qu'il était devenu depuis quatre jours et qui mystifiait tous les petits jeunes avec un sourire charmeur est devenu soudain un vieil homme triste et misérable, au visage de cire et glacial, traînant la patte et ratant pratiquement tous ses coups, au point de se faire totalement humilier sur les deux derniers trous. Une agonie, pathétique et pénible. On n'en revenait pas : comment pouvait-on passer d'un triomphe historique qui était pratiquement acquis à une déchéance aussi soudaine ?
Seule explication : Waston n'avait littéralement plus la force de faire quatre trous supplémentaires. Comme si son cerveau -et par conséquent son corps- avait décidé qu'il gagnerait au bout de 72 trous ou rien. Rarement on avait vu démontré aussi nettement ce que peut représenter le pouvoir mental du sport. C'était palpable. Et on est ressorti de cette retransmission bouleversé, mais ne sachant pas trop pourquoi... Avait-on failli voir le pire coup porté au golf depuis un siècle ? Avait-on au contraire failli assister à la plus belle histoire de sport ? Avait-on eu raison de continuer à voir pratiquement un homme mourir sportivement en direct ?... Terrible.

16 juillet, 2009

PSB & SB (pour Sébastien Bourdais)



Lendemain de concert des Pet Shop Boys à l'Olympia de Paris. 5e concert français pour nos amis Tennant-Lowe, et 5e fois que je les vois ! Un début assez lent mais réussi (avec les excellents Heart et Did You See Me Coming?), qui ne convainc pas totalement ensuite, notamment à cause d'un sound check qui a dû être fait à la va vite. Mais une fois que Neil Tennant enfile le smoking, le grandiose est atteint avec l'enchaînement magique Do I Have To?-King's Cross-Jealousy... Et ensuite, tout déroule impeccablement dans une superbe ambiance. Bref, on sort de là content, avec le sentiment d'avoir vu, à mon avis, la 3e meilleure performance sur 5 (les deux au Zénith restant devant, mais les deux au Grand Rex étant désormais derrière).
Soirée ensuite entre amis, les vieux de la vieille (El Bacos et Sven Lescuyer, qui fête aujourd'hui ses 40 ans, mais qui reste toujours le n°2 du Service des Sports de France Télévisions...), et impression ce matin d'une légère gueule de bois, accentuée par l'annonce de la nouvelle de l'éviction de notre seul pilote français de F1 par son équipe...
Voici ce que j'ai aussitôt écrit à ce propos sur le blog de Motors TV :

Voilà, la nouvelle vient de tomber : Seb quitte Toro Rosso, et le commentaire de Franz Tost qui accompagne le communiqué officiel n’est pas des plus sympas : « notre partenariat n’a pas satisfait nos attentes, nous avons décidé de le remplacer…» . Décidément, rien n’aura été épargné au Français qui est en train de vivre des moments pénibles et ma première pensée est vraiment pour lui : car quelles que soient les performances ou les résultats, il n’est pas là par hasard non plus et un sportif de haut niveau vit toujours les choses intensément, surtout lorsqu’elles le concernent. On ne peut que l’assurer de notre soutien et lui dire qu’on pense bien à lui.
Au moment où je vous parle, c’est évidemment le sentiment d’une grande déception qui prédomine. Je suis de ceux qui militaient sans relâche pour que Seb ait sa place en F1 (et croyez-moi, j’en ai essuyé des sarcasmes de la part de confrères français qui couvraient la F1 alors que le Manceau était en Champ Car…) car à un moment donné il ne fallait pas exagérer : compte-tenu de son parcours et de son palmarès, il fallait que Sébastien soit en F1. A ce moment-là, je ne disais pas qu’il allait tout casser et devenir champion du monde tout de suite : non, on disait juste que Sébastien avait sa place parmi les vingt (meilleurs ?) pilotes qui sont en F1. Cet avis, cette constatation, on les défend toujours. Simplement, en F1, il y a toujours un contexte autour du pilote, où l’atmosphère au sein d’une équipe et les qualités d’une voitures sont évidemment très importantes. Demandez à Button ce qu’il en pense…

Sébastien en F1, et en attendant d’en savoir un peu plus sur son avenir sportif, ce n’est quand même pas négligeable : me reviennent en mémoire des faits dont beaucoup de pilotes se contenteraient : une bataille pour la 4e place dès le premier GP avec Alonso et Raikkonen derrière lui, deux points marqués dès ce premier GP, un meilleur temps en Q1 en Belgique, trois tours menés au Japon, une place dans les points à Monaco… Hey ! Pas si mal, non ? Surtout avec un Vettel à ses côtés et une relative méfiance de la part d’un paddock si prompt aux a priori et aux jugements à l’emporte pièce…

D’un autre côté, on n’est pas aveugle non plus. On a bien senti que Seb loupait parfois des occasions, se prenait les pieds dans certains tapis (Monza…), et ne répondait pas à toutes nos attentes, même si on aurait signé tout de suite si on nous avait dit avant le début de la saison 2008 ce qu’il allait vraiment faire cette année-là. Mais il faut le reconnaître : on espérait un peu mieux. Doit-on le condamner pour cela ? Non, bien sûr que non. La mayonnaise n’a pas pris, c’est tout, et je serais bien incapable de vous donner des explications définitives. Chacun sa personnalité, chacun son background, chacun son taux de réussite, chacun son destin – on n’est pas en position de tout comprendre ni de juger, on ne peut que constater.

J’aurais tendance à penser que, contrairement à ce que je croyais, Seb est peut-être arrivé vraiment trop tard en F1, qu’il n’avait plus les mêmes envies ou habitudes qu’avant, lorsqu’il venait de la F3000 où là il aurait été raccord avec le milieu… Mais ça n’est qu’une impression un peu diffuse. J’ai aussi parfois eu le sentiment qu’il se mettait trop la pression, ou qu’il ne se libérait pas totalement, qu’il était « en dedans» et surtout que ça se voyait… Mais là encore, comment affirmer cela sans risquer de se tromper ?

Finalement, j’en reviens à ce tout premier GP, en Australie, en mars 2008. Et je me dis que tout était déjà dit : qualifié 17e sur la grille, cela avait été une vraie déception. Mais une grande solidité en course et quelques faits favorables l’avaient placé en 4e position… ce qui prouvait sa valeur. Mais un abandon mécanique à deux tours de la fin avait mis fin à la belle histoire. Et même si deux points étaient venus récompenser la performance, on avait été cueilli à froid par cette infortune. Depuis, ça n’a pas changé. On savait qu’il pouvait faire quelque chose de bien, voire de grand, mais cela ne venait pas. Le sort est parfois cruel.

Maintenant, ne dramatisons peut-être pas… Le monde ne s’arrête pas de tourner, et je ne vois pas pourquoi des dizaines de patrons d’équipe de divers championnats ne se précipiteraient pas pour proposer quelque chose à un pilote comme Sébastien Bourdais…

14 juillet, 2009

Photos souvenirs (7) : Senna

Et on va terminer par mon idole absolue : Ayrton Senna, que j'ai eu l'occasion d'approcher de très près lors des essais privés d'Estoril en septembre 1992. Quinze mois plus tard, en décembre 1993, je bouclais la boucle en l'interviewant face à face à Bercy peu avant le Elf Karting Masters. J'ai toujours la cassette chez moi et je crois que je l'emmènerai avec moi dans la tombe.





A noter que ce jour-là, et après une année sabbatique, Alain Prost effectuait son retour officieux à la compétition suite à l'annonce de son engagement pour la saison 93 par l'équipe Williams-Renault.


... Et comme si ça ne suffisait pas, sachez que Michael Schumacher était également présent, au volant de sa Benetton !

Photos souvenirs (6) : GP de Belgique 1979

C'est le premier GP auquel j'ai assisté, et c'était un cadeau d'anniversaire pour mes douze ans : le GP de Belgique 79, sur le circuit de Zolder. La course fut franchement passionnante avec pas moins de six leaders différents et beaucoup de rebondissements... et grâce aux photos de mon père, l'occasion d'avoir de bons souvenirs !

Les mécaniciens de Ferrari préparent la voiture de Villeneuve...


Gilles Villeneuve en action... Je peux ainsi dire fièrement que j'ai vu cet immense champion pour de vrai sur une piste !


René Arnoux, lui, se prépare à partir en piste...


Quelques heures plus tôt, son coéquipier Jean-Pierre Jabouille était encore en civil à côté de sa Renault turbo...


Patrick Tambay en discussion avec Johnny Rives de L'Equipe. Patrick m'a tout de même avoué il y a quelques jours seulement que la simple évocation de Zolder le mettait toujours aussi mal à l'aise. C'est en effet sur ce circuit, en 1982, que son grand ami Gilles Villeneuve, se tuait...


Belle photo de Nelson Piquet, répondant à une interview...

Photos souvenirs (5) : images de tournage

Dix ans passés à France 2, ça permet de voyager un peu et de ramener quelques souvenirs...

Me voici posant devant le Golden Gate de San Francisco, à l'occasion de la Coupe du Monde de Foot 1994...


Au même endroit, le type avec la veste en jean, assis au loin et méditant devant le Golden Gate off, est Eric Cantona.


Toujours pendant la Coupe du Monde 94, me voici devant Manhattan, avec les fameuses tours jumelles du World Trade Center...


On passe cette fois sur le Dakar avec, pour commencer, l'intérieur de l'avion qui nous servait chaque jour de salle de montage de fortune...


On avait heureusement le loisir d'admirer les superbes paysages autour...


Souvenir d'un reportage effectué pour Télématin sur le chanteur français Gérard Berliner qui m'a fait l'amitié de chanter, quelques années plus tard, lors de mon mariage...

Photos souvenirs (4) : mes 30 ans

En mai 1997, j'ai organisé une assez grande fête pour mes 30 ans, que j'avais intitulée "A Grand Prix Party". Elle se déroulait dans la piste de slot racing (comprenez un circuit 24 de plus de 50m de développement !) de Franck Lagorce, installée à Chevilly-Larue mais qui a fermé quelques années plus tard, hélas. Toujours est-il que pas mal de monde du service des Sports de France 2 étaient là ainsi que beaucoup d'amis...

Denis Brogniart, quelques années avant d'être la star de Koh-Lanta, n'était "que" journaliste sportif à Europe 1 et essayait de contrôler sa petite voiture...


On reconnait ici le même Denis Brogniart, tandis que figure, à sa droite, Thierry Clopeau, actuel directeur des Sports d'Europe 1. Au premier plan, Florent Houzot, rédacteur en chef de Stade 2 et, à sa droite, ma consoeur Claire Raynaud.


A quelques secondes du départ de la grande finale... De gauche à droite : Nathanaël de Rincquesen, Alexandre Coutelis (auteur BD), Oliver Sauer (mon beau-frère), Lionel Chamoulaud, Florent Gautreau et Christian Caravacca, un ami.


Le verdict est tombé : Lionel Chamoulaud est le grand vainqueur, et ma femme Aude le récompense comme il se doit tandis que Florent Gautreau se réjouit sans doute à l'idée d'asperger très bientôt son rival...

Photos souvenirs (3) : Lillehammer

J'ai couvert pour France 2 les Jeux Olympiques d'Hiver de Lillehammer, en Norvège, en 1994. Un excellent souvenir même si je trouvais que la rédaction en chef du 13h et du 20h nous demandait trop de sujets d'ambiance par rapport au sport. J'ai notamment couvert la descente olympique en ski alpin messieurs, ce qui reste forcément un grand souvenir, ainsi que la compétition de patinage artistique à une époque qui était énorme pour ce sport... Je me souviens aussi que la température était constamment entre -20 et -27° ce qui était vraiment dur pour les pieds et les mains...

Votre serviteur devant le mur d'arrivée de la descente messieurs...


... dont le vainqueur fut l'Américain Tommy Moe...


Me voici dans le studio de France Télévisons pour ces JO...


Un document : la composition du premier groupe d'entraînement pour le patinage artistique dames. Nancy Kerrigan et Tonya Harding, quelques semaines seulement après le scandale qui continuaient de les concerner toutes les deux, étaient ensemble !


Dans la salle de montage avec Annie-Claude Becquet, une des meilleures dans son métier...


Et notre vaillant caméraman Frédéric Pasquette, qui filme par -25° et qui a les doigts tout gelés le pauvre...

Photos souvenirs (2) : Queen

Je crois que c'est le 18 septembre 1984 très précisément que Queen est passé à Paris (à Bercy, qui avait juste accueilli Scorpions avant comme grand groupe) dans le cadre de la tournée qui accompagnait l'album The Works. J'avais donc 17 ans et c'était enfin la chance pour moi d'aller voir "en vrai" mon groupe préféré... Ces photos ne sont pas de moi mais d'un copain de classe qui s'était baladé pendant tout le concert avec son appareil photo... Je ne sais toujours pas comment il avait vraiment fait, mais je suis toujours impressionné de la qualité de ces photos qui nous rendent bien Freddie Mercury dans toute sa splendeur...




Photos souvenirs (1) : me, myself and I

Pour tout vous dire, il y a grand rangement d'été actuellement dans la maison de la famille Bollée et je suis retombé par hasard sur tout un grand carton de vieilles photos... Je ne résiste pas au plaisir, en ne sachant pas toutefois si cela vous intéressera vraiment, de vous en montrer quelques unes. Je commence avec ma bibine à moi à une époque où je devais avoir entre 17 et 23 ans...



13 juillet, 2009

F1 : GP d'Allemagne - Webber tisse sa toile


Honnêtement, on la sentait venir. Vu les qualités affichées par les Red Bull et vu ce qu'en avait déjà tirées Vettel, on se doutait bien que Mark Webber aurait très bientôt lui aussi les honneurs d'une victoire. C'est donc chose faite depuis hier et le moins que l'on puisse dire est que l'Australien s'est manifestement mis tout le monde dans la poche depuis pas mal de temps vu la joie affichée par tout le monde face à ce résultat.
Il fut un temps pourtant où j'étais un peu critique envers Webber, que je trouvais comme beaucoup très rapide sur un tour, mais très inconstant en course, avec un soupçon de malchance et même un manque de lucidité flagrant. Je rappelais aussi qu'on ne l'avait pas spécialement vu briller en F3000 lorsqu'il s'y trouvait et qu'il n'avait jamais crevé l'écran en F1.
Tout cela, c'était valable jusqu'à hier. 130 GP d'attente (ce doit être le record en la matière), et enfin la délivrance, et allez savoir - peut-être un déclic qui va nous faire de l'Australien un prétendant au titre mondial ! En tout cas, on a été marqué par ses cris à l'arrivée dans le casque, où toute la récompense d'une vie de sportif se trouvait justifié et qui donnait vraiment la chair de poule...

Les étoiles du Nürburgring :
*** Webber
** Massa, Rosberg
* Vettel, Alonso, Kovalainen, Sutil

Le classement après 9 GP :
Button : 21
Vettel : 13
Webber : 12
Barrichello : 9
Trulli : 8
Rosberg : 7
Hamilton, Glock : 6
Buemi, Alonso, Massa : 5
Heidfeld, Kubica, Sutil : 3
Bourdais, Raikkonen, Kovalainen : 2
Nakajima, Fisichella : 1

11 juillet, 2009

L'ultime Chimère T4 : la couv !


La Machine - Dessins de Fabrice Meddour & Griffo. Sortie le 30 septembre. Glénat.

07 juillet, 2009

Olivier, Roger, Florabelle et les autres...

Actualité chargée pour votre serviteur en ce moment, avec comme chaque année un mois de juin où on n'arrive pas à sortir la tête de l'eau : les 24 Heures du Mans prennent toute l'énergie et on s'en remet à peine qu'il faut déjà repartir sur des circuits. J'étais ce week-end au Val de Vienne, entre Poitiers et Montmorillon, pour un meeting de Super Série FFSA, autrement dit le meilleur du sport auto à la française. Week-end crevant car je m'occupe de la rédaction en chef/coordination des moyens télévisuels sur place (Motors TV a en effet le contrat d'assurer la fourniture des images "officielles" de l'événement), ce qui oblige à être là le premier et à repartir le dernier : on n'est pas loin à chaque fois des vingt heures de présence par jour sur le circuit...

C'est l'occasion en tout cas de retrouver pas mal de monde que je connais bien dans le monde du sport auto, et notamment "Olive", à savoir Olivier Panis (photo), qui est une des têtes d'affiche maintenant du Championnat de France GT. Je connais Olivier depuis plus de quinze ans, et c'est un type vraiment sympa que j'apprécie beaucoup, qui est "normal" et amical, ayant évidemment gardé un sacré coup de volant et ayant toujours autant la rage de gagner ! On rappellera au passage qu'il demeure toujours le dernier vainqueur français d'un GP de F1 : à Monaco en 1996. Il est le premier à trouver ça incroyable que pas un tricolore n'ait gagné depuis treize ans (et ça risque de durer, on en a bien peur...)

Du coup, je n'ai pas pu voir la finale de Wimbledon mais j'ai bien sûr appris le résultat du match Federer/Roddick et comme beaucoup, sans doute, on est bien content que Roger soit maintenant tout seul au firmament du tennis mondial avec donc 15 victoires en grand chelem. A la rigueur, j'ai tendance à dire que la blessure de Nadal est bien tombée pour que le Suisse puisse se positionner dans l'Histoire comme il le devait. Maintenant, j'aurais tendance à dire qu'il est temps que l'Espagnol revienne, car il nous (me) manque et on a hâte de retrouver ces finales d'anthologies où Federer est clairement en danger...

Enfin, je signalerais que j'avais à la maison un courrier émanant d'une certaine Florabelle Rouyer, ci-devant Chef de bureau au Centre National du Livre. Il faut que je vous dise que j'avais en effet fait une demande pour obtenir une bourse de la part de cet organisme afin d'écrire mon roman graphique Bandaiyan. La possibilité de cette bourse étant offerte à ceux qui travaillent et "qui souhaitent dégager du temps libre pour un projet d'écriture" - j'étais parfaitement dans le créneau, ayant évidemment du mal à faire cohabiter mes deux métiers. Hélas, Florabelle m'apprend que "le président du CNL a décidé de ne pas retenir (ma) candidature". Une vraie déception, je l'avoue. Sans verser dans la parano, on se demande bien ce qu'il faut comme autres critères que ceux que j'avais avancés (autre profession, grande documentation à trouver et important travail de recherche, roman graphique, "grand" éditeur derrière...) pour être éligible mais bon, c'est comme ça... 0n se battra donc tout seul...

30 juin, 2009

Bancs Publics


Visionnage ce week-end en "avant-première Versaillaise" du nouveau film de Bruno Podalydès : Bancs Publics (Versailles Rive Droite), en présence du réalisateur, de Florence Muller et de Jean-Noël Brouté, ce dernier étant de la partie de tous les Podalydès. Pour l'anecdote, on signalera que lors de la scène avec Chiara Mastroianni et Emmanuelle Devos (à vue de nez vers la 40e minute du film...), la petite fille qui fait de la balançoire au deuxième plan est ma fille Adriana. A part ça, il s'agit donc du 3e film "versaillais" de Podalydès, après Versailles Rive Gauche et Dieu seul me voit. Depuis, on sait qu'il était parti sur d'autres pistes avec Liberté-Oléron, Le Mystère de la Chambre Jaune et Le Parfum de la Dame en Noir, ce qui, selon notre modeste avis, était moins percutant.
Bancs Publics est un film de saynètes, même si trois grandes parties composent l'oeuvre : la première se déroule dans une PME, la deuxième dans un square public et la dernière dans un magasin de bricolage. A l'intérieur de ces parties, il y a parfois quelques passages un peu gratuits (Thierry Lhermite, Catherine Deneuve, voire Mastroianni-Devos, il faut bien le dire...), mais l'ambiance est là et on rit franchement dans tout le début avec la vie en entreprise qui est toujours source de rigolade (voir The Office ou même Caméra Café). Force est de constater qu'il y a peut-être une baisse de rythme au milieu avec les scènes en extérieur, même si ça fait du bien de "sortir" à l'air libre...
Mais c'est après que vient le meilleur avec toute la partie dans le magasin de bricolage, qui est un peu comme la scène du Royal Garden dans Playtime de Tati : une sorte de film dans le film, long, un quasi moyen métrage même, où l'on perd un peu la logique de l'ensemble mais où on se laisse embarquer dans un délire irrésistible. C'est le cas ici avec des passages franchements drôles et une unité de lieu qui fonctionne parfaitement. Au niveau acteurs, même si Denis Podalydès était et est toujours le personnage "principal" des films de son frère, cette fois il est au second plan et c'est Bruno Podalydès lui-même qui crève l'écran : on le savait à vrai dire depuis Liberté-Oléron, mais il est vraiment excellent dans la comédie et c'est lui qui porte le (son) film sur ses épaules... Le genre de mec qui fait marrer dès qu'il dit la moindre banalité ! Et puis, après les scènes dans la PME, ces séquences avec un bla-bla pseudo commercialo-marketing sont franchement bien vues !
Bref, un bon moment et une sorte de "retour aux sources" qui fait bien plaisir. A noter enfin l'excellent plan de fin du film et une très inspirée bande-son.

26 juin, 2009

Souvenirs de MJ dit Bambi


Comme tout le monde, un peu d'incrédulité après l'annonce de la mort de Michael Jackson, véritable personnage de dessin animé finalement, à la vie et au destin si étonnant et parfois bien ambigu... Je ne parlerai que de musique ici, avec le souvenir encore vivace de ce début des années 80 où le phénomène a commencé.
Il faut déjà se souvenir qu'avant même de passer en solo, MJ était déjà une star, depuis son enfance au sein des Jackson 5. Le passage en solo était quelque chose d'attendu, et avec Quincy Jones pas loin derrière, on savait qu'on allait avoir une déferlante planétaire. Je me souviens quand même que la surprise était venu de ce duo avec Paul McCartney (The Girl Is Mine), choisi comme premier single, et c'est ce qui avait éveillé mon attention, étant depuis longtemps fan absolu de Macca. S'ensuivit une période jusqu'en 1991 au moins (avec l'album Dangerous) voire jusqu'en 1996 (HIStory) où il fut impossible d'échapper à Bambi, que ce soit par ses simples chansons que par ses remixes, puisqu'évidemment la crème des remixers se battaient alors pour avoir l'honneur d'être choisi pour les remixes... et il faut bien avouer qu'il y en a eu des fabuleux, le sommet étant atteint pour moi par In The Closet, tous plus réussis les uns que les autres (alors que la chanson de base était plutôt insignifiante).
Il faut aussi se souvenir de l'impact du clip Thriller, vu pour la première fois en exclusivité chez Drucker sur la 2 un samedi soir : voir des zombies danser pendant dix minutes, c'était quand même top !
A une époque, il y avait aussi ce match grandiose entre Michael Jackson et Prince, et à partir de 1985 j'étais complétement passé côté "Kid de Minneapolis"... mais il faut bien reconnaître que si l'un est vraiment mort maintenant, cela fait aussi plusieurs (longues) années que l'autre est mort musicalement.

Michael Jackson - mon top 10 songs :
Off The Wall
Rock With You
The Girl Is Mine
I Just Can't Stop Loving You
Thriller
The Way You Make Me Feel
PYT
Heal The World
You Rock My World
Stranger In Moscow

Michael Jackson - mon top 10 remixes :
The Way You Make Me Feel (Extended Dance Mix)- imparable et un son syncopé assez en avance sur son temps...
Black Or White (The Clivillés & Cole House Mix) - quand on enlevait le riff insupportable de la guitare électrique, ça devenait déjà beaucoup mieux...
Remember The Time (E-Smoove Late Nite Mix) - l'intro est absolument exceptionnelle, toujours dans les meilleures remixes que je possède, tous artistes confondus...
Remember The Time (Silky Soul 7" Mix) - une richesse de production hallucinante...
In The Closet (Club Mix) - d'un titre bancal, on passe à une tuerie pour dancefloor...
In The Closet (Underground Mix) - même chose qu'à la ligne précédente...
In The Closet (The Mission) - un concept de Frankie Knuckles, absolument obsédant...
You Are Not Alone (Classic Club Mix) - encore Knuckles à la baguette, capable ici de transformer un slow en un hymne dance tout simplement beau...
Jam (Roger's Jeep Mix) - le titre original est très moyen, mais quel changement ici !
Is It Scary (Deep Dish Mix) - j'ai le maxi à la maison, une sorte de bootleg avec cette version instrumentale qui déchire...

22 juin, 2009

F1 : GP de Grande-Bretagne - Elémentaire mon cher Vettel


Huit GP déjà de disputés dans cette saison et nous n'avons toujours que deux vainqueurs depuis le début de l'année : Button et Vettel. Ce dernier a donc triomphé en Grande-Bretagne, sur les terres de son rival - est-ce à dire que l'Anglais gagnera dans trois semaines en Allemagne ? Pas de chance en tout cas pour Button, qui ne gagnera pas à domicile, une victoire qu'il aurait peut-être échangée contre une en Espagne ou en Turquie...
Pour en revenir à Vettel, en tout cas, rien à dire, le gamin est vraiment impressionnant et ses vingt premiers tours ont été sensationnels. Après, il avait course gagnée et il n'y a plus eu de suspense. Mais je me demande si le grand vainqueur du week-end n'aura pas été le circuit de Silverstone : lui qui a priori ne figurera plus au calendrier l'an prochain nous a rappelé que c'était une piste magique, hyper rapide (223 km/h de moyenne sur la course !), où l'on prend vraiment conscience que ces pilotes sont des types qui ne sont pas faits comme nous... Les plans en caméra embarquée étaient tout simplement hallucinants et on a apprécié plus globalement la réalisation télé qui n'hésitait pas aller chercher les batailles avec Alonso et Hamilton pour la 18e place (!) plutôt que rester devant... le tout avec des axes de cadrage assez spectaculaires.

Les étoiles de Silverstone :
*** : Vettel
** : Webber, Barrichello
* : Massa, Rosberg, Trulli, Nakajima, Fisichella

Le classement après 8 GP :
Button : 21
Vettel : 12
Barrichello, Webber : 9
Trulli : 8
Hamilton, Glock : 6
Buemi, Rosberg : 5
Alonso : 4
Heidfeld, Kubica, Massa : 3
Sutil, Bourdais, Raikkonen : 2
Kovalainen, Nakajima, Fisichella : 1

16 juin, 2009

L'ultime Chimère T4, première image de couverture


Voici comment sera le bandeau panoramique de 2e plan qui est utilisé dans tous les tomes depuis le début de cette série... Un dessin signé bien évidemment par Griffo, même si dans l'album c'est Fabrice Meddour qui réalise les planches concernées. Lequel Fabrice Meddour vient de signer un album qui cartonne : La Geste des Chevaliers Dragons T9 : Le Choeur des Ténèbres (scénario Ange, Soleil).

15 juin, 2009

Les beaux Gosses **


de riad sattouf avec vincent lacoste, anthony sonigo, noemie lvosky, alice trémolières

Hervé, 14 ans, collège de Bretagne, son pote Kamel. Pas trop de succés avec les filles, pourtant il ne pense qu'à ça.

Avec leurs approches trés (trés) différentes, "entre les murs", "LOL", "la journée de la jupe" et ces "beaux gosses" transmettront une image diverse des collèges français de l'époque... Le point commun est que chacun de ces films ne triche pas, c'est réaliste, en assumant son point de vue. Ici, c'est la franche déconne en se concentrant presqu'exclusivement sur l'obsession "cul" des ces ados. mais sans chercher à en rajouter, sans vouloir être vulgaire. C'est bien vu et drôle par son insistance mono thématique, pas vraiment le "teen movie crétin" à l'américaine. dans un sens, en tordant un peu le sujet, les films de larry clark , bien crus et trash sur les ados, ressemblent un peu à ces "beaux gosses". Sauf que dans ce cas, on rigole, vraiment. A comparer avec les bonnes comédies françaises de ce printemps, le film de Sattouf est une réussite. Parce que sans concession derrière les vannes, quitte à mettre clairement mal à l'aise, car chacun reconnait de son adolescence, plutot "ingrate" comme on dit. Provoquant mais sans chercher à choquer, faut le faire. Une certaine fixation sur la branlette, comme on s'en doute. avec cette remarque de Hervé à sa mère, dépressive et trés "maternisante" (excellente Noemie Lvosky), "putain, on peut même plus se branler tranquille dans cette maison !". Ca fait plaisir qu'un dialoguiste réussisse à caser ça dans un film... Excellents seconds roles d'adultes, Emmanuelle Devos, ou Irene Jacob, qui a maintenant l'age d'être mère d'enfants bien agés, en qui Hervé reconnait la mannequin qui posait dans le catalogue La Redoute 1986... bon, faut pas éxagérer quand même, 5 ans avant "la double vie de Véronique"....

09 juin, 2009

Did You Hear Me Remixing? (suite)

Les amis, hier soir j'ai eu un coup de déprime suite à un mauvais avis lu sur internet à propos d'ApocalypseMania T7... (sur le site planetebd.com, que je recommande pourtant, car il est excellent).
Je sais bien que je ne devrais pas, et ma femme est obligée à chaque fois de me remonter le moral, mais c'est comme ça...
Enfin bref, pour me changer les idées, je me suis mis à refaire d'autres remixes du chef-d'oeuvre pop de l'année : Did You See Me Coming? des Pet Shop Boys. Ceci grâce à Gomix, une application disponible sur MySpace, et par la bonne volonté de nos amis qui y ont mis les différentes pistes du morceau, transformables à souhait...
Voici donc deux versions dont je suis assez content :

Did You See Me Coming? (Alternative 7" Mix)
Did You See Me Coming? (Instrumental Groovy Mix)

Looking For Eric *


de ken loach avec steve evets, stephanie bishop, eric cantona

Eric, postier à Manchester, en pleine déprime, avec ses beaux fils à problèmes, la mère de sa grande fille qu'il ne voit plus... fan de Cantona, celui-ci lui apparait et le conseille.

On a cru vaguement entendre "la Palme du coeur" aprés le Festival 2009. On dira plus clairement qu'il s'agit du plus mauvais film de Ken Loach. Qui, avec sa longue filmo, en a fait des trés trés bons comme "land and freedom", "just a kiss", etc et d'autres moins bien, mais jamais aussi inintéressant que celui là. On mettra à part sa Palme tant désirée, "Le vent se lève", pas vraiment le haut du panier quand même. Il ne perd pas tout son talent, bien sûr, on retrouve ici sa facon de filmer les prolos anglais, de s'attacher à tous les personnages, de trouver des acteurs inconnus excellents, de nous mettre dans une ambiance à l'anglaise avec pas mal de vannes (cf dans le Pub). Sauf que le film repose sur une histoire de mec qui se secoue pour s'en sortir, plus qu'à la limite de la caricature (Loach sait "charger", son principal défaut, mais alors là...), on est vraiment dans le gnangnan prévisible quasi sirupeux sur la fin... Le fait est aussi que Canto, toute icône qu'il soit, est un sacré mauvais acteur (peut-être à force de donner l'impression de jouer son personnage en permanence, il est toujours faux face à la camera quand il faut vraiment jouer), et ça, même avec de l'humour, ca plombe totalement ces scènes. Au contraire, il aurait fallu ne pas le montrer, que ce soit un vrai mystère : mauvais choix de Loach ! D'ailleurs, ce qui frappe le plus, c'est la médiocrité de cette histoire (soufflée par Canto et son frère, on est moins surpris...), qui ne tient pas debout, on n'est pas habitué à tant de facilité de scénario dans le cinéma anglais. Il y a quelque semaines, on pensait à Loach face à "Welcome" (petit lien avec Manchester United d'ailleurs...), mais Lioret est trés trés nettement au-dessus de Loach sur ce film. Un des rares bons moments du film : Eric ne prenant pas au sérieux les aphorismes de Canto, et l'engueulant, "arrête ta philosophie, je ne me suis toujours pas remis des tes putains de mouettes !".

08 juin, 2009

F1 : GP de Turquie - Button, toujours pas off


Les GP se suivent et commencent à franchement se ressembler : Button est toujours au-dessus du lot, et à chaque fois il voit ses adversaires se prendre (un peu) les pieds dans le tapis et lui faciliter (un peu) la tâche... Vettel, en l'occurence, qui n'a pas su profiter de sa pole et qui est parti à la faute dès le premier virage. Est-ce que cela aurait changé la face de ce GP ? Je ne pense pas, mais la tendance s'affirme de plus en plus et on rappellera que le prochain GP se déroule en Grande-Bretagne, à domicile donc pour l'Anglais...

Les étoiles d'Istanbul :
*** : Button
** : Trulli
* : Webber, Vettel, Rosberg, Massa, Kubica, Glock

Le classement après 7 GP :
Button : 21
Vettel : 9
Barrichello, Trulli, Webber : 7
Hamilton, Glock : 6
Buemi : 5
Alonso, Rosberg : 4
Heidfeld, Kubica : 3
Sutil, Bourdais, Raikkonen, Massa : 2
Kovalainen : 1

Federer n'a pas fait d'erreurs...


... pour reprendre le jeu de mots entendu cette semaine dans la bouche de Nicolas Canteloup. En tout cas, vous ne pourrez pas dire que je ne vous avais pas prévenu, ayant annoncé dans le post précédent, avec 5 jours d'avance, que soit Federer soit Monfils allait gagner ! C'est donc ce qui s'est passé, et honnêtement c'était assez logique. Il était en revanche évident, une fois passé l'écueil Del Potro en demi-finale (son tour viendra), que Federer ne pouvait pas perdre une finale de Grand Chelem qui représentait tant pour lui (et qui était sa 19e) face à un joueur valeureux, et qui aura été la grande attraction du tournoi, mais qui allait devoir se coltiner toute la pression, le poids des responsabilités inhérent à ce genre d'événement... J'avais personnellement parié 6/4 6/4 6/2 pour Federer, cela a été 6/1 7/6 6/4, oui, là encore, il ne pouvait pas en aller autrement.

Comme tout le monde, on est bien content que le Suisse ait triomphé à Roland Garros, tant il aurait semblé incongru aux générations futures que le plus grand joueur de tous les temps n'ait jamais gagné sur un des quatre tournois du Grand Chelem. Evidemment, on pourra ergoter longtemps sur le fait que Nadal n'était pas là. On rappellera en effet que l'Espagnol mène toujours, si on ne se trompe pas, 13-7 sur l'ensemble de leur confrontation, et donc sur "le meilleur joueur de tous les temps", ce qui est assez paradoxal tout de même. Mais sur ce tournoi, sur sa carrière, personne, pas même Nadal, ne pourra contester à Federer ce succès, lui qui reste aussi sur quatre finales consécutives à Roland ! C'est dire que seul un phénomène comme Nadal a empêché Federer d'être absolument unique au monde.

On a hâte en tout cas de les retrouver à Wimbledon, en espérant que Nadal se sera ressourcé et remotivé pour ce tournoi qui pourrait bien être la "belle" entre les deux hommes. J'attends ça avec impatience, même si je viens de résilier mon abonnement à Canal+ après 15 ans d'abonnement... Et zut !

02 juin, 2009

Et pendant ce temps-là...

... au passage, je prends le risque d'annoncer aujourd'hui que le futur vainqueur de Roland-Garros cette année s'appellera soit Roger Federer (qui le mériterait bien au vu de sa carrière) soit Gaël Monfils qui joue comme un dieu et qui pourrait nous refaire le ocup de Noah d'il y a 26 ans. Le vainqueur de leur quart de finale déterminera le nom du lauréat global, je le sens...

Côté BD, j'ai fini le découpage d'Un long Destin de Sang T1 qui paraître en 2010 chez 12 Bis avec Fabien Bedouel au dessin, je vais bientôt commencer le découpage de L'Idole et le Fléau T2 et je vous offre une nouvelle planche de Bandaiyan, toujours aussi superbement dessinée par Philippe Nicloux !

28 mai, 2009

Millenium **


de niels arden oblev avec mikael niqvist, noomi rapace

Suède, mikael, journaliste, enquète sur la disparition de Harriet, il y a 40 ans, à la demande de son oncle. Le coupable est parmi les membres de cette riche famille. Une jeune femme trés rebelle et trés douée, lisbeth, va l'aider...

Remarque préliminaire classique : pas lu le(s) livre (s). Film étonnant, notamment dans son déséquilibre. Un bon deux-tiers convainquant, réussi. Qui installe une atmosphère, nordique, glauque, sans concessions (heureusement que le best seller est adapté par les suèdois et pas par les US). Le "interdit aux moins de 12 ans" est quasi gentil au vu des rencontres entre Lisbeth et son "tuteur", c'est du costaud, bien bien sordide. Et l'intrigue, celle de l'enquète de Mikael, repose sur des recettes efficaces : le crime 40 ans avant, l'exploitation des détails des photos facon "blow up" voire "Kennedy Dallas 1963 etc", les crimes sadiques, le passé nazi... Ca fonctionne, dans le froid nordique, avec une obsession sexuelle qui ne donne pas une image rigolote de la Suède. Et bizarrement, quand une partie de l'intrigue se dénoue, le film, certes long -2h30- s'accèlère et dérape, incompréhensible, du grand n'importe quoi, comme si le réalisateur devait caser tout le rest en 15 mn (le voyage en Australie, pathétique) reconstitution de scènes du passé, caricatural, raccourcis. Curieux. Et on reste sur cette impression de gros baclage final. Excellents acteurs cependant.

25 mai, 2009

F1 : GP de Monaco - Button the road again


Bon, eh bien là c'est clair... Je crois franchement qu'on n'arrêtera plus l'Anglais désormais, qui est de plus en plus le patron et qui remporte son 5e GP en 6 courses ! Et une nouvelle fois, il n'y a rien à y redire : pole, pratiquement un cavalier seul, et une impression de pilotage à la fois coulé, efficace, rapide et sûr - Button est effectivement au sommet de son art, et il apporte même un vrai brin de jouvence sur la F1, en témoigne son incroyable footing de fin de course, lorsqu'il a couru pour rejoindre le podium. Après 1h45 de course, chapeau bas pour la forme physique : ce n'est pas Mansell qui aurait fait ça ! (Vous vous souvenez en effet comment Mansell avait l'air "carbo" après chaque GP, notamment à Monaco : il s'asseyait par terre, il boitait bas et semblait en rajouter des tonnes dans la thématique "j'en peux plus, je suis mort !").

Les étoiles de Monaco :
*** : Button
** : Raikkonen
* : Barrichello, Webber, Rosberg, Alonso, Bourdais

Le classement après 6 GP :
Button : 18
Vettel : 8
Barrichello : 7
Hamilton, Webber : 6
Glock, Trulli, Buemi : 5
Alonso : 4
Heidfeld, Rosberg : 3
Kubica, Sutil, Bourdais, Raikkonen : 2
Kovalainen, Massa : 1

19 mai, 2009

Dernières lectures BD et Lost


On le sait, je suis un grand fan de la série Lost, dont le dernier (double) épisode de la saison 5 (The Incident) a été diffusé il y a quelques jours aux Etats-Unis. Occasion pour moi de revenir sur cette saison et que ceux qui ne veulent pas apprendre certaines choses en restent là... La première partie a été consacrée à pas mal d'aspects sur les caractéristiques de l'île et ses pouvoirs. La grande thématique a été les sauts dans le temps. Nos protagonistes principaux changeaient d'époque à chaque fois qu'une grand frémissement de lumière dans l'atmosphère se produisait. Vu comme ça, ça fait un peu cucul et pourtant ça fonctionne. On pourra toutefois trouver que les scénaristes ont un peu trop abusé de ces "sauts" sans que cela apparaisse toujours nécessaire - un peu gadget quoi.

La deuxième partie a été consacrée à suivre l'itinéraire de Jack/Sawyer/Kate/Juliet/Hurley/Sayid/Jin/Faraday/Miles revenus en 1977, tandis que Sun/Ben et surtout Locke sont eux en 2007. Le dernier épisode nous a permis de faire la connaissance de Jacob (photo), qui semble être une entité quasi divine au rôle mystérieux et à la motivation assez indéfinissable encore... Et puis il y a cette référence permanente à l'Egypte, il y a la statue géante, il y a "l'homme en noir", il y a la "condition" de Richard Alpert, il y a la fumée noire, il y a le "pouvoir" de Desmond... On est encore loin du compte, et c'est tant mieux !

Même s'il y a parfois des raccourcis un peu gros ou des facilités, on ne peut qu'être impressionné par la qualité d'ensemble de cette série qui donne l'impression d'être maîtrisée et conceptualisée depuis la toute première image de l'épisode 1 de la saison 1. Ce ne peut pas être totalement le cas, on le sait, mais le niveau général d'écriture, de logique interne, d'anticipation des détails et de leur importance, sans oublier une capacité hors du commun à générer des mystères fascinants - tout cela reste la marque de fabrique de Lost. En tant que scénariste, j'ai le sentiment que c'est une série qui remet pas mal de choses en place dans notre profession. Elle nous montre qu'il faut travailler en amont, qu'il faut sans cesse prévoir les choses et les enchaînements, qu'il faut fouiller les conséquences des actes des personnages, et qu'on peut même partir sur une piste et en changer complétement par la suite avec bonheur si on sait où on va.

On verra bien si c'est ou non de l'esbrouffe et si le vrai final est à la hauteur de l'attente. A vrai dire, on sent déjà (et on espère) qu'on n'aura pas de résolution complète quant à cette île et à ses personnages. Je dis on espère, car je crois que nos amis créateurs (Abrams-Cuse-Lindelof) n'ont pas le choix. Toute conclusion un peu trop "explicative" décevra forcément une partie du public. Il faut donc laisser des portes ouvertes, et globalement tirer à une fin surprenante, étonnante, voire poétique, qui ouvre de nouveaux champs d'interrogation. Mais il faut vraiment trouver une bonne dernière scène et j'espère donc de tout coeur qu'ils y parviendront... Alors, Lost deviendra peut-être définitivement la meilleure série de tous les temps.

Sinon, voici les dernières BD que j'ai lues :

Arq T12 - Mission (Andreas, Delcourt)
Fin du 2e cycle et toujours autant de questions qui se posent sur tous ces univers qui semblent s'entremêler... Globalement, ce 2e cycle de six albums a vraiment permis de poser les fondations d'une grande oeuvre au final, ce qui à mon avis n'était pas totalement évident à la seule lecture du 1er cycle. On a aussi eu droit au meilleur album de la série (jusqu'à présent) : Feu croisé (T9). Ici, j'avoue avoir été déçu par ce T12, n'ayant pas été touché par le récit "préhistorique" (obscur, certes, mais lent et un peu artificiellement raconté) ni par la bataille qui oppose un peu tout le monde à la fin. Mais la mort d'un personnage semble faire s'évanouir pas mal de choses, et cette dernière scène rattrappe le reste...


Rocher Rouge (Borg-Sanlaville, KSTR)
Gros succès critique et d'estime pour ce récit qui lorgne du côté d'un film d'horreur. Certains cadrages sont superbes, et l'ambiance graphique m'a bien plue. La première scène m'a semblé un peu inutile : si c'est pour accréditer la thèse du monstre qui existe, il aurait mieux valu la raconter, selon moi, en "légende" une fois que la troupe a débarqué sur l'île et non en introduction "flash-back". Mais cette réserve émise, on ne peut que saluer un très bon boulot d'ensemble avec une dernière partie qui sort vraiment de l'ordinaire et qui surprend quand même pas mal ! Chapeau aussi de mettre en couverture un type à qui on vient de trancher la tête et qui s'avance vers nous...


Asthénie T1 (Callède-Pignault, Dupuis)
Du bon boulot, on suit les tourments intérieurs d'un personnage principal qui n'arrive plus à dormir et on se doute qu'il est au centre d'un mystère bien plus épais que lui. Mais on ne peut s'empêcher de penser que nous raconter tout ceci sur 54 pages c'est un peu long... et que la moitié seulement de l'album y aurait suffi tout aussi efficacement et sans doute plus. C'est mon humble avis. J'ai malgré tout des petits moments de déprime quand je vois que de manière assez unanime cet album a été mieux accueilli que le T1 de L'Idole & le Fléau... mais c'est un autre sujet et je m'arrête là avant de devenir amer, ce qui ne me ressemble pas.


Jeronimus T1 (Pendanx-Dabitch, Futuropolis)
En pleine écriture de Bandaiyan, il était naturel que je lise ce grand récit sur fond d'odyssée marine au XVIIe siècle et on ne peut qu'être admiratif des cases toutes plus superbes les unes que les autres. Au niveau du récit, la voix off de narration (qui cite ses sources) a été une surprise mais fonctionne tel un documentaire... Intéressant et à retenir.

Good Morning England *


de richard curtis avec philip seymour hoffman, tom sturdirge, bill nighy, kenneth branagh

1966, la vie à bord du bateau "Radio Rock", en mer du Nord, radio pirate qui diffuse du pop/rock pour l'angleterre

Le lot d''applaudissements à la fin au Quai de Loire pour un film qui aurait donc "97% de satisfaction"... ça fait plaisir d'être dans les 3% alors ! Quitte à paraitre élitiste voire un peu snob, face à un film qui ne cherche "que" le divertissement, il y a de quoi s'énerver face à une oeuvre fondamentalement faux-cul. Quand on a un sujet comme l'histoire (vraie) de "radio caroline", qui accompagnait la "révolution pop" de le fin des 60's, on fait autre chose que ce brouillon. Soit on prend l'affaire au sérieux et on raconte vraiment ce qui s'est passé, ce qui n'est pas le cas ici où tout exagéré, délibérément "outré" (Brannagh en fait des tonnes - pléonasme...- en ministre censureur), soit on fait une vraie comédie mais décalée, quitte à tomber dans le nonsense (comme les films de wes anderson, loins d'être parfaits, "'la famille tennenbaum", "la vie aquatique'", mais au moins avec de l'ambition). Ici, au bout de 5 mn, voire même de 3 mn, quand le petit jeune arrive sur le bateau, on se demande, comment le film peut durer 2h15.... eh bien en faisant du remplissage, du début à la fin, il n'y rien d'autre à raconter qu'une bande de mecs qui animent des émissions, qui invitent des filles et qui doivent faire gaffe aux autorités. Alors bien sûr, c'est léger, sympa, frais, ca déconne, ca chambre, mais on ne fait pas un film avec si peu à raconter. Même en misant sur une suite de tubes pop de l'époque, excellents bien sûr (sans trop de risques...). On atteint un certain degré zéro du cinéma, d'une facilité assez révoltante quand on y pense, vu le succès.

YouTube

Au passage, les amis, je signale que je me suis créé un compte YouTube (faut bien vivre avec son temps) et que j'envisage de diffuser sur cette plateforme désormais quelques remixes que je m'amuse à faire quand j'ai le temps (c'est à dire pas aussi souvent que je voudrais...).
On commence par une petite version à la fois étendue et compressée (mais oui) de Did You See Me Coming?, le nouveau single des Pet Shop Boys à paraître le 1er juin prochain et qui est le chef-d'oeuvre pop de l'année...

Did You See Me Coming? (Did You Hear Me Remixing? by Hellef Bay)

15 mai, 2009

Question de nationalités


Sur cette magnifique photo, on peut distinguer six grands auteurs de BD de nationalité belge, qui ont reçu hier soir la prestigieuse distinction d'être faits Chevaliers des Arts et des Lettres de la République française. La cérémonie s'est déroulée à Bruxelles et c'est un petit peu "l'écurie Glénat" qui a été ainsi récompensée, ce qui paraît tout à fait logique en cette année où l'éditeur fête ses 40 ans... et je rappelle bien sûr que j'ai actuellement deux contrats en cours chez Glénat : L'ultime Chimère et Bandaiyan. Un 3e, Espace Vital, ne devrait plus trop tarder à devenir concret...

Bref, tout ça pour vous dire que le 2e en partant de la gauche n'est ni plus ni moins que Griffo, dessinateur principal de L'ultime Chimère ! Bravo à lui, je suis honoré de travailler avec un vrai chevalier !

Et puisqu'on parle nationalités, sachez que j'ai reçu l'autre jour, de la part de Glénat toujours, quatre numéros de la revue italienne Lanciostory, où a justement été publié dernièrement le T1 de L'ultime Chimère - rebaptisée pour l'occasion L'ultima Chimera !

Si je compte bien, l'italien est la 3e langue étrangère dans laquelle j'ai ou j'ai eu la chance d'être publié, puisqu'ApocalypseMania est également traduit en flamand et en polonais (sous le titre ApcoalypsoMania !).

12 mai, 2009

Dans la Brume électrique ***


de bertrand tavernier avec tommy lee jones, john goodman, mary steenburgen

Lousiane, le lieutenant Dave enquète sur des crimes de jeunes prostituées. Le meurtre d'un noir en 1965 dans le bayou et des apparitions de soldats de l'armée de Confédérés viennent compliquer les choses...

Tavernier, clairement l'un des meilleurs réalisateurs francais ces 30/40 dernières années, on a tendance à l'oublier, prend le risque de se jeter dans le film américain, par la face "gros casting/grosse prod", pas comme Zonca avec "Julia" l'an dernier dans le genre "road movie indé",c'est plutot courageux de sa part, avec tout son passé, et il s'en sort trés bien, restant totalement fidéle à un genre "polar US provincial" tout en gardant sa personnalité européenne. Le lien avec les polars de Eastwood est évident, même classicisme de la réalisation, sujet "louisiane/crimes glauques" sans oublier le casting bien sûr. Et vu les réserves qu'on a pu avoir sur les deux derniers de Clint, ce film de Tavernier ressemble à un Eastwood réussi, ce qui est sans doute le meilleur des compliments. Mais on dira que la principale réserve est que, contrairement à "Mystic river" du meme Eastwood, il manque vraiment une tension à ce fim, on devrait avoir peur de ce qui va se passer, être effrayé de ce que découvre Dave, mais non... film lent, délibérement, au rythme de la Louisiane, qui s'attache aux personnages, surtout Dave, tourmenté on va dire entre sa morale et comment parvenir à ses fins, sans compter une certaine tendance à castagner... On ne se sent pas tendu dans son fauteuil, dommage. Pour le reste, c'est une sorte de perfection du genre, l'image, la musique (excellent duo countrysant de fin sur le générique). Il y a eu beaucoup de films un peu suintants sur des polars en Louisiane ("the Big Easy" !), celui en fait partie des meilleurs. Avec une grosse place aux conséquences de Katrina. Les "visions" des Confédérés pourrairent donner un aspect fantastique casse-gueule au film mais elles passent bien. D'ailleurs l'image de fin, la photo des soldats, rappelle la fin de "shining", dans le même esprit... Tommy Lee Jones a une présence impressionnante à l'écran, "eastwoodienne", y a pas mieux pour décrire. Et john goodman en mafieux est à la hauteur.

11 mai, 2009

F1 : GP d'Espagne - L'étonnante histoire de Jenson Button


Le pilote anglais est comme son homonyme, le héros d'un film récent qui rajeunit donc au fur et à mesure que les années passent - le pilote anglais enchaîne un 4e succès en 5 courses (mais un 5e podium consécutif) et devient plus que jamais maintenant le favori du Championnat. On aurait même tendance à faire un peu la fine bouche, en espérant que ce qui y était il y a encore quelques temps la belle histoire du paddock ne devienne pas une nouvelle saison à la Ferrari 2002-04... parce que sinon, on va finir par s'ennuyer. Il faut absolument qu'à Monaco les Brawn redescendent un peu de leur piédestal !

Les étoiles de Barcelone :
*** : Button
** : Barrichello
* : Webber, Massa, Alonso, Heidfeld

Le classement après 5 GP :
Button : 15
Vettel : 8
Hamilton, Barrichello : 6
Glock, Trulli, Buemi, Webber : 5
Alonso, Heidfeld : 3
Kubica, Rosberg, Sutil : 2
Kovalainen, Bourdais, Massa : 1

09 mai, 2009

9 mai 2009


Si j'en crois la lecture d'ApocalypseMania, c'est donc aujourd'hui, à 15h21 UTC (soit 17h21 heure française) qu'ont dû apparaître quatre rayons lumineux et cosmiques, pointant respectivement vers le Sénégal, les Etats-Unis (dans la région de Chicago), la Turquie et le Groenland... A vrai dire, je ne suis pas sûr que la réalité ait rejoint la fiction !
Sentiment assez étonnant tout de même de se rendre compte que cette date est arrivée. Il y a dix ans, je l'avais choisie en prenant en compte deux critères :
- c'est la date de mon anniversaire (eh oui, une petite coquetterie...)
- c'était une date qui semblait assez lointaine pour que la série soit effectivement une anticipation, mais assez proche pour que ce ne soit pas de la science-fiction.

Maintenant qu'on y est, je n'ai vraiment qu'un regret : j'aurais tant voulu que le dernier tome de la série sorte le matin même de cette date ! Cela aurait été vraiment amusant de se dire en refermant l'album : "qui sait si dans quelques heures, quatre rayons venus de l'espace ne vont vraiment pas apparaître !"

A propos des aborigènes...


Je suis toujours en train de travailler assidûment sur mon roman graphique Bandaiyan, que l'on pourrait aussi appeler Chroniques de la Terra Australis 1783-1796. Il se trouve que j'ai à la maison une encyclopédie Larousse en huit volumes datant du tout début du XXe siècle, et que j'ai récupérée de feu mon grand-père maternel. Une collection dont je suis très fier, même si parfois on ne peut qu'être assez incroyablement surpris du contenu de certaines entrées.
Ainsi, au mot Australie, voici ce qu'on peut trouver sur les aborigènes (qui ne s'appellent pas "aborigènes" d'ailleurs, mais bien "australiens") :

"Les Australiens ont les cheveux noirs, légèrement frisés ou entièrement lisses. Ce fait est d'autant plus remarquable que, par tous leurs autres caractères, ils sont absolument nègres. (...) Ils offrent un prognathisme très accusé. Le corps est mal proportionné, les membres longs et grêles, le pied d'une longueur exagérée. (...) D'une malpropreté révoltante, ils ont la tête remplie de vermines. Lorsqu'ils donnent la chasse à ces parasites, c'est uniquement pour s'en régaler. Ces sauvages ne sont pas difficiles dans le choix de leurs aliments. (...) Lorsque la chasse a été fructueuse, l'Australien se gorge jusqu'à se rendre malade. C'est surtout lorsqu'il s'est procuré de la chair humaine qu'il peut satisfaire sa gloutonnerie."

On croit rêver, non ?

07 mai, 2009

La dernière Maison sur la Gauche **


de denis iliadis avec monica potter, sarah paxton, tony goldwin

Maison isolée prés d'un lac, Mari, 17 ans, et Paige, se font enlever par deux types et une fille, dangereux et bien allumés, accompagné du fils de l'un d'eux...

Partagé entre un film de "survival" (enfin, on ne sait plus trop qui survit à qui...) vraiment réussi et flippant et une sorte de jusqu'auboutisme dans la violence, qui n'est pas forcément "une bonne chose". Pour un film qui se voulait loin de l'ultra violence visuelle des "Saw" et cie, on peut dire qu'il en laisse quand même pas mal en chemin... pas bourrin, c'est sûr, scénario (deja filmé par Wes Craven) malin, terriblement efficace en scotchant au 1er tiers sur le fauteuil confortable du Publicis, mais qui met tellement mal à l'aise aprés ces meurtres et viol qu'on n'est pas sur qu'on ait envie de cela, à moins d'être assez maso. Vu l'ambiance de la scène centrale dans la forêt, limite insoutenable, on est donc condamné à quitter la salle, ou à flipper devant tout le reste, tellement marqué par cet épisode, pas tant affreux à l'écran que dur à supporter psychologiquement... Bref, réalisateur et scénariste ont réussi leur coup même si on se dit qu'ils pouvaient faire autrement, sans mettre la barre un peu trop haute, le seul intérêt étant de "justifier" que les méchants se prennent un gros coup de baton en retour ensuite (si il n'y avait qu'un baton...). La partie "de nuit" est tout de même assez prévisible, y compris dans les mises à mort des uns et des autres, avec cette originalité que le chasseur se retrouve chassé... Trés belle réalisation, de jour, plus "déja vu" la nuit, sous la pluie. Difficile à recommander, à chacun de savoir ce qu'il est prêt à expérimenter au ciné...

30 avril, 2009

Mon actu BD


Voici le dessin sans "habillage" de la couverture de Syndrome 6/3/27, le T1 de L'Idole & le Fléau qui sort aujourd'hui même et qui est mon 23e album BD. C'est un projet prévu en 4 tomes et que j'ai proposé à 12Bis en septembre 2007. Assez vite, Igor Kordey a été sur le coup et c'est évidemment une grande fierté pour moi d'avoir travaillé avec lui. J'ai souvent discuté, par mail ou par téléphone, en anglais bien sûr, avec Igor ces derniers mois et je dois dire que c'est un auteur exigeant, mais qui a une vision très pertinente de la BD et de ce qu'il veut faire. Sur ce projet, il m'a à un moment donné poussé dans mes derniers retranchements et m'a forcé à trouver une autre solution à un problème qui lui semblait insoluble. Et même si sur le moment j'ai pu trouver qu'il ergotait, je reconnais aujourd'hui qu'il avait raison et le projet, tel qu'il se présente aujourd'hui, est bien meilleur que la première version. Je crois franchement que l'album est fort et j'espère que la suite sera au même niveau. C'est cet été que j'écrirai le T2, qui sortira l'an prochain.

En attendant, j'aurais bien avancé sur le premier tome d'une autre série chez 12Bis : Un long Destin de Sang. Deux albums sont prévus, qui racontent globalement la journée du 31 mars 1918 sur quasiment vingt-quatre heures de temps. Une BD assez "chorale" (j'en avais envie), dessinée par Fabien Bedouel, et basée sur des faits historiques, à savoir le bombardement de Paris par une pièce allemande à longue portée depuis la Forêt de Saint Gobain. Ce jour-là, dimanche de Pâques, il y a eu un mort à Paris suite à une explosion d'un obus en plein Paris. Son identitée, à l'époque, n'a pas été révélée... Je vous proposerai de découvrir plusieurs histoires dans l'Histoire, et la victime sera parmi elles...

En rentrant d'Australie, j'ai mis la dernière main à mon XIII Mystery : Billy. J'attends le retour de Jean Van Hamme à son sujet, mais je crois que là on n'est plus très loin du but. Cela fait un an presque jour pour jour que je suis en contact avec le Maître pour ce projet et il a fallu que je me remette plusieurs fois à l'ouvrage... Mais je ne me plains pas, au contraire, l'expérience est enrichissante et m'a apporté pas mal de choses. Et là aussi, je dois dire que le dessinateur de ce projet a eu à un moment donné une idée qui a complétement changé la donne et que ce ne pouvait être que celle-là : il fallait donc y retourner ! A ce qu'on m'a dit, Billy sortira en 2012.

En attendant sera sorti le diptyque Speedway, chez Dargaud. Siro en est actuellement à la planche 34 du T2 et ses crayonnés sont superbes. C'est Christophe Araldi qui réalise les couleurs et je ne résiste pas au plaisir de vous montrer en exclusivité une planche du T1 (A:XIS Priority) :


Enfin, une soixantaine de planches ont déjà été écrites pour le projet Bandaiyan, qui raconte la "naissance" de l'Australie. Philippe Nicloux vient de m'envoyer les planches du prologue, et je suis encore sous le choc. En un mot : sublimes. Là aussi, il faut que vous voyez ça... Voici en avant-première mondiale (!) la planche 1 de ce roman graphique de 500 pages qui devrait être prêt lui aussi pour 2012...

27 avril, 2009

Retour d'Australie


Eh bien voilà, après 15 jours passés down under, retour en Europe et reprise du travail ce matin... Nous sommes partis en famille du côté de Perth pour une semaine et un nouvel échange de maison, avant de nous diriger vers Ayers Rock/Uluru pour trois jours, avant de finir avec trois jours à Sydney. Impressions évidemment très fortes avec trois images qui ne s'envoleront pas de sitôt : le coucher du soleil sur l'Océan Indien sur la plage de Cottesloe à Perth, la première vision de ce fameux monolithe depuis l'avion (photo) et la visite à Watsons Bay à Sydney, là où la First Fleet a aussi mouillé il y a 220 ans... Tout s'est bien passé avec la petite famille et je reviens avec 1000 photos et plus que jamais l'envie de me remettre à Bandaiyan et d'y repartir !

Frost/Nixon ***


de ron howard avec michael sheen, franck langella, kevin bacon, rebecca hall

Printemps 1977, Californie, la star de la télé David Frost, anglais, interviewe Richard Nixon, quelques années aprés sa démission suite au Watergate. Gros enjeu de crédibilité pour les deux pendant douze sessions d'interviews.

Si on arrive à oublier le "Ritchie" de "Happy days" (pas facile), Ron Howard avec sa longue carrière désormais, reste un de ces rares réalisateurs qui ne fait jamais mauvais et jamais impressionnant, avec quelques réussites encore plus notables comme "Appolo 13". Les moyens des gros studios US mis au service de bons sujets, "divertissants" mais jamais bourrins. Excellente pioche avec ce sujet, pas évident pour un non connaisseur de l'histoire américaine mais passionnant (et largement supérieur au "Nixon" raté d'Oliver Stone). Parce que Howard trouve le bon ton pour raconter le avant et le pendant cette interview. Le contraste entre Frost et Nixon, chacun en quête de revanche pourtant (surtout Nixon qui espère encore revenir en politique (essentiel pour comprende ce qui se trame)). Cela ressemble à un combat, de plusieurs rounds, mais Howard n'en fait pas trop dans le spectaculaire et dans les effets de suspens, qui étaient à leur place dans "les hommes du président", par exemple, pour rester dans le même sujet, pas ici, où tout se joue sur les mots et les arguments. On est souvent décu par ces "bons sujets sur le papier", pas pour ce film, ca bouge pas mal, bien référencé 70's autour de Frost (ahhh, la cabine supérieur du 747 en "salon / bar", on va finir par l'oublier...). la tension monte vraiment et la fameuse dernière session est trés bien rendue. Pas de ces échanges "avec phrases définitives" si crispants dans les vies de l'un et l'autre, Nixon est tel qu'il est, sans doute, intelligent, pingre, un peu obsédé cul et angoissé par la solitude et l'absence d'objectif pour le reste de sa vie. Super acteurs et Langella qui n'a pas, lui, à cabotiner comme Anthony Hopkins, pour jouer Nixon. Grosse alerte sur Rebecca Hall, aprés "vicky cristina barcelone", faut miser sur elle, à tous points de vue...

PS : Pour faire écho à cet avis de notre ami El Bacos (car je rappelle que ce n'est pas moi qui écrit toutes ces pertinentes critiques cinéma sur ce blog), je dois dire que je me suis fait une spéciale Watergate dans les avions qui m'ont menés en Australie et retour. J'ai également vu à l'aller ce Frost/Nixon que j'ai trouvé excellent et je suis tout à fait d'accord sur ce qui est écrit au-dessus. Au retour, grâce à l'excellent service VOD de Cathay Pacific (même en éco), j'ai pu compléter le sujet avec Les Hommes du Président, qui était également disponible. Je l'avais vu une fois il y a bien longtemps et je l'ai revu avec plaisir, même si il faut bien avouer que c'est une histoire très américaine et qu'on s'y perd un peu avec tous les noms qui sont cités... Amusant de voir aussi comment les journalistes enquêtaient il y a trente ans lorsqu'il n'y avait pas internet ou le fax... Et puis, histoire de boucler la boucle, entre Hong Kong et Paris, sur les coups de 3h du mat, visionnage de l'interview originale entre les vrais David Frost et Richard Nixon sur le Watergate (quand je vous disais que le mec qui a fait la sélection de la VOD sur Cathay était bon...) : amusante mise en parallèle, avec Frost qui s'écoute un peu parler, qui a un tic énervant de se tenir le doigt en permanence mais qui ne lâche pas l'affaire et un Nixon qui peu à peu se ratatine et finit par avouer qu'il a sans doute lâché le peuple américain et que sa carrière politique est terminée...

F1 : GP de Chine & Bahrein - Vettel emerge...


Même à l'autre bout du monde, on continue de regarder les GP et force est de constater que cette saison est absolument passionnante, même si Button a gagné 3 des 4 premiers GP. Entre la première ligne Brawn à Melbourne, la première ligne Red Bull à Shanghai et la première ligne Toyota à Bahrein, ça bouge ! Il flotte comme un renouveau et une douce anarchie dans ce sport qui fait plaisir, et puis parfois ça fait du bien de voir les "gros" (Ferrari, McLaren, Renault et BMW) se prendre les pieds dans le tapis... Attention en tout cas à Vettel, qui se positionne de plus en plus...

Les étoiles de Shanghai :
**** : Vettel
*** : Buemi
** : Webber, Button, Sutil
* : Hamilton, Kovalainen, Barrichello

Les étoiles de Sakhir :
*** : Button
** : Vettel, Trulli
* : Hamilton, Barrichello, Raikkonen, Glock, Bourdais, Webber

Le classement après 4 GP :
Button : 12
Vettel : 8
Hamilton : 6
Glock, Trulli, Buemi : 5
Webber, Barrichello : 4
Kubica, Alonso, Heidfeld, Rosberg, Sutil : 2
Kovalainen, Bourdais : 1

16 avril, 2009

ApocalypseMania : le retour


Sortie aujourd'hui de mon 22e album, en l'occurence le 7e du projet ApocalypseMania, un peu plus de trois ans apres le dernier album en date ! Cet ecart (important, trop sans doute) s'explique principalement par l'investissement de Philippe dans son autre serie Lady S. Je n'ai evidemment aucun reproche a lui faire en l'occurence tant on verra qu'il reste toujours aussi au top !
J'avais deja decoupe entierement (desole pour le manque d'accent, j'ecris depuis un clavier australien !) ce tome lorsque la decision a ete prise de conclure ApocalypseMania au 8e episode - du coup, il a fallu s'y remettre et changer pas mal de choses... Ce qui n'a pas change, en revanche, ont ete les decisions suivantes :

- l'inspiration de tous les noms et situations est toujours directement issue de l'album Seventh Wave du duo System 7 (Steve Hillage+Miquette Giraudy), clairement pour moi le meilleur album techno de tous les temps ;
- volonte de Philippe de ne pas realiser les couleurs lui-meme : c'est l'excellent Guillaume Nicolle qui s'en est (superbement) charge ;
- desir d'accueillir trois "amis" pour une planche "speciale" : en l'occurence Leo, Matthieu Bonhomme et Juanjo Guarnido...
- enfin, recyclage de deux sources d'inspiration personnelle : la nouvelle Arena de Fredric Brown, librement adaptee dans ce tome, et un voyage familial a Stavanger (Norvege) ou un monument local m'a fortement marque...

J'ai en tout cas l'impression que ce tome est bon et qu'il prepare bien le terrain pour la grande conclusion du debut d'annee prochaine... En guise de (nouveau) cadeau, si vous en avez envie, je vous invite a decouvrir ci-dessous la version originale du script, lorsque l'idee etait d'aller jusqu'a 13 tomes... Vous verrez ainsi comment j'avais un peu plus pris mon temps pour cette nouvelle aventure de Jacob Kandahar et vous apprendrez surtout qui etait vraiment Manik Shamanik dans la premiere version...
Manik Shamanik - script original

09 avril, 2009

Svein, Torbjorn, Neil, Chris et l'Australie


En ce moment, il y a deux disques qui tournent sans arrêt dans la voiture et que j'attendais depuis un certain temps déjà. Le premier est le nouvel album du duo norvégien Röyksopp, qui s'était fait remarquer avec un premier opus pas parfait mais annonçant un potentiel énorme : Melody AM. Le coup avait été transformé dès l'album suivant (The Understanding), absolument sensationnel, envoûtant, triste et puissant à la fois. En deux albums seulement, nos amis Svein Berge et Torbjorn Brundtland étaient déjà les auteurs de trois titres majeurs du début du XXIe siècle : Poor Leno, Eple et What Else Is There.
Leur nouvel album s'appelle Junior et il déçoit à la première écoute pour deux raisons : le single (Happy Up Here) est clairement une sorte de remix d'Eple (volonté sans doute de se rappeler au bon souvenir de tout le monde par ce style si reconnaissable), efficace certes (et même entêtant) mais trop ressemblant. Le reste de l'album frappe avant tout par le nombre important de chansons un peu dance-pop, mais on aurait aimé qu'il y ait plus de titres mélancoliques... Et pourtant, passée cette première écoute, je dois avouer que j'ai révisé mon jugement : en fait, l'album est super, chaque morceau a quelque chose qui marque son identité et qui marque tout court. Les titres Royksopp Forever et Silver Cruiser sont sublimes, très "norvégiens", alors que des chansons comme This Must Be It et It's What I Want ont une mélodie imparable. Bref, on adhère toujours, Röyksopp étant plus que jamais la synthèse parfaite de deux autres groupes qui ont eu leur heure de gloire mais qui se sont hélas écroulés avec les années : Air et Chemical Brothers.
Ils étaient de passage hier soir à Paris pour un concert au Trabendo (je ne connaissais pas) : une bonne ambiance, assez tranquille toutefois, et une première heure et quart franchement top (plus dance que les versions albums, comme souvent en live), dommage simplement que les deux derniers morceaux des rappels aient été les moins bons de tous (ils ne me disaient rien d'ailleurs...)


Hasard des calendriers, une autre sortie très attendue a été effective pratiquement au même moment... On veut bien sûr parler du dernier Pet Shop Boys : Yes. On sait tout l'intérêt que je porte à l'oeuvre de Neil Tennant et Chris Lowe, duo majeur de la scène pop-dance anglaise depuis 25 ans et qui est le seul groupe dont je possède absolument tout.
Comme d'habitude depuis quelques années (les albums Behaviour et Very seront clairement indétrônables désormais), les titres sont inégaux et parfois moyens. Mais il n'y a aucun raté et mieux : il y a un chef-d'oeuvre absolu (Did You See Me Coming? - la chanson parfaite, qui rend instantanément joyeux) et au moins trois éblouissantes réussites : King Of Rome, This Used To Be et Legacy. Des titres comme Love Etc, More Than A Dream et Vulnerable sont également très bons. A noter qu'en face B du premier single (Love Etc - pour une fois, le choix est plutôt évident car nos amis se sont faits une spécialité ces dernières années de sortir à chaque fois un mauvais premier single) figure un titre destiné à être obscur mais qui n'en est pas moins top de chez top : We're All Criminals Now. En l'occurence, Neil et Chris ont renoué avec une tradition qui avait assuré leur place au panthéon de la musique anglaise, en sortant à chaque fois une tuerie en face B, un titre qui aurait valu à n'importe quel Take That, Robbie Williams et même George Michael un hit planétaire assuré...

Pour finir, sachez que l'Australie est de nouveau à mon programme. Départ demain matin en famille pour 15 jours sur place, une fois encore dans le cadre d'un échange de maison. Nous allons d'abord à Perth (huit jours) puis à Ayers Rock (3 jours) pour finir par 3 jours à Sydney. Je ne serai sans doute pas trop en mesure d'alimenter régulièrement ce blog pendant ces vacances de Pâques, qui seront marquées par la sortie du T7 d'ApocalypseMania : Manik Shamanik. J'espère que vous apprécierez...

07 avril, 2009

Welcome ***


de philippe lioret avec vincent lindon, fyrat avierdi, audrey dana

Calais, Simon, maître nageur, divorce de Marion. Il aide Bilal, jeune kurde clandestin, à nager pour pouvoir traverser la Manche, rejoindre son amie...

Ne boudons pas notre plaisir, il y a trop de films qui réussissent sans raison ou pour des mauvaises. Même si ce "Welcome" est boosté par le buzz politico-social sur le problème des clandestins à Calais, c'est avant tout un excellent film, sans doute un des tous meilleurs français de ces derniers mois. Et on pouvait le deviner à l'avance, depuis le temps que Lioret ne fait que des bons films, de "tombés du ciel", à l'excellente doublette de Bonnaire "mademoiselle" et "l'équipier". Des films plutot mélancoliques, rarement positifs, pour lesquels il faudrait réinventer le mot bien usé de "sensibilité" et aussi de "sobriété". Excellent cinéaste qui a surtout le talent de savoir "raconter des histoires". Certes, le sujet "clandestin à Calais qui veut joindre l'Angleterre" prend beaucoup de place mais ne bouffe pas tout. Sur ce thème, le film est tout sauf angélique ou manichéen, comme ses personnages : ce flic par exemple, dur mais désabusé, qu'on sent piégé par les ordres, bien plus qu'agressif. Lioret assume son empathie pour ces réfugiés mais il ne film que réaliste, de la tentative de départ à la réaction finale de Bilal. Sur un problème central, majeur, qui n'est pas prêt de disparaitre, comme la situation de Calais, ville totalement piégée elle aussi par un mouvement mondial qui la dépasse bien sûr, où se révèlent pas mal de caractères, de la politique de l'autruche aux petites lâchetés et compromis du quotidien. Et cet insupportable délit de "aide à personne en situation irrégulière" qui révèle certains instincts. Lioret fait beaucoup penser à Ken Loach, un Loach même plus subtil que dans pas mal de ses films récents. Excellent casting, notamment le jeune kurde, pas évident. Et sans doute le plus beau plan final qu'on pourra faire sur Cristano Ronaldo, de Manchester United.

06 avril, 2009

F1 : GP de Malaisie - Moisson pour Brawn sous la mousson


On sait désormais à quoi ressemble une pluie tropicale en Malaisie au mois d'avril en fin d'après-midi... Ca donne pas envie d'aller y passer ses vacances de Pâques ! Toujours est-il qu'on a eu, comme souvent quand les éléments se déchaînent, un GP haletant et palpitant, et beaucoup de bagarres en piste. Les Brawn GP continuent sur leur lancée, mais attention à Toyota, qui monte en puissance et dont Timo Glock représente maintenant la meilleure chance de (première) victoire en GP. Rien ne va plus en revanche chez Ferrari et McLaren, ce qui apporte un vrai vent nouveau à la F1. On ne va donc pas se plaindre...

Les étoiles de Sepang :
*** : Button
** : Heidfeld, Glock
* : Trulli, Barrichello, Webber, Hamilton, Rosberg

Le classement après 2 GP :
Button : 7
Glock, Hamilton : 4
Trulli : 3
Vettel, Kubica, Alonso, Buemi, Heidfeld, Rosberg, Barrichello : 2
Webber : 1

02 avril, 2009

Un album et des surprises


Je reçois aujourd'hui en provenance directe de Dargaud le nouvel ApocalypseMania : Manik Shamanik ! Nous sommes à deux semaines pile de la sortie de ce 7e et avant-dernier tome et c'est toujours un moment assez émouvant de recevoir "son" album en avant-première.
Comme toujours dans ce cas, je l'ai aussitôt (re)lu en essayant de me mettre dans la peau de quelqu'un qui le découvrirait... Exercice sûrement vain et impossible, mais il arrive que parfois on redécouvre soi-même quelques passages qu'on avait oubliés... On sait que je suis souvent assez dur avec moi-même (en témoigne par exemple mes annotations sur L'ultime Chimère), mais là, je dois avouer sans tomber dans la fausse pub ou vanité que j'ai été content. Ca me semble très efficace et percutant, avec un bon rythme - et évidemment beaucoup de mystères et de choses étranges !

Pour cet album, il y a deux choses à noter : pour la première fois depuis le début de la série, ce n'est pas Philippe Aymond lui-même qui a réalisé les couleurs. Ce soin a été laissé à Guillaume Nicolle, avec qui j'avais déjà travaillé sur un album publié chez Emmanuel Proust : Chinguetti. Mais c'est Philippe qui avait repéré son travail et qui tenait absolument à lui confier cette tâche ô combien importante. Je n'ai pas peur d'affirmer que Guillaume a fait dans cet album un travail absolument superbe et c'est bien évidemment lui qui fera les couleurs du dernier album, qui devrait théoriquement sortir début 2010, dans moins d'un an donc.

L'autre surprise a déjà été évoquée sur ce blog, mais jamais révélée. Il est temps de lever le voile. J'ai toujours considéré qu'il n'y avait pas assez de passerelle entre certains auteurs ou séries dans la BD française actuelle. Autrement dit : on est chacun penché sur son propre travail et on ne relève pas assez la tête. Or, les amitiés sont réelles, et les admirations encore plus. Du coup, on a eu l'idée de demander à trois amis de venir participer à l'album, trois dessinateurs que nous aimons et qui pour les besoins d'une planche spécifique (la 29e) ont chacun réalisé un dessin inédit qui s'inscrit dans l'histoire d'ApocalypseMania. Voilà, ce n'est pas plus compliqué que cela, et c'est peut-être pas aussi important que ce qu'on attendait, mais cela me semble tout de même assez inédit dans la production contemporaine.
C'est ainsi que vous découvrirez très bientôt dans Manik Shamanik nos "guest stars" qui sont... suspense... : Leo, Matthieu Bonhomme et Juanjo Guarnido !
Encore merci à eux !

30 mars, 2009

F1 : GP d'Australie - no worries for Brawn GP !


C'était donc possible, ils l'ont fait... C'était donc possible de monter une équipe en trois mois sur les ruines d'une ancienne (Honda), de rappeler deux pilotes qu'on annonçait finis, et de sortir une voiture pas très belle et vierge de tout sponsor (jusqu'à la veille de la course) et battre tout le monde ! Incroyable scénario tout de même, qui démontre aussi que tous les pilotes à ce niveau, s'ils ont la meilleure voitre, sont capables de gagner à tout moment.
Beaucoup d'événements en tout cas dans ce GP, comme c'est souvent le cas en Australie ou pour une manche d'ouverture... On s'est régalé et il faut tout de même en profter ! C'est quand même plus sympa quand il y a des surprises, non ? RV dans une semaine pour voir si on reste sur le même rythme !

Les étoiles de Melbourne :
**** : Button
*** : Hamilton
** : Trulli, Vettel, Kubica, Glock, Alonso, Buemi
* : Barrichello, Rosberg

27 mars, 2009

L'Idole & le Fléau : la couv


Voici la couverture officielle et définitive de L'Idole & le Fléau, qui sortira le 30 avril prochain chez 12Bis. T1 : Syndrome 6/3/27. Dessins d'Igor Kordey, couleurs de Leonard O'Grady.
Le T2 sortira l'hiver prochain. Titre : Operation Ruthless

25 mars, 2009

Les Trois Mousquetaires et autres news...

De retour de cinq jours passés en Floride pour assister aux 12 Heures de Sebring, où je suis intervenu en direct depuis les stands pour interviewer la plupart des acteurs majeurs de cette course qui cette année a été littéralement exceptionnelle. Sur la photo, vous pouvez voir les trois mousquetaires français de Peugeot bien décidés à aller chercher la victoire face aux Audi boys. De gauche à droite : Sébastien Bourdais, Stephane Sarrazin, Franck Montagny. Las ! Ils ont finalement échoué à 22 petites secondes seulement de l'équipage infernal Allan McNish, Tom Kristensen et Rinaldo Capello. Une bataille de titans qui a tenu toutes ses promesses, avec une 908 d'un côté, une R15 de l'autre qui sont les meilleures voitures du monde après les F1... A ceux qui se demanderaient quel a été mon job durant cette (longue) course, eh bien sachez que je surveillais tout ce qui se passait pour sauter sur les pilotes ou les patrons dès qu'il y avait quelque chose à dire ou une réaction à aller chercher. De manière très exhaustive, je peux même vous dire que j'ai fait 20 interventions et que j'ai interviewé les personnes suivantes : Sébastien Bourdais (2 fois), Olivier Quesnel (patron de Peugeot Sport, 2 fois), Wolfgang Ullrich (patron d'Audi Motorsport, 2 fois), Allan McNish (pilote Audi, 2 fois), Stephane Sarrazin (2 fois), Nicolas Minassian, Franck Montagny, Rinaldo Capello, Simon Pagenaud (pilote Acura, 2 fois), Olivier Beretta (pilote Corvette), Jean-Claude Plassart (Président de l'Automobile Club de L'Ouest), Matthieu Bonardel (Directeur Circuits Michelin Compétition), Gilles Bellec (manager Franck Montagny) et Bruno Famin (Directeur technique Peugeot Sport). Retour en tout cas lundi matin depuis Miami, et pas de temps à perdre : deux heures plus tard, enregistrement du premier numéro de notre nouvelle émission quasi hebdomadaire sur www.motorstv.com : le Débriefing F1 ! A cette occasion, j'avais réalisé à Sebring un petit teaser avec Sébastien Bourdais que je vous laisse découvrir ici :

video

Hier mardi, visite éclair chez 12Bis pour relire les épreuves du T1 de L'Idole & le Fléau, qui sort le 30 avril prochain. J'ai déjà eu l'occasion de le dire : je suis très fier de cet album. Je vous présenterai la couverture définitive très bientôt. Dans le même temps, une petite visite sur le site de la Fnac m'indique qu'au moment où je vous parle, L'ultime Chimère T3 est la 14e meilleure vente de BD dans la célèbre enseigne... Voilà qui fait plaisir, même si je ne suis pas crédité en tant qu'auteur ! C'était trop beau...

24 mars, 2009

The Chaser ***


de na hong jin avec kim yoon seok, ha jeonjg woo

Séoul, un proxénète ancien flic, recherche une de ses filles. Elle, comme d'autres, était avec un client violent. Qui les tue, sadiquement.

Grand retour du film coréen. Dans un film de genre, polar, comme "Internal affairs", avec une bonne dose de violence comme "Old Boy". Peu de moyens, tant mieux, les poursuites n'ont rien de spectaculaire, ça fait du bien. Film d'ambiance surtout, largement nocturne (et pluvieux), sur une nuit. Ambiance glauque, comme il faut, le mac pas vraiment généreux mais qui trouve une motivation (et culpabilité) face à la petite fille de la call-girl (excellent rôle de cette petite, pour une fois). Les flics, un peu pourris et surtout paumés. Le tueur, un vrai serial killer pervers sexuel comme on n'en voit plus assez dans les polars, pas du tout "Hannibal", qui est vite arrêté et avoue mais reste flippant tout au long du film. Un parti pris de fin bien noir qui bouscule mais, pourquoi pas, légère surenchère de violence, mais cohérent, sans concession, dur. Mélange de tons à la coréenne, à la fois loufoque, oppressant et mélancolique.

17 mars, 2009

La Légende


Mercredi 18 mars 2009 : je m'envole pour les Etats-Unis au petit matin pour aller commenter les 12 Heures de Sebring, qui s'annoncent comme une des plus grandes courses automobiles de l'année...
... et sortie également de L'ultime Chimère T3 !

Pour poursuivre la tradition, les annotations de votre serviteur sont disponibles !

La Légende - Annotations

Le Bonheur dans le Crime


Marrant, ce soir sur France 2, il y a l'adaptation de la nouvelle de Jules Barbey d'Aurevilly Le Bonheur dans le Crime. Marrant car j'ai moi-même fait une adaptation BD de ladite nouvelle, dans un album paru en 2003 chez Emmanuel Proust.
A l'époque, il s'agissait d'une commande d'Emmanuel, qui "arrivait" vraiment sur le marché de la BD en tant qu'éditeur. Je ne lui ai jamais posé la question, mais il doit avoir une passion pour Barbey dans la mesure où il vient de sortir une autre adaptation de cet auteur : La Vengeance d'une Femme, par Lilao.
Curieusement, il pourrait aussi s'agit de la vengeance d'une femme dans Le Bonheur... J'avais évidemment procédé à quelques ajustements : j'avais enlevé toute la scène d'ouverture où le Comte et Hauteclaire visitent un zoo et voient une panthère ce qui suggère à un spectateur de la scène un flash-back... Moi, j'avais démarré tout de suite dans le vif du sujet, même si j'avais déplacé l'action à Bordeaux, pour cause de deux autres tomes à venir (avec en plus un dessinateur bordelais !). Mais sinon, j'avais assez bien suivi le déroulement de la nouvelle qui comporte de nombreux passages excellemment bien écrits...

10 mars, 2009

L'Idole & le Fléau : coming soon

Mail hier d'Igor Kordey qui de sa Croatie natale nous envoie les dernières planches du T1 de L'Idole & le Fleau, à paraître le 30 avril prochain chez 12Bis. Le titre de ce premier tome (sur quatre) est : Syndrome 6/3/27. 54 pages denses et mystérieuses, une histoire dont je suis plutôt fier, et qui à mon avis devrait vous accrocher. La couverture est en cours de finalisation et vous verrez très bientôt que le dessin d'Igor est top. En attenant, histoire de fêter cette "fin des dessins", je vous offre la reproduction d'une planche de ce projet, très précisément la 24.

09 mars, 2009

Salon du Livre de Paris

Au passage, je signale ou rappelle que je serai bien en dédicace au Salon du Livre de Paris dimanche prochain 15 mars de 14h30 à 17h. Je me trouverai sur le stand Glénat pour la sortie exclusive du T3 de L'ultime Chimère (dont la sortie officielle est fixée au 18 mars) en compagnie de l'excellent Olivier Mangin.

07 mars, 2009

20 ans déjà


J'ai reçu ce matin le contrat définitif de Bandaiyan, et le rangeant dans mon classeur "contrats-BD" voilà que je (re)tombe sur le premier d'entre eux, relatif à l'album Les 13 Transgressions. Un contrat signé en janvier 1989, et j'ai même conservé ma première demande de facture, en date du 28 février 1989 : 7 planches au Vaisseau d'Argent Editeur, à raison de 250F l'unité ! (En revanche, la facture suivante, pour les 39 planches restantes, date du mois d'avril 1990...)

Voilà qui me replonge dans mes débuts dans la BD. Tout avait commencé fin 1987. Je baignais déjà dans la BD depuis tout petit, gros lecteur passionné par le medium, sentant confusément que là était une des mes voies, que je serai pratiquement obligé d'essayer de faire quelque chose dans ce type d'écriture. Je venais d'avoir 20 ans et à l'époque, ma série favorite était Le Vagabond des Limbes. Le dernier album paru était La petite Maîtresse, le 14e de la série, qui était vraiment bien, même si aucun album à partir du 11e n'allait être aussi fort que les dix premiers, vraiment cultes et exceptionnels.

J'étais également dans une période assez romantique où j'écrivais un roman (qui ne serait bien évidemment jamais publié). Le roman s'appelait, je vous le donne en mille : L'ultime Chimère. (Comme quoi, tout se recycle chez un auteur). On y racontait la destinée d'un soldat de la guerre de 14 qui aperçoit dans sa tranchée une femme comme en rêve, qui semble l'attendre, et dont il persuadé qu'elle existe vraiment et qu'elle est quelque part, dans un village ou une ville, et qu'il doit absolument la rejoindre... Pas mal de points communs, on le voit, entre la quête d'Axle Munshine pour tenter de retrouver sa douce Chimeer... J'avais d'ailleurs marqué à la fin du manuscrit : librement inspiré par la BD Le Vagabond des Limbes de Godard et Ribera.
Et voilà que je me dis que ce serait bien si je pouvais l'offrir (le manuscrit) à Godard !

Je prends le bottin de Paris, supposant qu'il habitait dans la capitale (Il aurait pu habiter Amiens ou Biarritz, je ne l'aurais jamais trouvé !). Je m'aperçois qu'il existe quatre Christian Godard répertoriés. J'appelle le premier, un soir. Non, il n'est pas auteur de BD. J'appelle le second et je tombe sur un type à qui j'explique ma drôle de demande... Il me dit alors que je suis bien tombé, que c'est bien là, qu'il est le fils de l'auteur et qu'il me le passe... Coup de chaud ! Et me voici donc parlant avec le Maître qui après quelques minutes m'autorise à venir le voir à son atelier la semaine suivante.

J'y vais (du côté de la Place Clichy) et je découvre donc un appartement où Christian Godard est donc là, et même Julio Ribera dans une pièce, travaillant sur le prochain Vagabond ! Ils sont là, en chair et en os ! On passe une ou deux heures ensemble, à jamais gravées dans ma mémoire, j'offre mon manuscrit, et je pars.

Six mois plus tard. Je prépare le concours d'entrée de la FEMIS, Fondation Européenne pour les Métiers de l'Image et du Son, qu'on appelait avant l'IDHEC. Je veux devenir réalisateur de cinéma. Il faut préparer une sorte de dossier où l'on envisage un projet audiovisuel... J'ai l'idée de rappeler Godard pour lui demander s'il voudrait bien que je le cite dans ce document : d'une part parce que ça donnerait une sorte de caution artistique non négligeable à mon projet (qui est une fantaisie sur la création de La Cantatrice chauve de Ionesco, je vous raconterai ça un jour...), d'autre part parce que ça me permet de renouer le contact avec le seul auteur BD que je connaisse. Godard se souvient de moi et accepte de figurer dans le document (via une citation bidon que je lui attribue, mais il me dit OK).

Tois mois après. Septembre 1988. Je le rappelle une nouvelle fois, lui demandant l'autorisation de venir lui donner en mains propres mon document préparatoire. Il me reçoit, toujours aussi sympa, et me déclare qu'ils vont se lancer, Ribera et lui, dans l'auto-édition en fondant le Vaisseau d'Argent, qui va devenir l'éditeur du Vagabond... "et de séries parallèles" ajoute-t-il. Je marque un intérêt certain à l'annonce de cette nouvelle, mais n'ose embrayer. Godard le fera pour moi : "d'ailleurs, si vous avez des idées à me soumettre pour ces séries parallèles, je les lirai avec plaisir..."

Je rentre complétement excité. Une porte vient de s'ouvrir. Je cogite comme un fou pendant deux mois et je lui soumets une sorte de note d'étude. Je lui dis que je vois trois pistes pour une série parallèle au Vagabond : une basée autour des 13 Transgressions, une autour de la mère d'Axle Munshine (dont il n'est fait aucune mention dans la série) et une autour de... honnêtement, je ne m'en souviens plus ! Mais je sais qu'il y avait bien trois axes de réflexion ! Suit dans ma (longue) lettre un synopsis d'un premier album ayant pour point de départ une transgression.
A l'époque, pas de mail, pas de télephone portable. Je n'ose pas relancer Godard au télephone, à son domicile. J'attends fiévreusement une réponse de sa part. Elle arrive au courrier, à la fin de l'année : "j'étais sûr que vous étiez prêt à relever le défi..." dit-il pour commencer. Mon coeur s'emballe. Et il me valide mon projet, me le corrigeant toutefois pour obtenir un nouveau synopsis, mais qui conserve pas mal d'éléments du départ. La porte s'ouvre de plus en plus...

Janvier 1989. Je suis à Lyon, en stage pour deux mois au Progrès, comme secrétaire de rédaction. Il faut dire en effet que j'ai pas réussi à intégrer la FEMIS quelques semaines plus tôt (ayant été jusqu'au deuxième tour des examens, j'ai dû terminer vers la 80e place...), mais j'ai été en revanche accepté au CELSA, section Journalisme. Et dans le cursus, figure un stage de deux mois en hiver en PQR (Presse Quotidienne Régionale). Je loge chez mon ami Thierry Cruvellier, qui lui a aterri au bureau lyonnais de Libération, il est le témoin de mes efforts pour accoucher de mon premier découpage : les sept premières planches des 13 Transgressions ! Là encore, Godard les corrigera allégrement, et je me souviens que j'avais instantanément vu la différence : oui, c'est clair que c'était mieux !

Jusqu'au bout, il interviendra de toute façon (parfois de manière que j'aurais aimé un peu moins nette, mais vous pensez bien que je ne me permettais pas de dire quelque chose) et toute l'année 89 a donc été consacrée à la création de cet album, dessiné par Alexandre Coutelis. Il est sorti en avril 1990 (avec la mention au scénario : Godard/Bollée !) et le seul relevé de droits que je possède encore m'indique qu'on en avait vendu environ 7 000 ex. après six mois d'exploitation...
Je m'aperçois aussi (je ne m'en souvenais absolument plus) que figure en 4e de couverture la mention d'un deuxième album à paraître : Carnaval sanglant.

Un album qui n'allait jamais voir le jour, mais dont j'allais réutiliser la trame quatre ans plus tard pour mon deuxième album : Fatal Carnaval, chez Dargaud !

02 mars, 2009

Dernières news

Entre les vacances et le boulot à tous les niveaux, désolé, je n'ai pas beaucoup actualisé ce blog ces derniers temps. L'intersaison n'est pas de tout repos à Motors TV, et il faut régulièrement consacrer beaucoup de temps pour organiser et préparer l'émission sur RMC, surtout que le 3e larron, Marc Minari, nous "lâche" pour aller du côté d'Abu Dhabi s'occuper de la communication du circuit F1 qui accueillera la dernière manche de la saison 2009. Je reste pour l'instant donc seul aux commandes de cette émission hebdomadaire avec Jean-Luc Roy alors qu'arrive à grands pas le premier GP. Entre temps, je me serai tout de même rendu à Sebring, en Floride, pour co-commenter sur site (c'est-à-dire en intervenant ponctuellement au téléphone) ce qui se présente comme l'une des plus grandes courses de l'année : les 12H de Sebring, avec l'apparition de la nouvelle Audi R15 et de la nouvelle Acura P1, sans oublier la participation de deux Peugeot 908 avec notamment un certain Sébastien Bourdais au volant, une semaine avant de le voir sur la grille F1 à Melbourne avec sa Toro Rosso !
Avant le déplacement en Floride, il y aura eu le Salon du Livre de Paris, où sera présenté en avant-première le T3 de L'ultime Chimère : La Légende. Je serai en dédicace avec Olivier Mangin le dimanche 15 mars de 14h30 à 17h30, sur le stand Glénat.
Côté BD, ça bosse à fond sur Bandaiyan, mais ces derniers temps j'ai aussi envie de préparer de nouveaux projets. Deux me trottent dans la tête, je suis en train de coucher mes idées sur le papier avant de pouvoir, éventuellement, agencer tout cela... On ne peut jamais savoir combien de temps un projet mettra à mûrir, à grandir, à se finaliser... Cela peut aller de quelques semaines à quelques mois... Je vous tiendrai au courant, mais ce sera pour 2009, sûr !
Sinon, voici mes dernières lectures BD, que j'ai toutes appréciées :



23 février, 2009

1000 Feuilles

Alors que je suis en train d'écrire le prologue de mon roman graphique sur l'Australie, je m'aperçois que mention en est déjà faite dans un article publié sur le site actuabd.com
Tout ça pour dire que Bandaiyan (500 pages environ, N&B) sera bien dans la collection 1000 Feuilles, que vient de lancer Glénat avec l'excellent Blaise de Dimitri Planchon. Je vous en recommande vivement la lecture, il y a franchement des pages excellentes et très bien vues sur les rapports humains, notamment au niveau de l'hypocrisie entre adultes...

19 février, 2009

L'Etrange Histoire de Benjamin Button **


de david fincher avec brad pitt, cate blanchett, tilda swinton, julia ormond

De 1918 à nos jours, la vie de Benjamin, né bébé vieux de 80 ans et qui rajeunit de plus en plus à l'age adulte. abandonné, élévé dans une pension de la Nouvelle Orleans, marin... Et son amour toujours pour Daisy, la danseuse.

Gros film de l'année, la course en tête pour prix et récompenses, mais une certaine déception quand même. Toujours intéressant parce que l'histoire -nouvelle de Fitzgerald- est unique et que Fincher reste un excellent réalisateur, qui se donne les moyens de ses ambitions. Mais il amène parfois si haut au cours des 2h40 que les moments de moins bien apparaissent encore plus flagrants. Problème principal, ce film dégage peu d'émotion, à part sur la fin quand le rajeunissement s'accélère et que les destins de Benjamin et Daisy s'éloignent de plus en plus. Il y a des moments beaux, voire trés beaux, mais sans vraiment toucher. Film long, longuet même, mais qui couvre tellement d'épisodes qu'on a parfois l'impression de survoler certaines époques. Les meilleurs passages finalement sont ceux où le temps se suspend, où on ressent vraiment le destin de BB, cette course à l'envers contre le temps. Notamment dans des lieux clos, rassurants, comme la pension où il "grandit" ou l'hotel de Mourmansk et cette belle histoire avec Tilda Swinton, peut être le meilleur moment du film. Pour le reste, et pour résumer un peu facilement, on se sent soit dans "Gatsby" (et comme brad pitt succède à redford, la boucle est bouclée) quand le film s'élève soit dans "Forrest Gump", quand ca dégouline un peu de clichés, facon "années 60" résumées par la vie insouciante et les Beatles à la télé... On n'aime pas trop également ce récit en flash back avec une Blanchett à l'agonie et Ormond pleurnicharde, pénible de voir le maquillage et la voix d'outre tombe de la Cate. Brad Pitt plutôt bien, assez drôle de le voir rajeunir, avec les différents visages de sa carrière. Belle musique d'Alexandre Desplat qui accompagne les meilleurs moments. Un film important, avec beaucoup de souffle qui mais n'est pas totalement maitrisé et cetains "détails" agacent.

13 février, 2009

Morse ***


de tomas alfredson avec kare hedebrant, lina leandersson

Stockholm, début des années 80, oskar 12 ans, introverti, maltraité par d'autres élèves, rencontre Eli, même âge, sa voisine, qui vit avec son père. Ils se rapprochent, se lient. Mais elle vit difficilement, elle a besoin de sang humain, elle est une vampire

Plus besoin de le démontrer, les films de genre, notamment entre "fantastique" et "horreur" sont parmi les meilleurs, toutes cinématographies confondues de ces dernières années. Surtout quand il y a une histoire, une ambiance, qui, tout en suivant les codes, donne souvent bien plus d'humanité à ses personnages que des films plus "classiques". C'est le cas de ce "film de vampires" suèdois. Et on fera encore références aux mots "tristesse" et "mélancolie", apparent paradoxe (les vampires sont souvent tristounes et plus à plaindre qu'à craindre au cinéma), pour décrire ce qu'on ressent tout au long de ce film. Comme pour la merveille asiatique du genre "dark water" ou "the host". Les couleurs, froides avec quelques couleurs (une écharpe, la blondeur des cheveux, un Rubik's cube), la musique, superbe, jouent beaucoup dans cette atmosphère nordique de froid, de neige, de mélange de mal-être et d'une tendresse entre ces deux enfants, à part, rejetés et solitaires, qui se découvrent. Il y a des maladresses, des vraies lenteurs, qui rendent ce film plutôt brillant plus accessible finalement. Peut-être trop de spectaculaire, trop de références finalement à ce genre "vampires"' (scène de la fin, la femme à l'hopital). Tendance à se compliquer dans la dernière demi-heure. Mais tellement original, tellement à part, qu'on reste totalement pris dans cette ambiance pendant prés de 2 heures, qui ne cherche pas à rendre agréable cette jeune vampire, qui vit de violence sans pitié. Sa dernière rencontre avec son père à la fenêtre de l'hopital est une merveille d'horreur poétique...

09 février, 2009

News BD

C'est mercredi dernier, soit treize mois après le début de ma phase de documentation, que j'ai entamé l'écriture proprement dite de Bandaiyan, mon roman graphique centré sur la colonisation/découverte de l'Australie. A priori, les 500 pages (chiffre à affiner) seront divisées en trois livres et trente chapitres, avec aussi un prologue et un épilogue. "L'action" va des années 1783 à 1796, avec une exception pour le prologue et l'épilogue justement. J'ai commencé par le découpage du Chapitre 4 du Livre I, un chapitre consacré au futur Gouverneur de la colonie, Arthur Phillip, au moment où il passe quelques jours de vacances à l'été 1784. Philippe Nicloux a déjà affûté ses crayons, il est très impatient. J'en profite pour vous signaler qu'il sort ces jours-ci un magnifique livre aux Enfants Rouges : Otomi. Plus d'informations ici.
Coïncidence : trois jours après le début de mon immersion australienne, qui va m'occuper à plein pendant les deux-trois prochaines années, on apprenait donc qu'il y avait plus de cent morts (bilan encore provisoire hélas) suite à de gigantesques incendies dans le sud-est du pays, notamment dans l'Etat de Victoria. Nouvelles tragiques et images effrayantes de tous ces gens prisonniers des flammes... J'ai évidemment aussitôt écrit à mes amis australiens (qui vivent autour de Sydney et Melbourne) pour savoir s'ils allaient bien.

Sinon, le projet L'Idole & Le Fléau avance bien. Igor Kordey a déjà dessiné 31 planches sur 54, et l'on dispose déjà de pas mal de couleurs, dûes à Leonard O'Grady, qui est le coloriste habituel de Kordey, notamment sur Histoire Secrète...

13270

... tel est le nombre de visiteurs que ce modeste blog a reçu depuis que j'ai installé un compteur il y a très exactement un an. 13 270 visiteurs en 365 jours, cela fait donc une moyenne de 36 connections par jour ce qui me semble tout à fait étonnant et sympathique ! Merci à tous et on va évidemment essayer de garder le rythme.

08 février, 2009

Les Noces rebelles ***


de sam mendes avec kate winslet, leonardo di caprio, kathy bates, michael shannon

1955, près de New York, Frank et April Wheeler, jeune couple deux jeunes enfants, Frank dans un job de commercial sans ambition. April étouffe dans ce quotidien et propose à Frank de partir s'installer quelques mois à Paris, Frank accepte.

Peut-être la (trés bonne) surprise de ce début 2009. Un film qui semblait assez calibré, mélo dans les années 50, casting "titanic-esque", réservoir à Oscars. Et qui se révèle comme un grand film, surprenant tout en restant trés classique dans la forme et l'intrigue. Ce qui frappe le plus est l'absence de facilités pour attraper le grand public déja appaté par le casting. Un couple en crise, dés le départ, qui se dit les choses de plus en plus crûment, une histoire dure, sans concessions, sans effet mélodramatique, limite étouffant plus le film avance, pas sûr que les spectateurs de "love story du samedi soir" puissent s'attendre à cela. Rien que la toute dernière scène avec kathy bates et son mari... il n'y a pas de gras, pas de disgressions ou d'intrigues parallèles, les réactions de Frank et April et ceux qui les entourent sonnent vrai, que ce soit enthousiames, lâchetés, mensonges, désespoirs. Pas étonnant que Sam Mendes soit celui qui a fait "american beauty", on retrouve tous les faux semblants, les conventions américaines, et le vernis qui craque, les névroses diverses, familiales, sociales. Plutôt que de partir sur quelques a priori marketing, il vaut finalement mieux se référer à une filmo, et celle de Mendes, si on rajoute l'excellentissime (et mésestimé) "road to perdition" avec Hanks et Newman est proche de la perfection. Il est définitivement un grand réalisateur. Respectant certains codes des années 50 mais sans essayer de faire un exercice de style. Casting impeccable, les 2nds roles par exemple comme Michael Shannon en gars un peu nerveux et dérangé mais révélateur des mensonges du couple, et la dream team, Winslet presqu'évidente, un role "porteur" d'une grande interprétation mais encore faut il être au niveau, ce qu'elle fait (au hasard, on ne voit pas une Charlize Theron voire une Palthrow assurer quoi que ce soit dans ce rôle), mais aussi Di Caprio, pas évident car personnage qui se ment à lui même, qui subit, en retrait. Il commence à sérieusement monter en gammes, avec "mensonges d'état" ou "blood diamond". Bref, un film qui rassemble ce que sait faire de mieux une "grosse production US", avec casting et histoire impeccables, et réalisateur talentueux.

01 février, 2009

Charlie, Denis, Rafael, Vincent et Christian

Revenons sur mon week-end, si vous le voulez bien. Vendredi soir, je finis Je voudrais me suicider mais j'ai pas le temps, de Teulé et Cestac, la bio en BD consacrée à Charlie Schlingo (Dargaud). J'avoue que je connaissais le gars juste de nom, sans être véritablement au courant ni de son oeuvre ni de son parcours. Et j'avoue avoir été bouleversé par ce dernier, par ce mal-être qui s'exprimait d'une manière si énorme et si désespérée qu'il en devenait attachant. Ses attitudes m'ont rappelé celles de Tristan Corbière, un poète maudit que je vénère... Lisez donc ce livre profond et brutal, émouvant et repoussant, sombre et déconnant, un modèle de bande dessinée pour un artiste qui était tout sauf un modèle justement...

Samedi après-midi, courses en famille à Versailles, j'entre chez Gibert pour acheter L'Eternaute et Bunker T3, ce qui sera fait un quart d'heure plus tard. Sauf qu'entre temps, je tombe sur Denis Podalydès, qui est en train de dédicacer son dernier livre : Voix off (Mercure de France) ! Me voici donc enfin face à face avec Albert Jeanjean, l'immortel héros du meilleur film français de ces vingt dernières années : Dieu seul me voit (Versailles-Chantiers). Ceux qui lisent ce blog savent que je voue un véritable culte à ce film, qui vient d'ailleurs de ressortir en DVD en version dite "interminable" (6x52 minutes, avec des passages oubliés au montage final qui sont complétement sublimes et hilarants...) et que j'avais fait l'an dernier deux jours de figuration pour le nouveau film de Bruno Podalydès : Bancs Publics (Versailles Rive-Droite) (dont Denis me dit qu'il sortirait a priori en juin). Bref, je discute cinq minutes avec cet immense acteur qui me fait dans la foulée une dédicace sobre et sympa, et je repars avec le sentiment d'avoir bouclé une sorte de boucle, touché par ce petit signe du destin... Un moment rare.



Dimanche matin : réveil en fanfare. On sait déjà qu'on va vivre un grand moment de sport avec la finale Nadal-Federer de Melbourne. Inconcevable d'en rater la moindre minute ! Je m'installe sur le canapé, j'allume Canal + et là j'ai droit au message : chaîne en option. Et je ne vois rien ! On croit rêver, je suis abonné à Canal depuis 15 ans ! Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Et le pire, c'est que je reçois bien les autres déclinaisons de Canal (Family, Sport, Décalé...). Non, rien à faire, je n'aurai jamais Canal dans cette matinée qui allait être longue... Du coup, heureusement que j'ai installé un décodeur Freesat, je me rabats sur BBC2. Merci les Anglais et honte à Canal, dont je vais de toute façon me désabonner dans deux mois. Mais je m'égare, revenons sur ce match d'anthologie entre deux sportifs exceptionnels. Je suis de ceux qui regardaient fiévreusement il y a presque 30 ans les duels Borg-McEnroe, persuadés qu'on n'aurait jamais mieux. J'ai vu en direct le fameux tie-break du siècle de Wimbledon en 80, et je m'en souviendrai toute ma vie. Mais il faut savoir mesurer sa chance : Federer-Nadal, l'affiche est tout aussi légendaire et dans 30 ans on pourra se vanter face aux jeunes générations d'avoir vécu ça (comme l'opposition Prost-Senna en F1...). Pendant 4 sets, on a vécu un match fabuleux, souvent surréaliste par la qualité pratiquée et le pourcentage de points gagnants. Je précise que je suis depuis cinq ans abasourdi d'admiration devant le jeu de Federer mais que depuis deux ans je suis devenu un fan absolu de Nadal, à propos duquel seuls qui n'ont jamais touché une raquette ou mis les pieds sur un court peuvent penser qu'il ne fait que cogner. Ce type n'a peut-être pas la classe évidente du Suisse, qui est l'expression la plus pure du beau en tennis, mais il possède un charisme inoui, renforcé par une variété dans les coups qui en font un authentique génie de la virtuosité, et doté d'un mental qui laisse sans voix tant il exprime une vérité qui a rarement cours en sport (et surtout en tennis) : je ne veux pas perdre, donc je ne perds pas.
Leur finale de Wimbledon l'an dernier restera à tout jamais un des grands moments de sport du siècle. On a pu croire un moment que la finale de Melbourne allait dépasser le chef-d'oeuvre, et puis non. Federer a étonnamment craqué au 5e set, l'offrant presque à Nadal qui n'en demandait pas tant. Quelques part, je ne suis pas loin de penser que ce dernier a en fait gagné l'Australian Open il y a deux jours, en battant Fernando Verdasco en demi finale. Pour deux raisons : 1) parce que Verdasco était tellement énorme que le battre revenait à démontrer qu'on était de fait imbattable et 2) parce que, loin de fatiguer Nadal, cela l'a au contraire encore plus "fouetté" pour aller conquérir le titre. On peut aussi s'interroger sur la tactique employée par Federer, qui à mon avis devrait plus tenter le service volée. A la régulière au fond de court, en effet, ça semble devenir de plus en plus dur contre "Rafa". Mais le bonhomme est orgueilleux, j'ai l'impression qu'il veut absolument prouver qu'il peut battre l'Espagnol à la régulière, sans rien changer à son style, histoire de prouver que c'est possible. Sauf qu'on a l'impression qu'il n'y arrivera plus désormais (sauf à Wimbledon, où je vois bien Federer aller chercher son 14e titre en Grand Chelem dans six mois). Peut-être est-ce là l'explication de ses larmes au moment de recevoir sa coupe : une séquence étonnante, où le grand Roger faisait tout petit garçon, consolé qui plus est par un gamin... Oui, mais un gamin qui est le meilleur joueur du monde, et peut-être en passe de devenir le plus grand de tous les temps. Je n'ai pas dit le meilleur : Federer restera celui-là, quoi qu'il arrive.

Une fois remis de ces émotions tennistiques, branchement en direct sur le Festival BD d'Angoulême pour découvrir les heureux lauréats. Le meilleur album de l'année est donc le Pinocchio de Winshluss (Requins Marteaux), qui était effectivement encensé depuis de nombreuses semaines. Comme d'habitude, sur les différents forums, on s'étripe sur ce prix, vu que c'est effectivement une certaine tendance de la BD qui est récompensée (une nouvelle fois) (voir également un énième prix donné à Sfar). Moi, je ne doute pas que Pinocchio soit excellent, audacieux, original et intelligent. Je dis juste que c'est loin d'être un prix qui couronne l'oeuvre d'un inconnu qui va enfin avoir la reconnaissance qu'il mérite etc... Au contraire, c'est à mon avis le lauréat le plus consensuel qui était possible, un mec qui est déjà une vraie star, co-auteur du film Persepolis (sous son vrai nom Vincent Parronaud) et déjà titulaire d'un César et d'une nomination aux Oscars ! Dans le genre underground, on a fait pire !
Sinon, pour finir, le Grand Prix est donc Blutch (Christian de son vrai prénom). Tous ses pairs disent que c'est peut-être le plus grand dessinateur français actuel. Bravo à lui, je vois que nous sommes nés la même année, je le félicite chaleureusement et espère avoir un jour l'occasion d'échanger quelques mots avec lui.

30 janvier, 2009

Walkyrie ***


de bryan singer avec tom cruise, brian nighy, tom wilkinson, terence stamp

Le colonel Stauffenberg de l'armée allemande en Afrique. Patriote et anti nazis, il rejoint un groupe de hauts gradés et politiques qui veulent se débarasser d'Hitler. En juillet 1944, Stauffenberg est chargé de l'assassinat par bombe avant le déclenchement de l'opération Walkyrie.

Un bon fim, on dira même impeccable même si on a cette impression permanente qu'il lui manque quelque chose pour qu'on ait vraiment envie de l'aimer, de le recommander. Singer réussit déjà à contrer les craintes qu'on pouvait avoir, d'une grosse production US sur la WW2 avec un casting un peu paillettes, et pas trés allemand. Mais cela passe sans problèmes, c'est assumé, excellents acteurs, y compris le petit Tom C, la grande crainte initiale. Il ne sera pas soudain un grand acteur mais il est à l'unisson du reste, sobre, sans jamais faire du "Cruise"' mais le sujet et le personnage ne s'y prêtent bien sûr pas. Le plus étonnant est bien cette extreme sobriété du film, réalisation à la fois impressionnante, pas surprenant de "usual suspects & superman" Singer, et jamais tape à l'oeil. Comme si il savait lui même qu'il serait jugé sur sa capacité à ne pas faire du "grand spectacle". Là dessus, c'est réussi, avec presque un excès de lenteur, de classicisme, surtout avant que l'action -l'attentat- ne démarre vraiment, il faut s'accrocher pour suivre tous ces échanges, vraiment pas un war movie... Premier coup de feu dans le dernier quart d'heure ou presque. Autre réussite de donner de la tension et du suspens à un scénario historique qui pourrait en manquer (non, AH n'a pas explosé en morceaux en juillet 1944...). Le fait est qu'il y a toute cette phase de "l'aprés" où presque tous pensent que l'attentat a réussi, ce qui dynmise le scénario. Dans cette volonté de ne pas faire spectaculaire, on retrouve de la vérité de "la chute" dans le bunker d'Hitler en 1945, le simple fait d'avoir des Allemands, y compris SS, qui ne soient pas juste des sadiques malades. Il manque quand même pas mal de profondeur sur les motivations des personnages, Stauffenberg en tête, qui ne pePun grand film, peut être parce que trop classique finalement, mais qui restera un excellent témoignage d'un moment historique.

A propos d'Angoulême


Ouverture hier de la 36e édition du Festival International de la Bande Dessinée d'Angoulême, où je ne serai pas. Ce n'est pas un drame, mais c'est vrai que c'est dommage de ne pas être là où l'essentiel de la profession se trouve tout de même rassemblée pendant quatre jours ! En fait, pour aller à Angoulême, il faut réunir au moins un des deux critères suivants : être dans l'actualité avec un album qui sort en janvier, ou être assez (re)connu pour que votre éditeur n'hésite pas à vous faire venir. Il faut bien avouer que je ne les remplis ni l'un ni l'autre en ce début d'année 2009.
Je suis cependant déjà allé à Angoulême par le passé, à quatre reprises si je ne m'abuse. Instantanément me reviennent en mémoire trois souvenirs marquants : en 2003 ou 2004, j'étais avec Dargaud et nous étions arrivés dès le mercredi soir. A la descente du train, au moment pile où les portes du TGV s'ouvrent, voilà qu'une vraie tempête s'abat sur le quai, une averse monumentale ! Le temps de courir jusqu'à la gare proprement dite pour s'abriter, le mal était fait. Je n'avais emmené qu'un pantalon pour les deux jours où je devais rester, il était déjà bon pour être mis au sale ! Et je revois le pauvre Leo dégoulinant de partout, comme s'il était littéralement passé sous une douche !
Cela étant le lendemain, histoire de se consoler, visitant quelques allées, voilà que je tombe sur un stand où régnait une sorte d'agitation : on y vendait, pratiquement à la volée, des planches originales de From Hell ! Branle-bas de combat ! Il fallait se décider très vite et jouer des coudes ! Finalement, j'ai pris la planche 23 du chapitre 11, moyennant le tarif de 150 dollars...
Il y a deux ans, j'ai fait un aller retour d'une journée à l'invitation de Glénat pour rencontrer Griffo qui allait donc devenir le dessinateur principal de L'ultime Chimère. Je passe une nuit sur place, et le lendemain matin je devais prendre le premier train pour Paris, dès 7h... Or, il avait méchamment gelé pendant la nuit et les trottoirs étaient de vraies patinoires ! Je ne me suis jamais senti aussi seul que dans cette aube angoumoisine, pauvre pantin solitaire marchant à 2 à l'heure en essayant de préserver son fragile équilibre...

Je commenterai bien sûr dès lundi les différents prix du palmarès, notamment en ce qui concerne le fameux Grand Prix, qui ne sera sans doute pas Andreas, hélas...
J'apprends en tout cas que notre ami Igor Kordey recevra un prix en association avec la ville d'Erevan, récompensant une oeuvre à collaboration internationale entre deux auteurs - en l'occurence Igor et Jean-David Morvan sur le très réussi Coeur des Batailles (Delcourt). Au passage, je note donc que je n'aurai pas ce prix l'an prochain, vu qu'Igor l'a déjà reçu ! Pas grave, il vient de nous proposer une couverture pour L'Idole & le Fléau (sortie le 30 avril prochain) qui est absolument superbe !

26 janvier, 2009

The Square **


de nash edgerton avec david roberts, claire van der bloom, joel edgerton

Petite ville d'Australie, Ray, marié, liaison avec la jeune Carla, ils veulent s'enfuir avec de l'argent, un incendie criminel qu"ils commandent et qui tourne mal, Ray se retrouve coincé par ses mensonges et des chantages

Efficace et intelligent polar, on est dans la lignée -un cran en dessous- du mémorable "Lantana" il y a quelques années, comme quoi l'ambiance australienne de province réussit à ces ambiances de mensonges, entre couples, de désirs, de fuites en avant, de maladresses qui provoquent drames et faits divers. Le couple adultère, "innocent" dans par son attirance clandestine, se retrouve piégé en prenant des risques, et pris dans un engrenage de violence, dissimulations, avec enchainements (et hasard) implacables. Ca se voit longtemps comme du petit lait, réalisation sobre, scénario impeccable, cet excellent mélange du film noir sur des gens ordinaires, de ceux qui ont l'habitude de faire de sales coups et ceux qui se retrouvent dépassés, et paniqués. Excellent acteur que David Roberts, essayant de garder son calme mais de plus en plus terrorisé par ce qu'il doit faire pour respecter son engagement avec sa maitresse. Dommage que le scénario pousse trop cet aspect "implacable", cela va un peu trop loin sur la fin dans le registre "quand ca veut pas sourire", sans doute de trop.

La couverture !


L'ultime Chimère - T3 : La Légende
Dessins : Griffo (Planches 1-4, 16, 25-29; 45-46), Héloret (5-15, 17-24), Mangin (30-44).
Couleurs : Bruno Pradelle & Rémy Langlois
Glénat, collection Grafica.
Sortie le 10 mars 2009.

22 janvier, 2009

News BD...

De passage hier chez Dargaud, j'ai eu la confirmation que le T7 d'ApocalypseMania, Manik Shamanik, sortira le 17 avril prochain. Il y aura deux nouveautés importantes pour cet album : d'une part, pour la première fois depuis le début de la série en 2000, ce n'est pas Philippe Aymond qui a fait les couleurs. Cette lourde responsabilité est tombée sur les épaules de Guillaume Nicolle, avec qui j'avais fait un album chez Emmanuel Proust : Chinguetti (un seul tome paru, les deux autres ne verront jamais le jour). Guillaume a réalisé un travail très dense, globalement sombre, qui donne une touche étonnante à cet album. Le final est en place !
D'autre part, je signale déjà qu'il y a une autre surprise artistique à l'intérieur et qu'elle se situe à la planche 29... Je n'en dis pas plus pour le moment, mais c'est très sympa.

Sinon, sachez que j'ai terminé il y a quelques jours à peine le découpage de Speedway T2, et Siro en est déjà aux crayonnés de la planche 17. Ca avance donc, avec toujours en prévision une sortie du T1 (AXIS Priority) à la rentrée, et le T2 (AXIS Reality) en janvier 2010. Au pire, ce serait janvier+avril-mai 2010.

Hier soir, fin du découpage brut de Billy, mon album XIII Mystery. Les 54 pages sont donc finalisées, mais il va de soi que Jean Van Hamme va maintenant les relire en intégralité, lui qui n'a jamais jusqu'ici lu que des grandes séquences. Je me tiens donc prêt à m'atteler de nouveau à la tâche s'il le faut. On m'a communiqué récemment qui serait a priori mon dessinateur et quand sortirait l'album mais ce n'est évidemment pas à moi de l'annoncer en ce jour.

Enfin, il faut que je vous parle un peu de L'Idole & le Fléau. Igor Kordey a déjà encré 25 pages sur 54. Comme on le sait, il va très vite. L'album pourrait donc sortir dès ce premier semestre 2009, sans doute en mai. Je pense qu'il s'agit d'une de mes meilleures histoires. Voici le pitch :
C'est le 18 juin 2005 que le fléau a commencé. Ce jour-là, des milliers d'enfants sont morts, sans explication, leur coeur cessant tout simplement de battre. Les jours suivants, le phénomène a continué et on s'est aperçu que plus aucun enfant ne pouvait vivre au-delà de ses 2309 premiers jours, ce qui correspond à environ 6 ans, 3 mois et 27 jours. Aucune explication scientifique, aucun vaccin, juste un fléau soudain et amené à faire disparaître l'humanité d'ici 80 ans maximum ! Le monde, bien évidemment, a été radicalement changé à partir de ce moment... En 2018, un attentat a lieu à Adelaide, Australie. Par un enchaînement de circonstances, quelques faits méconnus vont ressurgir et pourrait bien expliquer le fléau...
Une histoire très esprit comics US, avec toute une galerie de personnages authentiques qui interviennent (c'est une uchronie, rappelons le) : Carl Sagan, Cole Porter, Ian Fleming, Alan Turing ou encore Mike Mignola himself ! (l'auteur de Hellboy pour ceux qui ne le sauraient pas).
Je n'ai peut-être pas le droit, mais je ne résiste pas : voici la toute première planche de ce projet, qui fera 4 tomes et qui sera publié chez 12Bis, la maison d'édition qui monte...

Le Bal des Actrices **


de maiween le besco avec maiween le besco, karin viard, jeanne balibar, melanie doutey, marina fois, julie depardieu, charlotte rampling, joey starr

Maiween veut tourner un documentaire sur les actrices, de tous genres, caractères et notoriété...

Mais oui, une avant-première ! et LA avant-première, dans les fauteuils cuir du Publicis, avec l'équipe du film et une floppée de gonzesses (Estelle Lefebure pour sa robe plongeante, Linh Dan Pham pour son charme, Marina Fois parce que c'est elle, Charlotte Rampling hors catégorie parce qu'on ne la croise pas tous les jours) et des pipoles comme s'il en pleuvait, sans compter, sûrement, dans la salle, "ceux qui comptent" dans le ciné francais. Bref, marrant, pour un film sympa, frais, assez léger, (pas évident avec Maiween) qui convient bien à l'ambiance. Si on voulait pas être gentil, on se dirait que les névroses légèrement nombrilistes des soeurs Le Besco, trés à l'aise dans le petit monde du ciné francais, n'intéressent pas tant de monde que ça, mais elles savent le faire avec un certain talent, même si on croit plus à Isild qu'à Maiween. On a déja vu cela, le vrai faux docu, le meilleur scénario, au moins sur le papier, étant "grosse fatigue" de michel blanc, on oubliera "les acteurs" de Blier (assez présent ici, comme dans la salle. que des stars on vous dit !). Mais Maiween prend le parti d'aller au bout d'une certaine caricature de chacun parfois déconcertant, car il y en a qu'on "reconnait" (Depardieu, Lefebure, Muriel Robin) et d'autres où c'est tellement poussé qu'on ne sait plus si cela leur correspond (Viard et Doutey). Il y a pas mal de scènes prévisibles sur les comportements d'actrice, casting, ego mis à l'épreuve, c'est un brin répétitif. La bonne idée -dans l'air du temps- de faire un peu de comédie musicale pour chacune. Et finalement on se dit que tout le film tourne autour du "couple" que forme Maiween et Joey Starr, parce que cela ressemble à une vrai déclaration à Joey (plutot très bien dans ce film, "nature", il fait du bien, ca rigole). Sauf qu'il joue le role "de fiction" de son mec alors que pendant le tournage, ça a été "pour de vrai". compliqué, on est en plein vertige de le création artistique, le vrai du faux, etc. Enfin pour résumer, Joey Starr sort avec Maiween. le besco.

14 janvier, 2009

Patrick McGoohan


Décidément, beaucoup de nostalgie anglaise cette semaine... Annonce soudaine ce soir de la disparition de Patrick McGoohan, l'éternel Prisonnier. Je ne serai pas le seul à exprimer toute l'admiration que l'on pouvait avoir pour cette série télé cultissime, au moins cinquante ans en avance sur son temps.
Déjà, elle possédait le pitch le plus génial que l'on connaisse : "un homme se réveille dans un village. Il essaye d'en sortir"... A partir de là, tout est possible. Ensuite, on ne s'est toujours pas remis de ses approches fantastiques, notamment le rover, le ballon blanc qui sert de rôdeur. Croyez-moi, quand on a dix ans et qu'on voit ça à la télé (française, TF1, le samedi après-midi au début des années 70, il y avait toute une émission où les séries étaient classées par genre et par style et il fallait voter pour voir un épisode de la série qu'on préférait... vous vous en souvenez peut-être) on est marqué pour la vie ! Bref, cette série reste toujours pour moi ma préférée de tous les temps, même si elle a forcément vieilli au niveau du rythme et de quelques scènes un peu statiques, mais j'ai revu les 17 épisodes il y a trois ans et je peux vous dire qu'il y avait encore pas mal d'épisodes qui m'avaient scotché.
On peut trouver pas mal d'hommages au Prisonnier dans quelques uns de mes albums, notamment dans ApocalypseMania, avec la scène des échecs dans le T1 (Jacob est habillé comme le n°6), la 4e de couverture du Cycle 1 (où Jacob reprend la position sur le fauteuil de l'avant-dernier épisode) et je peux même vous révéler que l'avant-dernière case de la dernière planche du dernier album (qui sortira début 2010) aura comme dialogue : "bonjour chez vous !"
Au passage, il faut quand même rendre hommage à la personne qui doublait Patrick McGoohan en français : Jacques Thébault. Une bonne part du charisme du Prisonnier venait de lui.
Le dernier grand rôle dont je me souviens en ce qui concerne McGoohan était sa participation à un épisode de Columbo : Votez pour moi, où il faisait un assassin jouissif.
En 2005, deux ans avant le 40e anniversaire du Prisonnier, j'avais concocté un scénario de BD qui essayait à la fois de rendre hommage à la série et d'aller peut-être au-delà. Je vous raconterai peut-être cette idée un jour. J'avais eu l'envie folle de m'associer avec Fabien Nury pour ce projet et nous avions déjeuné ensemble. Je lui avais exposé mon pitch et il m'avait alors déclaré, sans appel : "tu cherches une collaboration entre scénariste, mais tu viens de me parler en producteur".
Sacré Fabien !
En tout cas, be seeing you, Mr McGoohan...

13 janvier, 2009

Un revenant...


Il faut que je vous dise que je me suis équipé cet été d'une nouvelle parabole qui me permet, grâce au terminal Freesat, de capter la plupart des chaînes hertziennes d'Angleterre. Dimanche soir, je zapais sur Channel 4 quand je tombe sur une émission un peu débile, Wife Swap, où deux maîtresses de maison échangent leur position et vont donc vivre chez l'autre et s'occuper ainsi du mari et de la maison avec tous les problèmes que cela peut engendrer... Vous voyez le genre. J'allais zapper à nouveau quand je vois que l'émission est consacré à des celebrities et qu'il me semble reconnaître un personnage... Ma femme me dit tout de suite que ce doit être un rappeur américain : au niveau gabarit et façon de parler, ça ressemblait, en effet. Mais j'avais un doute car il me semblait bien reconnaître... Mais oui ! C'était bien lui ! Alexander O'Neal en personne !
Voilà qui me propulsait instantanément vingt ans en arrière quand j'achetais fébrilement tous ses maxis, que mon ami El Bacos allait fiévreusement me chercher à Londres. Alexander O'Neal ! L'ancien membre de The Time, brouillé avec Prince ! Alexander O'Neal, produit par les légendaires Jimmy Jam et Terry Lewis ! Alexander O'Neal, l'immortel chanteur du tube Criticize (1987) ! L'auteur du meilleur album de chansons de Noël que je connaisse(My Gift To You, 1988) ! Remixé ensuite par Frankie Knuckles et David Morales pour All True Man et What Is This Thing Called Love (1991) ! Bref, un mec qui a sacrément compté pour moi !
Eh bien, Alexander O'Neal existe toujours, merci pour lui, mais il faut s'accrocher : il vit avec sa 3e femme (Cynthia) aux Etats-Unis et à Londres, il a huit enfants, il doit peser 150 kilos, il boîte, il parle même parfois difficilement, il chante dans des clubs le soir devant trente personnes, il reste au lit jusqu'à midi, où il prend d'ailleurs son déjeuner en restant allongé (si, si) et il s'énerve quand un photographe est légérement en retard pour une séance de shooting...
Une vision assez triste d'un grand monsieur de la scène dance-soul-R&B des années 80 et 90, qui m'a fait un peu mal au coeur, je l'avoue. D'ailleurs, depuis deux jours, je réécoute ses titres, et eux franchement, ils ne vieillissent pas...

Alexander O'Neal Top 10 :

A Broken Heart Can Mend
(What Can I Say) To Make You Love Me
Criticize (+ original remixes)
My Gift To You
Thank You For A Good Year
All True Man (Classic Club Mix)
Love Makes No Sense
Since I've Been Loving You
Aphrodisia
All That Matters To Me

10 janvier, 2009

Frozen River ***


de courtney hunt avec melissa leo, misty upham, charlie mc dermott

Petite ville US en hiver très froid prés du Canada, Ray, seule avec ses deux enfants, se retrouve à faire passer des clandestins pour gagner de l'argent, avec sa voiture. Avec une jeune indienne mohawk, lila.

L'année commence à de hautes altitudes, c'est rare. Le film indépendant US parfait, scénario original, ton maîtrisé, grande interprétation, de l'action tout en étant grave et montrant une réalité de la vie américaine. A la fois autour de ce "boulot" de faire passer des immigrés illégaux dans le coffre d'une bagnole, et la vie de démerde surtout, sujet principal du film, théme plus que d'actualité, d'une famille US pas dans la misère totale mais en permanence à essayer de gratter, de faire des compromissions, ou pas, d'être dur au mal tout en, se faisant avoir bien souvent. Pas la peine d'appuyer les situations et les personnages, c'est chacun se démerde, avec les moyens qu'il a. Melissa Leo incarne parfaitement cette femme, plus trés jeune, "usée" on dira, pas mère courage mais qui essaye de surnager. Et belle histoire avec Lila, un melo autant qu'un thriller finalement, mais sans aucune facilité, assez impressionnant comme la réalisatrice maitrise l''ensemble, avec des situations pas évidentes, les enfants ou ce bébé perdu, superbe épisode, trés sobre. Un de ce films qui savent rentrer dans le vrai quotidien tout en racontant une histoire, sans ennuyer, et sans dramatiser surtout, il y un épilogue qui fait du bien, sans chercher le happy end.

06 janvier, 2009

Palmarès ciné 2008

On l'attendait fiévreusement, voici le Top 10 2008 cinéma de notre chroniqueur El Bacos, qui a réussi l'exploit d'aller 136 fois dans les salles obscures l'an dernier...

1 – The visitor (Tom Mc Carthy) & La Zona (Rodriguo Pla)
3 - The Dark Knight (Christopher Nolan)
4 - Two lovers (James Gray)
5 - Un coeur simple (Marion Laine)& Le silence de Lorna (Jean-Pierre et Luc Dardenne)
7 - Wall E (Andrew Stanton)
8 - Les liens du sang (Jacques Maillot)
9 - Vicky Cristina Barcelona (Woody Allen)
10 - Khamsa (Karim Dridi) & Surveillance (Jennifer Lynch)

05 janvier, 2009

Voeux 2009

Au passage, voici le petit flyer que j'ai envoyé à mes amis et relations de la BD pour cette nouvelle année :

Une année 2008 : sport auto

Alors qu'hélas les perspectives sont tout de même sombres pour l'année 2009 au niveau de quelques disciplines qu'on aime bien, force est de constater qu'on a connu une année 2008 relativement exceptionnel : une F1 à sept vainqueurs (dont trois nouveaux !), un Polonais en tête d'un Championnat du Monde, un Français présent à temps plein, un titre qui change de tête deux fois en quarante secondes dans la dernière manche, excusez du peu ! Année historique aussi en WRC avec un Sébastien Loeb qui réécrit l'histoire de son sport, année fabuleuse en ALMS, avec les meilleures courses d'endurance depuis dix ans, année toujours aussi spectaculaire en V8 australien, sans oublier une édition des 24H du Mans qui fait encore parler d'elle sept mois après !

Bref, chapeau bas messieurs les pilotes et voici mon classement annuel de leur hiérarchie :

(New) 50. Alexander ROSSI (USA, Formule BMW)
(New) 49. Carlo VAN DAM (NED, Formula 3 Nippon)
(New) 48. Jules BIANCHI (FRA, F3 Euroseries)
(New) 47. Christian KLIEN (AUT, Le Mans, ALMS)
(New) 46. Bruno SENNA (BRA, GP2)
(New) 45. Sébastien OGIER (FRA, JWRC)
(New) 44. Edoardo MORTARA (ITA, F3 Euroseries)
(New) 43. Brendon HARTLEY (N-Z, F3 UK)
(+6) 42. Jari-Matti LATVALA (FIN, WRC)
(New) 41. Giorgio PANTANO (ITA, GP2)
(New) 40. Gil de FERRAN (BRA, ALMS)
(New) 39. Jaime ALGUERSARI (ESP, F3 UK)
(New) 38. Jeroen BLEEKEMOLEN (NED, Porsche Supercup)
(New) 37. Jarno TRULLI (ITA, F1)
(-9) 36. Nick HEIDFELD (ALL, F1)
(New) 35. Ryan BRISCOE (AUS, IndyCar, ALMS)
(New) 34. Nico HULKENBERG (ALL, F3 Euroseries)
(+7) 33. Fabrizio GIOVANARDI (ITA, BTCC, V8)
(New) 32. Jos VERSTAPPEN (NED, LMS)
(-14) 31. Tony KANAAN (BRA, IndyCar, ALMS)
(-16) 30. Nico ROSBERG (ALL, F1)
(+16) 29. Timo GLOCK (ALL, F1)
(New) 28. Mark WINTERBOTTOM (AUS, V8)
(New) 27. Chris ATKINSON (AUS, WRC)
(-4) 26. Stephane SARRAZIN (FRA, LMS, ALMS, Rallye)
(New) 25. Tom KRISTENSEN (DAN, DTM, Le Mans)
(-18) 24. Sébastien BOURDAIS (FRA, F1)
(New) 23. Simon PAGENAUD (FRA, ALMS)
(-12) 22. Mikko HIRVONEN (FIN, WRC)
(+18) 21. Paul DI RESTA (ECO, DTM)
(New) 20. Helio CASTRONEVES (BRA, Indy Car, ALMS)
(New) 19. Franck MONTAGNY (FRA, Le Mans, Champ Car, ALMS)
(New) 18. Carl EDWARDS (USA, Nascar)
(+20) 17. Scott DIXON (NZ, Indy Car, ALMS)
(-12) 16. Romain DUMAS (FRA, ALMS, Le Mans)
(+16) 15. Yvan MULLER (FRA, WTCC)
(New) 14. Timo SCHEIDER (ALL, DTM)
(-10) 13. Kimi RAIKKONEN (FIN, F1)
(-1) 12. Garth TANDER (AUS, V8)
(+1) 11. Jimmie JOHNSON (USA, Nascar)
(New) 10. Kyle BUSCH (USA, Nascar)
(-1) 9. Felipe MASSA (BRA, F1)
(New) 8. David BRABHAM (AUS, ALMS)
(+8) 7. Jamie WHINCUP (AUS, V8)
(+7) 6. Robert KUBICA (POL, F1)
(+13) 5. Sebastian VETTEL (ALL, F1)
(+12) 4. Allan McNISH (ECO, Le Mans, LMS, ALMS)
(+2) 3. Fernando ALONSO (ESP, F1)
(-) 2. Lewis HAMILTON (GB, F1)
(-) 1. Sébastien LOEB (FRA, WRC)

29 décembre, 2008

Une année 2008 : BD



Tout d'abord, commençons par l'élection rituelle de ma BD préférée de l'année. Et cette année, nouveauté, il y en aura deux ! C'est comme ça, il faut bien que cela arrive, pour la première fois depuis presque trente ans ! Bravo donc au Petit Livre Rock d'Hervé Bourhis (Dargaud) et Le Goût du Chlore de Bastien Vivès (Casterman). Le premier, même si sorti en novembre 2007, s'en sort avec la mention plus que très bien. Pour un fan absolu comme moi de musique pop-rock et ayant tout suivi de l'actualité de ce secteur jusqu'à la fin des années 90, j'ai appris plein de choses, c'est dire ! Le second touche le gros lot avec une histoire simple et touchante d'un jeune homme à peine sorti de l'adolescence, obligé d'aller régulièrement à la piscine pour des questions de santé, et marqué par la présence d'une jeune femme avec laquelle se noue une relation pudique et sensuelle, à deux doigts d'un amour qui pourrait être fou si on ne sentait d'emblée qu'il est de toute façon impossible... Une histoire sensible, tout en demi-teinte à l'image de ces grandes cases turquoises où l'on croit littéralement sentir le chlore de la piscine. Une dernière partie de récit un peu moins évanescente et diffuse, selon moi, aurait permis à ce livre de l'emporter tout seul mais je crois que Bastien Vivès n'a pas besoin de moi pour percer maintenant au plus haut niveau tant il a été distingué par ailleurs pour son livre !

De mon côté, l'année 2008 aura été marquée par la parution des deux premiers tomes de L'ultime Chimère (Glénat). Si j'en crois le rapport annuel de Gilles Ratier issu de l'Association des Critiques et Journalistes de Bande Dessinée (ACBD), il y a eu 3 592 strictes nouveautés en 2008 (soit pratiquement dix par jours !) dont 1 547 franco-belges. C'est dans ce bloc que je me situe et plus particulièrement dans les 1 271 albums faisant partie d'une série. Sur ces 1 271, 95 tirent à au moins 50 000 exemplaires (=7,4 %). Pas de miracle, vous vous en doutez, je fais bien partie des 92,6% restants ! En revanche, je lis aussi que le chiffre moyen concernant les ventes se situe aux alentours des 6 000 exemplaires : là, j'ose dire que je suis au-dessus ! C'est déjà ça !
Aujourd'hui, avec quelques mois de recul, j'ai tendance à penser que le T1 de L'ultime Chimère est un peu trop sage et statique. Ce n'était sans doute pas le début idéal et percutant qui aurait été souhaitable. Sauf que cette série n'a pas été spécialement conçue comme un blockbuster, car elle s'attache avant tout à des destins humains très précis, presque intimistes... On verra bien, mais c'est sûr que c'est en 2009 que tout va se jouer.

Pour les prochains mois, justement, j'aurais a priori le plaisir de sortir les cinq albums suivants :
- L'ultime Chimère T3 (Glénat, avec Héloret, Griffo et Mangin) - en mars
- ApocalypseMania Cycle 2 T2 (Dargaud, avec Aymond) - en avril
- Speedway T1 (Dargaud, avec Siro) - en septembre
- L'ultime Chimère T4 (Glénat, avec Meddour et Griffo) - en septembre
- L'Idole & le Fléau T1 (12Bis, avec Kordey) - à une date encore indéterminée mais qui pourrait bien être à la rentrée aussi. Je vous en parlerai bientôt un peu plus...

L'année 2008 aura pour moi été marquée par beaucoup d'écriture, et la promesse de nouveaux projets :
- Bandaiyan : un roman graphique de 500 pages qui se fera chez Glénat avec Philippe Nicloux au dessin et qui racontera quelques chroniques de la Terra Australis entre les années 1783 et 1796...
- Espace Vital : là aussi chez Glénat, une histoire à base fantastique en trois tomes dont nous cherchons toujours un dessinateur.
- Billy : il s'agit donc d'un XIII Mystery et cette perspective reste évidemment un de mes grands "événements" de l'année écoulée... Tout se passe très bien avec Jean van Hamme, qui est un lecteur scrupuleux et qui ne laisse rien au hasard, agissant comme un véritable coach... Il faut se remettre sans cesse sur l'ouvrage, mais cela me semble normal, jamais je n'aurais eu la prétention de penser que tout aurait été nickel du premier coup. J'en suis à la page 37 sur 54, Jean m'a demandé quelques corrections sur la dernière séquence, ce que je vais faire très vite afin de continuer et de boucler certainement l'album au cours du premier trimestre 2009. Ensuite, je suis bien incapable pour l'instant de vous dire quand et avec qui se fera vraiment cet album.
- Un long Destin de Sang : un nouveau projet qui devrait se concrétiser très vite ces prochains jours chez 12Bis avec Fabien Bedouel au dessin, dans le cadre de la Guerre de 14.
- Suburbia : un projet que je vais travailler ces prochains mois et que je tenterai de proposer, je vous l'annonce, chez un éditeur avec lequel je n'ai pas encore travaillé. Il faut bien varier les plaisirs, non ?

Voilà, j'ai encore de quoi vous raconter des choses sur ce blog en 2009 ! Bonne année à tous !

Australia **


de baz Luhrmann, avec Nicole Kidman, Hugh Jackman, David Wenham

Australie, Territoire du Nord entre 1939 et 1941. Lady Sarah Ashley récupère une demeure familiale à la mort de son époux, assasiné. Faisant face à un riche propriétaire qui vetu ses terres, elle trouve l'amour en la personne d'un convoyeur de bêtes et un quasi fils adoptif avec un jeune aborigène menacé de déplacement de force...

Pour une fois, j'usurpe la place qui revient à mon éminent critique ciné El Bacos pour prendre la parole et évoquer ce film qui ne pouvait que me "toucher" car traitant de l'Australie. Côté décors et réalisation, pas de déception, c'est plutôt top et haut de gamme, bien aidé par un montage efficace. Les paysages naturels sont évidemment sublimes, même si j'attendais un peu plus de variété, mais on pourra ergoter sur la reconstitution de Darwin, très embryonnaire et un peu trop marquée à la palette graphique. Côté histoire, on a deux niveaux : le premier raconte le parcours de Kidman (rien à lui reprocher), qu'on connait d'avance et qui se déroule "comme au cinéma" : l'arrivée en lady ridicule, les gars du coin qui se bagarrent, la décision de rester, l'histoire d'amour avec Jackman (beau mec, c'est sûr)... Il n'y a là-dedans aucune surprise ni aucune nuance et c'en serait presque désespérant, avec pas mal de scènes qui sont limite ratées. Le deuxième volet permet heureusement de sortir du cadre convenu via le personnage de Nullah, formidable petit garçon mi-blanc mi-aborigène qu'on veut placer de force dans une mission en vue d'une politique d'assimilation dont on sait qu'elle demeurera à tout jamais comme une tâche dans l'histoire de l'Australie. La thématique est évidemment à ce moment-là moins facile et plus douloureuse, même si les clichés aborigènes défilent à la chaîne (le grand-père sorcier, ses pouvoirs, le serpent arc-en-ciel...). Là aussi, il y avait peut-être moyen de faire un peu plus subtil... En résumé, il faut oublier le contenu pour se laisser bercer par un contenant qui a de la gueule et qui permet un vrai dépaysement sans trop d'exigences. La scène où les bêtes s'affolent et se dirigent vers un précipice est impressionnante... jusqu'à sa conclusion, trop facile.

Update :
Et voici maintenant pour être complet la critique d'El Bacos :

Australia *
On pouvait craindre une plus grande cata... mais renvoyer ce film à "autant en emporte le vent" ou "out of africa" fait quand même sourire, même si c'est l'ambition de Luhrmann. Réalisateur sauvé par son talent, on n'a pas fait "romeo + juliet" et surtout le trés bon "moulin rouge" sans en avoir. Il a son parti pris de ne pas faire dans le sobre, d'en rajouter dans l'image, la musique, les décors, quitte à faire kitsch et volontairement artificiel, dans une sorte de chromo de "cinéma d'avant" idéalisé, et assumé. Il faut l'accepter, cette fresque historique, mélo, etc. sauf que ca ne colle pas toujours au film, dont le principal atout pourrait être le décor naturel australien, mais à force de faire des images en carton pâte ou avec effets spéciaux (la fuite des animaux de l'élevage), avec filtres de lumières à gogo, on perd de tout ce naturel australien. Le fait est que ce film se déroule sans surprise, trés calibré, mais à force, il ne dégage absolument aucune émotion, mais vraiment aucune, ni larmes ni rire. Disons le, si on pleurniche à cette histoire, faut vraiment être quelqu'un de trés trés sensible... On ne s'emmerde pas vraiment, plutot une sorte d'ennui poli... Heureusement tout de même que les Japs attaquent Darwin au bout de 1h40 des 2h40 de film... Cela donne quelques scènes de bataille plutot réussies et un peu de nerf. Pas trop envie d'insister sur le plus que politiquement correct de la production Fox qui nous donne de l'aborigène en veux-tu en-voilà, ca s'appelle même plus régler une dette à ce niveau de clichés, tellement ils ont le beau rôle, pire que des Chtis (dans tout feuilleton, il y a un fil rouge...). Bref, malgré l'ampleur du film, on se demande quand même quel est son intérêt. Pas aidé, et c'est rare de le dire, par son casting. Jackman... même dans ce role très basique de cowboy qui serre les dents et verse sa larme, il est rapidement en surchauffe, plus facile de jouer un "X men"... Il n'est pas bon acteur, c'est tout. Mais il est aussi tellement baraque du torse (ah ça on les aura vu ses pectoraux velus) qu'il ressemble à un personnage de dessin animé limite difforme. Quant à la kidman... son rôle est evidemment pas trés léger, surtout au début, à grands coups de grimaces outrées de lady anglaise... mais cette fille a joué un Kubrick et a fait "Dogville" de Von Trier quand même !!! C'est peu de dire que son pic de carrière artistique est dépassé, ça fait des années ("l"interprête" ?) qu'elle ne sort rien de convenable. Avec un couple d'acteurs vedettes au physique un peu bizarre, le film ne part avec les meilleurs atouts. à vouloir trop faire "à la manière de", Luhrmann patine, comme écrasé par son ambition.

Louise-Michel **


de benoit delepine / gustav kuerven avec yolande moreau, bouli lanners

Village de Picardie, le patron délocalise brutalement, "Louise - Jean Pierre" propose de liquider le patron avec leurs primes, elle engage "Michel - Cathy" pour faire le boulot. Mais qui est le vrai patron responsable ?

Ne faisons pas la fine bouche, un film en apparence inégal, à boire et à manger, un peu plombé par quelques tunnels, volontaires, mais qui font un peu décrocher, n'enpêche il y a la dedans plus d'originalité et de bons gags que dans une dizaine de films de "comédies françaises standards", alors autant se réjouir d'avoir les Grolandais qui nous sortent encore un film aussi différent, comme "Aaltra" et "Avida" ou de la famille de Lanners justement ("Eldorado") sans oublier le finlandais Kaurismaki, tous de la même veine. On évite le Nord mais on va en Belgique... enfin, coté "simili Chti", on peut cocher les cases "alcoolique" et "chomeur" de la banderole... rien de tel en cette période de célébration 2008 pour Dany Boon ! Film drôle dans son côté anar, politiquement pas du tout correct mais jamais sans chercher une provoc gratuite, il y a du vrai "social" là-dedans sans que cela soit démago ou insistant, comme le fait d'être touché/amusé que Michel choisisse des malades en phase terminale pour exécuter un patron, qu'il n'a pas le courage, en looser mytho de faire. Le piège est que le film "plaise trop", un peu comme Groland, parce que top crédible et que ca donne bonne conscience de trouver ça drôle, comme une sorte de snobisme de nantis... Donc évitons le syndrome "film culte", même s'il n'y échappera pas et profitons juste de l'instant. Delepine/Kuerven jouent quand même un peu ce jeu "parisien", sans trop y prendre garde avec les cameos de Poelvorde, Kassovitz, Katerine, Duponteil... pas essentiel. Ceci dit Poelvorde qui fait des expériences en faisant exploser des avions miniatures dans des tours, c'est marrant, ainsi que Kassovitz qui gère une ferme biologique bobo-isante (avec les "toilettes séches" !). Les deux acteurs principaux trés bien, on ne peut pas dire que Moreau soit trés attachée à son image, c'est courageux, ça lui ressemble !

22 décembre, 2008

Une année 2008 : RMC

J'entame aujourd'hui une sorte de bilan de l'année 2008 en ce qui me concerne. Avant de découvrir les articles consacrés au sport auto et à la bande dessinée, voici le premier d'entre eux, consacré à mon métier d'animateur radio à RMC.
J'ai toujours adoré ce médium, si ce n'est qu'étant étudiant en journaliste, je me suis rendu compte que j'étais moins mauvais que d'autres en télé (qui, qu'on le veuille ou non, stresse beaucoup) et puis j'ai toujours dit que j'aimais mieux la télévision parce qu'on part en reportage en équipe, alors qu'on est le plus souvent seul en radio.
Mais, il y a maintenant deux ans, quand l'occasion s'est présentée d'intégrer RMC je n'ai évidemment pas hésité car il s'agissait d'animation et non de reportage - et là, j'adore, car on est seul en direct et aux commandes de la station ! Une lourde responsabilité tout de même.
Vous le savez sans doute, l'émission s'appelle donc Motors et elle est diffusée tous les dimanches entre midi et 14h (entre midi et 13h15 les jours de Grands Prix). Nous sommes désormais trois à la présenter en alternance : Jean-Luc Roy (présentateur historique de la tranche depuis six ans, commentateur de la F1 sur RMC et président de Motors TV), Marc Minari (ancien présentateur et rédacteur en chef à TF1 pour l'émission Auto Moto) et moi-même. Chacun son style, mais les audiences progressent et je ne crois pas trahir de secret en vous annonçant que près de 600 000 auditeurs nous écoutent chaque dimanche...
Il y a deux jours, nous avons fait notre traditionnelle émission de Noël, avec les trois animateurs pour une fois tous réunis autour de la table ! Une émission où la bonne humeur a régné, et je peux vous dire que c'est dommage que vous n'entendiez pas ce qui se dit parfois pendant les pubs... Si cela vous intéresse, vous pouvez la réécouter ici.
Petite galerie photo en attendant :

Voici votre serviteur en tel qu'il est lorsqu'il officie dans le micro :


Puis, voici Jean-Luc et Marc en action également :


Et enfin, en coulisses, Marc et Julien Fébreau, l'envoyé spécial de RMC sur les GP F1, en pleine recherche de documentation pour avoir quelque chose d'intelligent à dire, ce qui n'est manifestement pas gagné :

15 décembre, 2008

Le Plaisir de chanter ***


de ilan duran cohen avec marina fois, lorant deutsch, jeanne balibar, julien baumgartner

Deux agents secrets francais, l'une, chef, en manque d'enfant, amoureuse de l'autre, en chasse d'une veuve qui détient des secrets. Ils la suivent, comme d'autres, dans un cours de chant

Comme c'est réjouissant de voir un film français pareil, tellement imprévisible, tellement bien écrit, tellement sûr de se planter aussi, quasiment évident que cela ne peut pas marcher... Cohérent avec ce que Duran Cohen avait fait il y a 8 ans, "La Confusion des Genres". Un mélange de film d'espionnage -total prétexte bien sûr-, de chants -place importante, y compris la variétoche- et de sexe, ça couche de tous les côtés, et ça y va gaiement, pas évident de mettre quasiment tous les acteurs à poil sans oublier de belles scènes pas du tout consensuelles comme "la petite pute" Julien qui se branle en chantant du Schubert devant Balibar... Bref, un mélange entre du Blier, pour la provoc, le changement de ton, les dialogues drôles et travaillées (Blier en forme, donc il y au moins 20 ans...) et du Lelouch (en forme aussi) pour ces différents genres, cette facon différente de filmer, et l'impression de voir ces acteurs sous un autre jour. Casting riche dominé par une excellentissime Marina Fois, son registre trentenaire pince sans rire et déprimée poussé à son maximum, au niveau de "J'me sens pas belle", et de Balibar, qui joue la fofolle sur son nuage. Un film qui passe et passera inapercu mais qui fait un bien fou... En plus, on a des chansons qu'on aime bien, Balibar fait une version francaise de "i'll stand by you" et Fois chante (mal) "don't dream it"over" de crowded house...

11 décembre, 2008

Griffo


Figurez-vous que l'ami Griffo est déjà en train de dessiner le T7 de L'ultime Chimère, qui ne sortira pourtant qu'en mars 2011 ! Pas mal, non ? C'est ce qui s'appelle bien s'organiser et anticiper les événements !
Bref, sachez que l'élégant hidalgo répondant au nom officiel de Werner Goelen, mais plus connu sous le nom de plume de Griffo, a récemment été interviewé pour le site de France 5 à la rubrique BD et qu'il parle bien évidemment de notre belle série. Si vous voulez voir la séquence, c'est ici.
Je rappelle par ailleurs que Griffo a participé activement à l'efficace série Empire USA (avec Desberg, Dargaud), qu'on voit partout, et que son site, réalisé par Christophe Simon, est actualisé en permanence et fourmille de documents très intéressants.

08 décembre, 2008

Gérard Lauzier


On ne peut qu'être touché par l'annonce de la disparition d'un géant de la BD : Gérard Lauzier. Dans les années 70, quand j'ai vraiment commencé à me passionner pour ce médium, j'attendais fébrilement la parution du nouveau catalogue Dargaud que je ne me lassais pas de feuilleter en rêvant qu'une bonne fée vienne m'en offrir le contenu en intégralité... Mais je dois avouer qu'il y avait un auteur dont le graphisme m'effrayait un peu, et c'était Lauzier, avec ses Tranches de Vie. J'étais évidemment trop jeune pour apprécier le contenu de ces chroniques socio-érotico-économico-adultes, et je préférais rester dans l'imaginaire du Vagabond des Limbes ou l'humour de Gotlib, plus accessibles.
Mais abonné à Pilote, j'ai vu débarquer quelques années plus tard Souvenirs d'un Jeune Homme et là ça a été le choc. J'avais quinze ans, et Lauzier y racontait le mal-être d'un post-ado plus que d'un jeune homme à mon avis, sans oublier d'égratigner bien sûr tous ceux qui gravitaient autour de lui... Je m'y suis forcément un peu retrouvé et j'ai surtout bien ri !
C'est donc là que j'ai découvert le formidable sens du dialogue de Lauzier, et son coup de crayon, qui me semblait approximatif et brouillon quand j'étais plus jeune, m'apparaissait soudaint dans toute son efficace richesse. A-t-on fait mieux en France au niveau des chroniques sociales en BD ? Je me le demande. Rien de plus évident ne vient à l'esprit en tout cas...
Il est clair que La Course du Rat et La Tête dans le Sac sont deux chefs-d'oeuvre absolus, plus réussis que les films qui en ont été tirés, qui avaient hélas le défaut de reproduire à l'identique les cases. J'ai aussi succombé au charme de Portrait de l'Artiste, la suite de Souvenirs d'un Jeune Homme. Et comme toujours, derrière la façade de la dérision et de la satire, perçait une certaine gravité et même une tristesse sous-jacente... Tout cela formait une Oeuvre d'Auteur. Respect et admiration.

04 décembre, 2008

Simon Pagenaud et Speedway


J'ai beau me passionner pour les courses automobiles depuis mon plus jeune âge et les commenter depuis bientôt dix ans, je n'avais jamais encore participé à une école de pilotage. C'est chose faite depuis hier où j'ai passé une journée au circuit du Val de Vienne, invité par Simon Pagenaud (photo) qui en est le responsable. Simon est encore assez méconnu du grand public mais il mériterait vraiment d'exploser. Comme Sébastien Bourdais, il est allé tenter il y a trois saisons sa chance aux Etats-Unis et d'emblée il a remporté le titre Atlantic (la 2e division du Champ Car). L'an dernier, il était d'ailleurs en Champ Car et il a été l'auteur de plusieurs coups d'éclat. Cette année, on le retrouve en endurance, dans l'équipe De Ferran Motorsport engagée en ALMS. Là encore, c'est tout de suite qu'on l'a vu se battre avec les Audi victorieuses au Mans et témoigner d'une superbe pointe de vitesse. Il est clairement l'un des 50 meilleurs pilotes du monde selon moi, je vous livrerai d'ailleurs très bientôt mon classement annuel à ce propos.

Bref, Simon nous a coaché toute la journée et nous avons tourné dans des BMW, Ferrari, Lotus avant de s'attaquer aux monoplaces de la Formule Campus. Grisant ! Et j'étais encore plus à l'aise que sur un kart, même à près de 200 km/h en ligne droite ! Sauter sur les freins à l'amorce du virage est vraiment jouissif... Une grande expérience qu'on n'oubliera pas de sitôt.

Le soir, retour à Paris, et découverte de la première planche de Speedway en couleur, grâce au talent de Christophe Araldi. Je ne sais pas s'il a prévu de rajouter quelques petites touches encore par-ci par-là, en tout cas je ne résiste pas au plaisir de vous la montrer tout de suite !