08 janvier, 2008

Top 10 cinéma 2007


On n'arrête plus notre collaborateur El Bacos qui vient de se repencher sur l'année cinématographique écoulée et qui nous transmet son Top 10 annuel... Pas moins de 153 films vus et un classement désormais figé dans le marbre :

1 – La nuit nous appartient (We own the night) - James Gray
2 - La vie des autres (Das Leben der Anderen) - Florian Henckel
3 - 4 mois, 3 semaines et 2 jours (4 luni, 3 saptamini si 2 zile) - Christian Mingiu
4 - Sunshine - Danny Boyle
5 - Gone baby gone - Ben Affleck
6 - Ratatouille - Brad Bird
7 - Persepolis - Marjane Satrapi & Vincent Parronnaud
8 - La tête de maman - Carine Tardieu
9 - Control - Anton Corbjin
10- Alexandra - Alexandre Sokourov
& Michael Clayton - Tony Gilroy


A noter que depuis 25 ans que notre ami nous livre son classement annuel, James Gray est le premier réalisateur à obtenir deux fois la récompense suprême. Il avait déjà obtenu la place de N°1 en 2000 avec le magistral The Yards.

03 janvier, 2008

Actrices * *

(On était inquiet, cela faisait plus d'un mois que nous ne retrouvions plus les chroniques cinéma de notre spécialiste et ami El Bacos ! Qu'on se rassure, suite à une pression insoutenable des plus fidèles lecteurs de ce blog et à la résolution de quelques problèmes informatiques, tout est en train de rentrer dans l'ordre !)



de valeria bruni tedeschi avec valeria bruni tedeschi, mathieu amalric, louis garrel, noemie lvosky

Paris, macelline, actrice, joue Tourgueniev. confrontée à ses angoisses, sa relation avec ses parents, ses partenaires masculins, son envie d'enfant

"Actrices" n'est pas aussi convainquant que "... le chameau...", premier film de VBB, dans la même veine, très personnel, grave mais aussi avec beaucoup de légereté et de fantaisie sur ses interrogations existentielles. Parce que ça part un peu trop dans tous les sens, foutoir délibéré qui a du mal à retomber sur ses pieds au bout d'un moment, un peu trop centré sur la pièce et les acteurs (le milieu du théatre, excellent arrière plan pour pas mal de films "sentimentaux", mais il faut aussi en sortir et se confronter avec le dehors). VBB presque trop originale, ce qui veut dire encore beaucoup de scènes qui suffisent à apprécier le film, sa maladresse, sa "folie douce" (on arrêtera de dire "bordeline" pour elle, trop cliché), la mise en scène de ses rêves, de ses souhaits. Courageux parce qu'un tel sujet, sans réelle intrigue à part les angoisses et plaisir de l'actrice, risque fort de planter le film. Mais permettra peut etre de renforcer encore la cote de sympathie de VBB, tellement à part, que ce soit il y a 15 ans ou maintenant, à 40 ans. Louis garrel continue à légèrement agacer, mais ça ne s'arrêtera pas, tant qu'il aura cette gueule là. Amalric doit tellement composer sur patrice chéreau qu'il en devient peu sympathique comme le modèle. Parmi les acteurs, justement ceux de Chéreau dans les années 80, à noter l'excellent Olivier Rabourdin (qui chante "i will survive" dans le film...). Beau role de la mère... par la mère de VBB. Etrange lien familial avec les photos de cette même marisa borini entre sarko et carla B à Disneyland. Pas facile d'avoir le pire et le meilleur dans sa famille...

28 décembre, 2007

Quelques chiffres sur la BD...


Comme chaque année, Gilles Ratier, l'éminent Secrétaire Général de l'Association des Critiques de Bande Dessinée (ACBD - voir leur site : www.acbd.fr) propose son rapport sur l'état de notre 9e art préféré en France. Un travail remarquable et sans aucun doute difficile, de longue haleine, que je salue ici. Quelques données comptables m'inspirent bien évidememnt les réflexions suivantes :

- 4 313 livres ayant trait à la BD sont parus en 2007, dont 3 312 albums ! Cela fait donc plus de neuf albums nouveaux par jour en moyenne sur toute une année ! Vertigineux. Quand mon album Spartakus est paru chez Dargaud en 1990, je crois me souvenir qu'il n'était sorti que 484 albums cette année-là, soit un peu plus d'un par jour en moyenne... En tout cas, moi, en 2007, je n'en ai sorti aucun !

- 43% de cette production sont des mangas. Là, je fais gloups. Qu'on ne m'accuse pas de racisme envers ce type de BD, que je connais mal il est vrai. Je dis juste que 43% au pays de la BD franco-belge, c'est trop. En tout cas, ça fait un peu mal au coeur, même si, financièrement, nos éditeurs s'y retrouvent, hélas.

- 254 éditeurs, justement, sortent des albums ou livres de BD. Je n'ai collaboré et collabore qu'avec quatre d'entre eux !

- 484 albums ont été publiés par Delcourt : je m'interroge toujours aujourd'hui sur le fait que je n'ai toujours rien fait chez eux. Ils m'ont toujours refusé. J'aurais bien ma place pour un petit album sur 484, non ?

- 395 albums ont été pré-publiés dans la presse. Je me souviens que ça a été le cas d'ApocalyspeMania T6 dans Le Soir en 2005 !

- 96 albums sont des adaptations d'oeuvres littéraires : hé, j'en ai déjà fait trois, chez EP (Le Bonheur dans le Crime et Un Duel sous Richelieu, Mongo le Magnifique), bien avant tout le monde !

- 90 séries tirent à plus de 50 000 exemplaires : j'en ferai peut-être partie un jour...

- 1 357 auteurs sont officiellement recensés : je suis donc 0.07% de la BD française à moi tout seul !

- 232 sont seulement scénaristes : cette fois, j'en suis 0,43% à moi tout seul !

- 226 blogs ont été recensés émanant d'auteurs professionnels francophones : est-ce que celui de votre serviteurs a vraiment été comptabilisé ?

26 décembre, 2007

Top 50 pilotes automobiles 2007

Depuis 2002, nos confrères d'Autosport publient chaque fin d'année leur "Top 50 Drivers", toutes disciplines confondues - et c'est évidemment un classement qui est prestigieux. Néanmoins, comme toujours, il est matière à discussion et j'ai décidé cette année de franchir le pas et de proposer à mon tour mon propre Top 50 des pilotes autos de cette année...

Voici déjà, à titre indicatif, le classement Autosport :
50. Alex Lloyd
49. Fabrizio Giovanardi
48. Jari-Matti Latvala
47. Anthony Davidson
46. Marko Asmer
45. Yvan Muller
44. Oliver Jarvis
43. Justin Wilson
42. Sam Hornish Jr
41. Nico Hulkenberg
40. Mattias Ekstrom
39. Adrian Sutil
38. Romain Grosjean
37. Giorgio Pantano
36. Matt Kenseth
35. James Thompson
34. Paul Di Resta
33. Nicolas Minassian
32. Vitantonio Liuzzi
31. Bruno Spengler
30. Helio Castroneves
29. David Coulthard
28. Timo Glock
27. Rubens Barrichello
26. Allan McNish
25. Jeff Gordon
24. Romain Dumas
23. Sebastien Bourdais
22. Sebastian Vettel
21. Alain Menu
20. Jimmie Johnson
19. Mikko Hirvonen
18. Giancarlo Fisichella
17. Jarno Trulli
16. Tony Kanaan
15. Andy Priaulx
14. Nico Rosberg
13. Heikki Kovolainen
12. Robert Kubica
11. Felipe Massa
10. Nick Heidfeld
9. Mark Webber
8. Scott Dixon
7. Dario Franchitti
6. Jenson Button
5. Sebastien Loeb
4. Marcus Gronholm
3. Fernando Alonso
2. Lewis Hamilton
1. Kimi Raikkonen


Et voici maintenant mon classement :

50. Daisuke Ito (Super GT)
49. Adrian Sutil (F1)
48. Jari-Matti Latvala (WRC)
47. Justin Wilson (Champ Car)
46. Stephane Peterhansel (Rallye-Raid)
45. Timo Glock (GP2)
44. Marko Asmer (F3 UK)
43. Christophe Bouchut (LMS, Le Mans, FIA-GT)
42. Heikki Kovolainen (F1)
41. James Thompson (WTCC)
40. Fabrizio Giovanardi (BTCC)
39. Paul Di Resta (DTM)
38. Pedro Lamy (LMS, Le Mans)
37. Scott Dixon (IRL)
36. Takuma Sato (F1)
35. Nicolas Minassian (LMS, Le Mans)
34. Bruno Spengler (DTM)
33. Mattias Ekstrom (DTM)
32. Rinaldo Capello (ALMS, Le Mans)
31. Yvan Muller (WTCC)
30. Craig Lowndes (V8 Supercars)
29. Jean-Christophe Boullion (LMS, Le Mans)
28. Mika Salo (ALMS)
27. Nick Heidfeld (F1)
26. Mark Webber (F1)
25. Jeff Gordon (Nascar)
24. Robert Doornbos (Champ Car)
23. Andy Priaulx (WTCC)
22. Stephane Sarrazin (LMS, Le Mans)
21. Oliver Gavin (ALMS, LMS, Le Mans)
20. Jenson Button (F1)
19. Will Power (Champ Car)
18. Sebastian Vettel (F1, WSbR)
17. Tony Kanaan (IRL, ALMS)
16. Allan McNish (ALMS, Le Mans)
15. Jamie Whincup (V8 Supercars)
14. Nico Rosberg (F1)
13. Robert Kubica (F1)
12. Jimmie Johnson (Nascar)
11. Garth Tander (V8 Supercars)
10. Mikko Hirvonen (WRC)
9. Marcus Gronholm (WRC)
8. Felipe Massa (F1)
7. Dario Franchitti (IRL, ALMS)
6. Sebastien Bourdais (Champ Car, Le Mans)
5. Fernando Alonso (F1)
4. Romain Dumas (ALMS, Le Mans)
3. Kimi Raikkonen (F1)
2. Lewis Hamilton (F1)
1. Sebastien Loeb (WRC)

21 décembre, 2007

Ma BD de l'année


Cette année, je l'ai déjà dit, je n'ai pas lu de chefs-d'oeuvre qui m'ont semblé incontournables pour ce prix perso que je m'amuse à remettre depuis vingt-huit ans. Néanmoins, il me semblerait injuste de déclarer 2007 "annus horribilis" côté BD alors que certains albums sont quand même très bons. Voilà pourquoi j'ai quand même décidé de mettre l'accent sur une oeuvre qui m'a séduit par son refus de la facilité et son découpage impeccable. Rien n'est spectaculaire dans ce récit (à part la première page) et pourtant des thèmes majeurs et des émotions fortes y sont présents, avec des personnages (basés sur la réalité) qui ne sont pas stéréotypés, c'est le moins que l'on puisse dire dans le cas du personnage principal. Une vraie lecture "adulte", exigente, une construction du récit digne d'un film, des dialogues crédibles et travaillés - on sent la patte de Fabien Nury, qui n'en finit pas de s'imposer même si j'avoue avoir été un peu déçu par la conclusion de son autre série Je suis Légion. Mais avec Il était une fois en France T1, il prouve définitivement qu'il est un grand scénariste !
Il était une fois en France, T1 - L'Empire de Monsieur Joseph, par Fabien Nury et Sylvain Vallée, Glénat.

18 décembre, 2007

Gérard Crombac



C'est avec émotion que je suis en train de lire actuellement les mémoires de Gérard Crombac, décédé il y a deux ans tout juste et qui reste(ra) comme LE journaliste le plus célèbre de la F1. A vrai dire, cet homme au look si reconnaissable a été un peu tout dans le paysage de la course automobile des années 60 à 80 et lorsqu'il m'a été donné de le rencontrer pour la première fois, en 1993, je savais déjà qu'il avait par exemple partagé la modeste chambre d'hôtel de Jim Clark la veille de sa victoire à Indianapolis en 1965, qu'il avait créé Sport Auto, qu'il avait été le témoin de mariage de Graham Hill et qu'il allait sur ses 500 GP ! Une légende quoi...

Je l'ai toujours appelé "Gérard" et non "Jabby" comme le faisaient beaucoup, en référence à son surnom officiel. Je n'étais pas assez "ancien" pour le faire. En revanche, issu de la famille Bollée, je n'avais pas eu de mal à me faire accepter par lui et c'était toujours un grand moment que de le retrouver sur certaines opération presse et le titiller un peu sur le sport auto. Chez lui, il n'y avait que la F1 qui comptait, il ne fallait pas lui parler du rallye ou du supertourisme ! Comme il le dit lui-même dans son introduction à ce magnifique livre qui vient de sortir aux Editions Anthese (et dont la préface de Bernie Ecclestone est, il faut bien le dire, exceptionnelle), la F1 c'était sa religion. Je dirais même qu'il en était un ayatollah ! Lorsqu'on lui parlait d'un GP ennuyeux, où il n'y avait eu aucun dépassement et où le vainqueur avait terminé avec 30" d'avance sur le 2e, il disait au contraire que c'était sublime, que c'était l'essence même de la course !

Ses grosses lunettes carrées, sa pipe, son béret, son anglais impeccable mais sans aucun accent british (!) - un personnage, assurément. Un "excentrique", comme le rappelle aussi Jackie Stewart. Mais qui a vécu sa passion à fond, rejetant une confortable situation de famille pour aller voir des courses automobiles à longueur de week-end... J'ai toujours avec moi deux cassettes de tournage où je l'interviewe longuement sur Graham et Damon Hill, Gilles et Jacques Villeneuve et sur la F1 en général. Je les conserve précieusement, parce que ce n'était pas tous les jours qu'on pouvait rencontrer une telle autorité, doublé d'une personnalité aussi originale !

11 décembre, 2007

Angoulême 2008 - premières reflexions



Elle a été rendue publique il y a quelques jours et elle fait comme d'habitude parler d'elle... Je veux parler de la sélection officielle des "essentiels" (si j'ai bien compris la nomenclature et les prix qui sont censés en résulter - honnêtement, ce n'est pas d'une évidente limpidité...), soient les 50 albums parus entre décembre 2006 et novembre 2007 et qui sont peut-être, effectivement, les meilleurs de l'année.
Mes premières pensées sont les suivantes :

- pour une fois, je suis le premier à dire que je trouve la sélection assez équilibrée entre livres totalement inconnus, ce qui est classique à Angoulême (la BD française est le seul secteur d'activité où la plupart de ses membres découvrent à chaque fin d'année quels sont les auteurs et les maisons d'édition qui sont à l'honneur !), et une certaine ouverture vers ce qu'on peut appeler un "grand public". En cela, il me semble donc que je ne suis pas d'accord avec Didier Pasamonik, pourtant généralement pertinent et excellent journaliste-critique BD, qui sur le site actuabd.com attise une polémique qui me semble un peu vaine. A mon avis, il aurait fallu la faire l'an dernier, quand la sélection apparaissait en effet d'un élitisme effarant. Là, il est clair que le comité de sélection a vraiment essayé de ménager pas mal de susceptibilités, et l'effort me semble louable.

- C'est ainsi que l'on retrouve XIII, Adèle Blanc-Sec, Les Cités obscures, Jérôme K Jérôme Bloche, pour ne citer qu'elles et même, événement, Capricorne d'Andréas ! Ca y est, il la tient sa quasi distinction mon auteur favori ! Il était temps...

- Au passage, une mesquinerie tout de même hallucinante : oser sortir le T18 de XIII (La Version irlandaise - (mal) dessinée par Giraud), qui est une sorte d'album hors-collection alors que toute l'oeuvre est dessinée par Vance... Je plains franchement ce dernier de l'affront qui lui est fait.

- Sinon, on retrouve l'habituelle cohorte de ceux qui cumulent les mandats : on s'en offusque en politique, mais on la revendique en BD. Plus on a de prix, et plus on est nominé ! C'est ainsi qu'on retrouve, bien évidemment, toute la bande de la "nouvelle BD" (sic) : Trondheim, Sfar, Blain, Larcenet, De Crécy, Menu, Delisle, Jason, Sattouf, David B... Qu'on se rassure, la confrérie se porte bien ! Ce doit être formidable d'être un auteur distingué quoi qu'on fasse. Et loin d'en être jaloux, je jure que c'est un statut dont je ne voudrais pas.

- Enfin, j'ai l'impression que malgré tout, nous n'avons pas connu une année exceptionnelle en matière de BD. Traditionnellement, je m'amuse à remettre chaque mois de décembre ma propre distinction, à savoir mon album préféré de l'année écoulée... et là, j'avoue que je sèche. Rien ne m'apparait supérieur, rien ne me semble inoubliable, contrairement aux 19 éditions précédentes. Je ne sais pas encore si je vais vraiment essayer de poursuivre la tradition ou si je vais m'abstenir. Réponse dans quelques jours.

06 décembre, 2007

The Melbourne identity


Retour hier d'Australie, après une semaine passée à Melbourne et à Phillip Island pour la finale du V8 Supercars, le plus grand championnat de course automobile des antipodes. Un déplacement une nouvelle fois magique, qui s'est déroulé comme suit :

- mardi 27 novembre : décollage de CDG par Singapore Airlines. Ecran individuel et VOD en classe éco. Visionnage de Stardust, tiré du bouquin de Gaiman, le plus grand scénariste de BD au monde avec Alan Moore (film pas mal, De Niro marrant) puis du Parrain 1 et 2 que je n'avais jamais vus en entier. Le 1 est très fort, j'ai moins aimé le 2 à cause des flash-backs que je trouve finalement assez gratuits. Transit à Singapour, puis décollage pour Melbourne. Arrivée mercredi 28 novembre à 20h20 locales, il fait encore jour. Acheminement vers la voiture de location et direction, avec mon collègue Patrick Rivet, vers la City pour l'hôtel The Windsor (datant de 1883 ai-je appris par la suite), après avoir fait un détour pour éviter les péages de l'autoroute. Dîner rapide dans Chinatown et dodo.

- jeudi 29 novembre : retrouvailles avec Shauna Kane et Michael McKay, respectivement General Manager et President d'Active TV, notre relais sur place, et le dealer de nos droits internationaux de diffusion. De vrais amis, que l'on connait bien désormais à force de les voir une à deux fois par an. Départ pour Phillip Island en milieu de matinée, arrivée sur l'île à l'heure du déjeuner. L'après-midi, direction le circuit pour voir les installation du TV Compound et du paddock. Il fait chaud et les mouches sont omniprésentes. Il paraît que c'est exceptionnel, que c'est un vent chaud qui les a amenées sur place. Tout le monde s'en plaint, surtout qu'elles ont le chic pour aller se nicher dans le nez, sur la bouche et dans les oreilles. Tour du circuit à pied histoire de se maintenir éveillés. Le soir, nous prenons possession de notre appartement, situé sur The Esplanade, dans Cowes, la ville principale de l'île. Dîner à l'Eco Resort, aimablement surnommé par les locaux "Soweto by the sea", ou "The detention camp"...

- vendredi 30 novembre : première journée d'essais et premiers essais de transmission vers Paris. Ca marche impeccable. On est prêt pour le direct. Le soir, dîner chez Pino's, apparemment la meilleure pizzeria de Cowes...

- samedi 1er décembre : l'été commence officiellement en Australie. Rick Kelly fait la pole, Garth Tander se loupe à la 7e place. Mais il gagne quand même la première course et prend une option pour le titre. Nos directs se passent bien.

- dimanche 2 décembre : la journée la plus chaude, 33°. Rencontre le matin avec Dale Earnhardt Jr, la superstar de la Nascar, en visite privée sur le circuit. Il s'arrête dans quelques stands pour papoter avec des pilotes. Sur la photo, vous pouvez le voir en discussion avec Greg Murphy. Je n'ai pas résisté à prendre le cliché : mine de rien, vous avez les pilotes américain et néo-zélandais les plus célèbres ensemble ! Deux courses fabuleuses en tout cas, et le titre qui se joue dans les derniers tours... Deux points au final entre Garth Tander et Jamie Whincup après 37 courses et des milliers de kilomètres parcourus depuis le mois de mars dernier !

- lundi 3 décembre : retour à Melbourne, pour une journée un peu off. Hélas, il pleut pas mal mais on se balde quand même dans quelques parcs et dans la City. Le soir, grand banquet annuel de remise des prix du V8. Nous avions amenés nos costumes, je vous rassure. Une soirée très pro et très sympa, beaucoup de gens sont vraiment des amis maintenant...

- mardi 4 décembre : nous sommes invités le matin par l'équipe SBR (Stone Brothers Racing) à venir sur le Calder Raceway Park (non loin de l'aéroport) participer à une opération spéciale. Et nous voici à tour de rôle en passager dans la voiture de James Courtney, pour trois tours ! Sensations fortes garanties... Décollage à 17h. Visionnage dans l'avion de The Bourne Ultimatum, le dernier de la série. Une invraisemblance à la seconde !

- mercredi 5 décembre : atterrissage à Paris à 6h15, quarante minutes avant l'heure prévue. Néanmoins, retour à la maison vers 9h seulement pour cause d'embouteillage monstre sur l'A1. Welcome home...

26 novembre, 2007

Dernière veillée...

Je vous écris ce petit message assis sur mon lit où j'aurais déjà du avoir posé ma valise (encore vide, hélas) depuis de nombreuses minutes - mais j'ai soudain une poussée de flemme et j'en profite pour prendre le MacBook (pas pro) et rédiger ce que vous êtes en train de lire.

Demain matin, départ pour l'Australie de nouveau, la 5e fois en trois ans. Cette fois, direction Melbourne, ou plus précisément Phillip Island, où va se dérouler sur le circuit du même nom la grande finale du V8 Supercars. Quatre pilotes sont en lice pour le titre, séparés par quelques points seulement après 35 courses ! Etre le commentateur français exclusif de ce championnat fabuleux aura vraiment été une des grandes chances de ma vie, car aller régulièrement dans ce pays ne se refuse pas. Je pars cette fois avec Singapore Airlines, et je vais découvrir Melbourne - je sens que je vais adorer, c'est quasiment obligé. De toute façon, on a déjà prévu d'y aller en famille pour Noël 2008 ! Ce sera donc un repérage...

Je n'écrirai rien a priori jusqu'au 5 décembre. D'ici là, vous saurez si Sébastien Loeb est bien champion du monde des rallyes pour la 4e année consécutive et si les trains fonctionnent toujours en France. Côté BD, à mon retour, j'aurai les premiers essais de couleurs pour L'ultime Chimère T1 (faites par Bruno Pradelle et Rémy Langlois) ainsi que les premiers tests pour le lettrage. Tout cela avance vite et bien, il ne reste plus que le sieur Griffo qui se fait désirer pour la couverture !

Tiens, hier soir, j'ai lu les deux derniers XIII. J'ai été hyper déçu par le dessin de Giraud (T18), mais pas trop par les histoires finalement... Il y avait eu trop de pistes avant cette conclusion pour que la fin soit satisfaisante, mais ça aurait pu être pire.

A part ça, j'ai pété mon rétro avant droit hier soir en rentrant la voiture dans le garage - allez hop, deux cents euros de réparation à prévoir chez le garagiste ! Ah, ces commentateurs de sport automobile...
Enfin, dites donc, vous m'écoutez toujours sur RMC quelques fois le dimanche, entre midi et quatorze heures ? Comment me trouvez-vous à l'antenne ? J'accepte toutes les critiques ! Prochaine session en tout cas de votre serviteur : le dimanche 9 décembre prochain !

Allez, on y croit...

22 novembre, 2007

L'ultime Chimère : deux synopsis pour le prix d'un !

Nous sommes à quatre mois maintenant de la sortie du T1 de L'ultime Chimère (Le Patient 1167) chez Glénat. Il y a quelques semaines, l'administrateur du site de Griffo (www.griffo-bd.net) m'a demandé le pitch de la série. Un exercice toujours délicat, sachant que le synopsis original faisait 18 pages et qu'il était avant tout un descriptif détaillé de tout ce qui se passe dans chacun des sept tomes. Voici en tout cas ce à quoi je suis parvenu :

"En 2129, soixante après qu'un tsunami a ravagé une partie du Nord de l'Europe, une jeune médecin d'un asile psychiatrique suédois se rend compte qu'un de ses patients possède une particularité extraordinaire. Compte tenu de la situation des archives nationales et médicales du pays, pour la plupart détruites, et de l'état de santé du patient n°1167 (il ne parle pas, reste prostré), c'est comme si personne ne s'était rendu compte de la situation. Mais les faits semblent être irréfutables : cet homme, du nom de Morgan Shepherd, est interné depuis 162 ans ! Et il n'a que quarante ans à peine...
Dans le même temps, un des hommes les plus puissants du monde, Arthur Witzler, le Bill Gates du XXIIe siècle, qui vit dans sa station orbitale en forme de pyramide où il a délocalisé le siège social de son entreprise principale (WitzlerInc.), apprend l'existence de ce cas surnaturel, le premier à paraître crédible depuis qu'il avait financé une fondation destinée à justement découvrir et élucider les mystères du monde. Le vieux magnat, qui vit ses derniers instants, décide d'intervenir...
L'apparente vérité du mystère se fait jour petit à petit et elle est encore plus étonnante que prévue. Tout est lié, en effet, à un objet mystérieux, sacré et divin, maléfique et maudit, qui a traversé les âges depuis le XXVIe siècle avant Jésus-Christ : la flèche de Nemrod. Un objet qui aurait blessé Dieu dans les temps immémoriaux et qui garderait la trace de son sang. Un objet qui existe toujours..."


Je vous invite maintenant à aller visiter le site www.glenatbd.com où vous pourrez cliquer (en haut à droite) sur le "Preview Glénat BD janvier-mars 2008". Vous y découvrirez une page consacrée à L'ultime Chimère avec un nouveau texte de présentation, dû au journaliste Damien Pérez :

"Elle a décapité des rois, maté des peuples, fait défaillir de terreur des guerriers qui se seraient pourtant damnés pour avoir l'honneur de la porter.
Elle est la flèche de Nemrod. L'arme la plus puissante du monde. Dont on dit qu'elle blessa jusqu'à Dieu, qui laissa sur sa pointe une trace de son sang... XXe siècle après J.-C. Année 2129.
La Terre vit un jour historique avec l’inauguration dans son orbite de la plate-forme spatiale Hadden, premier siège social de l’humanité installé dans l’espace.
Arthur Witzler, l'homme le plus riche du monde, qui a financé une bonne partie de ce gigantesque projet, contemple ce qui sera vraisemblablement sa dernière grande réalisation. Car le puissant magnat, âgé de 80 ans, s'apprête à confier son empire à Olin Browne, un jeune loup prétentieux qui l'a d'ores et déjà convaincu de fermer la Fondation Witzler, une étrange organisation chargée de recenser tous les mystères de la Terre depuis l’origine des temps.
Sacrifié sur l'autel de la rentabilité, la Fondation, qui n'est jamais parvenu à découvrir le moindre phénomène inexplicable à la lumière de l'intelligence humaine, s'apprête donc à vivre ses dernières heures.
Jusqu'à ce qu'une jeune psychiatre suédoise la contacte pour lui parler d'un étrange patient, découvert dans les tréfonds de l'établissement spécialisé où elle travaille. L'homme, qui porte le numéro 1167, semble doté de particularités tout à fait incroyables. Il serait en effet capable de défier la marche du temps. Et serait dépositaire de bien des secrets.
Des secrets autour de vieilles légendes. Où il serait question du sang de Dieu... Arthur Witzler réunit immédiatement les baroudeurs et hercheurs chevronnés qui composent sa Fondation.
Une terrible et grande aventure vient de commencer..."


Si avec tout ça, vous n'avez pas envie d'en savoir plus... !

21 novembre, 2007

Le Rêve de Cassandre *



de woody allen avec ewan mc gregor, colin farell, ayley hatwell, tim wilkinson

Londres, deux frères, Terry et Ian, ont de gros besoins d'argent. Leur riche oncle Howard peut les aider mais ils devront leur rendre un service, tuer un homme

Pendant un bonne partie du film, film noir, dur, tragique, on essaye de lutter contre nos habitudes, celle de ne pas imaginer Allen faire ce genre de films, donc d'avoir cette impression que cela ne fonctionne pas. Oui, il est courageux, après une telle carrière, de s'essayer à ce genre qu'on imagine plus du Hitchcock, alors que le Allen "sérieux", s'inspire plus de Bergman. Il sait réaliser, il a un ton, une qualité de dialogues, une direction d'acteurs qui lui sont propres mais, et la dernière partie le confirme, dès que cela devient vraiment sérieux, quand il s'agit d'un meurtre à faire, ça ne va plus, on n'y croit pas et on a envie de lui dire de ne pas aller sur ce terrain là. Tout comme le meutre final de "Match Point", incongru et hors sujet, venait ternir un peu cet excellent film. Ce "cassandra's dream" est vraiment interminable, surtout parce que très prévisible sur la fin. Miracle de rendre Colin Farell "présentable", mais, là encore, incongruité de allen de prendre un acteur qui reste bien limité. La copine actrice, Ayley Hatwell, est une petite bombe à suivre. Un peu comme allen sait les découvrir, mariel hemingway, il y a 30 ans, ou charlize theron, plus récemment.

19 novembre, 2007

Yvan Muller



Ce matin, j'ai vraiment mal au ventre quand je pense à ce qui est arrivé ce week-end à Yvan Muller, qui était en lutte pour devenir champion du monde WTCC (autrement dit le championnat du monde des voitures de tourisme). La preuve que la malchance existe quand même et que le sport auto est bien cruel parfois.
Explication de texte : Yvan (pilote SEAT) est arrivé à Macao pour l'ultime manche de la saison ex aequo en tête du championnat avec Andy Priaulx (pilote BMW, déjà double champion du monde en titre). En qualif, Yvan a signé un superbe 2e chrono (avec pourtant 60 kg de lest à son désavantage), là où Priaulx s'embourbait à la 12e place. Le Français a ensuite pris la tête dès le départ de la 1ère course, ce qui était vital sur ce circuit atypique où doubler relève parfois de la mission impossible. A deux tours de l'arrivée, Yvan était un solide et brillant leader, loin devant Priaulx qui végétait en 11e position. (Je précise que je n'ai rien contre l'Anglais, qui est un magnifique champion ; seulement, là, il n'y avait pas photo).

Et puis soudain, drame. Yvan se voit contraint de s'arrêter pour un problème de pompe à essence. Dans l'avant-dernier tour ! Pire : stoppant, il provoque un petit regroupement derrière lui, ce qui envoie les pilotes Farfus et Tarquini au contact. Moralité : en quelques secondes seulement, Priaulx passe directement de la 11e à la 8e place. Ce qui change tout, car non seulement il marque de ce fait un point, mais en plus il a l'assurance de partir en tête de la course 2 où l'on inverse les 8 premières positions sur la grille par rapport au résultat de la course 1. Vous voyez le tableau ? Yvan Muller pouvait raisonnablement compter sur un 10-0 lors de la première course, et il serait alors certes parti 8e de la course 2, mais toujours trois places devant son adversaire... En un instant, le score est passe à 0-1, avec en plus une pole position offerte sur un plateau !

La fin de l'histoire ? Priaulx a effectivement remporté la 2e course et il est devenu champion du monde WTCC pour la 3e fois. Dur.

15 novembre, 2007

Une planche de Griffo


Comme vous le savez, Griffo réalise environ un tiers des planches de L'ultime Chimère, ainsi que les couvertures. J'en profite pour dire que c'est évidemment un merveilleux dessinateur et un bonhomme extra. Il est belge, il habite aux Canaries, on s'entend très bien ! Je ne vous rappellerai pas qu'il est l'auteur de Giacomo C. (avec Dufaux) et SOS Bohneur (avec Van Hamme). Et il ne manque pas de souffle puisqu'il travaille à un rythme record, livrant chaque année entre deux et quatre albums !
Je vous invite en tout cas à aller sur son site perso : www.griffo-bd.net, excellemment administré par Christophe Simon. Quelques planches y sont visibles, et j'en profite pour vous montrer à mon tour la 23e du T1. Vous y reconnaîtrez une vision de Stockholm en l'an 2129 absolument surprenante mais ô combien efficace...

13 novembre, 2007

A propos de XIII



C'est donc aujourd'hui que sortent coup sur coup les deux derniers (?) albums de la grande série XIII - une incontestable réussite de la BD franco-belge. Cela donne forcément matière à réflexion.
XIII, j'ai découvert cette série alors que déjà quatre albums étaient parus. Et pourtant, à l'époque, il y avait moins de titres qui sortaient : l'on voyait donc bien mieux les nouveautés car les mises en place des séries étaient plus avantageuses que maintenant. Malgré tout, disais-je, je n'ai repéré cette série qu'au 4e album ! Cet exemple me sert encore aujourd'hui pour expliquer la difficulté qu'ont les nouveaux projets de se faire remarquer pour les lecteurs, littéralement submergés de nouveautés et de rééditions.
Comme tout le monde, je me suis alors laissé tenter et j'ai acheté le T1. Nous devions être en 1987 et 1988. Il faudrait être bien malhonnête pour ne pas reconnaître que j'ai été accroché, comme tout le monde, par une histoire prenante et, comme toujours chez Van Hamme (qui mériterait cent fois un Grand Prix à Angoulême, bon dieu !), superbement mise en scène et, surtout, extraordinairement dialoguée et dessinée (j'ai toujours adoré le trait de William Vance, que j'avais découvert avec Bob Morane et Bruno Brazil). Bon, dès le début, j'ai regretté que l'action se passe aux Etats-Unis dans l'entourage du Président (c'est une de mes marottes que de considérer ce cadre comme trop convenu), et que le thème de l'amnésique ne soit pas si original que ça. Mais le découpage de Van Hamme est si efficace qu'on ne peut pas bouder son plaisir.
Je reste tout de même persuadé que la série a une première fois pris fin au T8, lorsqu'on a su qui était le n°1 (à ce propos, petite réflexion de forme : l'album 8 n'aurait jamais dû s'appeler "Treize contre un" mais bien "XIII contre I" - ou, au pire, "Treize contre Un"). Ensuite, la magie opérait moins, car on avait l'impression que l'histoire principale avait déjà été racontée. Il était pourtant assez évident qu'il fallait aller jusqu'au T13, histoire de boucler la boucle. Le courage des auteurs aurait peut-être été de vraiment s'arrêter là...
Ils ne l'ont pas fait. Dommage ou tant mieux, c'est selon. Moi, j'ai un peu décroché à ce moment-là. J'ai quand même continué à lire les albums, mais plus par curiosité ou conscience professionnelle que par passion. Pour moi, le T15 est le plus creux de tous, et il possède en plus un titre qui me semble regrettable car ne ressemblant à rien : Lâchez les Chiens... En revanche, je me souviens avoir été captivé par le T17 (L'Or de Maximilien) et son décor fantastique... Comme quoi, les grandes séries ne meurent jamais !
Ce qui me gêne aujourd'hui, c'est non pas l'opération médiatique (tout le monde ferait pareil à la place de l'éditeur), non pas l'opération éditoriale qui consiste à récupérer Giraud-Moebius pour faire un coup (on me l'aurait proposé, j'aurais dit oui, bien sûr), c'est l'aveu de Van Hamme qu'il a hésité jusqu'au bout sur l'identité réelle de XIII. Comme il le dit candidement dans plusieurs interviews, il avait le choix et jusqu'au dernier moment il ne savait pas quelle option retenir... Je ne suis pas sûr que l'immense JVH avait intérêt à le dire comme ça. Car on sait maintenant que l'identité de XIII, eh bien ça aurait tout aussi bien pu en être une autre ! Ca fait un peu bizarre tout de même. Aurait-on fabriqué une fin parce qu'il le fallait bien ?... Faut-il dès lors plaindre Van Hamme parce qu'il y a été contraint ou lui reprocher une roublardise dénuée de tout scrupule ?
On hésite, tout en saluant la performance de l'artiste, toujours le plus grand scénariste franco-belge vivant. Et comme tout le monde, je lirai ces deux albums...

L'assassinat de Jesse James... * *



de andrew dominik avec brad pitt, casey affleck, sam rockwell

1881, les derniers mois du célèbre outlaw Jessse James, et de celui qui va le tuer après l'avoir tant admiré, le jeune Robert Ford

On aimera, beaucoup, pas trop ou pas vraiment mais on ne sera pas indifférent. Ce réalisateur un peu inconnu met la barre tellement haut avec tellement d'ambition affichée qu'il faut saluer l'oeuvre. Mais avec une telle envie, visible à l'écran, de faire un film "pour la postérité" qu'on lui cherche (et qu'on lui trouve) des pous. L'impression de voir une sorte de "Barry Lyndon" du western. Même longue durée (2h40 ici), même lenteur, la voix off, et surtout cette réalisation et ces images entre esthétisme et beauté stupéfiante, surtout dans la nature enneigée des plaines américaines. En placant la barre aussi haut, on trouve le temps bien long, un peu plus de simplicité aurait fait du bien. l'impression que le film se fait parfois bouffer par son ampleur. Ou aller plus vite à ce qui est le summum du film... la "montée" vers l'assassinat. Ou se concentrer sur l'après, l'exploitation pitoyable et grotesque de sa notoriété par robert ford. impresionnante confrontation entre un jesse james charismatique mais malade, dépressif, mélancolique puis violent et ce robert ford, si impressionné par son héros, si maladroit et si violent, n'assumant pas sa lacheté. Brad pitt : on ne sait plus quoi penser, mais une nouvelle belle composition après "babel". Casey affleck : rôle principal, plus que mémorable. Musique superbe, qui porte le film, pas étonnant qu'on découvre au générique qu'elle est de Nick Cave.

12 novembre, 2007

Ciels (4)



Monterrey, Californie, Octobre 2007

Notes de lectures BD et d'écoute CD



Je m'aperçois que j'ai pas mal de retard sur le compte-rendu de mes dernières acquisitions culturelles...
Côté roman :

Moi, Charlotte Simmons (Tom Wolfe) - Pratiquement le seul auteur contemporain que je lis sans retenue, ayant depuis longtemps considéré Le Bûcher des Vanités comme un chef-d'oeuvre absolu. Ici, nous avons droit à une plongée dans un campus américain huppé, sans doute représentatif de ce qu'est l'enseignement supérieur aux Etats-Unis actuellement. Comme d'habitude, l'histoire est plus maligne qu'il n'y paraît, plus dense qu'on croit, plus profonde aussi. Les dialogues sont, comme toujours chez Wolfe, absolument fabuleux - on entend les personnages parler ! Malgré tout, il me semble assez évident qu'il n'a pas su comment conclure son histoire et il faut bien avouer que les deux cents dernières pages sont poussives et que ça se termine donc un peu en eau de boudin. Vraiment dommage.

Côté BD :

Rosangella (Corbeyran-Berlion, Dargaud) - Je l'ai depuis six mois, je n'ai toujours pas réussi à terminer cet album. Ne croyez pas que je voudrais faire de la peine à mon ami Corbeyran, dont le propos me semble fort et abouti dans ce récit, mais bon, l'histoire ne parvient pas à me toucher. Comme un rendez-vous manqué.

Le long Voyage de Léna (Christin-Juillard, Dargaud) - Là, en revanche, c'est l'inverse. Je craignais le pensum longuet, on a au contraire un récit touchant et même bouleversant par certains aspects. Je trouve que le graphisme de Juillard fait un peu daté parfois, mais il est au service d'une histoire qu'il n'était pas si évident de mettre en image. Une vraie réussite.

Black Op T1, T2, T3 (Desberg-Labiano, Dargaud) - Je rattrappe mon retard avec cette série qui en est déjà à trois volumes. Je ne suis pas féru d'espionnage, et j'aime de moins en moins les histoires qui se passent aux Etats-Unis - trop facile parfois. Là, le récit est plutôt bien mené, les flash-backs intéressants. Difficile d'accrocher malgré tout à un personnage principal qui traverse trois périodes différentes de sa vie et qui donne l'impression de nous échapper en permanence.

Backworld (Corberyan-Rollin, Glénat) - Il faut aimer le monde des jeux vidéos... mais pour l'instant l'histoire manque vraiment d'originalité. La couverture, en revanche, est top.

Voyageur T1 (Boisserie-Stalner, Glénat) - Méga-projet de 13 albums avec les auteurs de La Croix de Cazenac aux manettes... Je ne suis pas fan de l'idée d'un Paris futuriste qui s'appellerait Granparis, mais pourquoi pas. Traiter les voyages dans le temps reste de toute façon quelque chose d'assez jouissif, espérons que ça soit le cas dans les prochains volumes.

Flor de Luna (Boisserie-Stalner-Lambert, Glénat) - Notre ami Boisserie est en pleine forme et on ne l'arrête plus ! Et ce premier tome est ce qu'il a fait de mieux depuis quelques temps...



Capricorne T12 (Andreas, Le Lombard) - Rien que pour la couverture toute blanche... Ah la vache, qu'est-ce que ça rend bien ! Et pas un dialogue à l'intérieur ! On sentait que l'idée obsédait vaguement Andreas, il s'est enfin lancé. Une réussite totale, ou comment un exercice de style n'est pas gratuit.

Côté CD :

Oblivion with Bells (Underworld) - L'album de la maturité. Moins de titres aussi évidents que dans Beaucoup Fish ou Two Months Off, mais plus d'homogeneité dans l'ensemble, et encore plus de maîtrise me semble-t-il. La techno à son sommet et d'ores-et-déjà l'album de l'année. Forcément.

Disco Four (Pet Shop Boys) - Excellent concept : découvrir les remixes d'autres artistes que les Pet Shop Boys, mais faits par ces derniers. L'occasion de découvrir une excellente version de Walking On Thin Ice (Yoko Ono) et surtout d'apprendre à connaître le fabuleux Read My Mind (The Killers).

08 novembre, 2007

L'ultime Chimère, toujours plus !

Et hop, on ne ralentit pas le rythme ! C'est au tour de notre cher ami Philippe Aymond de livrer ses (sept) planches pour ce beau projet dont l'échéance se rapproche... (plus que quatre mois !). Un travail magnifique, comme toujours, qui sera visible en conclusion du T2 au mois de septembre 2008. Là encore, petit bonus pour ce blog avec une case en avant-première :

06 novembre, 2007

L'Ennemi intime * *


de florent emilio siri avec benoit magimel, albert dupontel, marc barbé, aurelien recoing

Algérie, montagnes de Kabylie, 1959, le lieutenant Terrien débarque, avec ses principes et se retrouve confronté aux saloperies des deux bords. Le sergent Dougnac ne se fait plus d'illusions sur les méthodes pour obtenir ce qu'ils cherchent auprès des "Fel"

Le slogan disait "le Platoon français", il y a pas mal de vrai, à la fois une réussite de film de guerre, on dira plutot "film de patrouille", comme on ne sait / savait pas les faire en France (depuis "la 317 eme section", peut etre), spectaculaire, tendu, efficace, c'est l'anti film à effets spéciaux numériques, à l'opposé des films à vision trop large d'eastwood sur le Pacifique, pas besoin de beaucoup de combats, on comprend vite. on est aussi loin d'"Indigènes", la violence est réelle, brute, sans chercher à faire de la belle histoire. et comme "Platoon", il y a un vrai fond, sur les circonstances, les personnages. mais comme ce genre de film US, les caractères sont un peu trop tranchées, prévisibles. Magimel / Terrien,
surtout, dont les revirements et évolutions sont un peu... "téléphonées", au contraire des excellents Dupontel, Barbé et Recoing (quel casting masculin de luxe !). Dommage que le réalisateur ne se soit pas contenté de filmer l'action sans en rajouter. Il y a trop, sur la fin surtout, d'effets visuels, de ralentis, de scènes qui soulignent le propos, "signifiantes". mais de grandes scènes dans des décors prenants, celle spectaculaire du bombardement au napalm, et les différentes embuscades. Un film épuisant, nerveusement, qui plonge complètement dans une ambiance de terreur et de folie progressive.

05 novembre, 2007

Bahrain


(oui, je sais, j'écris le nom de ce royaume du Proche Orient à l'anglaise, avec un "a" alors qu'en français on doit écrire "Bahrein" avec un "e" - mais désolé, c'est du pur snobisme, je trouve que ça fait mieux !)

De retour hier matin du "Desert 400", nom officiel de la course du V8 Supercars australien que je suis allé couvrir à Bahrain. Voyage en business sur Gulf Air, on ne va pas se plaindre, même s'il y avait moins de place pour s'allonger au retour qu'à l'aller alors que là, c'était un vol de nuit ! (Dommage aussi que les bagages des business et first soient sortis en dernier à Roissy, mais ça c'est parce qu'on était de retour en France, il fallait bien qu'il y ait quelque chose qui cloche ou qu'on nous fasse payer nos privilèges !).
J'avoue ne pas avoir été ébloui par le Bahrain : certes dans la capitale Manama on trouve de beaux quartiers avec de beaux buildings et des belles maisons un peu en périphérie, mais une fois sorti de ce "Monaco de l'Orient" on se retrouve dans un désert de caillasse blanche où il n'y a pas grand-chose à se mettre sous la dent. Il y a juste un circuit au milieu, un joujou de milliardaire fait pour la F1. Côté météo, c'était parfait voire chaud : entre 30 et 33 degrés tous les jours, avec heureusement un peu de vent...
En tout cas, nos amis australiens se sont une nouvelle fois mis en quatre pour nous accueillir et je reviens même avec une autre grande info : je repars dans trois semaines, cette fois à Melbourne ! Nous irons en effet commenter la grande finale du Championnat sur place, à Philip Island, où se situe un circuit célèbre, utilisé notamment en MotoGP. Ca ne se refuse pas...